Pour bien terminer la semaine, voici le nouveau chapitre! Ce chapitre est le dernier avant le Royaume des Ombres. Avant de vous le laisser découvrir, je réponds à vos commentaires.
Jolieplante: Le bébé d'Elena ne va pas naitre au Royaume des Ombres. Ça c'est dit, c'est clair et je ne changerai pas d'avis. Ils ne font pas rester 8 mois là bas! Cette installation est temporaire, le temps de découvrir cette endroit. Évidemment comme ils font au Royaume des Ombres, il faut se douter qu'il y aura des surprises, je ne peux guère de dire grand chose sur ce qui va s'y passer. Kat est compliquée et complexe. Dans ce chapitre il y a de longs passages sur Katherine. En tout cas merci pour ton commentaire & ravie que le chapitre t'ait plu. Passe un bon dimanche. Bises & à bientôt.
Dray86: Damon a cédé pour le Royaume des Ombres, il n'a pas trop eu le choix mais il n'est pas ravi de se payer des vacances là bas. Il essaye de protéger Elena & Ian du mieux qu'il peut avec les armes dont il dispose. Parfois Damon est macho, Elena lui rappelle qu'ils vivent au XXIème siècle et qu'elle n'est pas bobonne, à rester à la maison faire la popote et s'occuper des enfants. Elle est sa femme, il doit la traiter avec égalité. Elena est une femme moderne, qui vit avec son temps. Damon a parfois tendance à oublier à quel point elle est libre et indépendante et en se montrant protecteur envers elle, son éducation XIXème ressort. Katherine sur la route déteste les personnes qui roulent lentement et pour elle lentement est ce qui pour les humains est normal. Ce qui pose un problème. Non seulement elle conduit sur une voie pour véhicule lent à vive allure, mais de plus elle fait un méga excès de vitesse. Mais c'est Katherine. Ian adore la vitesse, que Katherine roule comme une folle l'amuse: il est tout heureux. Stefan un peu moins, Katherine ne respecte pas le code de la route et il s'inquiète pour les garçons. Mais pas la peine de se faire du mouron pour les petits: Ian s'éclate, Nathan dort comme un bébé! Nathan adore son père et il n'aime pas la manière dont sa mère le traite. Il aime sa maman, c'est certain, mais il n'aime pas les disputes entre ses parents. Il veut que sa mère soit gentille avec son père. Pour ton information, il devrait de nouveau avoir des interactions entre Matt et Rebekah à l'avenir. À la fin Elena se confie juste sincèrement à Damon. Pas de position de conflit, pas de rapport de force, elle se montre juste vulnérable et sincère. Damon lit dans ses pensées à quel point elle veut protéger Ian et il peut comprendre cette dévotion dont elle fait preuve. Ian est leur fils. Elena adore que Damon la morde, d'un point de vu littéraire la morsure du vampire et la métaphore de l'acte sexuel, c'est donc significatif, et le fait qu'ils fusionnent à ce point renforce leur lien. Quant à ta question, Elena pourra-t-elle lire dans les pensées de Damon… Bonne question. À voir dans la suite. En tout cas merci pour ton commentaire & ravie que le chapitre t'ait plu. Passe un bon dimanche. Bises & à bientôt.
Awakenza: Damon est macho dans chacun des points de son règlement. Le dernier souligne seulement son côté Bad-boy, marginal. Ce n'est pas la durée qu'il faut souhaiter courte, ce qu'il faut souhaiter c'est que ce voyage se passe bien! En tout cas merci pour ton commentaire & ravie que le chapitre t'ait plu. Passe un bon dimanche. Bises & à bientôt.
Caro87: La télépathie c'est inspiré des livres. J'ai juste arrangé ce point à ma façon. Au sujet de la conduite de Katherine, tu as parfaitement raison, elle a de bons réflexes, les garçons ne risquent rien… à part vomir. Mais bon ce n'est pas le cas. Ian s'éclate, Nathan dort. Mais non seulement elle conduit à une vitesse hallucinante, mais en plus elle comment un délit. C'est interdit d'utiliser la voie pour véhicule lent pour conduire à 300 à l'heure! En tout cas merci pour ton commentaire & ravie que le chapitre t'ait plu. Passe un bon dimanche. Bises & à bientôt.
