A/N : Les choses deviennent un peu plus chaudes entre les garçons.

Chapitre 13

Même si Blaine avait écrit la lettre le matin, Kurt s'assit à côté de lui au déjeuner et se pencha vers lui.

« Oui, je veux bien, » murmura Kurt dans le brouhaha de la cafétéria et Blaine soupira tandis que son souffle chatouillait son oreille et un grand sourire illumina son visage. Il se tourna atrocement lentement vers Kurt et l'embrassa rapidement sur les lèvres, ne remarquant pas les halètements des filles et quelques regards des gars. Ils se séparèrent au son de sifflements bas et regardèrent autour d'eux pour trouver tout le monde les regardant, attendant une réponse.

« Oh ouais il est mon petit-ami maintenant, » dit Blaine d'un ton penaud, devenant rouge et tout le monde rit.

« C'est ce qu'on pensait, » dit Mercedes en riant, « Vous êtes mignons. »

« Il était temps, » plaisanta Santana, « Je veux dire lady face t'a fait les yeux doux depuis un moment et nous nous demandions quand est-ce que tu aurais le courage. » Blaine se sentit embarrassé, qu'est-ce qui lui avait pris si longtemps ? Mais tandis qu'il pensait à ça, Kurt fondit sur lui pour un autre baiser et un "sexy" marmonné pût être clairement entendu à côté d'eux.

~oOo~

Blaine était au septième ciel pendant le reste de la journée, même des simples tâches comme aller en cours devinrent magiques quand c'était jumelé avec la pensée d voir Kurt à la fin de la journée et tandis qu'il marchait rêveusement vers le cours d'anglais, Kurt commença à s'approcher depuis la direction opposée. Le sourire de Blaine s'élargit impossiblement et tandis que Kurt s'approchait, Blaine caressa son bras avec ses doigts et l'embrassa rapidement sur la joue, juste parce qu'il pouvait. Kurt rougit et sourit et continua son chemin.

Les cours se passèrent horriblement lentement maintenant et Blaine n'avait rien à écrire sur ça parce qu'il ne pouvait plus se rappeler de ce qui se passait dans sa vie qui n'impliquait pas déjà Kurt. Il allait à sa voiture après les cours quelques jours plus tard pour qu'il puisse aller au café pour retrouver Kurt, quand une main bourrue l'arrêta alors qu'il était sur le point d'entrer dans sa voiture.

« Que… Karofsky ? »

« Ouais Anderson, » dit Dave tandis qu'il regardait autour du parking maintenant désert.

« Qu'est-ce que tu veux ? » dit Blaine d'un ton furieux.

« J'ai entendu dire que tu sortais avec Hummel maintenant ? » Karofsky ricana.

« Ouais, et alors ? » demanda Blaine.

« Sois juste prudent, c'est tout, » dit-il tandis qu'il se détournait de lui et qu'il commençait à s'éloigner avant que Blaine ne réponde et ne touche son épaule.

« Qu'est-ce que c'était supposé vouloir dire ? » dit Blaine.

Karofsky se retourna pour faire face à Blaine et l'inquiétude était évidente sur son visage. Il ne savait absolument pas pourquoi il parlait à Blaine de ça, pourquoi il l'avertissait ou faisait ressembler ça à une menace mais il était là sur le parking de toute façon et le besoin de courir le submergea presque. Blaine le regardait confusément.

« Rien, » murmura Dave et il s'éloigna, laissant Blaine plus confus que jamais mais il décida de continuer son chemin pour qu'il puisse retrouver de nouveau Kurt.

~oOo~

Alors qu'ils s'installaient avec leurs cafés, Blaine décida de le mentionner à Kurt, une fois qu'ils se seraient embrassés de nouveau. Les lèvres de Kurt avait le goût du café chaud maintenant et Blaine sourit dans le baiser, tellement reconnaissant de pouvoir faire ça aussi souvent qu'il le voulait et il ne devrait pas être satisfait juste avec la pensée de ces lèvres effleurant les siennes.

« Pourquoi est-ce qu'il a fait ça ? » demanda Kurt après que Blaine lui ait expliqué.

« Je ne sais pas, » dit Blaine, « Je n'arrivais pas à comprendre s'il me menaçait ou m'avertissait ou peut-être qu'il voulait juste parler ? » Blaine haussa les épaules tandis que Kurt ricanait.

« Je doute vraiment qu'il voulait juste parler Blaine, » dit-il, « Je veux dire, il a toujours agi comme s'il me détestait. »

« Jusqu'à ce qu'il t'embrasse, » lui rappela Blaine.

