Note de l'auteur : Coucou tout le monde :)
Je suis gâtée par tout ce monde qui vient sur ma fanfic, bienvenue à vous alors ! Je suppose que vous êtes parti voir ce merveilleux film qui est DEADPOOL ! Of course !
Merci à : sexrex, Dydy-Ramen, MlleMau, yuri-neko et Traffy. D qui suivent désormais l'histoire :D et merci encore à celles qui a mis ma fanfic en favoris et qui a laissé une revue (oulala ça fait beaucoup!)
Bonne lecture ~
Chapitre : 6 - Plan A B C
Mes sens me hurlent littéralement dans la tête, cette capacité m'a toujours été d'une grande utilité dans ce genre de situation mais parfois, je me demande pourquoi il s'active quand je peux moi-même le voir de mes propres yeux. Le danger n'est pas derrière, il n'est ni caché il est juste en face. Et il fonce délibérément vers moi. Inéluctablement, je suis sa seule cible et pourtant connaissant le nouveau Connors, celui-ci ne me veut aucun mal. Notre dernier combat remontant à des années ne compte pas évidemment. Il a changé, bien avant son long séjour en prison néanmoins je ne peux pas être formellement certains de mes propos même si j'y crois fort. Au début, je le rendais visite un peu par pitié sachant que sa famille ne voulait plus avoir affaire à lui, du moins ce qui restait. La science a toujours été un sujet passionnant, nous n'avions pas les mêmes points de vue ce qui rendait nos discussions, enfin nos débats plutôt intéressants et puis, cela faisait passer le temps. À vrai dire, je n'avais rien contre lui il me semblait être sur la bonne voie mais les charges pesaient énormément sur son dossier. Même avec une attitude de prisonnier modèle, il avait très peu de chances de revoir le soleil en dehors des barreaux de sa cellule. Et c'est comme ça que j'ai arrêté de le fréquenter, jour à jour diminuant mes visites mensuelles par quelques jours dans l'année. Pour un prisonnier, vous ressentez directement ce changement. Quant à moi je n'avais plus la même envie, ni le temps à lui consacrer. J'avais perdu espoir et intérêt. Je le voyais dans son regard lors de ma dernière visite, peut-être avait-il aussi compris. Il a préféré ne rien dire, acceptant mon prétexte un peu bateau tandis qu'on continuait notre dernière discussion monotone. Lui dire que des criminelles pouvaient me reconnaître, ça semblait être une excuse valable. Avec un peu de temps, il s'est adapté et quand j'ai arrêté complètement de le voir je prenais ses nouvelles à travers les écoutes de la police. Tout ce qui m'importait c'est qu'il n'avait pas de problème.
Personne ne m'a prévenu que c'était faux.
Le Lézard arrive tout droit vers moi. J'ai juste le temps de me projeter en l'air, une toile dirigée vers le plafond pour m'agripper et sauter par-dessus ce corps colossal évitant ainsi la collision mortelle. Je l'entends terminer sa course de bourrin contre une benne grise. Il cogne si fort l'objet que le son se répercute dans toute la pièce. Sa puissance me fait froid dans le dos, surtout en voyant l'état de la benne. Le métal est pratiquement enfoncé à l'intérieur. L'homme ou ce qui reste grogne telle une bête enragée et soulève la benne entre ses griffes. Sous mes yeux, je le vois contorsionner l'objet comme s'il tenait qu'une simple canette facile à écraser. Dans un grincement horrifique, la bête pulvérise la benne pour ne faire qu'une balle géante. Il fait tomber les résidus sous ses pattes et c'est en le regardant faire que je constate la couleur de ses écailles. Dans mes souvenirs il n'était pas aussi turquoise mais là, il vire carrément vers le bleu chimique. Il manquait plus qu'une mutation sur la liste, la personne en tête de cette drogue est vraiment prête à tout pour se démarquer. C'est terrifiant.
— Connors, il faut vous calmer. Je ne suis pas votre ennemi…
Je tente de calmer la situation, les mains vers le sol. Ma démarche n'est pas assurée, mais je n'ai rien pour l'empêcher de faire des siennes. Je sens son regard peser sur moi, il me juge de par sa hauteur et semble attendre que je baisse la garde pour m'envoyer l'énorme objet encore en sa possession.
— Vous devez reprendre le contrôle.
Le Lézard respire à pleins poumons, son corps s'élargit et ses écailles se froissent entre elles au rythme de ses respirations. En voyant les veines apparentes sur tout son corps, je comprends qu'il faut faire vite et que Connors doit absolument reprendre le contrôle, s'il est encore parmi nous. Jusqu'à présent, je n'ai vu personne survivre après avoir ingurgité une dose. Est-ce qu'un lézard modifié génétiquement peut faire la différence ? Je ne sais pas, et je vais bientôt le savoir.
Je choisis de faire un pas de plus, m'approchant plus près de lui. Il a déjà réussi à se réveiller. Je sais qu'il peut le faire à nouveau, Connors m'a parlé de ses séances, de ce qu'il fait enfermer dans sa cellule. Il sonde son esprit, fait disparaître ses craintes et sa colère pour stopper la bête. Je crois que le Dr. Banner a dû lui promulguer des conseils sur ses techniques vis-à-vis de lui-même.
