Chapitre 3 : Complications
Harry regardait dans l'obscurité et se demandait combien de stress le cœur d'un chat pourrait supporter avant la crise cardiaque. Il était sûr d'en avoir assez pour en faire d'une minute à l'autre. Salazar l'avait gentiment ramené dans ses appartements. Il était heureux de ne pas avoir à chercher partout dans le château un endroit où dormir. Il avait aussi remarqué l'amitié entre Salazar et Godric... mais... il n'avait pas réalisé à quel point ils étaient proches. Maintenant il savait.
Salazar poussa un soupir tandis que le grand corps chaud au-dessus du sien s'était lentement déplacé. Il passa ses bras autour du cou de Godric et gémit lorsqu'il se cambra. Il sentait les lèvres dures tracer les lignes de son cou et une langue chaude sortit et lécha sa peau.
Il ferma les yeux et tint son corps près de celui de Godric. Il se souvenait de la première fois qu'il avait vu cet homme. Il avait pensé qu'il était inutilement énorme... ces grosses mains pouvant être maladroites, ces lèvres dures pouvant être indifférente... les larges épaules pouvant le soulever facilement. Il étouffa un gémissement tandis que son mamelon fut brutalement dévoré. Tout concernant Godric lui déplaisait... et Dieux... ce que cela le faisait se sentir si bien...
Godric savait exactement ce que le petit son étranglé provenant de Salazar voulait dire. Il pouvait sentir le maitre des potions stoïque fondre sous ses doigts. Il ne s'était jamais sentit plus puissant qu'en ce moment. Au moment où il pouvait faire s'ouvrir Salazar complètement à lui. Il baissa la tête et mordit doucement cette colonne pâle de gorge. Il se sentait comme un conquérant.
Salazar détestait la façon dont il se sentait faible à ces moments-là. Quand il devait creuser de ses doigts la chair de Godric afin de redescendre sur terre. Il sentit ses défenses tombaient complètement quand il sentit les dents dures sur sa peau tendre. Il sentit une main rugueuse prendre son visage en coupe et il sut ce que voulait Godric.
Il y eut un grognement et il ouvrit lentement ses yeux et fixa le regard perçant de Godric. Il détestait s'ouvrir à d'autres. Mais Godric refuserait de le laisser jouir à moins qu'il ne le regarde. Il soupira et lui donna ce qu'il voulait. Il savait le vouloir aussi même s'il ne pouvait pas l'admettre. Il tint la main rude de Godric dans la sienne et se tourna pour l'embrasser tandis qu'il disait doucement ; c'était presque un murmure silencieux : "Je t'aime Godric." Puis ils atteignirent l'extase.
Harry était recroquevillé en une boule serrée avec ses yeux fermés. Les sons de la chambre semblaient s'être arrêté pour l'instant. Pour cela il en était infiniment reconnaissant. Il ne savait pas si son cerveau pouvait gérer ce qu'il avait entendu. Il essaya de se calmer et de se concentrer sur ce qui était vraiment important. Il était enfermé dans les appartements de Salazar... Comment allait-il passer le temps obligatoire sous sa forme humaine ?
Il écouta un peu plus longtemps et devina qu'ils étaient profondément endormis. Il regarda autour de la pièce, maintenant qu'il pouvait ouvrir les yeux en toute sécurité, et débuta sa recherche. Il trouva quelque chose qui conviendrait pour le moment. C'était un petit placard contenant des robes et des chaussures de plein air. Il rampa dedans et une fois à l'intérieur repris sa forme humaine et ferma lentement la porte. Il ne passerait pas une bonne nuit. Mais le point positif d'être un chat était qu'il pouvait dormir quand il le voulait sans que personne ne trouve cela étrange. Il ferma les yeux et bailla alors qu'il était assis sur un tabouret à l'intérieur du placard et se reposa contre le mur. Cela allait être une longue nuit.
