8.
Allongés par terre, entourant un plateau de jeu, Sirius, Remus et Harry faisaient une partie de trival poursuite version sorcier. Des chips et des bonbons de chez honeydukes jonchaient le sol, ainsi que des verres de bièrraubeures et de jus de citrouille. Sirius avait souhaité marquer le coup, en s'amusant toute la journée. Ce qu'il avait parfaitement réussi. Son ami et son filleul semblaient prendre beaucoup de plaisir à jouer à de nombreux jeux.
Remus haussa un sourcil et se tourna vers le plus jeune.
– Tu es prêt Harry?
Le concerné hocha positivement la tête. Il essayait de ne pas rire, alors que Sirius s'amusait à lancer des dragées surprises dans les airs. Celles-ci rataient toutes leur cible. Au lieu d'atterrir dans sa bouche, elles finissaient à l'intérieur de sa chemise.
– Arrête de le déconcentrer toi, grogna Remus en jetant de l'eau sur sa figure, avec l'extrémité de sa baguette.
Sirius s'essuya avec sa manche et le foudroya d'un regard faussement outré.
– On ne peut plus rien faire dans sa propre maison, se lamenta-t-il finalement. Et peut-être que c'est mon but, tu ne crois pas? De le déconcentrer.. Il ne lui reste qu'une seule couleur et il a terminé. Je n'ai pas envie de perdre contre un gamin de treize ans moi.
Comme toute réponse, Harry lui fit une grimace.
– J'ai bientôt quatorze ans, sourit Harry.
– C'est pareil.
– Mauvais joueur, soupira Remus.
– C'est faux, sourit-il.
– Enfin, bref, Harry, couleur bleue, catégorie médecine. De quel sort les magicomages se servent-ils pour faire apparaître une attelle? Pas besoin d'être magicomage, cependant. Je l'ai bien fait pour Ron, quand Sirius lui a massacré la jambe.
– Ne l'aide pas! grogna son ami en lui sautant dessus pour l'écraser de tout son poids et plaquer sa main sur sa bouche pour le faire taire.
Pendant que les deux adultes se chamaillaient en riant, Harry fouillait dans son esprit pour se souvenir de ce foutu sort. Il l'avait entendu, en effet, cette nuit là, même s'il n'y a pas vraiment fait attention. Alors que Ron était en train d'agoniser, en exagérant auprès d'Hermione en disant qu'il allait perdre sa jambe, Harry était bien trop occupé par Sirius. Son parrain l'avait entraîné à l'écart, pour lui demander d'habiter avec lui. Remus avait dû faire une attelle à Ron, alors qu'ils étaient encore dans la cabane. Ou juste devant. Pourquoi ne faisait-il jamais attention? Hermione saurait immédiatement la réponse, elle. D'ailleurs, elle gagnerait haut la main à ce jeu.
– Ferula! s'écria soudainement Harry, un sourire sincèrement joyeux sur le bout des lèvres.
Sirius se laissa tomber en arrière.
– Gagné! sourit Remus en levant sa main pour qu'Harry puisse taper dedans.
– Bande de tricheur, maugréa Sirius. Vous vous êtes ligués contre moi, en faisant clandestinement équipe l'un avec l'autre. Vous pensez que je n'allais rien remarquer?
– Je ne vois pas de quoi tu parles, se défendit Remus.
Sirius se redressa et planta des yeux amusés dans les siens.
– Tout à l'heure, tu as fait exprès de changer de carte, parce que tu savais pertinemment qu'il ne pourrait pas répondre à la question qu'il y avait dessus, pour en prendre une qui demandait l'ingrédient du polynectar qui devait être cueilli les jours de pleine lune. Tout ça parce que tu savais qu'il en avait déjà fait et qu'il pourrait répondre. Alors que moi, tu m'as posé toutes les questions qui n'avaient ni queue, ni tête.
– C'est faux.
– Menteur, murmura Sirius en pointant son doigt sur la poitrine de son ami.
