p class="p1"span class="s1"emDans une rue de Port-Réal se tiennent Jaimie et Tyrion, quand Robb Stark suivi de quelques uns de ses hommes./em /span/p
p class="p2" /p
p class="p1"- Par mon chef, voici venir les Stark, s'exclame Jaimie à leur vue./p
p class="p1"span class="s1"- Par mon talon je m'en moque, répond son frère./span/p
p class="p2" /p
p class="p1"span class="s1"- Tenez-vous prêt de moi, ordonne Robb à ses hommes, je veux leur parler. Cavaliers, bonsoir; un mot avec l'un de vous, lance-t-il aux Lannister./span/p
p class="p1"span class="s1"- Rien qu'un mot avec l'un de nous ? Accouplez quelque chose avec, que cela fasse un mot et un coup, se moque Tyrion./span/p
p class="p1"span class="s1"- Vous m'y trouverez assez disposé, mon gentilhomme, pour peu que vous m'en donniez l'occasion./span/p
p class="p1"span class="s1"- Ne pouvez-vous prendre l'occasion sans qu'in vous la donne ? /span/p
p class="p1"span class="s1"-Tyrion ! Tu es de concert avec Joeffrey ! /spanDe concert ? Comment ! …/p
p class="p2" /p
p class="p1"span class="s1"emTyrion n'a pas le temps de finir sa tirade qu'arrive Joeffrey/em. /span/p
p class="p1" /p
p class="p1"- Eh bien ! J'aperçois mon homme ! Joeffrey, la haine que je te porte ne me permet pas un mot plus doux : tu es un traitre./p
p class="p1"span class="s1"- Rob, les raisons que j'ai de t'aimer me font pardonner à la fureur qu'annonce un pareil salut. Je ne suis point un traitre : ainsi donc, adieu, je vois que tu ne me connais pas. /span/p
p class="p1"span class="s1"- Jeune homme, cela ne répare point les outrages que tu m'as faits : ainsi reviens et mets l'épée à la main. /span/p
p class="p1"span class="s1"- Je proteste que je ne t'ai jamais offensé, et que je t'aime plus que tu ne saurais le penser jusqu'à ce que tu connaisses les motifs de mon affection. Ainsi, brave Stark, dont le nom m'est aussi cher que le mien, accepte cette satisfaction./span/p
p class="p1"span class="s1"- Oh ! Lâche sang-froid! Déshonorante soumission! tonne Jaimie. Pour effacer cela, Rob, voulez-faire un tour avec moi ? /span/p
p class="p1"span class="s1"- Que veux-tu de moi ? demande Rob./span/p
p class="p1"span class="s1"- Rien du tout que votre vie, afin d'en faire ce qu'il me plaira. Veuillez donc prendre votre épée et la faire sortir de son étui, et dépêchez-vous; ou bien, avant qu'elle soit dehors, la mienne sera sur vous./span/p
p class="p1"span class="s1"- Je suis à vous, répond Rob en tirant son épée./span/p
p class="p1"span class="s1"- Cher oncle, remet ton épée, supplie Joeffrey./span/p
p class="p1"span class="s1"- Allons, mon gentilhomme, dis Jaimie, ignorant son neveu./span/p
p class="p2" /p
p class="p1"span class="s1"emJaimie et Rob se battent./em/span/p
p class="p2" /p
p class="p1"span class="s1"- Tire ton épée, Tyrion, désarmons-les ! Gentilhommes, c'es une honte : ne tombez pas dans une pareille désobéissance. Rob, Jaimie, le roi a expressément défendu toute querelle dans les rues de Port-Réal. Rob, arrêtez ! Cher Jaimie …/span/p
p class="p2" /p
p class="p1"span class="s1"emSoudain, Rob et ses partisans sortent en courant. /em/span/p
p class="p2" /p
p class="p1"span class="s1"- Je suis blessé ! crie Jaimie. malédiction sur les deux maisons! Me voilà expédié! Est-ce qu'il parti, et sans rien avoir ?/span/p
p class="p1"span class="s1"- Quoi tu est blessé ? demande Tyrion./span/p
p class="p1"span class="s1"- Oui, oui une égratignure : par ma foi, c'est assez. Où est mon page ? Qu'il aille cherchez un guérisseur./span/p
p class="p1"span class="s1"- Prends ton courage, mon oncle, ta blessure ne peut être grave. /span/p