Salazar fut le premier à se réveiller, comme d'habitude. Godric n'aimait rien de plus que de dormir le plus longtemps possible et il pourrait faire tout le chemin du déjeuner s'il était calme. Il essaya de réprimer le sourire affectueux qui se formait au coin de ses lèvres. Il mit sa robe de chambre et se rendit dans le salon. Heureusement, un elfe avait déjà apporté son petit déjeuner. Ils avaient appris depuis longtemps qu'il n'était pas agréable si son petit déjeuner était en retard. Bien que beaucoup diraient qu'il était rarement agréable de toute façon.
Il s'assit et prépara son thé en regardant le courrier qui était également arrivé. Il avait fini cela quand il se rendit compte qu'il entendait un bruit étrange. Il mit la dernière lettre de côté et regarda autour de lui... c'était un son très étrange... cela ressemblait à un grattement. Il se rappela alors le chat qu'il avait sauvé la veille et se demanda où avait disparu la petite créature. Il suivit le son de grattement jusqu'à ce qu'il arrive devant un placard. Comment la porte avait-elle pu se fermer avec le chaton à l'intérieur ? Il décida qu'il était trop tôt le matin pour réfléchir sur cela et ouvrit simplement la porte pour laisser sortir le chat. Il sourit comme la petite chose serpentait autour de ses jambes en se frottant la tête dessus. Il décida que même si la créature était stupide... elle était au moins attachante.
Il regarda son petit déjeuner et offrit au chat certains de ses harengs et du lait. Il aimait bien regarder comment le chat fouilla avec impatience dans sa nourriture. Il secoua la tête ; l'étudiant n'avait-il pas bien nourrit le chat ? Il entendit un autre bruit et tourna la tête pour voir Godric arriver en trainant les pieds sans grâce. Il poussa le pot de thé vers lui sachant que l'homme serait incapable de parler correctement avant d'avoir bu sa première tasse.
Puis il tourna son attention vers l'invité le plus digne à table. Caressant le chat, il se rendit compte qu'il aurait besoin d'un nom. Après tout ce qu'il avait vu, il n'avait pas l'intention de rendre le chat, quand bien même un étudiant venait se présenter. Il prit une gorgée de sa tasse tandis qu'il examinait la créature. Il avait une fourrure noire brillante, de grands yeux verts, et il y avait une marque blanche étrange sur son front tout à fait unique.
Il regarda la queue du chat entourer le pied de la table et le regardait avec des yeux demandant clairement un autre hareng. Il sourit et lui en donna un autre. Il avait besoin de temps pour penser à un nom approprié pour le chat. Il ignorait qu'il était observé dans ses réflexions.
C'était ridicule. Godric grimaça tandis qu'il buvait son thé matinal. C'était tout simplement bizarre. Il secoua la tête et se mit brutalement à déchiqueter sa nourriture. Salazar n'avait jamais été tendre avec lui. Ou sinon, il avait dû travailler très dur ou faire quelque chose de vraiment spécial pour obtenir un tel regard de lui. Qu'est-ce que ce chat avait fait ? Manger un peu de nourriture et rester assis là... c'était horrible... comment pouvait-il perdre face à un chat ?
Godric savait que c'était mesquin de sa part. Il n'admettait pas que cette relation n'était pas facile. Il était trop émotif pour traiter avec Salazar. Salazar était parfois trop distant pour le comprendre. Il voulait que Salazar sente qu'il puisse compter sur lui, mais il refusait de renoncer à son indépendance. Il secoua la tête. Il savait qu'il n'en voulait pas un autre... il aurait juste aimé qu'il ne soit pas si difficile.
Salazar leva les yeux et remarqua l'expression sur le visage de Godric. Il soupira ; il ne savait pas ce qui se passait avec lui actuellement. Il pensait qu'ils avaient passé une bonne nuit. Ils avaient obtenu ce qu'ils voulaient de la soirée ensemble, ce qui était rare. Aussi exaspérant que Godric était il... il l'aimait. Il se demanda s'il devait se renseigner ou simplement laisser Godric bouder.