– Ce n'est pas de ma faute si tu es un ignare, Sirius.
– Oh, excuse-moi de ne pas tout savoir sur les figuiers abyssinien.
– On apprend ça dès la deuxième année d'étude.
– Oui et bien désolée, mais j'ai quitté l'école depuis de longues années maintenant et la vie des figues ne m'intéresse pas vraiment. Et dois-je te rappeler que je suis peut-être un ignare, mais j'ai eu plus d'optimal que toi aux BUSEs. Et James aussi, d'ailleurs.
– Normal, c'était la pleine lune. J'étais pas au meilleur de ma forme. Tu n'es qu'un mauvais joueur, c'est tout. Harry aurait su pour les figuiers.
– Pas vraiment, répondit ce dernier en haussant les épaules. Je n'aime pas trop la botanique. Puis, on a juste appris à les tailler.
Sirius tourna un visage moqueur vers Remus, avant de se relever et d'entraîner son filleul avec lui. Il tendit également une main à son ami et la garda un instant dans la sienne.
Remus avait fait des gaufres, ils en prirent une chacun et retournèrent dans le salon.
– Merci, souffla timidement Harry. Merci de me prendre avec vous. Je voudrais..même si mon oncle et ma tante réapparaissaient demain... J'aimerais rester ici. A vos côtés.
Le visage de Sirius se ferma, tandis que Remus soupirait tristement. Un éclair de compréhension traversa Harry, qui se fondit en excuse.
– Qu'est-ce qui te prend? s'étonna son parrain. Pourquoi t'excuses-tu?
– Je comprends. Vous n'avez pas envie d'être coincé ici, à vous priver de vivre, jusqu'à ce que je sois assez grand pour vivre ma propre vie de mon côté. Je suis désolé. J'ai dit ça comme ça. Je comprends que ce n'est pas très séduisant de m'avoir dans vos pattes. Sans mauvais jeu de mot pour le loup et le chien que vous êtes.
– Ce n'est pas ça, voyons. Je suis recherché par tous les Aurors du Royaume-Unis, Harry, lui rappela Sirius en croisant les bras sur sa poitrine. Mais quand bien même ce ne serait pas le cas, rien ne me ferait plus plaisir que de rester coincer avec toi, comme tu dis.
– A moi aussi, avoua sincèrement Remus. Seulement, tu dois comprendre que ce n'est pas possible pour le moment. Pour commencer, je suis un loup-garou. Je n'ai donc pas le droit d'avoir ta garde. C'est pour cette raison que le professeur Dumbledore a contourné cette lois et a fait croire à Fudge que tu passais tes vacances auprès de Rogue. Et Sirius et bien..il est toujours recherché. Et Rogue ne sait pas qu'il est ici. Je ne sais pas ce qu'il ferait s'il l'apprenait.
– On fera quand même tout ce qui est en notre possible pour avoir ta garde, Harry. Même s'il faut encore s'allier avec Servilus pour ça. Et quand tu auras dix-sept ans, je présume que rien ne t'empêchera de vivre ta vie comme bon te semble. Il n'y aura plus d'obstacles qui s'opposeront entre toi et tes choix.
Harry hocha la tête et leur offrit une sourire empli de gratitude.
– Merci, répéta-t-il pour la énième fois de la journée. Je vais dans ma chambre. J'aimerais écrire une lettre à Hermione, je n'ai pas eu le temps de le faire.
– Ne lui dis pas la vérité. Pas encore.
– Je sais, répondit-il avec un faible sourire. Je vais simplement lui dire que je vais bien et que j'ai fait la moitié de mes devoirs.
