Pressés de savoir si Elena et Damon sont destinés? La réponse d'ici quelques lignes. En attendant, je vous avertie juste que le sort fait penser aux livres puisque c'est le même. Enfin, quasiment. Bref, seuls ceux qui ont lu les livres verront la ressemblance. J'espère que ça ne vous décevra pas et que le chapitre vous plaira. Comme je n'ai pas le temps de répondre à vos commentaires (merci d'ailleurs pour vos adorables coms'), je vous souhaite une bonne lecture.


Chapitre 36

En rentrant chez lui, le petit Salvatore était complètement désorienté. Il n'avait rien comprit à la dispute de ses parents. Pourquoi s'étaient-ils disputés? Comment en étaient-ils arrivés à de telles proportions? Ian ne comprenait pas, mais alors pas du tout les raisons de ce conflit et pensait que c'était de sa faute. C'est vrai, s'il n'avait pas bouder à cause de la soirée pyjamas chez Mathéo et Lilou, jamais personne n'aurait embêter sa Maman, et jamais celle-ci ne se serait mise en colère et disputé avec son Papa. C'était de sa faute, Ian en était persuadé. Tout comme se serait de sa faute si ses parents se séparent. D'ailleurs, le petit s'était persuadé que s'ils continuaient d'avoir des conflits, son Papa et sa Maman allaient se séparer. Et si jamais cela se produisait, lui, se retrouverait balader entre deux maisons. Un coup, il irait dans celle de sa Maman, et ensuite, il irait dans celle de son Papa. Mais jamais plus il ne vivrait avec ses deux parents. Et le bambin ne voulait nullement se retrouver dans une telle situation; il tenait trop à sa vie de famille. Alors, sous l'emprise de plusieurs sentiments, tel que la culpabilité, l'inquiétude, la peur, le petit s'était mit à pleurer devant son Papa qui n'arrivait pas à le consoler. Damon avait beau tout faire, il n'arrivait pas à calmer son fils.

Elena Gilbert tournait en rond, anxieuse, tout en écoutant attentivement les explications de Bonnie concernant le processus du sortilège. C'était un rituel vraiment simple, il consistait à inviter "la personne destinée" – les sorcières préférait substitué le mot "âme-sœur" par ce terme – à "un souper muet". Elena trouvait vraiment idiot d'appeler cela ainsi étant donné qu'elle ne comptait pas manger et qu'elle ne pouvait pas: si jamais elle bougeait, la personne qui lui était destinée disparaitrait. En plus, elle devait attendre minuit, pour faire cette fameuse rencontre! Si, sur le petit chemin qui montait chez elle, elle avait cru que c'était une bonne idée, maintenant elle se sentait complètement ridicule. Surtout qu'elle savait que se serait Damon qui apparaitrait devant elle! Cependant, une petite partie d'elle, sa partie pessimiste, cette petite partie d'elle qui lui rappelait sans cesse qu'elle n'avait pas le droit au bonheur, cette partie là, totalement irrationnelle, la poussait à vouloir aller jusqu'au bout de cette entreprise ridicule. Il faut bien reconnaître que le déroulement de ce sort est un peu ridicule. Après que Bonnie aurait consacré la pièce dans laquelle le souper muet aurait lieu, Elena devrait la préparer. Elle devrait, dans le plus grand des silences, dresser la table et la recouvrir d'une nappe en soie blanche, avant de déposer sur celle-ci des fleurs, des bougies parfumées et un couvert. Puis, elle devrait aller se positionner derrière l'unique chaise de la pièce, installée face à l'assiette. Ensuite, toujours dans un silence religieux, elle devrait attendre minuit pour inviter la personne qui lui est destinée à entrer et venir la rejoindre.

Elena se sentait soudainement extrêmement ridicule. Elle avait suivit à la lettre les instructions de Bonnie, mais elle ne pouvait s'empêcher de trouver le rituel sordide. Dresser une table et attendre l'âme-sœur – enfin l'appellation précise était "la personne destinée" – était totalement ridicule. Mais elle voulait savoir, alors aussi stupide puisse-t-elle se sentir, elle comptait bien aller au bout de son entreprise. Elle voulait le faire pour se débarrasser de ses angoisses et arrêter de faire souffrir Damon avec ses sordides et agaçantes scènes de ménages. Elle voulait le faire afin de se sentir sereine et d'arrêter d'empoissonner l'existence de sa famille.