Ses yeux n'ont de cesse de m'analyser sous tous les recoins, derrière la couleur froide de ses iris je peux apercevoir une bête qui a peur de ce qui lui arrive, elle ne comprend pas ce qui se passe.
— Connors…
Soudain, une balle est tirée. J'entends le coup partir derrière moi, faisant éclater une vitre en mille morceaux. Ce bruit m'attire, et je baisse sans le vouloir ma garde. J'ai le temps d'apercevoir Wade toujours allongé au sol, il n'a rien et est toujours en sécurité mais plus pour moi. Il suffit d'une demie seconde et je sens mes pieds quitter le sol et mon corps s'élever dans les airs. Je sens mon corps se comprimer en un seul coup tandis qu'une patte m'agrippe férocement. Je tente de m'extirper de ses griffes mais le lézard serre à nouveau, son majeur touchant à présent son pouce mes bras se compressent contre mon corps. Je sens mes côtes s'enfoncer dans mes organes. Je relâche le dernier souffle de mes poumons tandis que la bête resserre sa prise le sourire triomphant. Ses canines apparaissent géantes mais surtout pointues prêtes à me déchiqueter en morceaux dès qu'elle aurait fini de jouer.
— Je peux te tuer… petite araignée.
Son haleine et son souffle s'abattent sur mon visage. Je vois sa langue venir humidifier ses canines, se délectant les babines faisant dégouliner de la bave sur son corps modifié génétiquement. Sentir mon odeur l'excite davantage, je peux apercevoir mes épaules et ma tête se perdre dans le noir de ses pupilles dilatées.
Je me tortille, cherchant à sortir au moins mon bras pour tirer une toile mais plus je bouge, et plus je sens mes forces s'évaporer. Il est beaucoup trop fort, je vais pas réussir à rester éveillé à ce rythme…
Mes paupières battent dans le vide, ma vision se trouble je sens l'inconscience m'emporter dans le néant mais au moment où je comprends que plus rien ne peut me sauver le lézard lâche sa prise pour me faire tomber au sol. J'ai juste le temps de lever la tête pour le voir se griffer machinalement la gueule, soudain pris par une démangeaison inexplicable.
Je profite de la situation, et rampe en ravalant mes toussotements. Je trouve un coin à l'abri le temps de reprendre mes forces et remarque que Wade ou son corps est près de moi. En jetant un œil au milieu de la pièce, je constate que le Lézard tourne sur lui-même. Il est énervé, furax de m'avoir perdu il me recherche. Sa queue frappe tous les cartons dans un rayon de 2 mètres. Dans un cri strident, il tente de me faire sortir de ma cachette, mais il me détruit surtout les tampons. Cependant, une chose me trotte dans l'esprit. Il n'est pas dans son état normal, il est agité et semble affronter une douleur invisible. Je crois que les effets néfastes de la drogue viennent apparaître.
Bon, j'ai une petite minute pour m'assurer de l'état de santé de Wade. Je reviens vers mon acolyte toujours à plat au sol. La première chose à quoi je pense est de toucher son épaule. Je vérifie les impacts de balles sur son corps en lambeau. Les balles l'ont traversé, sa peau semble se régénérer à première vue mais aucun signe de Wade, il ne réagit pas et son thorax ne se soulève pas néanmoins je m'assure quand même en vérifiant par moi-même mais ne trouve pas son pouls confirmant ainsi mes dires. Il est toujours mort mais d'après l'état actuel de son corps, il devrait pas tarder à revenir.
En focalisant mon attention sur Connors, j'ai complètement oublié les hommes qui nous ont attaqué auparavant. Ils n'ont pas bougé d'un poil depuis la dernière fois, toujours postés près de la seule sortie qui mène à l'extérieur. Plus de doute sur l'identité du meneur d'hommes. Je suis formel, la voix de l'homme entendue dans les haut-parleurs n'est autre que cette personne. Il n'a pas attendu longtemps avant de faire son apparition tel un grand chef manitou montrant à ses braves la voie à suivre. Son regard capte aussitôt le mien, il me semble bien plus intelligent et vif que ce lézard. Encore un homme sous la drogue vous procurant des facultés surhumaines. J'en deviendrai presque jaloux. Sérieusement quoi, avec les nombreuses facultés qu'une dose vous profère il y a de quoi à être envié mais s'il faut passer par la case « mort » c'est sans moi.
L'homme garde pour lui l'emplacement de notre position comme s'il prenait plaisir du spectacle sous ses yeux, nous contemplant d'un air supérieur tandis qu'on entend le fracassement d'un autre objet dans l'enceinte de l'immeuble. Il est vraiment le cliché du bad guy. Je l'imagine chez lui, un peu fanboy, à regarder avec admiration les méchants des films actions à gros budget. Juste en regardant sa posture, il doit certainement agir de la même manière pour apparaître « mauvais ». Je ne sais pas ce qui me retient de lui dire qu'il a l'air franchement grotesque. S'il bombe trop longtemps le torse surtout avec des épaules larges comme les siennes, il est certain de taper sur une courbature pendant une semaine minimum. Pour couronner le tour, j'ajouterai un mal de dos. Mauvais moment pour avertir tel un bon samaritain des bonnes postures à avoir au travail surtout que ce monsieur ne veut pas vivre dans la réalité.