« Et bien, ouais, » dit Kurt en rougissant, « Mais ça ne ressemblait pas à un gentil baiser. J'ai eu mieux, » dit-il en souriant chaleureusement.

« Peut-être qu'il est toujours confus, » dit Blaine. « Est-ce que tu te rappelles quand tu as d'abord pensé que tu pouvais être gay ? »

« Ouais je suppose, » dit Kurt, réfléchissant, « Je pense que j'ai toujours sût. J'ai toujours eu l'impression d'être une étrange créature, allant contre la norme et quand les garçons de mon âge voulaient jouer au football et parler de filles je n'étais pas intéressé. J'aimais bien les filles pour parler avec, pour discuter de Vogue et de robes portées aux Oscars mais l'idée d'en embrasser une ne m'a jamais attiré. Les garçons d'un autre côté étaient différents. Dieu, je me rappelles d'un gars que j'ai vu dans les vestiaires quand j'avais à peu près treize ans, de l'eau coulant le long de sa poitrine après une douche et j'ai presque pensé que j'avais une crise cardiaque, il était tellement beau. » Il rougit plus fort à ce souvenir et Blaine rit seulement.

« Ouais, c'était comme ça pour moi je suppose, j'ai toujours aimé les filles quand c'était pour parler et je sais qu'elles sont magnifiques mais les hommes, et bien ils sont différents. Mais peut-être que Karofsky a cette réalisation maintenant ? C'était plutôt confus pour moi quand j'avais treize ans, ça doit être pire quand on a dix-huit ans. »

Kurt y réfléchit pendant un moment et hocha lentement la tête avec compréhension. Peut-être qu'il devrait faire plus d'effort avec Karofsky, lui tendre la main ?

« Ouais je n'y avait jamais vraiment réfléchi. Ça doit être dur. Ok, je lui parlerais si j'en ais l'opportunité mais il rend ça dur. Je veux dire, il a peut-être arrêté de me jeter contre les casiers mais les slushies avec Azimio restent toujours. Je ne peux pas m'empêcher de le traiter comme un imbécile s'il agit comme tel. »

« Je sais, » dit Blaine en souriant. Ils changèrent de sujet ; discutèrent de musique qu'ils aimaient et des livres que Blaine avait lus tout en continuant de boire leurs cafés. Kurt regardait intensément Blaine tandis qu'il parlait, aimant l'enthousiasme que Blaine affichait pour la musique, son visage s'illuminait et ses yeux écarquillés. Kurt pouvait sentir sa poitrine se gonfler juste légèrement tandis qu'il réalisait que ces sourires étaient réservés juste pour lui.

~oOo~

Leurs semaines continuèrent, Blaine et Kurt se jetant des regards et des baisers quand ils le pouvaient, allant au Glee club ensemble et partageant le déjeuner. Blaine remarquait parfois Karofsky les regardant à la cafétéria mais son expression ne semblait pas menaçante, plus timide et inquiète mais dès qu'il croisait le regard de Blaine il détournait les yeux. Blaine déposait une nouvelle lettre à l'endroit habituel dans le piano quand il remarqua Karofsky sa cachant derrière le casier et bien qu'il évitait les yeux de Blaine, il ne bougea pas de sa position. Blaine alla ensuite à sa voiture, ne remarquant pas que Karofsky était entré dans la salle de chorale.

Cher Kurt,

Je sais que je n'ai pas écrit depuis un moment et je voulais m'excuser pour ça. Je suis juste sur le point de te voir mais je voulais que tu ais quelque chose de doux à ouvrir quand l'école recommencera après Noël.

Je me suis promené par ici comme un chiot malade d'amour ces dernières semaines, depuis que tu m'as embrassé, depuis que nous avons dansé et depuis que tu as accepté d'être mon petit-ami. Je ne veux jamais descendre de ce nuage. J'ai pris l'habitude de te regarder de loin (pas d'une façon bizarre mais d'une façon "j'aimerai pouvoir mieux te connaitre") mais maintenant je peux te parler, maintenant je peux t'embrasser, maintenant je peux rire avec toi. Ces choses sont bien mieux que je n'aurais pût jamais imaginé.

Je pense que tu es magnifique Kurt. Tes yeux s'illuminent dans la pièce et je n'ai toujours pas été capable d'en décider la couleur. Je sais que le mot "bleu" ne peut possiblement pas être assez et parfois je pense qu'ils doivent être gris dans une certaines lumières. La façon dont ils s'écarquillent de surprise ou de plaisir, quand ils s'adoucissent après un baiser ou lorsqu'ils regardent les mien, je pense que je pourrais plonger dans ces yeux et ça ne me poserait pas de problème. Je pense que ce serait la seule façon de mourir.