Cependant, malgré la conviction qu'elle détenait au plus profond d'elle – conviction qui la poussait à se sentir doublement idiote de faire de la magie dans le seule but d'être rassurée et d'avoir la confirmation que l'homme de vie est bien celui qui lui était destiné – Elena entendait les murmures moqueurs et insupportables d'une petite voix intérieure qui lui faisait part de son pessimisme, en lui rappelant qu'à chaque fois qu'elle avait été heureuse, réellement heureuse, quelque chose avait gâché son bonheur. Ses parents étaient morts à cause d'elle, parce qu'elle les avait appelé afin de venir la chercher. Sa tante était morte à cause d'elle, sacrifiée par un vampire surpuissant, parce qu'elle avait le malheur d'être sa tante, la tante du double Petrova. Même John était mort à cause d'elle, il s'était sacrifié pour lui permettre de vivre. Tout le monde partait, le bonheur la fuyait comme la peste. Depuis la mort de ses parents, elle n'avait plus vraiment été heureuse. Elle avait entretenu l'illusion de l'être, pour survivre, pour surmonter tout ce qui lui était tombé dessus, mais elle avait oublié ce que c'était d'être heureuse. Excepté quand elle était avec Damon! Damon la faisait se sentir libre, vivante, heureuse. Il la rendait heureuse et lui offrait tout ce qu'elle désirait. Il mettait du piment dans sa vie, de l'aventure, parfois un brin de danger. Damon lui offrait des fous-rires inimaginables, un bonheur inquantifiable et la tendresse et l'amour dont elle avait tant besoin. Sans oublier que son fiancé lui avait donné une famille avec Ian et le bébé qu'elle attendait. Elena était pleinement heureuse, et c'était le fait d'être heureuse et d'avoir tout ce dont elle pouvait rêvé qui la terrifiait tant. Parce que ce pur bonheur qui lui était offert chaque jour pourrait très bien disparaître. Du jour au lendemain, elle pourrait perdre Damon et Ian, et elle était consciente que si jamais ils disparaissaient de sa vie, elle ne s'en remettrait jamais.

Plus l'heure fatidique approchait, plus la jeune femme se sentait angoissée, terrorisée et idiote. Elle se sentait vraiment bête d'organiser ce souper muet, et même si elle en était pleinement consciente, elle ne pouvait s'empêcher d'avoir peur à l'approche de cette rencontre. Jamais elle ne s'était sentie aussi idiote, et elle se sentait l'être encore plus en étant angoissée comme elle l'était. Quelle genre de personne organisait un souper muet? Il fallait être complètement névrosé et manquer de confiance en soi pour faire ce genre de choses! Ça, ce n'était pas elle. Elle ne faisait pas ce genre de choses! Pourtant, quand l'horloge avait sonné les douze coups de minuits, elle avait niaisement et les jambes flageolantes de terreur invité la personne qui lui était destinée à venir la rejoindre, à apparaître à de l'autre côté de la chaise.

Les quelques secondes avant l'apparition avaient été un véritable calvaire pour Elena. En l'espace d'à peine une minute, elle pouvait détruire sa famille si ce n'était pas Damon qui apparaissait face à elle. La jeune femme se sentait vraiment mal. Elle aimait Damon, elle l'aimait plus que tout, pourquoi avait-il fallu qu'elle fasse ça? Sa jalousie et sa peur de perdre son bonheur étaient ses pires ennemis et la poussait à faire n'importe quoi. Maintenant, durant les quelques secondes d'attentes, Elena vivait l'enfer. Son cœur battait à cent à l'heure, ses membres tremblaient et sa respiration devenait de plus en plus irrégulière. La jeune femme se sentait mal: elle était prise de bouffées de chaleur et d'insoutenable nausées. Elle se sentait défaillir, ce n'était plus qu'une question de minutes, de secondes même. Alors lorsqu'il se matérialisa enfin en face d'elle, le corps de la jeune femme la lâcha et elle s'évanouie.