p class="p1"span class="s1"- Non, elle n'est pas aussi profonde qu'un puits, ni aussi large que la porte d'un septuaire; mais s'en est assez, elle suffira. venez me voir demain et vous me trouverez prêt pour la tombe. Malédiction sur vos deux maisons ! Pourquoi êtes-vous venu vous jeter entre nous ? J'ai reçu le coup par-dessous votre bras. /span/p
p class="p1"span class="s1"- Je faisais pour le mieux. /span/p
p class="p1" /p
p class="p1"span class="s1"emJoeffrey et Tyrion aident Jaimie, sur le point de défaillir, à entrer dans une maison voisine. Tyrion reste avec lui tandis que Joeffrey resort./em /span/p
p class="p2" /p
p class="p1"span class="s1"- C'est pour moi que ce gentilhomme, mon proche parent, mon oncle et mon ami, a reçu cette blessure mortelle : ma réputation est entêchée par l'affront que m'a fait Rob; Rob mon parents depuis une heure ! O chère Sansa ! Ta beauté fait de moi un lâche, elle a amolli la trempe vigoureuse de mon courage./span/p
p class="p2" /p
p class="p1"span class="s1"emTyrion ressort de la maison/em./span/p
p class="p2" /p
p class="p1"span class="s1"- O Joeffrey, Joeffrey ! Le brave Jaimie est mort : cette âme généreuse, dédaignant trop tôt la terre, s'est élevée vers les nuages. /span/p
p class="p1"span class="s1"- Les noires destinées de ce jour vont s'étendre sur des jours nombreux : celui-ci commence seulement les malheurs, d'autres les finiront./span/p
p class="p2" /p
p class="p1"span class="s1"emRob Stark arrive/em./span/p
p class="p2" /p
p class="p1"span class="s1"- Voici le furieux Rob qui revient, chuchote Tyrion. /span/p
p class="p1"span class="s1"- Vivant, triomphant, et Jaimie est tué. Retourne dans les cieux, prudente douceur, et toi, fureur à l'oeil enflammé, sois maintenant mon guide. A présent, Robb, reprend pour toi ce nom de traite que tu ma donnais tout à l'heure : l'âme de Jaimie arrêtée au-dessus de nos têtes, attend que la tienne vienne lui tenir compagnie. Il faut que toi ou moi, ou tout les deux, nous allions le rejoindre./span/p
p class="p1"span class="s1"- C'est toi, qui était ici-bas de son parti, misérable enfant, qui dois l'aller trouver, répond Rob./span/p
p class="p1"span class="s1"- Voici qui en décidera, lance Joeffrey./span/p
p class="p2" /p
p class="p1"span class="s1"emIls se battent et Rob tombe/em./span/p
p class="p2" /p
p class="p1"span class="s1"- Fuis, Joeffrey; va-t'en : les citoyens sont en alarme, et Robb Stark est tué. Ne reste point ains dans la stupeur. Le roi va te condamner à mort si tu es pris. Fuis, sauve-toi, va-t'en./span/p
p class="p1"span class="s1"- Oh! Je suis le jouet de la fortune./span/p
p class="p1"span class="s1"- Pourquoi es-tu encore ici ? /span/p
p class="p2" /p
p class="p1"span class="s1"emJoeffrey part, et arrivent une foule d'habitant de Port-Réal, suivie du roi, du la reine de Lord et Lady Stark et de leur suite./em/span/p
p class="p2" /p
p class="p1"span class="s1"- Où sont les vils auteurs de ce tumulte, demande le roi./span/p
p class="p1"span class="s1"- Noble roi, dit Tyrion en s'inclinant, je puis raconter toutes les malheureuses circonstances de cette fatales querelle. Voilà celui que le jeune Joeffrey a tué, et qui avait tué le parent de la reine, le brave Jaimie. /span/p
p class="p1"span class="s1"- Robb ! Mon fils ! O mon fils ! Cruelle vue! Hélas! Le sang de mon cher fils tout répandu! Mon roi, si vous êtes juste, pour notre sang, le sang des Lannister doit être versé. Mon fils, mon fils! se lamente Lady Stark./span/p
p class="p1"span class="s1"- Tyrion, qui a commencé cette rixe sanglante ?/span/p
