Bon vous risquez de m'en vouloir encore après avoir lu ce chapitre, il fini sur un petit suspense. Mais après il fallait bien couper à un moment donné, pas le choix! Bon, aller, je réponds vite à vos adorables commentaires.
Jolieplante: Ian s'inquiète toujours pour sa Maman. Il l'a trop vu dans un lit d'hôpital, du coup, il est très protecteur envers elle et se fait énormément de soucis pour elle. C'est une conséquence logique vu leur passif. Quant au pardon pour Stefan, je peux dire que c'est mal barré. En plus Katherine a une idée derrière la tête qui pourrait jeter de nouveau de l'huile sur le feu. Je n'en dis pas plus, tu pourras faire des suppositions en lisant ce chapitre. Merci pour ton commentaire & ravie que le chapitre t'ait plu. Passe un bon dimanche. Bises & à bientôt.
Caro87: Oui, une bonne partie du chapitre précédent gardait l'état d'Elena abstrait. Mais je ne comptais pas lui faire perdre son bébé, elle, Damon et Ian ont déjà trop soufferts, ça aurait été horrible qu'ils aient à vivre ça. Idem pour un autre coma. Sinon ravie que le chapitre t'ait plu & merci pour ton commentaire. Passe un bon dimanche. Bises & à bientôt.
Virginie: Ian a besoin d'être nourrit, c'est clair. Mais il ne réclame rien. Il ne demande pas de sang, il est obnubilé par sa Maman. Evidemment qu'il était clair que le bébé irait bien, après toutes les épreuves qu'ils ont vécu, je n'allais pas rajouter la perte d'un bébé! De plus, aux vues de la prémonitions d'Elena (le rêve prémonitoire), il est sur qu'Elena et Damon auront un second enfant, donc CQFD comme on dit! En tout cas merci pour ton commentaire & ravie que le chapitre t'ait plu. Passe un bon dimanche. Bises & à bientôt.
Les Addicts de Damon: Ah ça oui, tout le monde veut un Ian chez soi! Normal que Damon perde les pédales, il va se renfermer un peu dans ce chapitre, devenir légèrement plus sombre. Enfin je n'en dis pas plus, tu verras bien en lisant le chapitre. Sinon merci pour ton commentaire & ravie que le chapitre t'ait plu. Passe un bon dimanche. Bises & à bientôt.
Biggi Salvatore: Quand ça, Katherine t'a surprise? Elle a plutôt été froide en rappelant à Stefan qu'il aurait du laisser Elena passer. Ian n'est pas un mini Damon pour rien, il agit exactement comme son père. Damon était paniqué et ne gérait pas les choses, il était énervé aussi. La preuve lorsqu'il a brisé le mur de l'hôpital. Mais oui, le sentiment dominant était l'inquiétude. La rage arrive. Elle variera avec des hauts et des bas. En tout cas, merci pour ton commentaire & ravie que le chapitre t'ait plu. Passe un bon dimanche. Bises & à bientôt.
Awakenza: Oui, Elena va être chouchouté en rentrant chez elle. Ian aussi sera chouchouter. Le pauvre a tellement eu peur, qu'il sera aussi chouchouter le petit chou. Sinon, merci pour ton commentaire & ravie que le chapitre t'ait plu. Passe un bon dimanche. Bises & à bientôt.
Bon je vous laisse découvrir ce 41ème chapitre, en espérant qu'il vous plaira. Bonne lecture.
