Je répondrai à vos commentaires au prochain chapitre, là je poste vite le 45ème en espérant qu'il vous plaise.


Chapitre 45

Sur le chemin qui les menait au centre ville, l'attention de Ian fut captée par un chaton. L'enfant adorait les animaux, dès qu'il avait vu l'animal, le bébé courut vers lui pour le prendre dans ses bras ignorant la proscription de sa mère. Elena craignait que Ian ne décide d'adopter le chat. Elle n'avait rien contre eux, mais elle savait qu'un chat, qui plus est lorsque le chat est inconnu, peut être porteur de maladies et certaines sont nuisibles pour les grossesses. La jeune femme ne voulait donc pas de chat au risque de mettre sa grossesse ou son bébé en péril. Mais Ian ne semblait pas prêter attention à ses mises en gardes. Il s'approcha du chaton, et lorsqu'il essaya d'attraper le félin, celui-ci se transforma en une personne. Une femme, blonde, le regard effrayant, un brin fou, venait d'apparaître face à lui. Autant quand son Papa s'amusait à se transformer en corbeau ou en chien, Ian était amusé, autant là, le bébé eut peur et tenta de s'éloigner de la vampiresse. Malheureusement, le petit n'eut pas le temps de s'échapper et d'aller rejoindre sa mère. La femme qui se tenait face à lui l'avait attrapé et menaçait de lui briser le cou si Elena ne devenait pas docile et obéissante.

Menacer le fils pour apprivoiser la mère était la technique employée de la vampiresse. Même si elle ne comprenait pas l'amour que portait les humaines à leurs agaçantes progénitures, Alice savait qu'il s'agissait du meilleure moyen pour les rendre obéissantes et les empêcher de se rebeller. Elle ne sous-estimait pas non plus l'enfant. Ces horribles petites créatures tant chéries par les humains se révélaient parfois être malicieuses. La vampiresse avait donc coincé l'enfant de manière à ce qu'il ne puisse plus bouger un seul pouce. Face à elle, Elena, dont le rythme cardiaque s'était dangereusement accéléré, complètement terrorisée à l'idée que l'inconnue ne rompe le cou de son fils adoré. La jeune femme ignorait si son fils – mi humain – pourrait se remettre de cela. Elle ignorait où se trouvaient les limites de Ian. Elle devait le protéger, et le seul moyen qu'elle connaissait pour le faire était de devenir docile. Elena était apeurée mais elle prenait sur elle. Pour Ian. Ian ne devait pas avoir peur. Dés qu'elle le pourrait, elle sauverait son bébé. Elle trouverait le moyen pour que Ian puisse s'enfuir. Son fils de deux ans n'avait pas à se retrouver prit au piège des menaces incessantes qui rodaient autour d'elle. D'ailleurs qu'importe l'âge de Ian, il n'avait pas à se retrouver menacer par qui que ce soit, comme elle pouvait l'être constamment.

Après s'être lissée les cheveux dans les toilettes d'un café, Katherine détourna une voiture afin que le chauffeur – à ses ordres, sous son hypnose – le conduise chez Judith Gilbert. La vampiresse se doutait bien que ce serait facile, Elena et sa tante ne se connaissaient que depuis quelques jours; pour Katherine, se faire passer pour son double serait encore plus enfantin que lorsqu'elle s'y amusait à Mystic Falls. Ce fut ainsi que Katherine – cheveux lissés, vêtements plus colorés et regard de chiot qui venait de naitre – sonna à la porte de Judith Gilbert, chez qui elle s'invita avec une facilité enfantine. La tante d'Elena ne se doutait de rien, tout s'était très vite déroulé et elle n'avait pas eu le temps de réagir. Sa fausse nièce était rentrée chez elle, l'avait immobilisé en la forçant à appeler Damon pour le faire venir chez elle. Et quelques minutes plus tard, le vampire arriva pensant que la tante de sa compagne avait une inondation chez elle. Or ce n'était pas le cas. À la place de l'eau envahissant le chalet, Damon vit son indésirable et agaçante manipulatrice de créatrice. Cette dernière ne semblait pas ravie, au contraire. Dés qu'il fut face à elle, Katherine, l'air féroce, lui bondit dessus, puis grogna en le plaquant au mur avant de lui parler d'Alice. Le ténébreux Salvatore ignorait pourquoi elle lui parler de "l'autre folle", comme il l'appelait. Pour lui, Alice était morte. C'était en tout cas ce qui s'était dit à l'époque dans le monde des vampires. Pour lui, les chasseurs ont tué Alice, pourquoi ce sujet revenait donc sur le devant de la scène?