J'espère seulement que celui-ci vous plaira. Bonne lecture.
Chapitre 67
Katherine soupira lourdement; d'ici quelques heures, elle retrouvera le monde dans lequel elle a élevé sa fille et tous les souvenirs remonteront en elle. Le ciel lui même, embrumé par le brouillard qui cache la présence de tout astre lumineux qui voudrait perler dans le ciel noir de cette nuit glaciale, sembla être désireux de lui rappeler le monde dans lequel elle a vécu sereinement, dans le plus pur bonheur apporté par son adorable fillette.
Elle lui manque. Tous les jours, elle pense à sa fille. Bien sur, elle a Nathan, qu'elle adore par dessus tout, mais elle aurait aimé que ses deux enfants grandissent ensemble. Sa fille était une petite-fille solitaire qui rêvait d'avoir un petit-frère avec lequel jouer. Nathan est bien moins renfermé. En partie grâce à Ian, très présent autour du bébé. Il s'en occupe, le borde, lui change sa couche, lui raconte des histoires… Pas étonnant que les deux garçons aient créé des liens si forts.
Les pleurs du nourrisson tirèrent la vampiresse de ses pensées. Nathan se sent mal à l'aise. D'ordinaire, il dort dans son berceau ou dans son couffin, dans son siège auto, il se sent mal à l'aise. De plus, les tensions existantes entre ses parents le rendent extrêmement nerveux. Stefan et Katherine le savent, ils le sentent. L'idéal serait que le couple se réconcilie pour rassurer leur enfant, mais la vampiresse n'arrive pas à passer outre ce baiser qu'à échanger Stefan avec la cadette du clan Mikaelson. Bien sur elle est pleinement consciente que Stefan n'était pas lui-même, mais tout ce qu'elle constate c'est qu'il a embrassé une autre femme et cela la rend complètement folle.
Katherine ne fait pas partie de ces femmes conciliantes, elle n'en a jamais été une. Elle est égoïste et exigeante, surtout envers le peu de personnes qu'elle aime. Elle attend beaucoup de Stefan et elle le met sur un tel piédestal que le moindre faux pas lui est fatal. Une petite voix, probablement celle de celle qu'elle fut jadis, Katerina, cette jeune fille insouciante, capricieuse mais juste, qui représentait la bonté humaine, a beau lui murmuré de passer outre, elle n'y arrive pas. C'est plus fort qu'elle. Au fil de sa longue existence, elle a assisté à tellement de trahison qu'elle est terrifiée à l'idée qu'on lui brise le cœur. C'est à cause de ses peurs ancrées profondément en elle qu'elle ne s'est jamais laissée à donner son cœur. Jusqu'à Stefan. Stefan a su le lui voler et maintenant elle souffre à cause de ce baiser qu'il n'a absolument pas désiré et elle ne sait absolument pas comment sortir de cette impasse et passer outre cette haine qui bouillonne en elle et qui fait souffrir les deux hommes qui comptent le plus pour elle.
«C'est bon Nathan, je cherche ton couffin! Dit-elle au bébé. Le coffre est un tel foutoir, on voit clairement que c'est ton père et ton oncle qui l'ont chargé. Ces messieurs devaient être occupés à se taquiner plutôt qu'à faire du bon boulot!»