La façon dont tes lèvres forment un léger sourire ou quand tu ris tellement largement que tu as des fossettes. Je pense que ce sont mes expressions préférées chez toi et ma poitrine se gonfle à chaque fois. La façon dont ta voix change suivant ton niveau d'excitation ou lorsque tu chantes. Je pense que je veux toujours que tu chantes, juste pour moi.

Je sais que nous nous sommes seulement embrassés mais je pense parfois que ton odeur me submerge alors que j'embrasse ta mâchoire et ça me prend tout mon self-control de ne pas embrasser et mordiller ton cou. Ta peau est magnifique Kurt, tellement pâle et parfait que je ne voudrais jamais la ternir.

Ne change jamais Kurt, tu es fantastique juste comme ça.

Blaine x

Cher Blaine,

Ce n'est probablement pas la lettre à laquelle tu t'attends à recevoir dans le piano mais je t'ai vu entrer dans la salle de chorale et poser ta lettre ici et je ne sais pas vraiment comment m'exprimer face à face pour ça. Je suppose que tu me détestes probablement pour ce que j'ai fait à Kurt et je comprends ça. Je me suis excusé mais je sais que parfois ce n'est pas assez.

Je suppose que maintenant Kurt t'a dit ce qu'il s'était passé, ce que j'ai fait. Je sais que tu le sais probablement déjà mais ça m'a pris un moment pour me sortir la tête de tout ça. Je ne veux pas être étiqueté comme tel et je ne peux même pas l'écrire dans une lettre ou me l'admettre mais je suis qui je suis.

Maintenant que j'écris ceci, je ne suis pas sûr de pourquoi je fais ça mais voilà. Je veux être capable d'en parler, je veux être confiant comme l'est Kurt et même si je sais que maintenant tu sors avec lui et je sais que tu es gay, je ne peux pas m'empêcher de me demander comment c'était de faire son coming-out comme ça. Est-ce que tu avais peur ? Comment est-ce que tu as fait ? Est-ce que tu n'étais pas inquiet des conséquences ?

Je sais que tu ne recevras pas ça avant la rentrée des vacances de Noël maintenant que celles-ci commencent et je ne sais pas vraiment comment je veux que ça marche. Je ne sais pas si je pourrais réussir à en discuter avec toi, ou le mentionner à quelqu'un. Je pense que le fait d'écrire quelque chose a aidé même si je suis un lâche pour tout le reste. C'est tout de même un début.

Dave

~oOo~

Noël arriva assez tôt et Blaine passa la journée avec sa famille, sa mère savourant son rôle et profitant de la compagnie de Cooper. Cooper avait accepté de revenir pour au moins trois jour, donc alors qu'ils étaient dans la cuisine à préparés les boissons de la soirée pour quelques-uns des amis de ses parents, Blaine demanda s'il pouvait voir les Hummel et Kurt.

« Oh, qui est Kurt, minus ? » demanda Cooper.

« Mon petit-ami, » répondit timidement Blaine. Cooper sourit largement.

« Bien joué B, » dit-il tandis qu'il le prenait dans ses bras et touchait ses cheveux.

« Petit-ami ? » demanda leur mère tandis qu'elle allait vers la porte de la cuisine en portant des boissons fraîches pour ses invités.

« Ouais maman, nous sortons ensemble depuis quelques semaines maintenant, » dit Blaine en la regardant prudemment, essayant de jauger sa réaction. Elle détourna le regard et quitta la pièce pour distribuer les boissons. Blaine regarda Cooper d'un air inquiet mais il lui sourit seulement en soutien.

« Donc est-ce que je peux y aller maman ? » demanda Blaine tandis qu'elle revenait dans la cuisine.

« Je ne sais pas si c'est une bonne idée Blaine, » dit-elle après un moment, évitant délibérément son regard.

« Pourquoi ? » demanda-t-il.

« Ouais pourquoi ? » dit Cooper en devenant énervé par la réponse de sa mère.

« Qu'est-ce que dirait ton père ? »

« Et bien s'il n'est pas encore sorti de son bureau pour parler à ses invités ce soir, je doute qu'il remarquerait l'absence de Blaine, » dit Cooper d'un ton énervé.

« Mais tu sais qu'il n'approuverait pas et il a dit qu'il descendrait après la conférence téléphonique. »

Blaine ne savait pas quoi dire. Il voulait vraiment voir Kurt, et avait dit qu'il espérait s'en aller quand il l'avait appelé ce matin pour lui souhaiter un joyeux Noël. Ils ne s'étaient toujours pas échangé leurs cadeaux mais Blaine ne voulait pas bouleverser son père ou inquiéter sa mère. Il regarda du visage énervé de Cooper à l'expression inquiète de sa mère et sa poitrine se baissa sachant ce qu'il allait faire.