Un silence tendu était soudainement descendu sur eux et Harry cligna des yeux de confusion. Il était monté sur la table pour avoir un peu plus de lait et se demandait ce qui était arrivé. Salazar regardait studieusement son thé ou le petit déjeuner. Godric faisait de même, sauf parfois il jetait des regards vers Salazar comme s'il voulait dire quelque chose.
Harry supposa qu'il ne devrait pas être surpris qu'ils soient un couple maladroit. Ils étaient complètement différent après tout. Il se demandait si leur relation avait quelque chose à voir avec le départ de Salazar de Poudlard et qu'il avait simplement utilisé l'excuse des né-de-moldus.
Harry buvait pensivement son lait alors qu'il considérait cela. Ce ne serait pas une grande surprise. Il avait vu beaucoup de scènes comme celle-ci entre Rémus et Severus. Être un chat faisait que parfois ils oubliaient qu'il était là. Il essaya de se rappeler ce qui avait causé ces moments. Cela lui vint en un éclair, Godric cherchait exactement comme Rémus quand il sentait que Severus le négligeait... et Salazar était passivement sur le défensif. Il lécha un peu de lait sur sa patte, que se passerait-il s'il les aidait ?
Poudlard (futur)
Severus soupira tandis qu'il jetait un dernier regard sur l'ensemble de ses notes. Cela avait semblé si simple d'inverser la potion, et cela l'était. Le problème était que pour faire revenir Harry il fallait que la nouvelle potion soit mise sur lui... voilà d'où venait son dilemme. Il leva brusquement les yeux quand il entendit la porte s'ouvrir ; et était prêt à mordre quiconque osait le déranger quand il vit que c'était Rémus.
Il soupira et poussa les notes loin. Il avait déjà découvert comment résoudre le problème ; il n'avait tout simplement pas les moyens de le faire. Il regarda Rémus et tressaillit intérieurement quand il vit l'expression d'espoir dans les yeux ambres. Il ne pouvait pas supporter la déception qui suivrait.
Rémus ne disait rien tandis qu'il venait lentement. Il pouvait dire par l'expression fermée de Severus que ce qu'il avait à dire n'était pas de bonnes nouvelles. Rémus s'était lui-même endurci en prévision et savait qu'il devait en ce moment réconforter Sev. Il enroula ses bras autour du cou de Severus et enfouit son nez contre la peau pâle tandis qu'il chuchota : "Ça va... ça va... je ne m'attendais pas à des miracles."
Severus se raidit tandis que Rémus le tenait. Quand il entendit ces paroles à voix basse, il baissa ses défenses et enroula fort ses bras autour de Rémus. "Je sais... Je pense simplement que je devrais être en mesure de faire quelque chose pour la personne que j'aime."
Rémus savait que Severus ignorait combien ces mots signifiaient pour lui. Il se pencha et l'embrassa lentement en tant que récompense. Il était difficile pour Severus de discuter sentiment. Remus avait appris il y avait longtemps à le récompenser quand il le faisait. Il se dégagea et lui sourit : "Je ne dirais pas que je ne suis pas inquiet à propos d'Harry... mais... je sais à quel point il est fort et déterminé et que partout où il va, il sera toujours Harry. Redresser les torts, sauver le monde, ce genre de chose." Remus se mit à rire un peu comme il disait cela.
Severus secoua la tête : "Il est plus probable qu'il cause des problèmes sans fin et des désastres... cette potion semble l'avoir transporté dans une autre époque... sans aucun doute qu'il réussira à modifier tout ce que nous connaissons."
Ses paroles semblaient presque prophétique comme McGonagall accourut quelques secondes plus tard dans le laboratoire. "Severus... Severus !" Il était évident que quoiqu'il se soit passé, cela l'avait troublée. Il était rare de voir la sorcière écossaise dans un tel état.
Il arqua simplement un sourcil en réponse et elle prit quelques inspirations tandis qu'elle disait : "Le-le livre de l'Histoire de Poudlard original... il est... il est en train de se réécrire !"
"Quoi ?"