Stefan lutta contre lui-même pour ne pas répliquer face à la pique lancée par Katherine. Depuis qu'elle sait pour le baiser avec Rebekah, elle ne cesse de le provoquer. Probablement involontairement, juste pour tenter de le blesser autant qu'elle ne l'est, mais c'est assez agaçant de l'entendre le rabaisser constamment. Il l'aime, il est véritablement amoureux d'elle, Katherine est son grand amour, l'amour de sa vie, aucune autre femme n'arrive à sa cheville, mais c'est humiliant pour lui de toujours subir les sauts d'humeur de la jeune femme, ses vacheries et autres provocations. Il l'aime, même si elle se comporte comme une garce, même si elle fait les mauvais choix, il l'aime et il l'aimera toujours. Il lui est dévoué et il aimerait qu'elle se rende compte de l'amour inconditionnel qu'il lui porte. Mais Katherine est aveuglée par les faits ainsi que par la douleur de le savoir avoir embrassé une autre et elle refuse de communiquer avec lui. Le vampire tente bien d'entamer une discussion avec elle, mais elle ne l'écoute pas. Au lieu de cela, elle s'énerve sur leurs bagages. Le sac à langer de Nathan a atterri à l'autre bout du garage, le vanity vient de briser le pare-brise, une valise a frôlé le jeune homme et l'écrin dans lequel se trouve la bague de fiançailles que Stefan souhaitait offrir à sa compagne vient de glisser de la poche du blouson du vampire et se retrouve ouvert devant un Katherine Pierce folle de rage.
En voyant le bijou, la vampiresse s'est faite des idées et pense que Stefan l'a acheté alors qu'il se croyait être dans les années vingt, en mode Ripper et fou amoureux de la blondinette originelle. Et penser que son petit-ami était prêt à donner ce genre de bague à une autre l'a mis dans une telle rage qu'elle ne soucia plus de son fils et bondit sur ce pauvre Stefan, prête à lui arracher le cœur.
Le vampire ne vit absolument point le coup venir. Il a vu l'écrin s'ouvrir sous le nez de Katherine et ouvrit la bouche pour lui fournir une explication, nullement préparé à la demander en mariage dans de telles conditions, mais elle lui sauta dessus avec un regard haineux, le plaqua dangereusement au mur en lui faisant oublier son latin.
Stefan se retrouvait paralysé par un simple regard de Katherine et s'horrifia lorsqu'il comprit qu'elle s'est laissé méprendre et qu'elle se laisser aller à de la paranoïa. Mais la seule et unique phase qu'il put lui dire fut "ce n'est pas ce que tu crois". Autant dire une sordide phrase que les hommes sortent pour tenter de se justifier. Mauvaise idée face à Katherine Pierce lorsqu'elle est prête à vous arracher le cœur!
«Je ne veux plus jamais te voir. JAMAIS! Lui signifia-t-elle avec une méchanceté sans précédent. Tu es le père de Nathan et il est lié à toi, je ne peux pas te tuer, mais…
- Tu n'es qu'une folle paranoïaque! Hurla le vampire, fou de rage. Tu te fais des films, tu imagines des choses au lieu d'aller à la conclusion la plus simple et de te dire que cette bague t'est destinée. Tu n'es qu'une emmerdeuse Kat'! Tu n'as confiance en personne, tu régentes tout, tu me hèles des ordres comme si j'étais ton chien et tu ne me laisses pas t'aimer dignement. Tu fais des pas en avant, certes, mais au moment ou je ne vais pas dans ton sens ou que je fais un seul faux pas, tu recules à des milliers de kilomètres de moi. Tu es complètement impossible comme femme! Mais tu veux savoir, je m'en fiche! Tu peux te comporter comme la pire des garces, tu peux m'humilier autant que tu veux, créer une énorme distance entre nous, jouer les pestes et faire tout tes mauvais tours, je t'aime et je t'aimerai toujours Katherine Pierce, alias Katerina Petrova. Dans cette histoire je passe pour un véritable con de rester fou amoureux de toi! Mais je m'en fiche! Je suis un idiot qui s'assume!»
Troublée par les révélations de Stefan, Katherine recula délicatement et Stefan vit le visage de cette dernière se renfermer. Tout ce qu'il lui a dit l'a complètement déstabilisée, elle ne s'attendait nullement à ce qu'il prévoie de la demander en mariage. D'ailleurs elle ne comprend pas pourquoi. Il n'y a pas plus imparfaite qu'elle et Stefan veut s'unir à elle pour l'éternité? Soit il est masochiste, soit il est autant amoureux qu'il ne le clame. Et en croisant le regard de Stefan, Katherine sut qu'il n'est point masochiste mais seulement fou d'elle.
«C'est une demande en mariage? Murmura-t-elle, plus que déroutée.