« Ok, je n'irai pas, » dit-il d'un ton résigné.

« Oh si tu iras, » dit Cooper, poussant presque Blaine de la cuisine et les discussions étouffées dans le salon s'arrêtèrent, tout le monde essayant désespérément d'entendre ce qu'il se passait.

« Cooper, enfin, » dit sa mère.

« Il a besoin d'aller voir son petit-ami, » murmura Cooper à côté de son visage de façon insistante.

Ils se regardèrent pendant un moment, sa mère décidant jusqu'où irait Cooper et à quel point elle pourrait le couvrir. Elle hocha enfin la tête imperceptiblement et Blaine poussa un soupir de soulagement tandis qu'il se préparait à se glisser par la porte, tenant le cadeau de Noël de Kurt. Son large sourire était tous les remerciements dont Cooper avait besoin tandis qu'il tapait gentiment sur l'épaule de Blaine sur le chemin.

~oOo~

Blaine se sentait toujours bienvenu chez les Hummel et Noël ne fit pas exception. Dès que Burt ouvrit la porte à Blaine, se tenant là dans le froid, serrant son cadeau pour Kurt et avec son nœud-papillon rouge de fête au cou, Burt le fit entrer pour une grande étreinte.

« Joyeux Noël gamin ! » s'exclama Burt tandis qu'il le faisait s'avancer. « Kurt, viens voir qui est là, » cria-t-il.

« Blaine ! » dit Kurt tandis qu'il se précipitait vers la porte pour l'envelopper dans une étreinte chaleureuse et Blaine ne s'était jamais senti plus heureux. Burt était retourné au salon et Blaine se pencha timidement pour l'embrasser. Les lèvres de Kurt étaient chaudes et invitantes, ayant le goût de lait de poule et Blaine ne s'habituerait jamais au sentiment de ses lèvres contre les siennes.

Une fois qu'ils furent dans la chambre de Kurt, Blaine lui raconta l'échange bizarre de Noël chez lui avant d partir, et les yeux de Kurt s'écarquillèrent de surprise.

« Mais je pensais que ton père savait ? »

« Oui mais il ne l'a jamais admis et je suppose que c'est parce que je n'ai jamais eu de petit-ami avant qu'il n'a pas eu à s'occuper de ça. Je ne comprends pas vraiment où est le problème de toute façon. Je pourrais probablement avoir deux têtes et il ne le remarquerait pas il serait trop absorbé par une conférence téléphonique et des papiers. »

« Est-ce que tu vas lui en parler ? »

« Et bien ma mère semble penser qu'il n'approuverait pas donc je ne sais pas quel serait le but de la discussion. Mais je ne changerais pas qui je suis Kurt. Il va devoir vivre avec ça et je sais que je vais inquiéter ma mère mais je m'en fiche. » Blaine se sentit brave, comme s'il pouvait conquérir le monde et Kurt lui sourit chaleureusement.

« Et bien je suis content que tu sois là, tu m'as manqué, » dit Kurt tandis qu'il se penchait pour un autre baiser tandis qu'ils s'asseyaient sur le lit l'un en face de l'autre.

Blaine gémit dans le baiser et Kurt se retrouva allongé sur lit tandis que Blaine le survolait, l'embrassant toujours chaleureusement. Leurs lèvres bougèrent lentement l'une contre l'autre et Blaine explora les côtes de Kurt tandis qu'il s'allongeait sur le lit. Kurt rit tandis qu'il était chatouillé et les lèvres de Blaine commencèrent à voyager vers sa mâchoire et vers son cou.

« Quel est ce parfum que tu portes ? » grogna presque Blaine contre son cou donc le souffle murmuré voyagèrent sur la peau de Kurt, « Tu me rends fou Kurt… » Kurt fut surpris par le gémissement qui s'échappa de ses lèvres quand Blaine commença à sucer sur sa clavicule et caresser la peau nouvellement révélée au-dessus de la ceinture de son pantalon. Ils s'étaient embrassés plein de fois dans la sécurité de la chambre de Kurt mais normalement c'était trop pour Blaine qui était toujours timide de ses sentiments pour Kurt. Quand il se sentait trop submergé, ils s'éloignaient pendant un moment et regardaient un film mais aujourd'hui, après la pensée qu'il ne puisse pas le voir après tout, Blaine avait besoin de toucher, avait besoin d'explorer et de sentir. Ça n'embêtait pas du tout Kurt.