Les bras croisés derrière son dos, le chef de la bande s'impatiente légèrement en tapotant du pied. Sous cet air nerveux, il porte un costume noir sur-mesure qui fait bien son effet. Sa cravate bleue déteint sur sa chemise blanche, je n'ai aucune difficulté à comprendre qu'il est quelqu'un d'important au sein de l'organisation avec un accoutrement pareil. Prés de lui, une fumée grise se dégage sortant au bout du canon de la mitraillette. Ses hommes de main se tiennent à côté, en garde et prêt à tirer à son signal. Je suis presque content qu'ils restent en retrait, je n'ai pas la force du nombre ni la force tout court. Je peux encore neutraliser deux entre eux, mais mon corps va ensuite me lâcher en plein milieu et je m'imagine bien me prendre une rafale de la mitraillette.
Pourtant, je ne regrette pas d'avoir un métabolisme hors norme mais par moment, il faut savoir s'avouer vaincu. J'ai des organes qui ne guérissent pas comme ça, je ressens encore son emprise sur moi me broyant le corps juste pour sa satisfaction. Seul du bon repos pourrait me remettre sur pied, avec l'énergie qu'il me faut actuellement pour dégager d'ici.
Je rapproche Deadpool, adossant son dos contre une caisse en bois abandonnée. En traînant son corps, je dessine une longue trace de sang en longueur sur le sol. L'odeur remonte rapidement à l'intérieur de mon masque et en respirant simplement, j'ai un haut-le-cœur qui me vient. Son sang se mélange aux autres odeurs déjà présentes dans cette salle et me donne juste envie de gerber, mais je me retiens avec difficulté. Saleté, transpiration, humidité et que sais-je encore.
Avec mes deux mains, j'emprisonne le visage de Wade dans mes paumes. Je cherche un regard, un tremblement, un hochement de la tête, mais aucune réaction. En entendant une benne sauter à la volée, je me presse pour le réveiller et n'hésite pas à donner quelques tapettes qui devraient suffire à le réveiller à présent. Sa tête est la seule partie de son corps sans trace de sang visible en quantité.
— Ugh…
— Deadpool.
Je soupire, libéré d'un poids qui s'efface dans le vent en le voyant en vie.
— Argh, ma tête… p-pourquoi tu cries ?
Je fronce les sourcils.
— Je ne crie pas, je viens de murmurer.
— Vraiment, alors gazouille comme un oiseau pour voir…
Je soupire, légèrement agacé. Wade ne perd pas son temps quand il s'agit de rappliquer son humour à deux balles. Je le pousse à la renverse sur le côté, amenant sa tête à rejoindre le sol. Sans aucun remords, je l'écoute pester sur mon geste grossier tandis que les pas de la bête me rappellent qu'on est loin d'avoir fini avec lui. Deadpool continue à hausser la voix marmonnant des injures m'obligeant à revenir vers lui pour l'empêcher de parler. Toujours agenouiller, j'approche ma main sur sa bouche lui demandant gentiment d'un regard meurtrier de fermer son clapet. Pour quelqu'un revenant à la vie, il parle trop.
— On est dans la merde. Dis-moi que tu as prévu un plan de secours.
— Mmmh...mmh !
— Ah, oui ! Pardon, dis-je en enlevant ma main. Tu disais ?
— Fluide.
— Hein ?
— Dans une merde fluide ou liquide, tu vois la trace de sang là, pareil, liquide et puis toi qui dis merde… je conviens à une diarrhée aiguë. Diagnostic : juste passager.
Je roule des yeux, le laissant patauger sur lui et ses problèmes de constipation.
— C'est la dernière fois que tu te fais passer pour un docteur des excréments. Il faut qu'on sorte d'ici.
Deadpool soupire.
— 10 min.
— 10 min ? Quoi ? Avant que les secours ou la police ne viennent ? Avant le grand badaboum ?
— Non. Le temps que je sois de nouveau beau garçon, sublime et parer à la contre-attaque sanglante.
— On ne tue personne, mais je t'en donne 5.
— Vous voulez prendre le thé et les petits biscuits ici ? s'écrie une autre voix dans notre conversation.
Je pousse Wade à rester sur le côté sans se montrer et prends le risque de me mettre debout à découvert. Ils doivent penser que je suis le seul encore vivant, le facteur guérisseur de Deadpool doit rester le plus longtemps caché dans ce cas.
L'homme au costume parfait ouvre grand les bras comme pour m'inviter vers lui, mais je reste sur mes gardes, prêt à parer les prochaines balles qui vont certainement suivre. Ses cheveux sont taillés à la militaire, peut-être un ex-militaire devenu mercenaire.