Depuis qu'Elena était enfermée dans son salon, Judith Gilbert tournait en rond dans sa cuisine, peu rassurée pour sa nièce. Bien sur, Bonnie certifiait que le sort n'était nullement dangereux et qu'Elena ne risquait rien, mais, Judith ne pouvait s'empêcher de s'inquiéter. C'était plus fort qu'elle. Elena était le bébé de Grayson et Miranda, elle n'était pas n'importe qui.

«Oh mais qu'est-ce qui m'a prit de parler de ce sort? Pestait-elle contre elle-même. Si jamais ça se passait mal… Grayson n'aurait jamais laissé sa fille faire ça! Encore moins Miranda! Oh mais pourquoi il a fallut… Je ne suis qu'une irresponsable!

- Cool, Judith, ça va bien se passer, essaya de l'apaiser Jeremy. Bonnie n'aurait jamais accepté de faire quelque chose qui mettrait Elena en danger. Et puis Caroline a testé le souper, c'est un sort digne de la maternel: Elena ne risque rien.

- Tu es super gentil d'essayer de me rassurer, mais je ne peux pas m'empêcher de m'inquiéter pour ta sœur. Ce serait toi à sa place, je serais dans le même état! C'est de la magie Jeremy, c'est sérieux. Je serai rassurée quand ta sœur sera sortie de cette pièce.

- Et après tu te plaints que je suis trop paternaliste avec ta sœur et toi, se moqua gentiment Ric qui cachait son anxiété pour Elena.

- Ouais mais Judith à l'excuse d'être une Gilbert, les Gilbert ont un gêne cinglé! Plaisanta le jeune homme.

- Toi fait attention à ce que tu dis! Le gronda Judith sur un ton léger. Ne te moque pas de moi, Jeremy Gilbert!»

Le petit Ian avait eu du mal à se calmer; son père avait du se mettre en quatre pour lui faire sécher ses larmes. Damon avait du ruser pour amuser et divertir son fils et faire que celui-ci oublie son chagrin et ses inquiétudes. Et quand, enfin, Ian fut calme, le vampire disparut comme par magie sous les yeux de l'enfant qui se mit à pleurer de nouveau, tout en hurlant comme un fou, appelant vainement son Papa.

L'absence de Damon n'avait duré qu'une petite minute, mais durant cette minute fatidique, Ian était devenu hystérique. Le bébé avait cru qu'il était arrivé quelque chose à son Papa et avait peur de tout. Dehors, il ventait, et le bruit du vent effrayait le petit tout comme les crépitement du feu dans la cheminée. Tout terrorisait Ian. Son Papa avait disparu et sa Maman n'était pas rentrée. Il était seul, vulnérable, et horrifié à l'idée de ne plus jamais revoir son père, qu'il soit arrivé malheur à ce dernier. Alors quand son père se re-matérialisa à l'endroit même où il venait de disparaître, le bébé lui sauta au cou, sans pour autant cesser de pleurer. Il n'y arrivait pas. Il avait eu trop peur.

Durant la minute où il avait disparu, Damon s'était retrouvé face à Elena, chez la tante de cette dernière. Sa femme avait probablement fait de la magie à l'aide de la petite sorcière, le vampire ne voyait que cette explication pour justifier le fait qu'il se soit évaporé et retrouvé comme par enchantement chez la tante Judith. Et sa théorie soulevait plus d'une question, mais pour l'instant le ténébreux Salvatore ne souhaitait pas s'y attarder. Il avait vu Elena s'évanouir et se retrouvait face à son fils qui tremblait de peur. Il devait donc s'occuper d'eux, calmer Ian, tout en allant auprès de son impossible femme, têtue, bornée et possessive. Le vampire avait donc prit son bébé dans les bras et le berçait tendrement tout en prenant la direction du chalet voisin. Et, lorsqu'il était arrivé chez Judith, il n'avait pas prit le temps de sonner, il était entré, avait déposer Ian à l'entrée – bien sur le petit, toujours chamboulé par ce qui venait de se produire, avait suivit son père qu'il ne voulait plus quitter – et était allé dans le salon, récupérer sa belle évanouie tout en hurlant sur Bonnie. La sorcière s'était vue traiter d'irresponsable, d'idiote, de crétine, d'incapable, et bien d'autres adjectifs plus que péjoratifs; et si, dans un premier temps, ni elle, ni Jeremy, ni Bonnie, ni Judith n'avaient comprit pourquoi Damon l'insultait ainsi, tous devinrent fou d'inquiétude lorsqu'ils virent Elena reprendre peu à peu conscience.