«Elle n'est pas morte crétin! Gronda Katherine. Stefan l'a vu!

- Oh si maintenant on doit se fier à Stefan! Ironisa le vampire.»

Après tout ce que son cadet avait fait, Damon n'arrivait plus vraiment à accorder sa confiance à son frère. Encore moins à Katherine à qui personne n'avait jamais pu se fier. Cette dernière semblait mal avoir pris la remarque du vampire, mais au moment où elle voulut répliquer, son téléphone sonna. La police l'informait qu'ils venaient de retrouver sa voiture de location abandonner au bord d'une route peu fréquentée, sans personne à l'intérieur. Stefan et Nathan avaient disparu. Pas besoin d'être omniscient pour savoir ce qui s'était passé: Alice se trouvait dernière ça. Et en ayant enlevé Stefan et Nathan, la vampiresse déséquilibrée s'était faite une nouvelle ennemi de taille: Katherine Pierce. Cette dernière était folle de rage et jurait de la tuer dans les pires souffrances. C'est simple, de toute sa vie, la jeune femme n'avait jamais autant désiré tuer quelqu'un. Pas même Klaus.

"Je la tuerai avant!" Jura Damon, fou de rage. Qu'importe ce que Stefan pouvait faire, qu'importe ce qu'il avait pu faire, personne ne pouvait s'en prendre à lui. Le seul qui avait le pouvoir de planter un pieu dans le cœur de cet idiot, c'était lui. Et il ne le ferrait pas à cause de plusieurs fichues promesses. La première faite à sa mère, la seconde fait à Elena. D'ailleurs en pensant à elle, le vampire se rendit compte avec effroi que sa compagne et son fils se baladaient dans les rues de la ville, vulnérable, à la merci d'Alice qui pourrait s'en prendre à eux avec facilité. Car même si Ian savait se défendre, Damon doutait que son fils soit capable de faire face de quelqu'un d'aussi dangereux et effrayant qu'Alice.

Jeremy devenait complètement fou. Il était persuadé d'avoir posé son téléphone portable sur le plan de travail situé près de la porte d'entrée. Or il n'y était pas! Et au lieu de l'aider, Bonnie le disputait en lui disant qu'il avait du déposer son téléphone ailleurs. Comme d'habitude. Le jeune homme perdait ses affaires et sa compagne le grondait comme s'il s'agissait d'un enfant de deux ans. Et ils finissaient toujours par se disputer. Jeremy reprochait à Bonnie de l'infantiliser et de ne pas lui être d'une très grande aide dans ses recherches, tandis que la jeune femme lui répliquait que ce genre de situations était devenu tellement habituelles qu'elle était obligée de le traiter comme un bébé.

Stefan était ligoté à une chaise, bâillonné par un tissu de verveine. Il ne pouvait donc ni bouger, ni se libérer. Ses forces étaient amoindries. Ça faisait longtemps qu'il ne s'était pas immunisé à la verveine, sa résistance à la plante se trouvait diminuée. De plus, à chaque inspiration du vampire, le poison s'insinuait en lui, le paralysant à chaque fois un peu plus. Stefan se trouvait impuissant entre les mains d'Alice. Il ignorait ce qu'elle avait en tête. Avant qu'elle ne l'installe dans cette sordide pièce grise et humide, le vampire avait tenté sa chance en lui demandant ce qu'elle comptait faire, mais en guise de réponse, elle avait ricané comme une veille sorcière de dessin animé avant de tourner des talons en disant qu'elle avait "de grands projets". Rien de rassurant, bien au contraire!