Chapitre 41
Katherine revint de l'hôpital, épuisée. Elle détestait ce genre d'endroit: elle y captait trop de bavardages insipides et y voyait toutes les faiblesses humaines réunis. Ces établissements étaient un lot de vieillesse, blessures en tout genre, mortalité, bons sentiments, douleurs et peines. Ces endroits étaient la preuve que les humains sont faibles, mortels et pleurnichard; Katherine était incapable d'empathie envers eux. Tout ce qu'elle voyait était qu'ils étaient idiots de s'apitoyer sur leur sort et elle remerciait le ciel d'être devenue un vampire. Elle n'avait plus à ressentir de sentiments si elle ne le désirait pas. De surcroit, elle était immortelle, elle prenait donc de haut les humains qui étaient faibles et pitoyables. Ils tombaient constamment malades, vieillissaient, puis, mouraient. Leur vie était tellement soporifique, tellement peu enviable. Ils ne savaient vivre, ils étaient incapables de profiter des plaisirs que l'univers pouvait offrir. Ces créatures étaient des bébés, des pauvres petites choses qui se brisaient au moindre coup. Katherine les haïssait; les humains n'avaient rien d'intéressant pour elle. Aux yeux de la vampiresse manipulatrice et sans cœur, les humains et les problèmes de ceux-ci étaient insignifiants et ennuyeux. Elle les trouvait pitoyables. Seuls quelques uns, parfois, trouvaient miraculeusement grâce à ses yeux; comme, par exemple, Stefan et Damon, en 1864. À cette époque là, elle avait aimé la désinvolture de l'ainé des deux frères et s'était ironiquement prêté à désirer des choses humaines dans les bras du cadet. Elle était totalement tombée sous le charme de Stefan et depuis, elle l'avait toujours dans la peau. Rien, et encore moins le temps, n'avait pu changer ses sentiments pour le jeune homme. Katherine aimait Stefan, elle l'aimerait toujours. Pour lui, elle ferrait n'importe quoi. Pour lui, elle était prête à endurer la corvée rébarbative qu'était d'aller dans un sinistre hôpital, trouver de surcroit des nouvelles de son tellement soporifique, inintéressant et détestable sosie. Elle devait se répéter un milliard de fois qu'elle était là pour Stefan, par amour pour lui, pour qu'enfin il arrête de s'auto-flageller pour ce stupide accident. Son compagnon avait besoin de savoir qu'il n'a pas tué "la pauvre petite humaine, joujou de Damon". D'ailleurs, elle ne comprenait pas ce que son ancien amant trouvait à son pitoyable ennuyeux et moralisateur sosie, qui était loin de lui arriver à la suite. Mais ça, s'était un autre débat, un débat inintéressant pour Katherine. Damon n'avait plus aucun intérêt pour elle, ce qui l'agaçait était qu'Elena passait son temps à récupérer ses restes. La vampiresse vouait une haine sans nom à son double, elle s'énervait de voir cette sainte nitouche lui voler ce que jadis elle avait eut. De plus, elle rageait de voir qu'à cause de cette gourdasse, Stefan se morfondait dans la culpabilité. Une part d'elle désirait qu'Elena soit morte, mais l'autre part, la voulait vivante. Sans ça, Stefan se laisserait mourir à l'idée d'avoir tué la femme dont son imbécile de frère est tombé amoureux.
Katherine avait aimé Damon. Aujourd'hui elle ne l'aimait plus, elle le voyait juste comme un homme qu'elle avait autrefois aimé, un homme avec lequel elle avait passé de bons moments. Cependant, son côté égocentrique aurait aimé que le vampire continue de l'aimer, éternellement. Mais non, Damon avait fini par avancer, et était tombé sous le charme d'Elena. Et, même si elle ne voulait l'admettre, même si, elle passait son temps à enfermer ses sentiments à doubles tours dans un coffre blindé, la vampiresse devait reconnaître – et ce, malgré sa haine incommensurable pour sosie – qu'Elena et Damon formaient un beau couple et une belle famille. Ainsi, lorsqu'elle su que la jeune femme allait bien, elle ne pu s'empêcher de libérer quelques sentiments et d'esquisser ce qui ressemblait presqu'à un sourire sincère. Stefan n'avait plus aucune raison de culpabiliser, Elena allait bien.