p class="p1"span class="s1"- C'est Robb, que vous voyez icic tué de la main de Joeffrey. Joeffrey lui a parlé raisonnablement; il lui a prié de considérer combien la querelle était légère; il lui a présenté en outre quel serait votre courroux. Tout cela dit d'un ton plein de douceur, d'un regard tranquille, et même dans l'humble attitude d'un suppliant, n'a pu faire trêve à la violence désordonnée de Robb, qui, sourd aux paroles de paix, tourne la pointe de son épée contre le sein du brave Jaimie : celui-ci, tout aussi bouillant que lui, engage le fer homicide contre le fer. Joeffrey crie de toutes ses forces : « Arrêtez amis; séparez vous » et d'un bras plus prompte que la parole, il abaisse leurs pointes meurtrières et se précipite entre eux deux : mais un coup cruel de Robb se fait jour par-dessous le bras de Joeffrey et atteint aux sources de la vie l'intrépide Jaimie. Alors, Robb se sauve; mais quelques moments après il revient vers Joeffrey, chez qui venait de naître le désir de la vengeance : tous deuc y courent comme la foudre; car avant que j'eusse le temps de tirer mon épée pour les séparer, le courageux Robb était tué. Joeffrey l'ayant vu tomber a pris la fuite. Voilà la vérité, ou Tyrion consent à mourir./span/p
p class="p1"span class="s1"- Il est parent des Lannister; l'affection le rend imposteur : il ne dit pas la vérité ! hurle Lady Stark. Je demande justice; et toi, mon roi, tu nous la dois, Joeffrey a tué Robb; Joeffrey ne doit plus vivre./span/p
p class="p1"- Joeffrey a tué Robb, mais Robb a tué Jaimie : qui de vous payera le prix d'un sang si cher ? Pour son offence, nous exilons Joeffrey sur l'heure. Je suis intéressé dans l'effet de vos haines : mon sang coule ici pour vos querelles féroces; mais je saurai vous imposer une si forte amende que je vous ferai tous repentir de mes pertes. Je serai sourd à toute défense et à toute excuse. Que Joeffrey quitte ces lieux en toute hâte ! tranche le roi. /p
p class="p2" /p
p class="p1"- Par mon chef, voici venir les Stark, s'exclame Jaimie à leur vue./p
p class="p1"span class="s1"- Par mon talon je m'en moque, répond son frère./span/p
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p class="p1"span class="s1"- Tenez-vous prêt de moi, ordonne Robb à ses hommes, je veux leur parler. Cavaliers, bonsoir; un mot avec l'un de vous, lance-t-il aux Lannister./span/p
p class="p1"span class="s1"- Rien qu'un mot avec l'un de nous ? Accouplez quelque chose avec, que cela fasse un mot et un coup, se moque Tyrion./span/p
p class="p1"span class="s1"- Vous m'y trouverez assez disposé, mon gentilhomme, pour peu que vous m'en donniez l'occasion./span/p
p class="p1"span class="s1"- Ne pouvez-vous prendre l'occasion sans qu'in vous la donne ? /span/p
p class="p1"span class="s1"-Tyrion ! Tu es de concert avec Joeffrey ! /spanDe concert ? Comment ! …/p
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p class="p1"span class="s1"emTyrion n'a pas le temps de finir sa tirade qu'arrive Joeffrey/em. /span/p
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p class="p1"- Eh bien ! J'aperçois mon homme ! Joeffrey, la haine que je te porte ne me permet pas un mot plus doux : tu es un traitre./p
p class="p1"span class="s1"- Rob, les raisons que j'ai de t'aimer me font pardonner à la fureur qu'annonce un pareil salut. Je ne suis point un traitre : ainsi donc, adieu, je vois que tu ne me connais pas. /span/p
p class="p1"span class="s1"- Jeune homme, cela ne répare point les outrages que tu m'as faits : ainsi reviens et mets l'épée à la main. /span/p
p class="p1"span class="s1"- Je proteste que je ne t'ai jamais offensé, et que je t'aime plus que tu ne saurais le penser jusqu'à ce que tu connaisses les motifs de mon affection. Ainsi, brave Stark, dont le nom m'est aussi cher que le mien, accepte cette satisfaction./span/p