Instinctivement, le regard de Stefan dévia vers le bébé. Alice l'avait posé dans ménagement sur le sol poussiéreux où, en plus de respirer toutes les saletés qui se trouvaient sur le sol, il devait être mal à l'aise, installé négligemment comme il l'était. De plus, il devait ressentir la tension environnante, il n'arrêtait pas d'hurler. Et pour couronner le tout, sa sucette se trouvait parterre. Et Stefan se trouvait dans l'incapacité de calmer son fils même s'il savait que Nathan devait cesser ses cris avant le retour d'Alice. À coup sur, cette dernière n'accepterait pas que le petit pleure et elle risquait de lui faire du mal juste pour qu'il se taise. En tout cas, Stefan se trouvait peut-être dans l'incapacité de protéger son fils mais il était certain d'une chose: Katherine devait être actuellement dans un colère noir, et il connaissait parfaitement sa compagne pour savoir qu'Alice allait le payer très cher. Surtout si elle savait que Nathan se retrouvait à respirer de la poussière! Il fallait bien reconnaître que s'agissant du petit, Katherine devait une mère poule ultra protectrice. Tout devait être parfait, l'environnement du bébé devait être sain. Une petite anecdote amusante revint à la mémoire du vampire. Ils étaient à la pharmacie, Katherine tenait le bébé serrer contre elle, les berçant pour calmer ses pleurs, tout en regardant les savons pour bébé. Il y en avait une petite dizaine en rayons, le vampire ignorait le quel prendre, alors il avait attrapé le premier venu. Aussitôt, Katherine l'avait retenu en lui disant qu'il y avait du parabène dans celui qu'il venait d'attraper. Puis, elle l'avait forcé à lire les ingrédients qui contenaient chacun des produits. Ensuite, son regard avait été attiré par le rayon des promotions où un savon bio y était exposé. Katherine le lui désigna du menton en disant qu'il n'y avait rien de meilleur pour la peau que du bio. Surtout pour une peau de bébé.

Ian ne pouvait toujours pas bouger: Alice le tenait de manière à ce qu'il soit totalement immobilisé. Il avait beau essayé de se libérer, il n'était pas cent pour cent vampire; elle était trop forte pour lui. Le bébé ne pouvait que regarder sa Maman d'un air désespérer. Il la sentait terrifiée, mais il voyait bien qu'elle essayait de ne rien montrer. Le bébé connaissait sa Maman, il arrivait à lire en elle. C'était plus difficile qu'avec son Papa, parce que sa mère ne pensait pas comme eux, mais plus il passait du temps avec elle, plus ça lui devenait facile. Ainsi, le bébé était sûr et certain que sa Maman avait peur. Et personne n'avait le droit de faire peur à sa Maman. Le bébé était en colère. Tellement que de sombres veines apparaissaient sous ses yeux. Elena s'en était rendue compte et préférait que le côté vampire de son fils reste le plus longtemps un secret. Il semblait que la blondasse ignorait la nature réel du petit, la jeune femme comptait s'en servir à leur avantage. Sans ça, Elena avait l'intuition que son fils serait ligoté à de la verveine. D'ailleurs lorsqu'elle entra dans la pièce où se trouvait Stefan, son sentiment se renforça alors que Ian s'agita des plus en plus en voyant son ancien bourreau. Cependant, la jeune femme trouva un moyen discret pour calmer son fils en lui rappelant discrètement comment respirer pour se détendre. Et Ian prit sur lui afin de rester le plus stoïque possible. Il ne bougea pas et laissa Alice l'attacher lui et sa Maman. Parce qu'il savait que c'était qu'il devait faire. Elena lui avait fait comprendre de ne pas agir. Et comme il avait confiance en elle, il lui obéit les yeux fermés même si pour lui c'était très difficile de lutter contre sa colère et son désir de combattre son agresseur. Mais le petit était intelligent, il attendrait le bon moment. Sa Maman et lui attendaient le bon moment.