«Elle va bien et elle est encore en cloque! Déclara la vampiresse en rentrant dans sa chambre et en s'asseyant lourdement sur un fauteuil. À croire que Damon et elle se prennent pour des lapins!»
Katherine était épuisée par sa petite journée chargée comme l'emploi du temps d'un ministre et énervée d'avoir du se déplacer pour prendre des nouvelles d'une personne aussi soporifique et dénuée d'intérêt comme Elena. Maintenant, tout ce qu'elle désirait était se prélasser comme un lézard au soleil, et s'occuper de sa petite personne. Elle étendit donc ses jambes et posa les pieds sur la table basse face à elle, tout en allumant la télévision, cherchant une émission intéressante sur la mosaïque des programmes. Et pendant que le seul souci de la vampiresse était télévisuel – donc d'une importance capitale! – Stefan se morfondait encore plus dans ses remords et sa culpabilité. La déclaration de Katherine, qui s'était voulu rassurante, avait eu sur lui l'effet inverse. Elle n'avait fait que le pousser à se sentir encore plus fautif de cet accident. Parce qu'il s'en était prit à une femme enceinte. À la femme enceinte de son frère! Non seulement il aurait pu tuer Elena, mais il aurait pu lui provoquer une fausse couche! Dans les pires des possibilités, il aurait pu apporter une pluie de malheurs à la famille de son frère. Stefan s'en voulait terriblement! D'ailleurs, l'allure coupable et torturé qu'abordait le jeune homme n'échappa pas à Katherine: celle-ci avait lourdement soupiré, agacée, déposant négligemment la télécommande sur le meuble adjacent à son fauteuil, puis se leva, et fit face au vampire. Elle était lasse des états d'âmes de Stefan. Elle l'aimait, c'était indéniable, mais elle ne supportait plus de le voir s'auto-flageller ainsi. C'était plus fort qu'elle, ça lui tapait sur les nerfs. Alors, elle décida d'en finir une bonne fois pour toute en concoctant un plan hors pair pour que son compagnon retrouve sa sérénité et que ses erreurs soient expiées.
«Non Katherine! S'écria Stefan, indigné. Tu es devenue complètement folle ou quoi?
- Je suis pragmatique Stefan, rétorqua-t-elle simplement.
- Tu n'as pas intérêt à faire ça, l'averti très sérieusement le vampire.
- Je ne compte pas me mouiller. Règle numéro un mon cher Stefan: toujours se trouver des larbins pour faire le sale boulot!
- Tu ne ferras rien! S'énerva-t-il. Tu n'hypnotiseras personne pour faire le foutu sale boulot de ton plan de psychopathe. Je te l'interdis!
- Tu ne me donnes pas d'ordres! Rétorqua dangereusement la vampiresse. Je fais ce que je veux! Et puis ce sera marrant! Ça fait longtemps que je n'ai plus embêté Damon et Elena!
- Damon, parlons-en justement. Réfléchis deux secondes, il saurait que c'est toi qui es derrière cette folie inqualifiable et il te tuera.
- Laisse moi rigoler, ton frère est un bébé par rapport à moi! Se moqua-t-elle cruellement.
- Je te déconseille de le mettre en colère, si tu fais ça… Ne le fait pas Katherine. C'est horrible et monstrueux, s'indigna Stefan.
- Oh il n'y aura pas de dégâts et tu passeras pour le héro, c'est tout bénéfice pour toi, soupira sa créatrice.
- NON! Hurla-t-il. Si tu fais ça, je te quitte!
- Chéri, tu en es incapable, se moqua Katherine, un sourire sadique aux lèvres. Le plan se passera bien.»