«Maman! Maman! Cria Ian fou d'inquiétude. Maman, pleurait-il, terrorisé.

- Je vais bien Ian, arrête de pleurer, murmura Elena, démunie face à l'état dans lequel se trouvait son fils.»

Bien qu'elle était encore un peu chamboulée par son malaise, Elena avait tout de suite remarqué l'état de détresse dans lequel se trouvait son bébé. La jeune femme connaissait parfaitement bien ses deux Salvatore: elle savait lire en eux comme personne. Elle savait donc à quel point tous les deux étaient inquiets pour elle, à quel point ils avaient eu peur. Sans oublier qu'elle avait remarqué l'état de terreur dans lequel se trouvait son fils. Et bien sur, elle savait pourquoi. Encore un fois, son bébé était mal à cause d'elle: à minuit, quand elle avait invité la personne qui lui était destinée à venir la rejoindre, Damon avait disparu et Ian s'était retrouvé seul.

"Mon pauvre bébé qui a du avoir la peur de sa vie!" Songea la jeune femme en resserrant son étreinte protectrice autour du petit corps tout tremblant de son petit bout de chou, tout en croisant le regard interrogateur de son fiancé. Elena n'aurait pas eu croisé le regard inquisiteur de son compagnon, elle aurait tout de même su que celui-ci s'interrogeait et qu'il voulait avoir des réponses. C'était la nature même de Damon: il ne supportait pas d'être mis à l'égard et d'ignorer certains faits. Il devait avoir toutes les cartes en mains et être au courant de tout. Ainsi, à l'instant où elle avait reprit connaissance, la jeune femme avait su qu'elle devrait fournir des explications sur les événements surnaturels qui venaient de se produire, et, qu'elle et Damon allaient très probablement une nouvelle fois se disputer tellement elle avait agit de manière stupide en doutant de leur amour et des liens, indéfectibles, qui les unissaient.

«Ian, c'est fini, tout va bien, chuchotait-elle tendrement, en berçant le bébé contre elle tout en adressant un sourire rassurant à ses amis. Je suis désolée que tu aies eu si peur, c'est de ma faute si tu es dans un tel état, je suis désolée Ian, je te promets que je vais… penser à toi avant de faire des choses stupides.

- Mais, Maman, t'as rien fait de mal! Déclara simplement l'enfant, surprit par les excuses de sa mère.

- Si. J'ai… Pour commencer, je me suis disputée avec ton Papa: c'était complètement idiot, ton Papa et moi on s'aime, je n'aurais pas du… Je n'ai pas été très gentille avec lui et je n'ai pas pensé au fait que tu te trouvais au milieu de notre dispute. Ensuite… Ensuite, je te dirai ce que j'ai fait ensuite quand tu seras plus grand.

- Papa et moi on dit que t'es la plus zentille, alors dis pas que t'as été mézante! La gronda le petit. Dis Maman, tu vas bien pour de vrai? S'inquiéta-t-il. Pace que t'es blanche.

- Je vais bien, mon petit-ange, sourit la jeune femme en embrassant tendrement le front de l'enfant.

- Mais t'es tombé dans les pommes!

- Mais je vais bien, lui assura sa Maman. J'ai juste eu une grosse émotion, c'est tout.

- Oh quelle soirée! Se plaignit le petit. Toi tu me fais peur et Papa y m'a fait peur aussi. Y a disparu devant moi et z'ai cru qui reviendrait plus. Z'ai eut très peur!

- Hey Ian, je vais bien, lui assura son père. Et ta mère aussi va bien. Arrête de te faire du souci, tu vas prendre des rides! Et tu n'es qu'un bébé!

- T'es pas drôle, ronchonna le petit grognon.

- Ola! Moi je vois un petit vampire de mauvaise humeur qui va boire une pochette de sang avant d'aller faire un long dodo, souligna simplement Elena en se relevant. Aller on rentre à la maison, mon cœur.

- Oui, murmura le petit qui posait sa tête sur son épaule, épuisé. Maman?

- Quoi poussin?

- Ze ve pas avoir une maison avec toi et une autre avec Papa, confia le bébé, inquiet. Ze ve pas que vous divorcez!