Les deux amis regardèrent l'adolescent partir et s'écroulèrent sur un canapé chacun. Ils étaient l'un en face de l'autre et se souriaient. Ils avaient passé une bonne journée. Un journée chargée et mouvementée. Remus se pencha pour se saisir de l'un de ses livres, dans lequel il se plongea immédiatement. Sirius ne le lâchait pas du regard. Il l'observait avec toute la tendresse dont il était capable. Il aimait particulièrement le regarder lorsqu'il lisait. Remus plissait souvent son front ou son nez, lorsque quelque chose le contrariait. Ou alors, il se mordait la lèvre inférieure, en faisant mine de réfléchir. Il aimait particulièrement ça et ses tics lui avaient manqué. Il se surprit à sourire à la manière «débile» de James, lorsqu'il regardait Lily. Qu'est-ce que James pouvait foutrement lui manquer.
– Qu'est-ce qu'il y a? demanda Remus en se sentant observé.
– Rien. Je pensais à James et Lily. Qu'est-ce que tu lis? Ce n'est plus ton livre sur les plantes?
Le visage de Remus qui s'était fermé tristement en entendant le prénom de ses défunts amis, s'était de nouveau illuminé.
– Oh, non! J'ai peut-être trouvé comment me débarrasser de mes cicatrices. Mais j'en suis pas encore certain. Je vais voir. J'aurais sûrement la confirmation dans la semaine. Alors, je peux faire une pose dans ma lecture. Je commençais à en faire une overdose de ces plantes venimeuses.
Sirius se leva pour venir s'asseoir à côté de son ami et le dévorer des yeux.
– Elles vont me manquer, bouda Sirius.
– Je ne pense pas.
– Si. Elles ont chacune une histoire.
– Ce n'est pas un jeu ou quelque chose d'amusant.
– Je sais. Ce n'est pas ce que je dis, Lunard.
Remus leva les yeux au ciel en entendant son surnom, mais ne le réprimanda pas.
– Alors qu'est-ce que tu dis?
Sirius prit le livre des mains de Remus et le déposa sur la table basse. Doucement, il fit basculer son ami sur le dos et prit place au dessus de lui, comme dans son souvenir, lorsqu'ils étaient à bord du Poudlard Express. Remus était attentif et ne le lâchait pas des yeux.
Délicatement, Sirius laissa ses doigts survoler les cicatrices de son visage. Il en avait une sur la joue, qui était la plus foncée et la plus prononcée que les autres.
– Tu es arrivée avec celle-ci après les vacances de noël, pendant notre première année. Mes suppositions étaient de plus en plus fondées. Je commençais à comprendre petit à petit.
Remus en avait une autre sur la lèvre. Elle descendait jusqu'à son cou, mais elle était si pâle, qu'il fallait être de près pour la voir. Sirius la connaissait par cœur, malgré sa quasi invisibilité. Mme Pomfresh était presque parvenue à la faire partir entièrement. Les doigts de Sirius touchèrent sa lèvre et descendirent dans son cou. Remus ferma les yeux et se laissa faire, offrant même sa gorge pour permettre à Sirius de terminer sa course.
Puis, Sirius prit sa main dans la sienne et caressa la cicatrice qui se trouvait le long de son poignet.
– Celle-ci est de moi. C'est étrange qu'elle ne soit pas partie.
– Je ne l'ai jamais fait soigner, répondit la voix roque de Remus. Pomfresh ne l'a jamais vu.
– Pourquoi?
– Je savais qu'elle parviendrait à la faire disparaître et j'avais peur de la voir se douter de quelque chose. J'étais censé être seul dans la cabane hurlante. Pas dehors, en train de me battre contre des centaures. Si tu n'avais pas été là, je les aurais massacré.
– Ils sont tellement infréquentables, aussi.
Remus eut un sourire amusé et haussa les épaules. Ils avaient pénétré leur repaire et les centaures détestaient réellement ça. Seulement, un loup-garou en colère était difficile à raisonner et Remus avait failli blesser ses meilleurs amis. Sirius, qui était le plus fort des trois animagus, avait été obligé de lui faire du mal, pour l'entraîner loin des centaures. Il s'en était longuement voulu après ça. Mais ce n'était que son bras après tout.
