Hey hey !
Oui beaucoup de publication sur ce compte aujourd'hui o/
So ! Le chap 4 est enfin là.
Une review sera toujours la bienvenu !
Alnia et Nyathalie du Staff.


La journée avait été comme elle était promis.
Entre les cris très peu masculin de monsieur 1m60 au sommet des montagnes russes et le magnifique moment où Antoine s'était cassé les cordes vocales dans le célèbre Ascenseur, la joyeuse bande d'amis avait bien rit.
Mais le meilleur moment, selon Mathieu, ça avait été cette délicieuse barbapapa (sur le texte original j'ai écrit « Barbe à papa »...) manger avec son amant, tout en s'embrassant, rendant les baisers doux et sucrées grâce aux cristaux de nuage sucré qui pétillaient sur leur langue s'entremêlant.
Antoine ne leur avait pas dit, mais il avait bien sur pris ce moment magique que vivait ses amis en photos. Il l'imprimerait en gros pour leur mariage. Ils diraient que ça les feraient chier, mais le sourire qui ornerait leur deux visage prouverait au photographe improvisé que tous deux appréciaient grandement ce présent.

Au moment de quitter le parc, Mathieu se heurta contre une jeune fille qui parlait tranquillement avec ses amies.

-Aie !

-Désolée...

-C'est pas grave .

-Bon... Aru Tu te bouges le cul ?!

-Oui ma Verlaine ! Attendey moi !

-Owi ma Rimbaud !

Et la jeune fille repartie en courant, sautant dans les bras d'une de ses amies qui possédait des cours cheveux bouclées, qu'elle caressa tout en l'écrasant avec un plaisir qu'elle ne prenait même pas la peine de dissimuler.
Tandis que ces jeunes femmes partaient enlacées, la plus petite sur le dos de la bouclée au pull orange, notre joyeux petit groupe les regardaient en souriant.

-Moi aussi!

-Quoi toi aussi ?

-PORTE MOI !

-Non.

-Mais... Méchant. ANTOINE ! PORTE MOI.

-Non.

-PERSONNE NE M'AIMEUH

-Si moi crétin '-'

-Alors... PORTE MOI !

-Non.

-Un câlin ?

-Oui.

Ils s'enlacèrent donc, tout en s'embrassant amoureusement tandis que leurs mains se mêlaient pour ne plus se quitter.
Ils rentrèrent tous trois, se séparant à regret lorsqu'Antoine partit de son côté.
Après quelques secondes de désespoir et de larmes, ils se rendirent chez eux, se jetant directement sous une douche brûlante.

Une fois propre et sec, ils allèrent dans le lit conjugal, paré de draps propres et de couleur grisâtre.
Ils s'enlacèrent de nouveau en se disant d'une voix sincère, attendrie, ensommeillée, et surtout amoureuse, un petit « Je t'aime » avant de s'endormir paisiblement dans une douce étreinte.

Un rayon chaleureux caressait son visage endormi, quand ce faisceau passa sur ses yeux clos, Mathieu grogna légèrement il envoya une main à sa gauche, constatant que le matelas était froid.

-M'amour ? Déjà levé ?

Aucune réponse ne lui parvint. Le jeune homme ouvrit alors les yeux, les refermant aussitôt, ne s'attendant pas vraiment à ce que la lumière soit aussi forte.
Ce qu'il pouvait détester le matin.., surtout lorsque l'homme qui partageait sa vie n'était pas présent à ses côtés, lui susurrant des mots doux au creux de l'oreille, le faisant délicieusement frissonner et surtout, surtout, il fait le café et lui apportait. Au lit. Si c'était pas un homme parfait ça... Et souvent avec une viennoiserie chaude en plus !

Mais là, non. Aucune mot doux, aucune odeur de café, ni de viennoiserie, et le lit était froid, plus dur qu'a l'accoutumé et les draps, différents.
Ouvrant les yeux une bonne fois pour toute, il s'habitua au soleil.
Les murs, les meubles, tous lui était inconnus.
Il n'était pas chez lui.
Où était-il ? Que faisait-il donc ici ?

Il se souvint soudainement de tout lorsque son regard capta un reflet renvoyé par un flingue.

Le sien.

Tout lui revint alors soudainement en mémoire.
Douloureusement, faisant rouler quelques larmes sur son visage, témoignage de regrets infini pour cet acte immonde qu'il avait osé commettre.
Une rage dévorante s'empara de lui.
Une rage contre lui même, contre la vie, contre la mort, contre son amant qui l'avait quitté trop tôt, contre la police inefficace, contre Nyo pour être l'ami d'Antoine, et surtout, contre Antoine.
Il le haïssait pour tout ce qu'il avait fait et pour tout ce qu'il était devenu à cause de lui.
Il se vengerait, dut-il en perdre la en perdre la vie. Il se le jura, essuyant rageusement le flot de ses larmes d'une main, écaillant légèrement son épiderme.

Il tuerait Antoine et se tuerait ensuite.
La boucle sera bouclée.

Son amour serait vengé, enfin. Et il irait ensuite brûler dans les immenses flammes de l'enfer pour l'éternité.