4.
Fudge avait fait dormir les deux cousins dans une chambre du Chaudron Baveur. Dudley avait insisté pour ne surtout pas être séparé d'Harry. Il n'avait aucune envie de se retrouver seul, alors que des sorciers pouvaient entrer dans sa chambre à tout moment, pour le torturer, le transformer en il ne savait quoi, ou pire encore.
Harry avait déjà vu Dudley anxieux ou terrorisé. A vrai dire, à Privet Drive, à chaque fois que quelque chose touchait de près ou de loin à la magie, Dudley était au bord de la syncope. Mais, il ne l'avait encore jamais vu dans un état aussi extrême. Il était au bord de l'évanouissement dès qu'il tombait nez à nez avec une personne qui portait une robe, ou qui tenait une baguette à la main. Il se sentait menacé au moindre éternuement et tremblait de tout son corps, lorsque Harry s'absentait pour aller au toilette. Il l'avait même accompagné prendre sa douche, au plus grand désespoir d'Harry, et avait attendu près du lavabo qu'il ait fini, lui servant de porte-serviette.
Harry passait son temps à le rassurer, à lui dire qu'il ne risquait rien, que tout le monde s'en fichait de lui et que personne n'en voulait à sa vie. Ce rôle commençait à le lasser. Il ne pouvait s'empêcher de repenser à toutes les fois où Dudley lui en avait fait voir de toutes les couleurs et une partie de lui se disait qu'il avait mérité cette petite leçon. Il tirait un certain plaisir à le voir ainsi. C'était bien fait pour lui.
Mais, Dudley l'agaçait à le suivre partout. Il calquait chacun de ses gestes, faisant ainsi un pas à chaque fois qu'Harry en faisait un. Dudley s'était même mis dans la tête qu'il pouvait passer inaperçu s'il se comportait comme un sorcier. Il avait donc attrapé la baguette d'Harry, qui était rangée dans sa poche, et s'était mis à la secouer dans tous les sens. Harry était partagé entre l'envie d'éclater de rire et celle de lui foutre une droite dans la figure, pour qu'il se ressaisisse.
Il attirait plus l'attention qu'autre chose et face au ridicule de la situation, Harry lui arracha la baguette des mains.
– Arrête, idiot! Tu es un véritable danger ambulant!
Les yeux de Dudley s'agrandirent de stupeur, comme s'il réalisait qu'il aurait pu faire exploser quelque chose ou les envoyer tous les deux en Antarctique.
– Vraiment? s'étonna-t-il, visiblement impressionné, un sourire amusé lui étirant le visage. J'aurais pu lancer un sort?
Harry secoua la tête, lui rendant son sourire du mieux qu'il le pouvait. Non, évidemment que non. Il était incapable de faire marcher sa baguette magique. Elle n'obéirait jamais à un moldu et puis c'était tout bonnement impossible.
– Tu aurais pu surtout éborgner quelqu'un, soupira-t-il.
Les deux garçons se mirent à rire.
Une jeune femme à la peau sombre, les coupa dans leur éclat d'hilarité, en leur adressant un faible «bonjour». Puis, elle tourna vivement les talons en les sommant de la suivre. En un signe de tête, Harry grogna à Dudley qu'ils feraient mieux de ne pas traîner, en voyant qu'elle disparaissait déjà dans les couloirs.
Ils allaient sûrement retrouver Rogue, à présent. Harry aurait préféré passer ses vacances au Chaudron Baveur. Cela aurait été sans doute plus joyeux. Mais à choisir, son professeur était sans aucun doute préférable à la tante Marge. Quoi que. Il devait encore y réfléchir.
Ils furent installer dans une petite pièce, composée seulement d'un canapé, d'une petite table ou reposait de nombreux magasines, Harry pouvait reconnaître l'enseigne de la Gazette du Sorcier au bout de la pile, et d'une cheminée.
– Il ne va pas tarder, assura la jeune femme. Le ministre de la magie m'a demandé de vous conduire ici. Je vous laisse patienter, mais ça ne devrait pas être long. Au revoir.
Dudley la fixait avec une certaine arrogance et supériorité, qui ne semblait pas troubler le moins du monde la jeune femme. Harry avait presque envie de lui rappeler qu'elle aussi était une sorcière, mais y renonça. Il s'était visiblement calmé, il n'avait aucune envie de le voir de nouveau prendre conscience de l'endroit où il se trouvait. Il en avait assez du Dudley collant.