- Arrête de te faire du mouron pour ça, ta mère je l'ai, je la garde! Lui certifia son père. Je l'aime. Même si elle vient de jouer l'apprentie Harry Potter!

- Damon je…

- Tu m'expliqueras pourquoi quand Ian sera couché, la coupa le vampire.

- Maman, tu ve pas divorcer? S'inquiéta le bambin.

- NON! S'écria Elena. Ian, non, bien sur que non. Oh, mon petit ange, ne t'inquiète pas pour ça, d'accord?

- Oui Maman, murmura le bébé en bailllant. Ze ve dormir, ze boirai du sang demain moi. Ze suis vraiment trop fatigué. Bisou à tata Zudith et on rentre à la maison!»

Elena était allée déposer Ian dans son lit tandis que Damon essayait de se détendre – le vampire n'avait toujours pas digéré les paroles qu'avait pu avoir sa compagne – tout en préparant un encas à la jeune femme. En effet, celle-ci venait d'avoir un malaise et était vraiment très pâle, Damon voulait qu'elle avale quelque chose histoire de reprendre des forces. Parce que, même s'il était en colère et blessé par elle, il l'aimait. Il aimait cette femme comme un fou et voulait prendre soin d'elle et de leurs enfants. Elena pouvait tout lui faire, elle pouvait le mettre hors de lui, il l'aimerait toujours. C'était ça le problème de Damon Salvatore, il aimait une femme qui adorait le rendre dingue!

«Damon, murmura prudemment la jeune femme en venant le rejoindre dans la cuisine.

- Mange! Lui ordonna-t-il avec autorité en lui tendant un énorme sandwich. Tu dois être complètement naze, rajouta-t-il face au regard interrogateur de sa compagne.

- Merci, sourit-elle timidement. Damon, je… Pour ce que je t'ai dis tout à l'heure, je suis désolée. Je sais que tu n'aimes plus Katherine et que durant mon coma tu as été fidèle mais… je ne sais pas trop l'expliquer, je…

- Tu es jalouse et possessive, la coupa le vampire. Oui, j'ai connu beaucoup de femmes avant toi, oui, j'ai été obsédé par Katherine, j'ai cru que je l'aimais, mais quand je t'ai rencontré toi, tu m'as complètement chamboulé. Tu m'as fait découvrir ce qu'était réellement aimer, Elena. Combien de fois il faudra que je dise que je n'aime que toi et que les autres femmes que j'ai pu connaître ne représentaient rien? Y comprit et surtout Katherine?

- Pourtant tu n'as juré que par elle durant près d'un siècle et demi! Cracha malgré elle la jeune femme. Je ne suis pas Katherine, je lui ressemble physiquement, mais, en réalité, je suis son opposée.

- Je sais Elena! S'écria Damon. Je sais que tu es son opposée et c'est ce qui me plait. C'est ce qui m'a séduit. Tu es tellement parfaite Elena, je t'aime comme tu es, arrête de croire… Je ne sais même pas ce que tu crois, mais je t'aime, il n'y a que toi. Tu es la femme que j'ai toujours voulu avoir et…

- Pourquoi moi? Demanda-t-elle simplement. Je n'ai rien d'extraordinaire alors que toi, toi tu es Damon Salvatore!

- Tu es tout sauf ordinaire Elena, bordel de merde! S'écria le vampire. Tu es douce, aimante, belle, intelligente, pleine d'esprit, hilarante quand tu es saoule, passionnée… Princesse, je pourrai rester des heures à te dire à quel point tu es merveilleuse et extraordinaire et à quel point je t'aime.

- Je sais que tu m'aimes, mais parfois… Enfin regarde moi, je ne suis qu'une humaine et toi tu es un vampire, je n'ai aucune armes pour te garder! D'ailleurs le bonheur à tendance à me fuir Damon!

- Pas cette fois, lui assura le vampire. Où veux-tu que j'aille, Elena? Je t'aime et je ne peux pas vivre sans toi.

- Je sais, mais, parfois j'angoisse et… Ce soir, après la scène que je t'ai faite, Bonnie m'a aidé. On a fait un sort, ça s'appelle un souper muet. C'est un rituel complètement débile, je ne te dirai pas ce que j'ai du faire, tu te moquerais de moi à vie, mais… Quand tu as disparu…

- C'était à cause de ton truc débile, ça j'ai comprit, ronchonna le ténébreux Salvatore. Ce que j'aimerai savoir, c'est ce que c'est que ce "souper je-ne-sais plus trop quoi"?