Kurt commença à toucher et caresser le dos de Blaine, ses muscles fermes sous sa chemise et des soupirs et des halètements s'échappèrent alors qu'ils se rapprochaient et savouraient cette nouvelle intimité. Blaine se sentait addict à Kurt, à le regarder, le toucher et cette odeur. Ce ne fut que lorsque Kurt gémit bruyamment quand l'érection de Blaine pût être fortement sentie contre sa cuisse, que Blaine recula comme s'il avait été brulé. Il soupira lorsqu'il regarda le visage de Kurt, ses yeux sombres, ses lèvres séparées et gonflées de baisers. Blaine s'assit et recula encore de Kurt, se détournant presque.

« Blaine ? » demanda timidement Kurt, ayant peur d'avoir fait quelque chose de mal.

« Je suis désolé Kurt, » murmura Blaine, n'osant pas le regarder, « ça devenait trop fort. » Il semblait tellement honteux de lui-même que Kurt rit presque mais à la place il se pencha en avant pour frotter son coude pour que Blaine le regarde correctement. Les yeux de Blaine revinrent sur ceux de Kurt.

« Ne sois pas idiot Blaine, j'ai complètement aimé ça et je ressens exactement pareil. » Et pour prouver sa phrase, il pencha le bas de son corps pour le presser contre la cuisse de Blaine. Les yeux de Blaine s'écarquillèrent et il sourit.

« Oh, » souffla-t-il et Kurt sourit. « Je suis juste submergé parfois et je… » sa voix s'estompa tandis qu'il regardait tendrement Kurt.

« Je suppose que nous n'en avons jamais discuté mais j'aime bien la vitesse à laquelle nous allons, » dit Kurt, « Je veux dire, je sais qu'aucun d'entre nous n'avons eu de petit-ami avant et nous devrions juste y aller lentement mais je sais que tu me rends un peu fou aussi et tu as une langue fantastique. » Kurt regarda timidement Blaine mais il sourit seulement en retour. « Echangeons les cadeaux ! » dit Blaine d'un ton excité.

« Ok, ouvre le mien d'abord, » dit Kurt tandis qu'il tendait à Blaine un petit cadeau, emballé soigneusement avec un nœud. Blaine sourit tandis qu'il ouvrait le livre, qui était un livre de lettres d'amour d'hommes géniaux.

« J'ai vu ça et j'ai pensé à toi, » dit Kurt en souriant.

« C'est fantastique Kurt, merci, » dit Blaine tandis qu'il se penchait pour embrasser lentement Kurt sur la joue. Il commença à feuilleter quelques lettres tandis que Kurt commençait à fredonner dans l'expectative.

« Oh ouais, voilà ton cadeau ! » dit Blaine. Tandis que son père s'était fait licencié de son dernier boulot, l'argent de poche de Blaine avait été supprimé, bien que son père travaille maintenant autant d'heures qu'il le pouvait et commence le processus pour devenir partenaire de la plus petite agence à Lima. Blaine supposait qu'il ne voulait pas dépenser de l'argent s'il pensait que ça pourrait encore s'arrêter. Il avait fait son cadeau pour Kurt avec des lettres alphabétiques depuis les lettres qu'il avait reçues de Kurt qu'il avait photocopié secrètement à l'école. Ça lui avait pris des jours mais il n'avait jamais été plus nerveux tandis que Kurt ouvrait lentement la boite.

« Oh mon dieu Blaine, c'est fantastique ! » dit Kurt d'un ton enthousiaste tandis qu'il ouvrait la boite qui révéla un anneau fait de lettre. « Ce sont mes lettres ? »

« Ouais j'ai fait des copies, je ne ruinerai jamais les originaux, » dit Blaine en souriant timidement.

« Qu'est-ce qui est écrit ? » demanda Kurt tandis qu'il murmurait les lettres qu'il pouvait lire, « J – E – T – A – I… »

« Je t'aime, » chuchota Blaine tandis que Kurt finissait et levait la tête, ses yeux bleus écarquillés de surprise.

« Tu m'aimes ? » demanda-t-il, souriant.

« Oui Kurt, mon dieu je t'aime, » dit Blaine, « Je pense depuis toujours… » il semblait embarrassé par cette admission et il baissa les yeux vers l'anneau dans la main de Kurt.

« Je t'aime aussi Blaine, » dit Kurt tandis qu'il se rapprochait pour embrasser Blaine chaleureusement, la boite posée à côté d'eux sur le lit tandis que Kurt se penchait vers Blaine, les lèvres toujours attachées et alors que Blaine s'allongeait sur le lit, un soupir pût être entendu entre eux.