– Merci beaucoup, lui répondit poliment le jeune sorcier, qui fixait la cheminée avec appréhension. Bonne journée.
Très loin de se douter de ce qui allait arriver, Dudley se laissa tomber sur le canapé et se saisit du premier magasine qui passa sous sa main. Du coin de l'œil, Harry vit un bel hippogriffe aux plumes cuivrées sur la couverture. Il soupira alors tristement et se mit à penser à son parrain. Dès qu'il serait chez Rogue, il lui enverrait une lettre. Il ne savait pas où lui écrire, mais d'après Sirius, Hedwige serait capable de le trouver n'importe où.
La veille, Fudge avait fait envoyer la valise et la chouette d'Harry, directement chez Rogue. Harry avait gardé avec lui que le strict minimum. Grâce à la magie, le ministre avait également fait parvenir quelques affaires de Dudley dans leur chambre d'hôtel.
Un peu plus tôt dans la matinée, en sortant de leur chambre, qui n'était payée que pour la nuit, Dudley avait lancé son sac à dos à Harry, en lui ordonnant de le lui porter. Avant de rechigner, Harry s'était dit qu'il le préférait encore ainsi, qu'en petit trouillard pleurnicheur et avait donc rassemblé ses affaires dans le sac à dos de son cousin et l'avait balancé sur ses épaules.
Il attendait Rogue à présent et cette idée le renfrognait davantage dans sa mauvaise humeur.
Harry pouvait lire «..RY POTTER» sur le morceau pliée de la Gazette du Sorcier. Cela ne pouvait pas être une coïncidence. Il la déplia et en effet, il s'agissait bien de son nom. Il ne fut pas surpris de voir que la disparition de son oncle et de sa tante était détaillée en long, en large et en travers, avec tout un tas d'hypothèses farfelues. Dégoûté en voyant que la plupart concernait son parrain, il l'a lança avec dédain sur la table.
L'attention de Dudley fut attiré par la cheminée, qui brûlait soudainement de flammes vertes. Harry le vit plisser les yeux et retrousser les lèvres en une grimace d'incompréhension. Lorsque Severus Rogue apparut en son centre, Dudley fit un bond en arrière et se laissa ridiculement tomber derrière le dossier du canapé. Le cœur battant à tout rompre, l'unique fils Dursley se tenait la poitrine comme si elle allait exploser d'une minute à l'autre.
Rogue leva les yeux au ciel, puis les dévisagea silencieusement, avant de finalement soupiré.
– Professeur, je vous présente Dud..
– Je sais qui il est, le coupa Rogue d'un geste ennuyé de la main, tout en fixant Dudley avec mépris. Un empoté avec une tête pareille, ne peut être que le fils de Pétunia Evans.
Les sourcils d'Harry s'arquèrent, mais l'adolescent ne posa aucune question. Tout le monde semblait en savoir toujours plus que ce qu'il ne le devrait, de toute façon. Il avait arrêté de s'étonner de ce genre de choses. Harry vit Dudley serrer les poings, mais son dos cambré et ses yeux baissés, montraient à quel il craignait cet homme étrange de trente-trois ans, au long cheveux noir et au visage froid et sauvage. Le professeur Rogue parviendrait à calmer et faire taire des lutins de cornouailles d'un simple regard.
– Allez, dépêchez-vous, soupira-t-il en se dirigeant vers la porte. Je ne suis pas votre nounou, Potter, ne vous attendez pas à ce que je vienne vous prendre par la main.
Harry le suivit à regret, tout en entraînant son cousin derrière lui.
– C'est qui ce sombre abruti? grommela Dudley en dévisageant le dos de cet homme abject. C'est quoi son problème et comment connaît-il maman?
Harry haussa les épaules. Maintenant qu'il lui en faisait la remarque, c'est vrai que cela semblait encore plus absurde. Comment Rogue pourrait-il connaître Pétunia, alors que celle-ci haïssait au plus haut point la magie et voulait se tenir le plus loin possible d'elle.
– C'est un professeur à moi. Il me déteste et c'est largement réciproque.
– Il n'a pas l'air d'aimer beaucoup de choses dans la vie, remarqua-t-il à voix basse. En tout cas, moi qui n'était pas ravis de passer l'été avec la tante, je pense m'amuser bien plus que toi avec ce vieux cornichon. Tu penses que papa et maman sont morts? dit-il sur le ton de la conversation, prenant Harry de court.
– Je.. je ne sais pas, Dudley.
Son cousin se mit alors à rire.