Depuis son coma, l'hôpital insupportait Elena. Rien que de penser y passer la nuit rendait la jeune femme malade. Elle voulait rentrer chez elle, retrouver sa maison, ses habitudes et passer la nuit dans son lit. Elle ne souhaitait pas rester dans cette chambre d'hôpital. Les murs blancs, insipides, lui donnait des hauts le cœur; elle savait qu'elle allait devenir cinglée si elle ne rentrait pas chez elle. C'est dans sa maison qu'elle se reposerait le mieux. C'est dans sa maison qu'elle retrouverait calme et sérénité. Elena avait besoin de ses proches. Elle a besoin de se retrouver avec eux, de prendre soin d'eux. Tout ce qu'elle désire est retrouver sa maison. Elle voulait rentrer chez elle, s'installer avec son fils devant la télévision et partager une bonne glace avec lui. Elle voulait rigoler aux éclats avec Damon, se chamailler avec lui, comme d'habitude. Elle voulait aussi passer du temps avec son petit-frère, papoter de tout avec Alaric et partager tout ses petits secrets avec Bonnie. Elena désirait juste retrouver une vie tranquille, loin, très loin des hôpitaux.
Bien évidemment, à l'instant où elle confiait vouloir rentrer chez elle, Elena se heurta à Damon. Le vampire n'était pas d'accord avec sa décision, il préférait que sa compagne rester à l'hôpital afin que les médecins puissent s'occuper d'elle. Il sentait et savait Elena trop faible pour rentrer chez eux. Il tenta donc de la raisonner et de la faire céder. En vain, il était de notoriété publique que lorsqu'Elena Gilbert a une idée en tête, rien n'arrive à la faire changer d'avis. La jeune femme campait sur ses positions en manipulant le vampire. "Je me reposerai mieux à la maison", disait-elle en faisant des yeux de biches irrésistibles au vampire. Damon se sentit céder en la voyant ainsi. Le regard suppliant et désespéré de sa femme était son talon d'Achille, Elena toute entière était son talon d'Achille, qu'importent les circonstances, le vampire était incapable de lui résister. Cette femme possédait des pouvoirs, des pouvoirs qui l'asservissait à elle. Elena l'ensorcelait, elle lui faisait perdre la tête et arrivait à le mener par le bout du nez. Elle était sa Reine, sa Princesse, sa Maitresse, alors que lui, Damon Salvatore, le vampire, n'était qu'un sujet, un serviteur, impuissant, obéissant simplement à la volonté et aux désirs de Mademoiselle Gilbert. Vaincu, il céda donc au souhait de sa compagne, complètement incapable de lui tenir tête.
«Je te promets que je me reposerai, souria-t-elle, heureuse.
- Tu as intérêt! Bougonna le vampire.
- Je t'aime mon Damon. Merci de me ramener chez nous, murmura-t-elle en l'embrassant. Merci, merci, merci. Je t'aime, je t'aime, je t'aime.»
Être aux petits soins pour Elena était le mot d'ordre. Dés que la jeune femme eut annoncé à ses proches qu'elle sortait de l'hôpital, tout le monde se démena pour lui offrir un accueil digne de ce nom. Ian partit avec Bonnie et Jeremy acheter un gros gâteau au chocolat et un énorme et magnifique bouquet de fleurs, alors que Judith et Alaric se rendirent d'un pas pressé chez la jeune femme pour nettoyer activement le sang incrusté dans le sol, afin que lorsque celle-ci rentre, elle n'ait pas cette vision d'horreur sous les yeux. Ensuite, Tante Judith, qui se sentait très impliquée dans le bien-être de sa seule et unique nièce, décida de préparer des plats, histoire d'absoudre Damon de cette corvée et de le rendre entièrement disponible pour Elena. Judith cuisina donc plusieurs repas, on aurait dit qu'elle cuisinait pour un régiment. Il y avait une salade verte au chèvre chaud, une autre de crudités, un plat de charcuterie, un plat d'hachis parmentier, des hamburgers maison, un risotto aux trois légumes, des tacos, une paëlla, un couscous, des beignets de crevettes et des acras de morue. Rien que ça! Et pire, c'est que la tante d'Elena continuait son ouvrage, sous le regard alarmé d'Alaric qui finit par intervenir en soulignant qu'il y avait suffisamment à manger.