- Pas celle que je voulais, pas dans les meilleures conditions mais… Katherine Pierce veux-tu m'épouser?»
Stefan était là, à genoux devant elle, complètement vulnérable et tout ce que la vampiresse put répondre fut: "je dois aller faire des courses pour la petite troupe d'Elena. Il me faut des bracelets en acier et un en cuivre pour la petite sorcière. Tu sais, on doit les faire passer pour des esclaves au Royaume des Ombres!".
Elle se défile. Elle se défile parce qu'elle est incapable de réfléchir correctement. Elle n'a jamais reçu autant d'amour de la part d'un homme, elle n'a jamais songé qu'avec son nombre incalculable de défauts un homme puisse vouloir s'engager avec elle de cette manière. Elle est complètement perturbée par cette déclaration d'amour et a sauté sur la première occasion pour se défiler, complètement paniquée et dépassée par la situation. Elle n'a rien en main et déteste se mettre en position de vulnérabilité. Elle doit réfléchir et s'éloigner de Stefan. Le fait qu'il l'ait demandé en mariage soulève tout un tas de questions dans son esprit et elle a besoin de calme pour réfléchir et savoir si elle est capable d'un tel engagement. Après tout, elle est égoïste, manipulatrice, narcissique, sadique… la liste de ses imperfections est bien longue et la pousse à douter de la solidité de cette possible union.
Stefan et elle sont bien différents, il y a peut de chance que leur mariage fonctionne. En même temps il est toujours possible qu'un miracle se produise et que leur union dure éternellement. Katherine ne sait pas, elle ne sait pas si elle peut se permettre de tenter l'aventure, au milieu de cette histoire il y a Nathan, il ne mérite pas que ses parents se comportent comme deux enfants et qu'ils le fassent souffrir. Leur bébé mérite une famille, avec des parents mariés ou vivant maritalement.
Suite au départ plus que précipité de sa compagne, Stefan se retrouva seul, penaud, avec son fils qui réclame à corps et à cries son couffin. Le vampire se hâta donc de le lui sortir et le prit dans ses bras où il le garda un bon moment.
Nathan le dévisageait, complètement perdu suite au départ précipité de sa maman. Le bébé fit comprendre à son papa qu'il ne comprend pas pourquoi sa mère est partie et se sent responsable. Il a l'impression qu'elle est partie à cause de lui, parce qu'il ne l'a pas laissé s'occuper de lui depuis qu'elle est en conflit avec Stefan.
«C'est plutôt de ma faute, s'excusa Stefan. Je lui ai fait peur. Je lui ai demandé si elle voulait se marier avec moi et… Tu sais ta maman elle est compliquée. Très compliquée. Mais on l'aime telle qu'elle est. En tout cas ne t'inquiète pas, tu n'as rien fait de mal. Tu es adorable et ta maman et moi on t'adore!»
Le vampire resta un bon moment à bercer son fils, jusqu'à ce que celui-ci ne se rendorme, complètement épuisé par le long voyage qu'ils viennent de faire et par sa petite crise de larmes qui vient de prendre fin depuis quelques dizaines de minutes.
Caroline Forbes s'était installée dans un petit hôtel sur une station voisine bien plus modeste que celle sur laquelle se trouve le chalet des Salvatore. Là, elle est au calme, elle peut aisément s'installer devant un mélodrame, une crème glacée à la main, afin de noyer au mieux son chagrin causé par Klaus. Elle a toujours entretenu une relation ambiguë avec l'Hybride au point qu'il a pu prédire que tôt ou tard, elle se jetterait dans ses bras, et le moment, jugé inévitable, venu, l'Originel qui lui avait pourtant promis de la rendre heureuse, lui a brisé le cœur en se lançant à la poursuite de ses plus proches amis.