Elena restait silencieuse, la peur au ventre. Ian restait collé à elle, observant silencieusement le bébé qui se hurlait parterre, à côté de lui. Bien qu'il était terrifié, le petit Salvatore ressentait le besoin de consoler le bébé. Il ignorait ce que ce petit-garçon faisait là, mais il pensait que si lui avait peur, ce petit bébé devait avoir encore plus peur que lui. Bien qu'attaché pieds et poings liés, le petit Salvatore s'allongea à côté du bébé sans osé prononcé un mot tant qu'Alice se trouvait dans la même pièce que lui. Cette dernière se trouvait face à Elena et la regardait avec un regard haineux qui fit frissonner la jeune femme. La brunette avait l'impression que la vampiresse lui en voulait personnellement. Et elle ne comprenait pas pourquoi, elle ne la connaissait même pas. Cependant, lorsque son ravisseur lui arracha violemment sa bague en la traitant de "moins que rien, indigne de Damon", Elena comprit que tout ça avait un lien avec son compagnon. Pourtant Damon n'avait provoqué personne ces derniers temps, ça devait donc remonter à plus loin. Mais la jeune femme connaissait peu le passé de son compagnon. Elle savait ce que Damon avait été, mais elle ne lui avait jamais demandé de détails sur sa vie passée. Mais elle ne comprenait pas ce que cette femme leur voulait. Il était certain, puisqu'il était ligoté et torturé à la verveine, que Stefan n'avait rien à voir avec cela; au contraire, lui aussi était victime de cette femme. Que leur voulait-elle? Et qui était-elle? Pourquoi s'en était-elle prise à eux? Elena était terrifiée, elle ignorait ce que cette femme allait faire. Pourtant, dans un élan de courage, elle finit par ouvrir la bouche pour demander à son agresseur ce qu'elle leur voulait et pourquoi ils se trouvaient ici.

«Tu veux vraiment savoir? Ricana machiavéliquement Alice, agitée. Tu n'es qu'une salope! Une salope opportuniste. Et je vais te tuer. Je sais tout de toi Elena Gilbert! Tu tiens une place importante dans ta ville natale, et tes parents, ainsi que ton papa John et ta tata Jenna t'ont laissé pas mal d'argent; je dois donc faire les choses bien et te traiter avec la dignité de ton rang. Tu as vraiment mal agit! Cette fois tu n'échapperas pas à la mort. Tu es vraiment dure à tuer. Il y a quelques années j'ai suivi Brandon, un délicieux jeune homme à Atlanta. Il m'avait mise très en colère. Je me suis bien amusée avec lui. Puis j'ai entendu des rumeurs. Damon Salvatore était à Mystic Falls. À cause du méchant Stefan, je cherchais Damon de partout: il était parti sans rien me dire! Et quand je suis arrivée à Mystic Falls, toi, sale petite pute, tu étais dans son lit. Et le lendemain, quand tu es partie, je t'ai suivi et j'ai poussé ta voiture dans le fossé. Tu devais être morte. Mais non, il y a fallut que tu sois vivante! Et avec Damon, à le forcé à jouer le rôle du papa pour ton bâtard! Alors j'ai décidé de venir te tuer. Et comme Stefan trainait dans les parages, j'ai décidé de le tuer aussi. Mais avant vous allez tous les deux souffrir. Ici on est dans une piscine municipale désinfectée, il faut juste que je trouve l'arrivée d'eau. Je sais tout sur toi Elena Gilbert! Papa et maman se sont noyés. Tu les as vu mourir, tu étais dans la voiture avec eux! C'est triste, déclara-t-elle sur un ton faussement compatissant tout en s'agitant de plus en plus. Et ce serait encore plus triste que ton bébé finisse comme eux. J'ai lu les rapports d'autopsies, apparemment c'est ta Maman qui est morte la première. Quelqu'un t'as sortie de la voiture mais tu as surement eu le temps de la voir mourir. Rappelle toi cette souffrance que tu as du ressentir, pitoyable humaine! Imagine maintenant ce mioche que tu aimes tant s'éteindre dans les mêmes conditions. Ce serait marrant. Ne me regarde pas comme ça, tu as demandé, j'ai répondu. Je vais noyer les bébés, ensuite, quand tu auras assez pleuré, je t'étoufferai ou je te forcerai à prendre des médicaments. Probablement les médicaments. Tu les sentiras agir et tu passeras pour une suicidaire. Ça collera parfaitement! La maman se donne la mort après que son fils adoré se soit noyé. La parfaite tragédie! Les humaines aiment trop leurs mioches! Ensuite, je m'occuperai de Stefan. En fait, je ne fais pas noyer le sale gueulard! Il me soule trop, je vais le démembrer délicatement sous les yeux de Stefan, dit-elle, tout sourire, en se tournant vers le vampire. Tu l'aimes beaucoup ce bébé Stefan? Je vais bien m'amuser avec lui. J'ai aussi des aiguilles comme instruments de torture. Je ne les ai jamais utilisé sur un corps aussi petit. Je sens que je vais bien m'amuser moi!»