- Un rituel pour rencontrer la personne qui nous est destinée, répondit la jeune femme dans un murmure, craignant la colère de son compagnon.

- Tu doutais de nous à ce point? S'estomaqua Damon, furieux. Tu avais vraiment besoin d'un sort à deux balles pour savoir que je t'aime comme un fou? Enfin, si tu doutes de nous à ce point autant annuler le mariage. Ça ne marchera jamais si tu passes ton temps à être jalouse et angoissée.

- NON! Cria-t-elle. Je veux être ta femme, Damon, c'est juste… C'est moi le problème. J'ai peur de te perdre, j'ai peur que tu me laisses tomber. J'ai peur Damon, parce que je n'ai pas été aussi heureuse depuis très longtemps. La dernière fois que j'ai été si heureuse, mes parents étaient encore en vie. Après ils sont morts et…

- Ian et moi on va pas disparaître. Et le bébé non plus, lui assura plus tendrement son compagnon. Elena, cette souffrance, tu dois la laisser derrière toi et arrêter de croire que tu vas perdre le bonheur que tu as. C'est stupide. Tu as un fils qui te vénère, et moi, je suis fou de toi, mademoiselle l'angoissée.

- Je suis désolée.

- C'est bon, murmura simplement le vampire. Je peux te rassurer, j'ai un moyen pour te rassurer, mais, tu dois me faire confiance.

- Je te fais confiance Damon quelle question!

- Ça ne fera pas mal, ça va piquer au début mais tu ne souffriras pas, lui assura Damon. Ce sera juste très intense. Émotionnellement et physiquement, l'averti-t-il en sortant les crocs.»

Elena avait été surprise par cet assaut; elle ne s'attendait pas à ce que Damon la morde. Mais la sensation de la morsure n'était pas si désagréable. Au contraire, une fois passé la légère douleur dut à la piqure des crocs perçant la chair de son cou, l'expérience était formidable. Les sensations de la morsure étaient indescriptibles et merveilleuses. C'était comme si tout l'amour Damon l'envahissait, comme si un lien invisible et indéfectible les unissait. C'était vraiment une sensation enivrante et addictive. Et Elena en voulait plus. Elle voulait que cela ne cesse jamais. Son corps et son âme étaient enivrés de Damon. Tout ce que le vampire ressentait résonnait en elle comme un écho. Elena avait l'impression que son être tout entier fusionnait avec celui de Damon. C'était incroyable! La jeune femme se sentait envelopper par l'amour de Damon, elle avait l'impression que cet amour lui donnait des ailes et qu'elle flottait. C'était surréaliste tout cela! Comment une morsure pouvait-elle être si intensément irrésistible? Jamais Elena n'aurait cru vivre une expérience si extraordinaire! La morsure lui procurait un tel bien-être, c'était complètement fou! Elena était envahit d'amour et de désir. les crocs de Damon plantés dans sa chair lui procuraient une sorte de plaisir; la jeune femme ne voulait pas que cette sensation s'arrête. Elle voulait que Damon continue de la nourrir de son incroyable amour, elle ne voulait pas que ce lien établit par la morsure cesse. La brunette avait totalement perdu la raison, elle se fichait que son petit-ami la vide de son sang, tout ce qu'elle voulait c'était que cette expérience plus qu'intense ne prenne jamais fin! Parce que les sensations procurées par les morsures de Damon étaient exaltantes, excitantes, intenses. Ça allait au-delà du charnel! Sans oublier qu'enfin, enfin, elle savait comment Damon l'aimait! Il l'aimait au-delà de la vie, au-delà de la mort, au-delà du rationnel; il l'aimait comme il était impossible d'aimer. Il n'existait aucun mot pour qualifier à quel point il l'aimait et à quel point il avait besoin d'elle. Cet amour était fou, intense, incroyable! Aimer de cette manière pouvait détruire; c'était ainsi que la jeune femme voyait les choses. Damon l'aimait d'une manière telle, qu'elle avait le pouvoir de le briser. Elle pouvait le rendre heureux tout comme elle pouvait le détruire. Parce que Damon l'aimait au-delà de tout, d'un amour indestructible. C'était complètement fou de ressentir à quel point Damon l'aimait. Jamais la jeune femme n'aurait cru être aimé ainsi. Jamais elle n'aurait pu concevoir que quelqu'un puisse l'aimer ainsi. Ou aimer ainsi tout court.