Tristement, Caroline ajouta de la chantilly à son repas calorique lorsqu'elle entendit frapper deux coups à sa porte. Pour elle, il ne peut s'agir que d'une seule personne: sa mère. Seule sa mère est au courant qu'elle séjourne dans cet hôtel. Mais apparemment l'information a fuité puisque face à elle se trouve Tyler, complètement saoul et fou de rage contre elle. Et Caroline ne sait que dire. Elle a perdu la légitimité de tenter de raisonner le jeune homme et il n'est pas vraiment en état de l'entendre lui présenter des excuses. Encore moins enclin à lui laisser la parole pour le faire. En plein cœur de la nuit, Tyler lui hurle violemment dessus; jamais il n'a été aussi enragé qu'en ce moment précis. Ce fut à un tel point que la vampiresse remercia le ciel que ce ne soit pas soir de pleine lune. Certes Tyler ne leva pas la main sur elle, de toute façon elle est bien plus forte que lui lorsqu'il n'est pas sous sa forme lycanthrope, mais il usa des mots pour la rabaisser, l'humilier et renforcer la culpabilité qui l'habite à tel point que Caroline n'arriva pas à résister aux larmes qui inondèrent son visage et noyèrent ses yeux bleus.
La violence verbale combiné à son malaise rendirent Caroline sans défense et ce fut Klaus, arrivé de nul part, qui força Tyler à partir, allant bien évidemment jusqu'à le menacer de le tuer dans les pires souffrances. Klaus ne serait pas Klaus s'il ne menaçait personne.
«Caroline, murmura honteusement l'Originel. Je…
- Vas t'en! Lui ordonna-t-elle froidement. Toi et moi ça ne marche pas. Tu es trop… Tu as menacé mes amis, tu ne peux pas t'empêcher de me faire du mal, et crois moi j'ai eu mon lot de petit-ami qui me maltraitaient: aujourd'hui j'en ai assez! Vas t'en Klaus et oublie moi!»
Puis, sans laisser le temps à l'Hybride de répondre quoique ce soit, elle courut se réfugier dans la salle de bain où elle s'enferma à double tour afin de pleurer le plus silencieusement possible. Mais c'était sans compter sur Klaus, qui, la sachant mal et ne souhaitant absolument pas l'abandonner mais au contraire lui prouver qu'il est capable de rédemption, enfonça la porte sous le regard ahurit de la vampiresse qui pourtant aurait du se douter qu'il ne se soucierait nullement d'un morceau de bois. C'est de Niklaus Mikaelson dont il s'agit, s'il veut voir Caroline Forbes ce n'est pas une porte qui l'en empêchera. Rien ne peut le séparer des buts qu'il se fixe et il semblerait que son nouvel objectif soit très clair: se faire pardonner de sa blondinette préférée et lui prouver qu'il peut devenir une meilleure personne en oubliant le passé et en laissant vivre tous ceux qui compte pour elle. Pour Klaus, Caroline est bien plus importante que sa vengeance contre Katerina ou sa peur irrationnelle d'un petit-garçon de deux ans, à moitié vampire seulement.
«J'ai réalisé que j'ai été trop loin et bien impulsif. De plus, je t'ai fait du mal et je ne le voulais nullement. Je suis désolé Caroline.»
La vampiresse dévisagea Niklaus et elle ne vit chez lui aucun signe de son habituelle prétention. Au contraire, Caroline fut touchée: face à elle, l'Originel ressemble à un pauvre petit chiot avec son air de chien battu. C'est touchant, quiconque connaît Klaus ne peut que s'adoucir à le voyant ainsi.
Caroline elle souria. Simplement, discrètement, mais elle souria tout de même. Cependant elle resta silencieuse avec Klaus à ses côtés. Elle ne lui pardonna pas pour autant, elle n'accepta pas subitement ses dernières manigances, elle se contenta de réfléchir à la situation en se demandant s'il existe encore des chances de rédemption pour l'Hybride et si leur relation, plus que bancale et nullement typique, peut, oui ou non, fonctionner.
«Tu vas oublier mes amis? Les laisser vivre en paix? Finit-elle par demander.
- Oui.
- Katherine?
- Oui.
- Et Ian?
- Oui.»