Puis, Alice sortit de la pièce en ricanant machiavéliquement, annonçant sadiquement qu'elle partait à la recherche de l'arrivée d'eau. La vampiresse ne jeta même pas un seul coup d'œil à ses victimes. Elle se sentait fière d'elle. Ils étaient tous terrorisés. Alice songea qu'elle allait bien s'amuser; plus ses victimes étaient apeurées, plus elle s'amusait. Son plan était magnifiquement parfait. La salope qui lui avait volé Damon allait payé ainsi que Stefan. Ils allaient souffrir comme jamais ils n'avaient souffert, et elle aurait Damon à elle. À elle et à elle seule!

Elena tremblait de la tête aux pieds, elle était incapable de bouger, de penser, de parler. Plus loin, Stefan se débattait avec le peu de vigueur qui lui restait. Nathan pleurait encore et encore tandis que Ian était terrifié. Il voulait son Papa. il voulait partir loin de là, rentrer dans sa maison, jouer à embêter son tonton Jeremy, rigoler avec ses parents, câliner sa maman, préparer le mariage de son papa et de sa maman, noël, faire les travaux de la maison… Bref Ian voulait mener sa petite vie tranquille.

Une ou deux minutes plus tard, Elena retrouva l'usage de la parole. Son intuition et sa tête lui disaient que c'était maintenant qu'ils devaient agir. Elle murmura plusieurs fois le prénom de son fils, tout en lui soufflant des mots apaisants pour le rassurer et l'aider à affronter sa peur. Et ça fonctionnait. Comme toujours, même dans les pires situations, Ian accordait une confiance aveugle en sa mère. Si elle lui disait de ne pas avoir peur, il n'avait pas à avoir peur. Si elle lui assurait que tout se passerait bien, tout se passerait bien. Ainsi, le bébé s'empressa d'utiliser sa force vampirique pour se libérer, puis libéra sa Maman. Ensuite, Ian ne comprit pas pourquoi, mais sa Maman alla détacher Stefan. Non pas qu'elle pardonnait au frère de son compagnon, loin de là. Mais ils se trouvaient tous dans le même bateau et Elena savait qu'elle était incapable de faire face à son ravisseur seule. Tout comme Ian. Son fils avait beau être un petit vampire, il n'en restait pas moins un enfant. Et puis, il y avait ce bébé inconnu; Elena pouvait lire dans le regard de Stefan qu'il s'en souciait. De plus, son instinct lui disait de le détacher. Elle l'avait donc fait en mettant sa haine de côté. Ils avaient tous les deux un ennemi commun à fuir.

«On a besoin de son aide, murmura Elena en se penchant vers son fils. Maintenant Ian, tu dois être super fort. Tu entends où elle est? Demanda-t-elle à son fils qui lui désigna la gauche. Alors tu pars à droite. Tu cours le plus vite possible, dés que tu vois une maison, tu y rentres et tu hypnotises la personnes qui y habitent pour qu'ils n'obéissent qu'à toi. Puis, tu appelles ton père. Retiens les chiffres que je vais te donner…

- Ze connais par cœur le numéro de Papa. Et puis z'ai pris le téléphone de tonton Zeremy, lui apprit son fils. Tu viens Maman.

- Mon trésor, je suis moins rapide que toi. Je vais partir, mais je veux que toi tu sois le plus vite en sécurité, lui expliqua Elena. Fais moi confiance mon poussin. Et fais ce que je te dis! Lui ordonna-t-elle. Moi je dois d'abord faire en sorte qu'elle ne te suive pas. Une Maman prend soin de son bébé mon ange. Ne t'inquiète pas, tout ira bien. Fais juste ce que je te dis sans t'inquiéter. Je sais que c'est difficile, mais fais le Ian. Et n'oublie pas que je t'aime très fort et que je suis fière de toi. Aller file, coure très, très vite mon cœur. Sois le meilleur, comme toujours.»

Damon quitta la demeure de Judith à vitesse surhumaine, sans dire un mot, inquiétant Judith, qui s'empressa d'aller rejoindre son neveu pour lui rapporter ce qui venait de se passer, et Katherine qui décida de le suivre. Celui-ci pistait son fils et Elena. Leur trace s'arrêtait peu avant l'entrée du centre ville, là où se trouvait le téléphone d'Elena. Peu surprenant, Katherine aurait fait la même chose. Abandonner le téléphone portable pour être sûre que la victime ne soit pas localisable grâce à son mobile.