Judith s'arrêta net. Elle observait la table de la cuisine, celle-là même où elle avait entreposé tout ses mets qui paraissaient délicieux. La femme regardait le fruit de son labeur et constatait qu'elle s'était laissée emporter. Elle avait tellement voulu rendre service qu'elle avait cuisiné machinalement, tel un robot. Elle n'avait pas prit le temps de compter les plats ou de prêter attention aux quantité de chacun d'entre eux, mais après observation, elle constata qu'il y avait de quoi nourrir toute la maison pendant une bonne semaine, facilement. Maintenant, Judith n'espérait qu'une chose: que tout le monde aime ce qu'elle avait cuisiné. Particulièrement Ian. Parfois les enfants en bas âges se montraient difficiles quand il s'agissait de leurs repas. Cependant, comme le confirma Alaric, Ian n'avait rien d'ordinaire. Et il était un fin gourmet, il n'y aurait aucun souci à ce niveau là: l'enfant allait tout bonnement se régaler.
Les paupières alourdies par la fatigue, Ian regardait la neige tomber dehors en se laissant bercer par la voiture. Sa tata Bonnie conduisait, et son tonton Jeremy n'arrêtait pas de parler. Mais le petit-garçon était bien trop fatigué pour faire la conversation, il regardait juste la neige tomber, en sentant ses petits yeux se fermer machinalement. Il avait beau lutté, il n'arrivait pas à rester éveillé. Même en y mettant toute sa volonté de fer, même en pensant à sa Maman dont il désirait s'occuper, Ian n'arrivait pas à lutter contre son besoin de sommeil. Il se sentait tellement faible. Le bébé avait bien évidemment conscience qu'il était le seul responsable de son état, c'était lui qui était resté silencieux et qui n'avait pas réclamé de sang; il ne pouvait de ce fait blâmer personne. Cependant, le bébé se sentait vraiment mal. Le petit-garçon souffrait d'une insoutenable migraine, sans oublier la douleur lancinante qui lui tiraillait le ventre. De plus, sa vision, d'ordinaire plus qu'excellente dût à sa condition de vampire, se flouait. Tout tournait autour de lui, Ian ne pouvait plus rien percevoir d'autre que la lumière du jour. Les flocons de neiges, pourtant énormes, lui étaient désormais invisibles. Quant aux sièges de la voiture, Ian ne voyait que de légers points noirs difformes. Les sons aussi lui paraissaient lointains, insignifiants, faibles. D'ordinaire, l'enfant percevait, de manière claire et distincte, le moindre bruit à des kilomètres à la ronde. Or, là, il ne discernait pratiquement rien. Les bruits lointains lui étaient devenus imperceptibles, quant aux bruits proches, ils lui paraissaient plus que faibles. La musique qui retentissait dans l'habitacle de la voiture, lui parvenait à faible volume. C'était comme si elle ne résonnait pas dans le véhicule mais à quelques kilomètres de là. Quant aux battements de cœurs que l'enfant avait toujours discerné avec force et puissance, Ian n'entendait rien. L'obscurité envahissait l'enfant sans qu'il soit capable de lutter contre. Peu à peu, tout s'éteignait. Les moindres sens du bébé, d'habitude aguerris, s'éteignaient, sans que Ian ne puisse les contrôler. Sa vision devenait de plus en plus floue, le noir l'envahissait. Son ouïe faiblissait jusqu'à ce que plus aucun bruit ne lui parvienne. Et toutes les forces de l'enfant disparaissaient en même temps que ses sens. Son corps même le lâchait et Ian ne pouvait rien faire pour y remédier. Il était impuissant, paralysé par sa propre personne.