Les réponses de l'Hybride furent monosyllabiques mais sincères. Caroline l'observa attentivement et ne décela nulle trace de double jeu dans son attitude ou dans son regard. Klaus se montra sincère en disant ne plus chercher à persécuter ceux qu'elle aime et la vampiresse se remit à espérer: l'Originel n'est pas un cas si désespéré qu'elle ne l'aurait cru, elle ne va pas s'en plaindre, bien au contraire.
Au lieu de dormir, à cinq heures du matin, alors qu'ils entrèrent dans l'agglomération berlinoise, monsieur Ian fit causette avec son papa. Le petit-garçon, vif d'esprit, posa une multitude de question sur le Royaume des Ombres. Il voulut savoir ou ce lieu se trouve, pourquoi les humains y sont des esclaves, si lui en serait un, s'il pourrait avoir une chambre et la décorer selon ses gouts… bref Ian souhaita savoir une multitude de choses et parfois Damon ne sut guère quelle réponse lui fournir. Mais l'enfant continua malgré tout son interrogatoire: ce lieu décrit par son père l'effraie autant qu'il attise sa curiosité.
«Donc là bas personne a le droit de faire du mal à Maman? Elle c'est pas un esclave? Récapitula l'enfant. Et tonton Jeremy et parrain sont mes esclaves?
- Ian! Gronda Damon. Hors de question que tu les fouettes ou que tu te montres trop… Reste respectueux envers eux! Tu as toujours le droit d'abuser de leur gentillesse, de les faire tourner en bourrique mais tu sais que tu dois toujours traiter les adultes, à part des cas particuliers, avec respect!»
Durant tout ce temps, Elena fit semblant de dormir et écoutait ses deux amours discuter ensemble. Tous les deux ont une relation tellement extraordinaire; c'est hallucinant de voir à quel point ils sont proches. Ils peuvent parler de tout et chaque phrase de Damon est parole d'évangile. Son époux a une influence non négligeable sur le petit-garçon qui plaisante beaucoup sur la joie de voir ses proches avilis à son service mais qui souligne tout de même qu'il les aime trop pour les réduire à l'esclavage, se rangeant même à l'avis de son père – un sudiste farouchement opposé à ce genre de pratique – sur le sujet. Ian à la chance de jouir d'une enfance heureuse, il est tellement précieux aux yeux de tous ses proches qu'il est traité en enfant roi. Cependant il reste posé et réfléchi. Il discute avec Damon de n'importe quel sujet, aussi bien de futilité que de choses sérieuses, et arrive toujours à prendre position pour des causes justes. Damon l'aide toujours à avoir les bons raisonnements, il le guide et l'amène sur la bonne voie. C'est magnifique à voir, Elena adore cette complicité existante entre les deux hommes de sa vie. Son époux est un bon père, la jeune femme s'estime chanceuse que Damon soit le père de ses enfants, avec lui, ses bambins sont entre de bonnes mains.
Chérie tu es adorable mais arrête de faire semblant de dormir! Je t'entends penser à quel point je suis parfait!
C'était Damon. Dans sa tête. Son mari utilise la télépathie pour lui signifie qu'il capte ses pensées. Pour lui c'est amusant, pour elle, c'est frustrant. Si seulement elle aussi arrivait à pénétrer dans l'esprit de son époux, la chanson serait différente! Elle adorerait lire les pensées de Damon et communiquer psychiquement avec lui en dehors de leurs moments d'intimité. L'esprit de son époux est tellement fascinant… Elle pourrait l'explorer durant des heures.