– Suis-je bête. Ça te ferait plaisir qu'ils le soient, évidemment. Je suis sûr que tu dois leur lancer des malédictions dès que tu le peux, pour que tes petits amis les sorciers qui les ont enlevé, en finissent avec eux. Tu les hais. Tu n'attendais que ça.
– Je ne lance pas des malédictions et je ne souhaite la mort de personne, répliqua sèchement le jeune sorcier.
– C'est de ta faute tout ça. Ton Fudge, le ministre des gens anormaux, l'a dit hier soir. Le sorcier voulait t'atteindre toi, en enlevant papa et maman! C'est donc à cause de toi tout ça. Ce Sirius Black en a après toi! Nous on a rien demandé et pourtant, on s'en prend plein la figure.
– Sirius ne veut pas me tuer! s'écria Harry. Il était le meilleur ami de mon père! C'est mon parrain!
Rogue qui marchait un peu plus loin se retourna vers eux en entendant les éclats de voix, puis leva une fois de plus les yeux au ciel et continua sa route.
– C'est quand même toi le problème, Potter! Depuis que tu es arrivé, tu ne causes que des soucis!
– C'est une blague? Quel soucis j'ai causé exactement? J'ai toujours tout fait pour être le plus transparent possible!
– Bien sûr, comme la fois où tu m'as enfermé dans un bocal à serpent?
– Je ne l'aurais jamais fait intentionnellement, déjà, ce n'était pas de ma faute. Et je ne l'aurais pas fait si tu n'étais pas si stupide!
– Moi je suis stupide?
– Oui, toi et tes sales moldus de parents! Tout aurait pu être si facile! Si tu n'avais pas été si bête, méchant et cruel envers moi, on serait peut-être amis... comme deux frères. J'étais un bébé quand je suis arrivé. Je n'avais qu'un an, je ne savais même pas marcher encore. Je venais de perdre mes parents. J'étais tout seul. Et au lieu de m'aimer comme on aime un enfant, de mettre de côté la haine qu'ils ressentaient pour mes parents, ils ont décidé de me voir comme un parasite à exterminer. Tous les trois, vous avez fait de ma vie un véritable enfer, alors que tout aurait pu très bien se passer. On aurait pu être heureux tous ensemble.
Dudley ne disait rien, mais la colère déformait les traits de son visage. Toutefois, ce n'était rien à ce que pouvait ressentir Harry à cet instant. Il en avait longtemps rêvé de cette discussion avec lui. Ils suivaient Rogue, sans vraiment savoir où ils allaient, mais cela n'était pas important pour le moment.
– Je dormais dans un placard à balais. Alors que tu avais deux chambres à toi. J'ai vécu presque trois ans sans lumière, parce que l'oncle Vernon avait la flemme de changer l'ampoule qui était grillée.
– Ça ne t'a pas tué. De toute façon tu y allais pour dormir, non?
– Il m'y enfermait parfois en pleine journée!
– C'est que tu le méritais.
– Parce que j'avais éternué sans autorisation? ironisa-t-il. Alors que toi, tu pouvais taper du pied et insulter ta mère, parce qu'elle t'avait mis plus de viande que de mayonnaise dans ton assiette, mais tu n'étais jamais punis, ni même un peu grondé. Tu n'as qu'à exiger pour qu'ils rampent devant tous tes caprices, Dudley! Encore aujourd'hui, alors que tu as grandi. Tu avais toujours des tonnes de cadeaux à noël et pour tes anniversaires, alors que moi je n'avais que des regards méprisants. Tu crois que c'est quelque chose que l'on peut comprendre lorsqu'on a trois, quatre, cinq ans? Ne pas se sentir aimer, ni désirer, alors qu'on est si petit, alors qu'on a rien demandé à personne, c'est..
– Tu es jaloux, le coupa-t-il.
– Je ne suis p.. Tu ne comprends pas, ou plutôt tu ne veux pas comprendre. Ça ne sert à rien de parler avec toi.
Rogue s'approcha d'eux, la mine sombre et l'air désespéré. Harry observa autour de lui et remarqua qu'ils se trouvaient en plein cœur du chemin de traverse. Ils avaient tous les deux marché en se regardant dans le blanc des yeux, ce qui leur avait empêché de voir où ils allaient et ce qui se passait autour d'eux. Dudley devait brûler d'envie de demander où ils étaient, mais sa fierté était trop grande. Il préférait foudroyer son cousin du regard et éviter celui du professeur.