"J'aurai fait la même chose", déclara-t-elle d'un voix qui se voulait dénuée d'émotion. La vampiresse ne désirait pas se montrer faible. Elle ne voulait pas que Damon sache qu'elle s'inquiétait pour Stefan et Nathan. Elle ne voulait même pas qu'il sache qu'elle tenait à une créature aussi adorable et innocente qu'un enfant. Avouer aimer Nathan signifiait se montrer humaine, montrer qu'elle avait des sentiments. Personne ne devait le savoir. Sans ça, elle deviendrait à la merci de n'importe qui. Si des personnes qu'elle s'était mise à dos apprenait qu'elle aimait son fils, Nathan serait en danger. Elle ne pouvait pas montrer de sentiments en public à l'égard du bébé. Mais ça ne l'empêchait pas d'être intérieurement folle d'angoisse pour lui. Il n'était qu'un petit bébé, il n'avait que quelques semaines et se retrouvait kidnapper par une folle dingue! Elle avait de quoi se faire du sang d'encre pour lui! Bien sur, il se trouvait avec Stefan, mais Stefan était désormais végétarien – ce qui fallait mieux sachant de quoi il était capable sous régime de sang humain! – et ne sera pas capable de faire face à une vampiresse aussi puissante qu'Alice. Déjà que Damon, transformé à la même seconde que lui avait avec aisance le dessus lors de leur bagarres fraternelles, alors Katherine n'osait pas imaginer ce qui se passerait face à une vampiresse qui avait le double de son âge. Elle était vraiment inquiète, et même si elle le maquait très bien, quelque part, Damon l'avait senti. Mais il s'abstenu tout commentaire. À cet instant, pour lui, tout ce qui comptait était Ian et Elena. Il devait les retrouver. Et pour se faire, il avait besoin de Bonnie.

«Ça ne marchera pas! Cria Katherine, bloquée à l'extérieur du chalet de Damon. Elle a pensé au portable, elle a surement le pouvoir de bloquer tout sort de localisation! Et si elle ne l'a pas, je suis sure que cinglée comme les rumeurs la qualifie, elle a trouvé le moyen d'avoir une sorcière à ses côtés pour bloquer la version 2.0 d'Emily! On devrait plutôt… trouver un plan plus sérieux que Sabrina l'apprentie sorcière!

- Tu n'es pas incluse dans le "on", clarifia Jeremy, fou s'inquiétude pour sa sœur et son neveu. Et Bonnie est une sorcière hors pair!

- Emily était une sorcière hors pair, ta Bonnie est aussi catastrophique que l'apprentie des sœurs Halliwell! Cracha la vampiresse, vexant la sorcière qui lui déclencha des anévrismes. Qu'est-ce que je disais! Une légère migraine. Emily m'aurait mise à terre. Et pour en revenir à l'emploi du pronom "on", si tu avais entendu à quel point cette Alice est cinglée, tu ne discuterais pas ma présence ici. Elle a Stefan, je vais lui arracher le cœur et le lui faire bouffer! Personne ne touche à Stefan! Toi mini Gilbert tu veux récupérer ta sœur et ton neveu, moi je veux Stefan. Conclusion, je ne t'aime pas, tu ne m'aimes pas, mais nos intérêts sont communs. On doit donc se supporter.»

Damon était loin des disputes qui avaient lieu. Le vampire réfléchissait. Katherine n'avait pas tord. Pas concernant Bonnie, mais concernant le fait qu'ils étaient dans le même camp et que le sort de localisations ne servirait à rien. Il fallait trouver un autre moyen de retrouver Elena et Ian, et grâce au côté fourbe de son fils, le vampire savait ce qu'il fallait faire. Sans rien dire, le vampire alla chercher son ordinateur et le tendit à Jeremy en lui disant de localiser son portable. Et heureusement que Jeremy connaissait ses codes d'accès, sans quoi il n'aurait pas retrouver son neveu et sa sœur.


Note de l'auteure: Alors ce chapitre, il vous a plu? Que pensez-vous d'Alice & de son plan? D'Elena qui essaye de protéger son fils? De Ian qui s'allonge à côté de "son cousin"? De Katherine qui s'efforce à se montrer peste pour ne pas qu'on se rende compte qu'elle sait se montrer humaine?

Comme toujours, j'attends avec impatience vos commentaires.

Bises & à bientôt.

Amandine.