Dans la vie tout n'est qu'histoires de rencontres. On en fait des bonnes comme des mauvaises. Et certaines d'entre elles nous fascinent. C'est rare de rencontrer une personnalité charismatique à ce point, mais cela arrive, et c'est exactement ce qui s'est produit entre le jeune couple. Il y a eu un coup de foudre amoureux mais aussi spirituel. La personnalité de l'un a ébloui l'autre au point qu'ils ont chacun besoin de l'autre sur tous les plans existants. La bonté d'Elena, sa vision de la vie, sa générosité, sa pureté remplissent le cœur du vampire de joie, de bonheur et d'espoir. La jeune femme illumine la vie de son époux et lui apporte un bonheur rare, qu'il n'aurait jamais cru avoir ou mérité. Le ténébreux Salvatore ne se lassera jamais de voir le monde avec le regard de sa douce épouse. Elle sait voir la bonté en chacun, elle sait lui apporter l'espoir et voir au delà des apparences. Damon ne peut être que fasciné par cette déesse faite femme. Quant à la jeune femme, les douleurs ancrées profondément dans le cœur de son mari, cette facette sombre qui parfois le domine, l'aident à toujours mieux le comprendre et à améliorent son point de vue sur la vie. Elle apprend à grandir, à remettre sa conception des choses en question. Avec lui, comme lui avec elle, elle devient meilleure et elle grandie. L'expérience de la vie qu'à Damon la nourrit et la pousse à se surpasser. Avec lui, elle sait que rien n'est impossible. Elle a trouvé sa moitié, la personne imparfaite pour beaucoup, imparfaite sur le plan de la morale, mais parfaite pour elle. Damon est celui dont elle a besoin tout comme elle est celle dont lui a besoin. Chacun d'eux s'équilibre à merveille comme le yin et le yang, le jour la nuit, la lumière et les ténèbres… Ils sont l'opposé l'un de l'autre mais indéniablement compatibles. Tous les deux forment un couple fusionnel, qui s'assemble parfaitement. C'est tout bonnement merveilleux! Tout le monde devrait vivre une telle histoire d'amour. Romanesque. Passionnée. Tumultueuse. Enflammée. Une histoire d'amour mythique, digne d'un grand roman d'amour.
Je t'aime aussi Elena. Et ne t'inquiète pas, tu finiras par réussir à lire dans mes pensées. Pour les humains c'est moins facile que pour les vampires, mais tu y arriveras. Cesse de chercher, ça viendra tout seul. Un jour, tu capteras une de mes réflexions mentales sans que je n'intervienne et ce sera parti pour des messes basses télépathiques à longueur de journée!
«Facile à dire pour toi! Ronchonna-t-elle. Tu peux lire mes pensées, moi pas.
- Moi je peux lire les pensées de papa! S'exclama Ian. Il pense que tu es très jolie. Et sexy. Ensuite… y me bloque! Mais comme dirait tonton Ric, ça doit pas être très catholique!»
L'expression utilisée par le bambino déclencha un fou rire chez le jeune couple, d'autant plus que Ian ne sait pas ce qu'elle signifie. Il vient seulement de répéter une phrase qu'il a un jour entendu. Il l'a bien cassé, certes, mais il ne sait pas ce qu'une pensée pas catholique signifie. Et malheureusement il posa la question à sa mère qui dut se dépatouiller pour lui expliquer les choses avec des mots simples.
Pour se faire, elle prit un exemple. Ian comprendrait mieux les choses avec et elle n'aurait pas peur que la conversation dévie sur un cours d'éducation sexuelle – avec Ian, cela peut aisément arrivé sans qu'elle ne s'en rende compte!
La jeune femme expliqua donc à son fils que lorsqu'il fixe une carotide en pensant y planter ses crocs, il a une pensée guère catholique. Et l'enfant comprit l'explication puisqu'il s'exclama à voix haute que c'est lorsque l'ont pense à faire des chose mal.
«Ou immorale! Renchérit son père. Je suis souvent immoral!
- Damon! Gronda.»
Oh ça va, ce n'est pas comme si j'expliquais à notre fils que je pensais à des parties de jambes en l'air!
Parfois Damon se montre tellement décompressé, qu'il en devient limite grossier. La réflexion qu'il vient d'envoyer psychiquement à son épouse en est la preuve. La jeune femme remercie le ciel que leur fils ne puisse pas capter ce genre de chose, à deux ans un enfant répète tout ce qu'il entend, et Ian Salvatore est plus que bavard!
Elena soupira seulement et leva les yeux au ciel, tout de même amusée par l'attitude désinvolte de son cher et tendre époux. Puis elle rigola. Damon est spontané, il ne va pas changer maintenant. D'ailleurs elle ne souhaite absolument pas qu'il change, elle le trouve parfait tel qu'il est. Ses défauts, ses qualités, la jeune femme aime tout de lui.