Avec une certaine prudence, Sirius se baissa et déposa ses lèvres sur la joue blessée de Remus. Ce dernier lui sourit, mais il fut surpris de le voir embrasser son poignet, et puis remonter vers son visage, ou plus précisément vers ses lèvres. Les yeux du loup-garou s'agrandirent instantanément, mais Sirius l'embrassa à l'extrémité, les frôlant à peine, avant de descendre sur son menton et dans son cou. Légèrement troublé, Remus se laissa également faire lorsque Sirius lui retira son t-shirt.
Ses doigts caressèrent sa poitrine, son ventre et ses hanches meurtries par des cicatrices qui ne s'estompaient pas et qui prouvaient à chaque instant que Remus était différent.
– Sirius..souffla le lycanthrope dans un soupir.
– Tu avais bien failli réussir cette-fois là, hein? dit-il dans un murmure. Tu avais été à deux doigts de t'éventrer complètement.
Remus se renfrogna à cette pensée. Comme s'il avait pu y faire quelque chose.
Sirius se baissa et approcha son visage des cicatrices de son torse et de son ventre. Remus ne l'empêchait pas de goûter à cette peau qui le rendait fou et se tordait légèrement face à cet assaut. Il ne savait pas, n'avait pas conscience, de l'envie avec laquelle Sirius souhaitait lui faire ça. A cet instant, comme à chaque seconde de la journée, il mourait d'envie de prendre ses lèvres. Que se passerait-il s'il le faisait?
Finalement, il adressa un sourire complice à Remus, avant de se relever. Après tout, Harry pouvait revenir d'une seconde à l'autre. Et s'il ne s'était rien passé, leur position aurait été compliquée à expliquer. Remus se redressa à son tour, les joues légèrement rougies.
– J'aime tes cicatrices, ajouta-t-il simplement.
– Je sais, mais pas moi. A chaque fois que je me regarde dans un miroir, elles me rappellent que je suis un monstre.
– Tu n'es pas un monstre.
– Et ces cicatrices sont abominables. Elles font de moi quelqu'un de... il ne finit pas sa phrase, ne sachant pas vraiment quel adjectif conviendrait le mieux.
– Tais toi, Lunard.
– Ne m'appelle pas comme ça. Je suis horrible et je fais peur.
– C'est faux. Tu es absolument magnifique.
Comme toute réponse, Remus lui sourit et enfila son t-shirt. Ils avaient bien fait toutefois, car Harry les avait rejoint quelques minutes plus tard. L'adolescent paraissait satisfait. En effet, il avait eu un bon timing avec sa chouette, car Hedwige venait tout juste de revenir avec la réponse de Ron. Elle l'avait regardé comme s'il était Voldemort en personne, en voyant qu'il tenait une nouvelle lettre entrer ses doigts et était repartie de mauvaise humeur.
«Salut, Harry!
Oui, mon père me l'avait dit dans la matinée, lorsque ta lettre m'est parvenue.
C'est vraiment pas de chance. Je suis vraiment désolée pour toi.
Maman me dit de te dire, qu'elle n'hésitera pas à venir en personne pour te nourrir, s'il ne le fait pas bien.
Viens quand tu veux à la maison, notre porte t'est toujours ouverte et nous t'attendons avec impatience.
Mon père a les places pour la coupe du monde, qui aura lieu la dernière semaine des vacances, ça y est. Je ne tiens plus. Tu penses que Rogue te laissera venir?
Je t'embrasse, bon courage et n'hésite pas à m'écrire si ça ne va pas.
RW.»
Un sourire s'étala sur le visage du jeune sorcier. Tout allait pour le mieux, à présent qu'il était avec son parrain et Lupin. Si seulement il pouvait lui dire avec qui il partageait réellement ses vacances. Les Weasley ne se feraient pas autant de soucis, s'ils savaient la vérité. Car eux, s'inquiétaient sincèrement pour Harry et il ne pouvait s'empêcher de trouver cette situation injuste. Il avait l'impression de leur mentir et il n'appréciait pas ça.