— Désolé. Je priais.
Hum, excuse valable. Jamais sortie de toute ma carrière, je mérite un Oscar. Bravo Peter, je m'épate.
— Vous priez ? Vous n'avez pas l'air d'être un homme portant sa foi au cœur. Sans vouloir vous offenser.
— Euh, ne dit-on pas que l'habit ne fait pas le moine ? Ou l'inverse, je sais plus.
— Ha ha ! Vous avez du mordant, j'aime ça.
— TAISEZ-VOUS !
J'entends les pattes du lézard se rapprocher de moi mais tardivement, en me retournant il vient tout juste de sauter et s'apprête à me dévorer la gueule grande ouverte, la langue pendant dans les airs. Wade me fait éviter sa première griffe en me faisant tomber à la renverse mais la deuxième va rencontrer mon visage. Mais avant que je ne ressente la douleur, j'entends retentir de longs tirs. Les balles explosent dans sa paume, j'entends le Lézard crier de douleur chutant sur le côté avant de m'atteindre. Son sang gicle sur mon costume tandis que je m'étale, mes mains râpant contre le sol.
Aïe la douleur.
— J'admire votre résistance aux effets indésirables de ce médicament Dr. Connors, vos gènes mutants sont remarquables, mais je crains que votre forme actuelle ne correspond pas aux valeurs de la maison.
— Ferme-là, humain…
L'homme s'avance vers lui, sortant une arme sous sa veste. Il la charge en une action, et braque le canon sur sa tête.
— Je regrette de devoir en arriver là.
Le Lézard se met à grogner et étrangement la dernière chose qu'il fait est de tourner le regard pour me regarder. Ses yeux sont d'un bleu clair limpide me donnant toujours cette sensation de frisson derrière le dos.
Le tir part et je vois sa tête se lever d'un coup pour tomber en arrière de tout son être.
— Du gâchis. Tant pis nous pouvons toujours trouver meilleur ailleurs, n'est-ce pas ? Où en étions-nous déjà ?
Je reste plutôt confiant pour la suite des événements même si je sens mon cœur se déchirer en voyant la bête immobile. En un seul tir, il a mis fin à une vie qui ne demandait que la rédemption.
Je souffle pour reprendre mes esprits et me relève en faisant attention à ne rien dévoiler de mes émotions. Ils ne vont pas me tirer dessus quand même, bien sûr que non, j'ai fait bonne impression au chef de la tribu religieuse.
— Et si on trouvait un arrangement, vous me laissez partir et j'oublie tout ce que j'ai vu. Ni vu ni connu.
— Spider-man, croyez-vous sincèrement que je vais accepter votre requête. C'est impossible.
— Eh bien je l'espérais, quelque part au fond de moi.
— J'aime beaucoup trop votre style de combat pour vous laisser partir maintenant, surtout que j'ai des projets pour vous.
Ses pions se mettent à tirer, et cette discussion semble m'avoir donné un peu de temps pour récupérer ma force. J'évite de peu les balles en tirant une toile pour m'élancer et attraper une chaîne accrochée au plafond. En me retrouvant, les hommes braquent et tirent à nouveau, mais je parviens à prendre de l'élan en me balançant assez loin pour sauter et plonger dans le tas.
Les balles fusent dans ma direction, j'esquisse en tournant sur moi-même comme une toupille, gardant les bras proches de mon corps. Deadpool doit être le dernier de leurs soucis, ils n'ont des yeux que pour moi. Je tire une toile sur celui qui s'occupe de l'artillerie lourde, elle s'accroche sur son blouson et avant qu'il ne coupe, je tire pour l'emmener valser dans les airs. Je bouscule un autre dans ma lancée, donnant un coup des deux pieds réunis en un seul. En une roulade avant je me faufile sous les jambes d'un gars. Aussitôt sur pied, j'attrape leurs têtes et les cogne ensemble avant qu'ils ne puissent se retourner.
Immédiatement, je recule de deux pas alertés par mes sens accrus. Deux couteaux passent furtivement sous mon nez tandis que j'enchaîne un poirier qui finit sur une roulade arrière. Un vrai gymnaste, j'en oublierai presque que je ne suis pas là pour une compétition. Finalement, j'ai bien réussi à leur tenir tête, je devrais être fière de moi. Il ne reste plus que le chef.
Je n'ai pas le temps de voir ce qui se passe qu'une fumée envahie la salle. Il est malin, je n'ai plus que mon ouï comme repère. Je me prépare, sur mes gardes, à voir l'homme arrivé mais ce sont seulement des rires qui fusent autour de moi. Il se marre, semble faire des commentaires sur mes actions, mais je comprends pas, je ne prête pas attention à ce qu'il dit.
Soudain, le vent semble me souffler à l'arrière du crâne. Je décide de suivre mon instinct et chute en avant, mes mains me rattrapant juste avant. Je gaine un court moment pendant que la fumée semble se fendre en deux derrière moi. On ne m'offre pas le temps de me relever que je suis obligée de rouler au sol pour éviter d'autres choses qui veulent me couper. Des couteaux jonchent le sol, certains se plantent toutefois ils sont tous rangés sur une même ligne invisible.