p class="p1"span class="s1"- Oh ! Lâche sang-froid! Déshonorante soumission! tonne Jaimie. Pour effacer cela, Rob, voulez-faire un tour avec moi ? /span/p
p class="p1"span class="s1"- Que veux-tu de moi ? demande Rob./span/p
p class="p1"span class="s1"- Rien du tout que votre vie, afin d'en faire ce qu'il me plaira. Veuillez donc prendre votre épée et la faire sortir de son étui, et dépêchez-vous; ou bien, avant qu'elle soit dehors, la mienne sera sur vous./span/p
p class="p1"span class="s1"- Je suis à vous, répond Rob en tirant son épée./span/p
p class="p1"span class="s1"- Cher oncle, remet ton épée, supplie Joeffrey./span/p
p class="p1"span class="s1"- Allons, mon gentilhomme, dis Jaimie, ignorant son neveu./span/p
p class="p2" /p
p class="p1"span class="s1"emJaimie et Rob se battent./em/span/p
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p class="p1"span class="s1"- Tire ton épée, Tyrion, désarmons-les ! Gentilhommes, c'es une honte : ne tombez pas dans une pareille désobéissance. Rob, Jaimie, le roi a expressément défendu toute querelle dans les rues de Port-Réal. Rob, arrêtez ! Cher Jaimie …/span/p
p class="p2" /p
p class="p1"span class="s1"emSoudain, Rob et ses partisans sortent en courant. /em/span/p
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p class="p1"span class="s1"- Je suis blessé ! crie Jaimie. malédiction sur les deux maisons! Me voilà expédié! Est-ce qu'il parti, et sans rien avoir ?/span/p
p class="p1"span class="s1"- Quoi tu est blessé ? demande Tyrion./span/p
p class="p1"span class="s1"- Oui, oui une égratignure : par ma foi, c'est assez. Où est mon page ? Qu'il aille cherchez un guérisseur./span/p
p class="p1"span class="s1"- Prends ton courage, mon oncle, ta blessure ne peut être grave. /span/p
p class="p1"span class="s1"- Non, elle n'est pas aussi profonde qu'un puits, ni aussi large que la porte d'un septuaire; mais s'en est assez, elle suffira. venez me voir demain et vous me trouverez prêt pour la tombe. Malédiction sur vos deux maisons ! Pourquoi êtes-vous venu vous jeter entre nous ? J'ai reçu le coup par-dessous votre bras. /span/p
p class="p1"span class="s1"- Je faisais pour le mieux. /span/p
p class="p1" /p
p class="p1"span class="s1"emJoeffrey et Tyrion aident Jaimie, sur le point de défaillir, à entrer dans une maison voisine. Tyrion reste avec lui tandis que Joeffrey resort./em /span/p
p class="p2" /p
p class="p1"span class="s1"- C'est pour moi que ce gentilhomme, mon proche parent, mon oncle et mon ami, a reçu cette blessure mortelle : ma réputation est entêchée par l'affront que m'a fait Rob; Rob mon parents depuis une heure ! O chère Sansa ! Ta beauté fait de moi un lâche, elle a amolli la trempe vigoureuse de mon courage./span/p
p class="p2" /p
p class="p1"span class="s1"emTyrion ressort de la maison/em./span/p
p class="p2" /p
p class="p1"span class="s1"- O Joeffrey, Joeffrey ! Le brave Jaimie est mort : cette âme généreuse, dédaignant trop tôt la terre, s'est élevée vers les nuages. /span/p
p class="p1"span class="s1"- Les noires destinées de ce jour vont s'étendre sur des jours nombreux : celui-ci commence seulement les malheurs, d'autres les finiront./span/p
p class="p2" /p
p class="p1"span class="s1"emRob Stark arrive/em./span/p
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p class="p1"span class="s1"- Voici le furieux Rob qui revient, chuchote Tyrion. /span/p
p class="p1"span class="s1"- Vivant, triomphant, et Jaimie est tué. Retourne dans les cieux, prudente douceur, et toi, fureur à l'oeil enflammé, sois maintenant mon guide. A présent, Robb, reprend pour toi ce nom de traite que tu ma donnais tout à l'heure : l'âme de Jaimie arrêtée au-dessus de nos têtes, attend que la tienne vienne lui tenir compagnie. Il faut que toi ou moi, ou tout les deux, nous allions le rejoindre./span/p