J'adore voir Elena de bonne humeur! Songea le vampire en souriant à son épouse. Elle est tellement belle.
«Je t'ai entendu! S'enjoua la jeune femme. Je t'ai entendu pensé. Damon je t'ai entendu! Tu ne m'as rien envoyé, je t'ai bien entendu toute seule?
- Non je n'ai pas utilisé notre lien psychique, si tu m'as entendu…
- Tu pensais que tu aimes me voir de bonne humeur et que tu me trouves belle!»
Bingo princesse. Félicitation. Bon maintenant cela veut dire que je dois faire attention à ce que je pense, j'en suis véritablement ravi tu ne peux pas savoir à quel point!
Fière d'elle, et outrée par le sarcasme dont fait preuve son époux, Elena utilisa ce nouveau et fascinant moyen de communication pour gronder son époux sous le regard curieux de Ian qui tapa du pied afin que ses parents lui détaillent la conversation à laquelle il n'est malheureusement pas convié.
D'ordinaire, l'enfant aime bien ce moyen pour papoter avec son papa, mais lorsqu'il se trouve à la place du spectateur, de l'exclu, c'est plus que frustrant. Et peu patient, monsieur Salvatore ronchonna.
«Ton papa s'est plaint de devoir contrôler ses pensées et moi je l'ai disputé. Content du rapport monsieur l'inspecteur? Plaisanta Elena.
- Tu sais un jour y faut que je boive ton sang et que tu boives le mien maman. Plein de fois, comme ça moi je pourrais te parler aussi dans la tête, déclara le petit. J'aime bien, c'est comme des secrets. Dis papa, on est bientôt arrivés là?»
Ian constata qu'ils ne se trouvaient plus sur l'autoroute mais dans de petites allées urbaines, il en déduisit donc qu'ils sont proches de la destination finale. Et lorsqu'il vit son père entrer dans un garage où il aperçu la voiture la Stefan et Katherine, il comprit que ses déductions furent les bonnes et se hâta de sortir de la Ferrari dés que celle-ci s'arrêta afin d'aller rejoindre son cousin qui lui dormait dans les bras de Stefan.
Le petit-garçon vif ne fit plus aucun bruit. Il alla seulement déposé un léger baiser sur le front de son cousin et s'installa sur la plage arrière du 4x4 de son oncle, à côté du couffin dans lequel Stefan vient de déposer Nathan et tous les deux dormirent jusqu'à l'arrivée du reste de la petite troupe, deux heures plus tard. Dés lors il ne manqua plus que Katherine pour être fin prêt à se rendre au fameux Royaume des Ombres.
Note de l'auteure: Alors ce chapitre, il vous a plu? Que pensez-vous de la colère de Katherine et du fait qu'elle se montre exécrable envers Stefan? Du moment où elle découvre la bague? De sa méprise? De la déclaration de Stefan? De la peur de Katherine du mariage? De ses doutes? Selon vous, quelle sera sa décision finale? Dira-t-elle oui, dira-t-elle non? Et que pensez-vous aussi de sa fuite avec son "je dois aller faire des courses pour la petite troupe d'Elena. Il me faut des bracelets en acier et un en cuivre pour la petite sorcière. Tu sais, on doit les faire passer pour des esclaves au Royaume des Ombres!"?De la réaction de Nathan qui a peur d'être le responsable du départ de sa mère? Que pensez-vous du moment Tyler/Caroline? Du moment Klaus/Caroline? De la blague de Ian sur les esclaves? De sa relation avec son père? Du Delena? De Ian qui commence à rapporter ce que son père pense? Et d'Elena qui arrive enfin à communiquer psychiquement avec Damon à la fin? De Ian qui va faire un bisou à son cousin en veillant à ne faire aucun bruit?
Bon ce Royaume des Ombres, comment vous l'imaginez? Qu'importe que vous ayez lu les livres ou non, comment l'imaginez vous? Et que croyez-vous qu'il va s'y passer? Des idées?
Comme toujours, j'attends vos avis avec impatience.
Passez un bon dimanche.
Bises & à bientôt.
Amandine.