La morsure n'était pas seulement enivrante pour Elena, elle l'était aussi pour Damon. Certes, ce n'était pas la première fois qu'il mordait une femme, en revanche, c'était la première fois qu'il se livrait et qu'il donnait à quelqu'un l'accès à toute son âme. Le vampire se donnait en toute transparence à sa compagne, et celle-ci en faisait de même. Et c'était ça qui rendait le ténébreux Salvatore si fébrile. Damon était enivré corps et âme par la douceur, la tendresse, l'amour d'Elena. Avec elle, tout était amplifié – enfin plus que d'ordinaire – et c'était merveilleux. Jamais le vampire n'avait été aussi heureux qu'en se nourrissant de l'amour d'Elena. Surtout qu'enfin il la comprenait entièrement!

Tout les deux étaient dans une spirale infernale qui les transportait dans un autre univers, au bord d'un précipice de bonheur. Chaque seconde qui passait renforçait l'intensité de l'échange et les guidait vers des plaisirs exquis.

«C'était juste… Waouh! Pourquoi tu n'y as pensé avant? Lui reprocha Elena, sur un petit nuage.

- Elena, tu ne dois pas t'y habituer, l'avertie Damon en se mordant son poignet et en le tendant à la jeune femme. Bois!

- Damon, non, contesta-t-elle. Je suis enceinte, je ne peux pas boire du sang de vampire. S'il m'arrivait quelque chose… Je ne peux pas.

- C'est aussi pour ça que tu ne dois pas t'habituer à ce que je te morde. C'est très addictif comme expérience. Tu te sens bien.

- Très bien. C'était super! Souria-t-elle malicieusement.

- Oui.

- Tu avais déjà fait ça avant?

- Oui.

- Oh!

- Ah non Elena, tu ne vas pas être jalouse! S'écria le vampire. Pas après…

- Je ne le suis pas, lui assura la jeune femme. Je sais à quel point tu m'aimes, je n'ai plus peur de te perdre. Je n'ai plus peur de rien! C'est juste que je n'aime pas le fait que tu aies déjà vécu quelque chose d'aussi intense avec d'autres.

- Donc tu es jalouse, en conclu Damon avec prétention. Je vais te confier un secret: c'est la première fois que j'ai ressenti les choses de cette manière. C'était magique! Tu me crois?

- Oui, murmura-t-elle tendrement. Damon?

- Quoi?

- Je t'aime, déclara amoureusement la jeune femme. Et je suis plus qu'heureuse avec toi.

- Moi aussi, dit-il en l'embrassant passionnément.

- Tu veux toujours m'épouser? Demanda Elena de manière rhétorique.

- Oui, rigola le vampire. Enfin c'est toi qui décides! Tu veux toujours te marier?

- OUI! S'écria-t-elle en enlaçant son fiancé. Je t'aime Damon, et oui, je veux t'épouser. Oh, je t'épouserai même un milliard de fois!

- Si il n'y a que ça pour te faire plaisir! Je t'épouserai aussi un milliard de fois, lui promit-il.

- Il me suffit de t'avoir pour être heureuse, le rassura Elena. Tu es mon bonheur. Hey, Damon?

- Ouais?

- J'ai toujours su que c'était toi! Lui assura-t-elle.

- Moi quoi?

- Ma destinée. Mon âme-sœur. L'amour de ma vie.»


Note de l'auteure: Alors ce chapitre, il vous a plu? Que pensez-vous du souper muet? Du Delena très présent dans ce chapitre? De la morsure? Que pensez-vous aussi des craintes qu'avait d'Elena? Que pensez-vous aussi de Judith, folle d'inquiétude pour sa nièce? Et de ce pauvre Ian qui a eu la peur de sa vie avec tout ce qui s'est passé?

Bon on se retrouve bientôt pour la suite, mais, en attendant, j'attends vos commentaires sur ce chapitre avec impatience.

Bises & passez un bon dimanche.

À bientôt.

Amandine.