Damon Salvatore ressassait inlassablement tout le mal qu'avait fait Stefan à sa famille. Il avait commencé par essayer de séparer Elena et Ian en effrayant le bébé, ensuite, il avait essayé d'embrasser Elena de force, puis il l'avait agressé. À deux reprises, et la seconde fois, la jeune femme avait terminé à l'hôpital. Le vampire résumait tous ces faits en boucle, et plus il se répétait tout ce que son frère avait fait, plus la colère augmentait pour se transformer en rage. Damon était enragé, comme fou. Il ne supportait pas l'idée que son frère ait pu faire du mal à Elena et Ian. Cette fois-ci, Stefan était allé beaucoup trop loin et il allait payer pour le mal qu'il avait fait. Damon se promettait de faire payer à son cadet ses méfaits. Le ténébreux Salvatore songeait à torturer Stefan, le démembre, puis le tuer. Tout ça, dans les pires souffrances.
«J'ai signé tout les papiers, on peut y aller, déclara Elena en venant rejoindre son fiancé. Vivement qu'on soit marié, comme ça, la prochaine fois, l'administratif, tu pourras t'en charger!
- Chérie, il n'y aura pas de prochaine fois! Clarifia le vampire en colère. Tu ne reviendras jamais ce genre d'endroit, Stefan ne te ferras plus jamais de mal, je vais y veiller personnellement!»
Elena observait Damon. Droit dans les yeux. Elle sentait qu'il allait mal. La jeune femme connaissait son compagnon par cœur, elle savait qu'il était fou de rage contre Stefan et elle sentait qu'il allait, tôt ou tard, faire quelque chose qui le ferrait souffrir et qui le changerait. Elena avait beau haïr Stefan, il restait le frère de Damon; la brunette savait que, quelque part, son compagnon tenait encore à son frère. Elle se souvenait que peu de temps après le départ de Stefan, Damon, complètement ivre et accablé par les agissements de son frère, lui avait confié certaines anecdotes. Des anecdotes concernant son enfance. Il lui avait raconté que petits, lorsqu'un orage s'abattait sur Mystic Falls, Stefan paniquait. Pour le consoler et honorer une promesse qu'il avait faite à sa mère sur son lit de mort, Damon restait avec lui, quitte à dormir avec si l'orage avait lieu la nuit. Alors, malgré toute la haine qu'elle éprouvait pour le cadet des Salvatore, Elena ne souhaitait pas que Damon faillisse à la promesse faite à sa mère. Son compagnon parlait peu de son passé, encore moins de l'époque où il était humain, mais le peu de fois où il avait abordé ses parents, Elena avait senti qu'il avait beaucoup de respect pour sa mère et qu'il l'adorait. Damon ne pouvait pas tuer Stefan. S'il le faisait, une partie de lui disparaitrait. Il deviendrait différent, plus sombre, plus distant, et les enfants et elle en souffriraient. La jeune femme devait donc trouver le moyen de calmer son compagnon et de le faire changer d'avis.
«Premièrement, je serai obligée de revenir dans un établissement hospitalier. Dans neuf mois précisément, dans un service qui s'appelle la maternité! Dit-elle sur un ton léger.
- Oh, souffla Damon. Bien sur, oui.
- Oui, répéta-t-elle en marquant une pause. Tu sais que je t'aime?
- Je sais, murmura le ténébreux Salvatore. Je t'aime aussi.
- Ian aussi t'aime. Et le bébé aussi t'aimera. On a une famille, un enfant qui dépend de nous, un autre prochainement.
- Je sais. Je suis ok à propos de ça, déclara le vampire.
- Je sais. Je sais que tu gères bien ton rôle de père et l'arrivée prochaine du bébé. Mais Damon, je m'inquiète pour toi! Avoua la jeune femme. À propos de ce qui s'est passé avec Stefan. Da…
- Je gère, la coupa-t-il brutalement.
- Je vois bien que non. Damon, je suis ta femme. Enfin bientôt je serai ta femme, tu dois me parler, l'encouragea Elena avec tendresse. Je peux tout entendre. Tu dois tout me dire. Je ne veux pas que tu fasses de bêtises.