Je suis dans une mauvaise posture au sol, je me remets rapidement sur pied en poussant sur mes jambes et mes bras. À mon tour maintenant, si ça le fait rire autant, il va voir ce que je lui réserve.
En position, j'attaque sur ma défensive dès que j'aperçois une présence sombre dans la fumée. Mon bras part en premier avec le poing ferme. La fumée se dissipe sur mon geste en un cercle autour de ma main. La présence n'est plus là, l'homme a bougé… au-dessus ! Je sens la présence prendre de la hauteur pour chuter au-dessus de moi. Je bouge de mon emplacement et me décale sur un appui tendu renversé arrière et donne au bon moment un coup de pied dans l'air. Je le touche fortement mais la présence disparaît aussitôt dans la fumée laissant derrière elle, son tailleur noir.
Les rires s'arrêtent, j'entends un bruit mécanique remplir la salle, mais je ne vois pas d'où il provient. Je n'ai pas le temps de comprendre ce qui m'arrive qu'une pluie de lames se déverse sur moi. Je tente d'éviter, m'éloignant le plus loin possible et au plus vite. Je me mets à courir puis pratiquant plusieurs actions de gymnaste en comprenant qu'il m'est impossible de me sortir de là. Je ferme un œil par réflexe en sentant une aiguille passer tout près, je perds l'équilibre en sentant une autre chose me piquer le bras, la jambe, le dos puis le pied. Je tombe à genoux, sentant les objets pointus continuer à se déverser continuellement. Je souffre en silence tentant d'éviter au mieux les dégâts, mais je suis piqué partout sur le corps.
Puis enfin, je sens qu'on ait entendu mes prières. Je n'entends plus rien taper contre le sol, plus rien ne touche ma peau et la fumée se dissipe petit à petit. Plus un seul bruit.
Je me relève péniblement et y découvre des blessures minimes mais aussi un petit point rouge sur le bras exposé en dehors de mon costume. Trop petit pour un prélèvement de sang, mais bien assez grand pour m'avoir injecté quelque chose.
Le chef ressort et témoigne de son geste en gardant la seringue dans sa main de façon grandiose, encore comme un méchant du film content de ce qu'il vient de faire. Je n'ai même pas senti sa présence venir vers moi, il en a certainement profité quand j'ai perdu le contrôle de la situation.
Brusquement, j'ai une envie irrésistible de me gratter le bras comme si un moustique était passé.
— Désolé, mais j'ai déjà fait mon rappel de vaccin récemment.
Je n'ai pas le temps de l'attaquer que je remarque l'apparition de l'artillerie lourde à ses côtés. Comment a-t-il fait pour la déplacer jusqu'ici ? Sans attendre, il tire une rafale de balles qui se suivent en cacophonie et ricochent contre les grilles et les bennes métalliques. Les impacts de balles m'offrent l'expérience d'être sourd une fois dans ma vie. Je saute dans tous les sens et quand l'occasion se présente enfin, je prends de l'élan et ramasse un balai traînant dans le coin. Je saute sur la machine en prenant de la hauteur et en équilibre sur mes deux jambes, j'enfonce profondément le manche en bois dans le canon avant de m'éjecter de là. L'homme comprend que la machine va tout de suite dérailler et s'éloigne le plus possible, ce que je fais de même de mon côté pour sauver ma peau. Le mécanisme de la mitraillette s'enraille comme prévu, le dernier tir ne part pas et reste coincé faisant grossir le canon a vu jusqu'à exploser.
Le souffle me propulse dans mon saut jusqu'à atterrir dans mon ancienne forteresse où Deadpool y crève. Enfin je veux dire, qui soigne. Je rate ma réception et fais un roulé-boulé avec la grâce d'un cochon.
— 8 min 02… 8 min 03… 8 min 04… 8 min 05, marmonne-t-il.
— Sérieusement ? C'est si précis que ça ?
Il était assis en tailleur, la tête presque enveloppée dans ses bras croisés. Il hoche la tête en réponse à mes questions rhétoriques. Il reste moins d'une minute, il faut que je continue à faire diversion.
Je me relève droit comme un i pour affronter le patron, le dernier restant dans mon passage que je croyais impossible, mais je me ravisse malgré moi aussitôt, car mes jambes me relâchent brusquement. Je tombe au sol encore avec la grâce d'un cochon. Puis ce n'est pas le seul effet étrange qui se passe à l'intérieur de mon corps, j'ai des bouffées de chaleur puis j'ai soudain froid, très froid. Un vent glacial passe sous mon costume, me parcourant l'échine jusqu'à faire trembler mes dents.
— Perte d'équilibre ? Froid ? Hallucinations ? Tremblements ? Bouffées de chaleur ? Annonce-t-il comme si C'était que des simples symptômes de la grippe.
— Pas d'hallucination, votre truc a raté je crois.
— Au contraire, continue-t-il. La dose que je vous ai injectée aurait assommé un éléphant. Et tuer un être humain.