– Vous ne pouvez pas vous arrêtez de piailler pendant deux petites secondes? s'agaça Rogue en les dévisageant de la tête au pied. Attendez-moi ici, j'ai besoin d'ingrédients.
– Des ingrédients? répéta Dudley en haussant un sourcil.
– Pour mes potions, expliqua-t-il froidement, avant de rentrer dans le magasin devant lequel ils se trouvaient.
Rogue fut extrêmement rapide dans ses achats, inquiet sans doute à l'idée de les laisser seul dans la rue. Ils furent ensuite rapidement chez leur professeur, comme si tout avait été chronométré à la seconde.
La maison de Rogue était plutôt décevante pour Harry. Il s'était toujours fait beaucoup de film, mais en réalité elle était banale et modeste. Toutefois, à l'intérieur, elle paraissait plus spacieuse. Elle était à l'image de son propriétaire, froide et sombre.
Rogue leur présenta une chambre où se trouvaient deux lits.
– Vous dormirez ici, expliqua-t-il brièvement.
– Pourquoi?
– Pourquoi quoi, Potter?
– Pourquoi m'accueillez-vous dans votre maison?
– Je suis au moins autant enchanté que vous, à l'idée de faire du baby sitting, je n'ai pas supplié Dumbledore pour que ce soit le cas. Vous et votre célébrité auriez peut-être préféré une place dans un palace cinq étoiles, je présume?
– Le professeur McGonagall est ma directrice de maison. Elle est brillante, peut-être même plus que vous. Elle a plus d'expérience, de patience et elle ne me déteste pas. Au contraire, elle est juste. Cela aurait été plus logique que j'aille chez elle.
– Cessez-donc votre insolence. Je n'hésiterai pas à vous donnez des retenues, que vous effectuerez une fois de retour à Poudlard.
– Est-ce que je peux au moins envoyer une lettre à mes amis? demanda Harry, préférant changer de sujet.
– Faites ce que bon vous semble. Je n'en ai rien à faire. D'ailleurs sortez cette chouette de cette maison, elle est enfermée depuis hier soir et elle n'a pas arrêté de hurler. Elle est aussi insupportable que son maître.
Une fois Rogue parti, Harry s'empressa de rédiger sa lettre.
«Cher Ron,
J'espère que tu vas bien et que tout se passe pour le mieux au Terrier. Tu dois être content de passer du temps avec tes grands frères. Vous devez sans arrêt avoir les fesses sur un balais, je me trompe? Si jamais tu veux m'envoyer une réponse, je pense notamment à la coupe du monde de Quidditch, cela ne sert à rien de me l'envoyer chez mon oncle et ma tante. Tu dois sûrement être au courant de l'histoire, j'ai vu qu'ils en parlaient dans la Gazette et ton père en a forcément entendu parler à son travail. Je n'en sais pas plus pour l'instant. Avec Dudley, nous nous trouvons chez Rogue. Je vais rester chez lui pendant les vacances. La vie s'acharne sur moi, comme tu le vois, mais il y a pire je suppose. Je suis impatient de venir te voir. J'espère qu'il me laissera partir.
Je t'embrasse, toi et ta famille. Rassure Molly en lui disant que tout va bien. Je ne veux pas qu'elle s'inquiète.
Avec toute mon amitié,
Harry Potter.»
Le reste de la journée ne fut pas des plus agréables pour les deux garçons. Harry s'était replié sur lui-même, se battant contre deux fronts. D'un côté, Dudley lui envoyait des regards méprisants. Tandis que de l'autre, Rogue était simplement... Rogue. Égal à lui-même. Heureusement que Dudley allait très vite s'en aller. Mais il ne savait pas comment il allait pouvoir survivre un été entier dans une atmosphère pareille. Quoi qu'en y réfléchissant, il avait déjà passé de pires moments chez les Dursley.
Après le dîner, Rogue imposa à Harry de rester. Il ne lui en dit pas plus et l'entraîna dans son bureau.
Le jeune sorcier finit par s'asseoir, après que son professeur ait eu levé la voix pour se faire obéir. Harry n'avait aucune envie de l'écouter et il espérait qu'il allait être rapide.
– Vous voyez ceci, expliqua-t-il en désignant un flacon. C'est une potion tue-loup. Elle sera pour Lupin.
– Vous allez continuer à lui fournir de la potion, alors qu'il n'est plus à Poudlard? s'étonna Harry.