Sirius se leva et frappa dans ses mains.
– J'ai envie de faire un tour avec Buck. Je lui ai promis.
Le visage de Remus s'assombrit et il dévisagea son ami avec colère.
– Non, trancha-t-il simplement.
– Je ne suis pas sorti depuis que l'on a fait les courses. J'en ai marre.
– Tu es resté douze ans enfermé. Cette maison est plus agréable qu'Azkaban, tu ne crois pas?
– Ce n'est pas ce que je dis.
– Notre compagnie est donc si désagréable?
– Ça ne va pas? Ce n'est pas ça du tout. J'ai besoin de prendre l'air, Lunard. Parce que, comme tu dis, j'ai été enfermé pendant douze ans. Et je suis loin d'être stupide, pour me laisser attraper une seconde fois. Je ne retournerai plus dans cet endroit de malheur. Buck aussi n'en peux plus. Il est cloîtré en haut. Tu n'as pas vu ses yeux qui me suppliaient de ne plus le laisser seul. Il s'ennuie et tourne en rond.
– Tu te donnes des excuses, afin de te déculpabiliser de prendre des risques.
– Peut-être.
– Écoute, ne sors pas ce soir. S'il-te-plaît. C'est encore trop tôt. Tout le monde te cherche encore et avec la disparition des Dursley, qu'ils te mettent sur le dos, ils ont augmenté le nombre d'Aurors. Ta tête est mise à prix et..
– Bon, se renfrogna Sirius en voyant à quel point Remus semblait terrorisé. Mais d'ici deux ou trois semaines, je ferais des sorties de temps en temps.
– Je ne t'en empêcherai pas, promis Remus. Pourquoi ne laisserais-tu pas vadrouiller dans la maison? Il aurait d'autre compagnie que les souris du grenier.
Sirius sembla étudier la question et approuva vigoureusement d'un signe de la tête. C'était une très bonne idée.
La journée se déroula rapidement. Harry était si heureux. Ils veillèrent jusqu'à tard, discutant de tout et de rien. Le plus raisonnable fut Remus, qui se leva en leur adressant une bonne nuit. Il s'écroula dans ses draps, après un rapide passage à la salle de bain. Sa chambre était plongée dans l'obscurité. La fenêtre ouverte, laissait passer des bruits d'animaux et d'insectes, que Remus trouvait agréable. Il ferma les yeux et se laissa entraîné dans un repos paisible.
Il aurait aimé que Sirius vienne le rejoindre dans son lit, comme il le faisait à Poudlard, pour discuter. La seule fois où ils avaient dormi ensemble, depuis qu'ils habitaient dans cette maison, avait été plutôt dure, à cause des cauchemars de Sirius.
Comme s'il avait lu dans ses pensées, Sirius s'était faufilé dans sa chambre, afin de se glisser dans ses couvertures. Remus prit un faux air désespéré en le dévisageant.
– Et bien, je croyais qu'on avait tous les deux notre propre chambre? D'après tes propres paroles.
– Oh, tais-toi, Lunard, grogna gentiment Sirius en fixant le plafond.
Remus se mit à rire en posant une main sur son bras. Puis reprit un air plus sérieux.
– Je n'aimerais pas qu'Harry se fasse des idées, s'il nous trouvait dans le même lit. Tu imagines ce qu'il pourrait penser?
– James et Peter n'ont jamais rien pensé.
– Oui mais ils nous côtoyaient tous les jours. C'est différent.
Sirius haussa les épaules.
– Tu veux que je m'en aille?
– Non! s'empressa de répondre le lycanthrope.
Ils passèrent une bonne partie de la nuit à parler de l'avenir, des Dursley, de Harry, de Poudlard, de Severus et tout ce qui leur passait par la tête. Lorsqu'ils s'endormirent enfin, le ciel commençait à s'éclaircir à travers leur fenêtre.