— C'est ce que j'ai dit : raté.
Comme si cela ne suffit pas, ma tête se met à tourner m'offrant le début d'une migraine atroce à endurer actuellement.
Deadpool me juge du regard mais ne semble pas plus avancé que moi sur la situation que je vis.
— Bien sûr, ce n'est qu'au stade de l'expérimentation, mais vous être plus qu'un humain, vous n'allez pas mourir comme ça. Le regretté Connor serait heureux d'apprendre que j'ai des expériences à vous faire passer à sa place.
— Je ne suis pas une souris de laboratoire, répondis-je la bouche pâteuse.
— Ne répondez pas sans réfléchir. Et si je vous disais que les gens enfermés derrière ces grilles sont déjà mortes ? Elles ont avalé la synthèse de notre médicament que nous appelons hope, il semblerait que la petite sœur sera plus propice à être commercialisée si nous trouvons le juste milieu grâce à vous. Les chances sont avec nous.
Je sens les mots devenir lourds dans ma tête, je n'arrive plus à penser sans avoir l'envie de me frapper la tête contre un mur.
Il continue sa tirade sans me laisser le temps de répondre, quoique je sois incapable de le répondre ou d'entendre ce qu'il raconte.
— Je suis désolé qu'il soit mort, mais je suis surpris de voir qu'il vous a mêlé dans cette histoire. Il devait être notre seul cobaye hors norme, mais maintenant que vous êtes là, c'est tout bonnement parfait.
Je n'ai plus la force de comprendre, de répondre ni de me relever. Ce truc m'a complètement achevé. J'entends ses pas se rapprocher et mon corps refuse de m'écouter, mais alors que je tente de ramper pour atteindre l'opposée je constate que mon esprit m'a simplement donné une vision que j'avançais, mais je n'avais pas bougé d'un seul centimètre. J'aperçois le sol flou s'obscurcir et il me suffit de lever le regard pour comprendre qu'il se dresse à côté de moi. L'homme me fixe de toute sa hauteur avec un rictus au bout des lèvres. Je ne suis pas assez en piteux état pour lui qu'il me bouscule du pied. Je me mange lamentablement la poussière au sol. Maintenant la tête plaquée par terre, je remarque à l'instant que Deadpool n'est plus là, mais une minute a dû s'écouler avant que je n'aie cette pensée divagante au lieu de penser à ma propre vie.
Il fut un temps où je me sentais aussi faible qu'à cet instant présent. Je ne pensais pas retrouver cette même sensation que lorsque j'ai plongé pour tenter de la rattraper. Mon corps n'est pas capable de faire disparaître les effets de son produit. Au lieu de ça, ça ne fait qu'empirer. Je peux seulement bouger mes yeux, mon corps est complètement paralysé. Mes doigts ne me répondent plus, ni ma bouche.
— C'est la première fois que vous touchez à la drogue ?
Son pied pousse mon corps et je me retourne sur le dos. Je vois son visage penché sur moi. Oui c'est la première fois, je suis une bonne personne, mais il ne pourra pas m'entendre puisque j'ai perdu ma voix. Je décide de puiser ce qui reste d'énergie pour rester conscient.
Son pied se pose fermement sur mon ventre, m'aplatissant davantage contre le sol que j'en ai le souffle coupé. Le salaud.
— Dis-moi. Qui se cache derrière le masque ?
Je le sens agripper mon masque avec la ferme attention de me l'enlever rapidement, quitte à le déchirer s'il le faut. Mon cœur bat de plus en plus fort dans ma poitrine tandis que je sens le masque se relever laissant apercevoir mon menton. Tout doucement, le masque révèle ma peau, et puis il découvre la forme de ma bouche et tout ce qui peut être visible à ce niveau. Mais, alors que je pense avoir fini ma vie d'anonyme, le son d'une voix familière me rappelle que j'ai encore une chance.
— Je ne suis pas mort, et le corps de Spidey m'appartient au fait ! BREVET déposé, ses fesses sous le latex sont à moi !
J'éternue à contre-cœur à ce moment sous un regard lourd de Deadpool à mon avis, il doit me lancer des éclairs en même temps. Je viens de ruiner son entrée fracassante, mais qu'est-ce que j'ai froid et pourtant j'ai si chaud, surtout au visage. Merde, je comprends plus rien à mon corps.
— Immortel à ce que je vois ? Lui demande le chef dont je devrais lui demander le nom une prochaine fois, quoique non, je ne veux pas d'une prochaine fois.
— Et fier de l'être !
J'entends les katanas glisser sur leurs étuis avant de couper l'air en deux. Le côté héroïque qui m'habite me dit de l'aider même si je suis mal en point qu'un simple petit mouvement de tête, et la migraine fait valser la tempête orageuse. Je m'oblige à m'habituer à ses nouveaux symptômes et constate que le poids sur mon ventre est parti.
Puisque je ne peux plus bouger ni tirer sur mes yeux sous peine de raviver la douleur lancinante j'imagine la scène qui se joue de l'autre côté de la salle. Wade toujours aussi fidèle à sa pensée philosophique : je décapite d'abord et je verrais mes conneries après.