- Elena, ce ne sont pas tes affaires! Clarifia le vampire avec froideur.
- Damon! Le gronda-t-elle. Bien sur que si. On est ensemble, on est une famille: ce sont mes affaires!
- Je vais le torturer, le démembrer, le tuer, assura Damon la voix dénuée d'émotion. Contente?
- Tu ne vas pas le faire! Le contredit-elle.
- SI!
- NON DAMON!
- SI ELENA!
- J'AI DIT NON! Gronda Elena. Je le déteste, Ian le déteste et tu le détestes. MAIS, il s'agit de ton frère. Quelque part, tu l'aimes encore. Et c'est normal. Si tu le tuais, tu t'en voudrais. Une partie de toi partirait avec lui, et les enfants et moi on te perdrait. Tu deviendrais une personne différente, et je refuse cela. Maintenant, tu vas te calmer, on va rentrer chez nous et je veux que, lorsque que tu te sentiras sur le point de franchir cette ligne, tu viennes me parler. Promets le moi! Promets moi que tu ne ferras rien à l'encontre de ton frère et que tu te confieras à moi. Promets le moi parce que tu m'aimes et que tu aimes Ian et le bébé!
- Promit, soupira le vampire, agacé de l'emprise qu'avait sa femme. Promit Elena.
- Je t'aime.
- Je t'aime aussi, sourit le vampire.
- On rentre à la maison maintenant? Demanda-t-elle en souriant. Ian me manque déjà, je suis impatiente de le prendre dans mes bras.
- Oui à moi aussi il me manque, renchérit Damon. On rentre.»
Un vampire, lorsqu'il n'était pas nourrit, s'affaiblissait avant de se momifier. Un humain meurt, puis, se décompose. Ian Salvatore, mi-humain, mi-vampire, fonctionnait à mi chemin entre les deux. Non nourrit, le petit-garçon voyait son cœur se stopper, physiologiquement il avait tout d'un cadavre mais n'était pas mort. Et contrairement à un vampire pure sang, il ne se momifiait pas. L'enfant avait plus l'apparence d'un mort, il avait tout d'un mort, mais il ne pouvait pas mourir, sa nature semi vampire le protégeait de la mort. Il avait simplement besoin de sang. D'énormément de sang! Il s'était affamé au point de devenir ce cadavre auquel il ressemblait. D'apparence, Ian semblait dormir, mais lorsque sa tante le toucha afin de le sortir de son siège auto, elle constata à quel point l'enfant était mal à point. Bonnie intima de suite à Jeremy l'ordre d'aller chercher des pochettes de sang, énormément de pochettes de sang, avant d'installer le bébé, en état cadavérique, parterre. Elle ne pouvait rien faire pour l'aider si ce n'est lui donner du sang.
Note de l'auteure: Alors ce chapitre, il vous a plu? Que croyez-vous que Katherine mijote? Que pensez-vous de la décision d'Elena de quitter l'hôpital? De Judith qui cuisine pour un régiment? De l'état de Ian? D'Elena qui réussit à calmer son Damon? Des pronostiques sur la suite?
Comme toujours, j'attends vos avis avec impatience.
J'espère que ce chapitre vous a plu.
Passez un bon dimanche.
Bises & à bientôt.
Amandine.
PS: Vous avez vous le 4x15. J'ai pleuré devant le 4x14 mais encore plus devant le 4x15. Les personnages, tout était émouvant dans cet épisode. Et je suis obligée de souligner la belle performance de Nina Dobrev. Ce qu'a demandé Damon à Elena, je trouve que c'est plutôt bien, elle ne souffre plus. Mais la fin avec la maison des Gilbert, quoi! J'évite de trop rentrer dans les détails pour ne pas spoiler. Sinon celles et ceux qui ont vu l'épisode qu'en avez-vous pensé?