– Ne. Me. Coupez. Pas. La. Parole. Potter. Pour Lupin, il le faut bien. Vous viendrez la chercher une semaine avant la pleine lune.
– La chercher où ça?
– Cela fait déjà un moment qu'elle est faite celle-ci, continua-t-il en ignorant son élève. En réalité, c'est la potion qu'il n'a pas prise, pour la fameuse nuit où vous avez eu l'honneur de rencontrer votre.. parrain.
Il avait dit ce mot avec un profond dédain.
– Je me suis procuré des ingrédients pour en refaire, ce matin, reprit-il, lorsque nous étions sur le chemin de traverse. Il ne sera qu'un loup inoffensif, grâce à la potion, mais ne sera pas en mesure de vous protéger si besoin est. Il sera totalement abruti par la potion. Vous viendrez donc ici tous les vingt-huit jours.
– Mais... qu'est-ce que vous êtes en train de dire?
– Vous ne comprenez pas quand je vous parle? Vous voulez peut-être que je vous explique tout ça en fourchelangue?
Harry failli répliquer qu'il en était incapable, mais préféra s'abstenir. Il était bien trop heureux à cet instant précis.
– Je vais..vivre..avec Lupin?
– Et bien! Il en faut du temps pour cela monte à votre cerveau. Je comprends pourquoi vous êtes si médiocre dans mes cours. Avant que vous ne soyez en surmenage, je vais continuer à vous expliquer ce qui va s'en suivre. Le professeur Lupin a déjà été averti par le professeur Dumbledore, qui s'est assuré de l'état convenable et sécurisé de sa...demeure.. si on peut appeler ça ainsi.., afin de vous accueillir. On raconte que les Weasley vivent dans le luxe, comparé à votre cher professeur.
Harry plissa les lèvres en l'entendant parler ainsi de la famille Weasley. Mais préféra se taire, plutôt que d'attirer sa colère. Il voulait en savoir plus. Voyant que Rogue était pensif, Harry prit la parole.
– Et quand est-ce que j'y vais? demanda doucement Harry, sans pouvoir réprimer un sourire des plus joyeux.
– Une fois que votre cousin sera parti, je vous mets dans la cheminée et vous serez hors de ma vue. Bien évidement, Fudge n'est pas au courant. Pour la lois, je suis votre tuteur. Vous habitez dans cette maison tout l'été, Potter. Tout le monde pense et doit penser cela. Est-ce bien clair? Monsieur Weasley et Miss Granger ne seront bien entendu pas au courant de l'endroit où vous vous trouvez réellement, ni avec qui. Je vous préviens, un seul mot à qui que ce soit et vous revenez immédiatement ici. Suis-je bien clair? Et n'oubliez pas de venir chercher la potion ou vous risquez de servir de repas du soir.
– Oui, professeur.
– Une autre chose. Si jamais je vous appelle et que je vous ordonne de venir. Vous venez. Pas de questions. Pas de discussions. Vous obéissez, Potter. Si je reçois de la visite, il faut impérativement que vous soyez présent. Ma cheminée et celle Lupin seront reliées entre elles.
Après un long moment de silence, Harry le brisa une nouvelle fois.
– Puis-je me retirer professeur?
– Je suis en train de réfléchir, mais je ne vois rien de plus à ajouter. Donc oui, allez-y. Si quelque chose d'autre me revient, je vous avertirais. Pour ce qui est du reste, je ne veux aucune bruit à partir de maintenant. Je veux le silence le plus complet et à 22h, je veux que vous soyez tous les deux dans vos lits, en train de dormir. Demain matin, le petit-déjeuné est à 8h. Vous vous lèverez donc à 7h, pour vous préparer convenablement dans la salle de bain. Que je ne vois aucun de vous descendre en pyjama. Potter, j'attends de vous, évidement, que vous portiez votre robe de sorcier. Pas de vêtements moldus dans cette maison. Pas d'uniforme de Poudlard, non plus. Je n'ai aucune envie de voir les couleurs de Gryffondor entre mes murs. Sortez, maintenant.
Une fois à l'extérieur du bureau, Harry soupira lourdement, mais son cœur était bien plus léger à présent.
Merci à toutes les personnes qui me laissent une review, vous êtes mes muses, sincèrement. Vous ne pouvez pas savoir à quel point vos mots m'encouragent. Vous êtes tellement gentils. Je vous remercie.
ps : aujourd'hui, nous sommes le 3 novembre. Joyeux anniversaire mon Sirius d'amour, pour la première fois.