Je n'ai pas le temps de me créer une scène de combat digne de ce nom dans ma tête que deux bras costaux me soulèvent. Un semblant de joie me parcourt quand je vois de qui il s'agit. Deadpool me dévisage sans gêne en me voyant dans cet état.
— Qu'est-ce qui t'arrives ? T'as l'air tout pâle !
Si je savais, je te l'aurais dit.
— Et tu parles plus !
Bah non, t'es chanceux pour cette fois.
— Je lui ai fait bouh et il a dégagé vite fait, bien fait.
La vérité, Wade…
— Son téléphone a sonné… Hé ! C'est la vérité, me regarde pas avec des yeux de merlan frit ! Voilà, tu continues ! Il est parti en disant comme quoi on se recroisera un truc de vilain. Il a réussi à parer mes coups… le petit fils de pute.
Wade, ton langage.
— Oui mon langage, oui Captain !
Je me demande s'il lit dans mes pensées…
Deadpool essaie de me remettre sur mes jambes qui m'abandonnent automatiquement. Il me récupère à la volée avant que je rencontre à nouveau ce sol qui m'est familier. Je crois qu'en rentrant, j'ai le droit d'un bon sommeil bien mérité. Ce gars du Clergé aura un moment de répit, quand je serais de nouveau en forme j'irais lui faire la peau comme il se doit.
Deadpool doit me regarder avec de gros yeux soucieux sous son masque, j'aperçois à peine ses traits. Le rouge et le blanc se mélangent, je crois que je vais finalement me reposer d'abord dans ses bras avant de dormir dans un bon lit. Tout m'est confortable même ses bras, tant qu'on me laisse quelques minutes pour me reposer, tout me va.
— Quoi ? Tu vas faire dodo ? Déjà et les vivants ?!
Une pause, je demande qu'une seule pause. Je ferme juste mes yeux, quelques secondes…
Évidemment, le sommeil était déjà là ou si on peut bien appeler cela un sommeil tout à fait banal. Espérons que ce ne soit pas un épuisement fatal. Qu'est-ce que ça fait du bien d'entendre le silence…
Déjà dans ses bras, Deadpool le ramène vers lui en faisant attention que la petite araignée ne remarque pas ce rapprochement puis décide de le porter comme…
[Une banane jaune.]
— Les bananes sont toujours jaunes et jusqu'à preuve du contraire je tiens à préciser que : j'ai raison.
[Je propose un hamac.]
— Je sais ! Comme une princesse !
Deadpool, l'homme le plus charmant et courtois que la terre est connue, soulève Spidey et se dirige vers la sortie quand ses saletés de voix qui sont censées ne jamais exister dans sa tête, mais qu'il a pris conscience qu'il parlait avec elles depuis déjà longtemps sans se plaindre maintenant, a décidé d'apparaître comme un lapin dans un chapeau de magicien. Maintenant, il est en train de se dire qu'il n'arrive plus à penser correctement. Un sourcil se lève. Il semble confus à présent. Et ce paragraphe devient abominable et manque énormément de récit. Eh, à qui la faute ?
— ARRÊTEZ DE PARLER DANS MA TÊTE ! Crie-t-il à lui-même.
[Oui, mais non.]
[On est toi, andouille. T'as pas oublié un truc ?]
— De prévenir le lecteur que c'est moi qui dirige la narration maintenant ?
[Non… enfin si, mais autre chose de plus conséquent ?]
— D'arrêter de parler de moi à la troisième personne ?
[Ils savent déjà que t'es mégalomane.]
— C'était méchant et gratuit.
[Tu vas te mettre à pleurer ?]
Deadpool pointe un doigt menaçant à sa tête qui fulmine déjà quand un bruit métallique derrière lui rappelle ce qu'il a oublié.
— Bien sûr ! Les humains !
Le beau héros se jette alors sur la première cage dans la porte dérobée où se trouvait le petit laboratoire qu'il avait découvert peu avant. Il fait attention de déposer délicatement l'araignée endormie avant de rentrer à l'intérieur et réussit ouvrir les portes des cages en cassant les cadenas.
Je (car une certaine personne me traite de mégalomane) continue à faire la même chose comme un bon héros que je suis et toutes les personnes sortent heureuses et s'embrassent comme si on avait gagné la Troisième Guerre Mondiale contre les Chinois. Je le savais, ils sont louches.
Bien sûr c'est juste une illusion que je me fais de la scène. Le problème : personne ne veut sortir de leur trou à rat. On dirait qu'il fait bon d'y vivre et à s'accoupler pour former une merveilleuse famille de prisonniers. Je devrais peut-être essayer si une personne à l'obligeance de me faire un peu d'espace. Ça doit sûrement être comme mon appart. J'aime trop mon appart prés du centre-ville, légèrement lugubre et saupoudré d'une pincée de saleté. Ça, ça c'est mon chez-moi, les amis.
— Je fais appelle à vous voix chiantes, pourquoi Spidey s'embête à les sauver s'ils ne veulent pas sortir ? Je comprends pas.