p class="p1"span class="s1"- C'est toi, qui était ici-bas de son parti, misérable enfant, qui dois l'aller trouver, répond Rob./span/p
p class="p1"span class="s1"- Voici qui en décidera, lance Joeffrey./span/p
p class="p2" /p
p class="p1"span class="s1"emIls se battent et Rob tombe/em./span/p
p class="p2" /p
p class="p1"span class="s1"- Fuis, Joeffrey; va-t'en : les citoyens sont en alarme, et Robb Stark est tué. Ne reste point ains dans la stupeur. Le roi va te condamner à mort si tu es pris. Fuis, sauve-toi, va-t'en./span/p
p class="p1"span class="s1"- Oh! Je suis le jouet de la fortune./span/p
p class="p1"span class="s1"- Pourquoi es-tu encore ici ? /span/p
p class="p2" /p
p class="p1"span class="s1"emJoeffrey part, et arrivent une foule d'habitant de Port-Réal, suivie du roi, du la reine de Lord et Lady Stark et de leur suite./em/span/p
p class="p2" /p
p class="p1"span class="s1"- Où sont les vils auteurs de ce tumulte, demande le roi./span/p
p class="p1"span class="s1"- Noble roi, dit Tyrion en s'inclinant, je puis raconter toutes les malheureuses circonstances de cette fatales querelle. Voilà celui que le jeune Joeffrey a tué, et qui avait tué le parent de la reine, le brave Jaimie. /span/p
p class="p1"span class="s1"- Robb ! Mon fils ! O mon fils ! Cruelle vue! Hélas! Le sang de mon cher fils tout répandu! Mon roi, si vous êtes juste, pour notre sang, le sang des Lannister doit être versé. Mon fils, mon fils! se lamente Lady Stark./span/p
p class="p1"span class="s1"- Tyrion, qui a commencé cette rixe sanglante ?/span/p
p class="p1"span class="s1"- C'est Robb, que vous voyez icic tué de la main de Joeffrey. Joeffrey lui a parlé raisonnablement; il lui a prié de considérer combien la querelle était légère; il lui a présenté en outre quel serait votre courroux. Tout cela dit d'un ton plein de douceur, d'un regard tranquille, et même dans l'humble attitude d'un suppliant, n'a pu faire trêve à la violence désordonnée de Robb, qui, sourd aux paroles de paix, tourne la pointe de son épée contre le sein du brave Jaimie : celui-ci, tout aussi bouillant que lui, engage le fer homicide contre le fer. Joeffrey crie de toutes ses forces : « Arrêtez amis; séparez vous » et d'un bras plus prompte que la parole, il abaisse leurs pointes meurtrières et se précipite entre eux deux : mais un coup cruel de Robb se fait jour par-dessous le bras de Joeffrey et atteint aux sources de la vie l'intrépide Jaimie. Alors, Robb se sauve; mais quelques moments après il revient vers Joeffrey, chez qui venait de naître le désir de la vengeance : tous deuc y courent comme la foudre; car avant que j'eusse le temps de tirer mon épée pour les séparer, le courageux Robb était tué. Joeffrey l'ayant vu tomber a pris la fuite. Voilà la vérité, ou Tyrion consent à mourir./span/p
p class="p1"span class="s1"- Il est parent des Lannister; l'affection le rend imposteur : il ne dit pas la vérité ! hurle Lady Stark. Je demande justice; et toi, mon roi, tu nous la dois, Joeffrey a tué Robb; Joeffrey ne doit plus vivre./span/p
p class="p1"- Joeffrey a tué Robb, mais Robb a tué Jaimie : qui de vous payera le prix d'un sang si cher ? Pour son offence, nous exilons Joeffrey sur l'heure. Je suis intéressé dans l'effet de vos haines : mon sang coule ici pour vos querelles féroces; mais je saurai vous imposer une si forte amende que je vous ferai tous repentir de mes pertes. Je serai sourd à toute défense et à toute excuse. Que Joeffrey quitte ces lieux en toute hâte ! tranche le roi. /p