[j'ai la flemme de réfléchir.]
[Tu fais des crêpes en rentrant ?]
— Oui ?
[Cool. Alors la réponse est : regarde mieux, ou demande à la minette !]
En baissant mon regard perdu dans le vide des écrans, je remarque enfin la minette dont on parle.
[Wow. C'est Noël avant l'heure.]
[Oh, mais regardez-moi ces…]
— BOOBS.
La jeune femme lui donne une claque avec énergie avant de comprendre son geste et de se reprendre.
— Je suis désolée, je ne voulais pas… enfin, peu importe… vous allez bien ?
— Minette avec du caractère. J'aime ça !
— Vous savez où on est ? j'allais oublier, merci d'avoir ouvert ma cage, mais pourquoi les autres ne sortent pas ?!
J'ai pas le temps de répondre qu'elle va voir d'elle-même pourquoi et je crois que la réponse lui a donné un coup de boule. Le fait qu'elle reste figée devant une autre personne lui affirme maintenant sa réponse. Et quand je pose ma main sur son épaule, elle devrait comprendre d'elle-même que je m'inquiète. Les gens aiment bien faire ça, moi aussi maintenant.
— Ils sont morts !
Puis sans rien ajouter, elle se colle contre mon torse sûrement pour demander un autre geste de réconfort. J'ai un bug puis elle se met soudain à pleurer tout en cachant le visage. Ah… les femmes. Qu'est-ce qu'il dit le héros dans ces moments-là ? Ah oui, je sais !
— Vous êtes en sécurité. Ne vous inquiétez pas, ils vont payer pour ce qu'ils ont fait.
Putain, ça sonnait tellement beau dans ma bouche.
Je recroise son regard cette fois mélancolique. Elle pousse ses cheveux roses sur le côté et se détache de mes beaux pectoraux. Tant pis pour toi, c'est tout pour moi. Attendez… cheveux roses. Rose. ROSE. ROSE ?
— Merci, je… je… qu'est-ce que je vais faire ?
Rose ? Bon, c'est mimi kawaii, mais je sais pas, le rouge serait mieux chez elle. Je hoche de la tête.
— Ça fait des mois qu'ils doivent me retenir ici…
En regardant les autres prisonniers, je remarque qu'ils bavent comme des bébés, mais morts. Ils ont de la mousse blanche et des petites bulles dedans. Beurk, pas jolie du tout. Ils doivent être morts en bouffant un truc pas bon. Ça doit être comme des chimichangas périmés, ça peut être dangereux pour la santé. Je hoche de la tête.
— Mes proches doivent croire que je suis morte…
Et elle a réussi à survivre après avoir avalé un truc comme un chimichanga périmé, toute seule… la pauvre, ça doit lui faire un gros choc. Je hoche de la tête.
— Je sais même pas ce que je vais faire…
Maintenant que je regarde mieux, elle est la seule qui porte une couleur de cheveux extravagante. Elle reste quand même dans un sale état comme les autres. La pauvre doit croire qu'ils ont voulu d'elle juste à cause de son originalité. Je hoche de la tête.
— Et ce que je vais devenir. Vous pouvez m'emmener avec vous ?
Chaque personne est dans une cage. D'où elle vient alors ? Sûrement une cage à deux. Je hoche de la tête.
— Deadpool, tu écoutes ?
— Non. Oui ! Bien sûr. On s'est déjà rencontré ?
La question semble la prendre par surprise et elle décide d'échapper à mes beaux yeux analyseurs pour s'approcher de Petey glissant ses mains prés de son visage pour être sûr qu'il est réel ou alors pour tenter d'enlever son masque. De ma position, je ne vois pas son expression ni ce qu'elle trafique. La minette aux cheveux roses est maline sans le savoir…
— Non, tout le monde connaît ton costume… C'est Spider-man ?
Je hoche de la tête. Commence à avoir mal de faire ça.
— Je m'appelle Emi, donc je peux venir avec vous ?
C'est à cet instant que les voix me disent quoi faire, mais quand je m'auto-tape, elles disparaissent comme ça et comme elle m'a donné une claque à la Hulk, je vais rien entendre en réfléchissant. Et j'aime pas réfléchir, mais il faut que je réfléchisse car comme dirait Oncle Ben : un grand pouvoir implique une grande responsabilité. Une phrase inutile maintenant, mais je voulais le dire dans ma tête comme ça, elle sera écrite dans ce paragraphe qui va se finir maintenant. Classe.
— Je me ferais toute petite.
Je devrais plutôt la laisser là ou la ramener aux policiers ? Oh, oui je dois appeler les keufs aussi. Bon allez Don Deapool, fais pas ta timide elle attend là. Je dois réfléchir pour donner ma réponse, mais comme je ne réfléchis plus, j'ai plus rien en tête. C'est très problématique.
— Je peux vous faire des plats, je sais cuisiner.
— VENDU.
Petey aurait dit la même chose, hein ?
06/07/20 : Correction du chapitre (mais doit y avoir encore des fautes d'ortho', grr)
