13.
Harry observait à travers la fenêtre, la ville assombrie par la pluie. Le temps semblait s'être lié avec sa malchance, pour rendre sa vie plus misérable que ce qu'elle ne pouvait l'être. C'était le jour du départ, dans quelques heures Rogue viendrait le chercher. Il passerait alors les neufs prochains jours en sa compagnie et celle de Drago. Il n'avait pas envie de partir d'ici. Il n'avait pas envie de laisser Remus et Sirius, pour des journées ennuyeuses et monotones, auprès de personnes qu'il détestait. Il se plaisait auprès de Remus et de son parrain. Il avait le sentiment de faire parti d'une famille. Il y était bien.
Un bruit provenant de l'escalier le fit sursauter, il tourna vivement la tête pour voir Sirius qui traînait sa valise derrière lui.
– Il ne fallait pas, s'étonna Harry, j'allais m'en charger.
– Ne t'inquiète pas, sourit Sirius en la posant près de la cheminée. Au moins on en parle plus.
Il s'approcha de son filleul et le pressa contre lui, en entourant son bras autour de ses épaules. Harry ne cessait de grandir. A mesure que les jours passaient, les traits de son père s'accentuaient sur son visage et ceux de sa mère grandissait dans son cœur. Harry lui rendit son étreinte et une bouffée de tendresse submergea Sirius. Si seulement il n'avait pas été enfermé à Azkaban, si seulement Harry n'avait pas été confié au Dursley. Il aurait eu une enfance heureuse avec son parrain. Il voulait rattraper le temps qu'il avait perdu. Et voilà qu'il devait déjà repartir chez Rogue.
– Viens, je voudrais te montrer quelque chose.
Harry acquiesça et suivit son parrain dans sa chambre. Buck émit un grognement de bienvenue en les voyant entrer. L'hippogriffe s'étalait de tout son long sur le lit de Sirius, prenant le plus de place possible et faisait le ménage dans ses longues plumes grises. Harry caressa brièvement la tête de l'animal, tout en observant l'animagus qui se mouvait dans la pièce.
– Qu'est-ce que tu cherches? demanda curieusement Harry.
– Ça, répondit Sirius en brandissant un album.
Les yeux de Harry s'agrandirent de surprise et de joie. Allait-il lui montrer des photos de ses parents?
– Oh, détrompe-toi, soupira Sirius qui comprit le cheminement que prenait l'esprit de son filleul. Toutes les photos et les souvenirs que j'ai de tes parents sont dans mon coffre à Gringotts. Ils y ont mis tous mes effets personnels. Il y a ma baguette également.
Il tapota celle qui se trouvait dans sa poche.
– Ma véritable baguette, précisa-t-il, celle que j'ai eu à mes onze ans. Je ne peux encore rien récupérer, tu te doutes bien.
– De quoi s'agit-il alors? Que contient cet album?
Sirius lui offrit un sourire plein de mystères et l'invita à s'asseoir à ses côtés. Harry s'empressa de lui obéir, dévoré par la curiosité et lui adressa un regard en biais. Il se pencha sur l'album, alors que son parrain l'ouvrait. Sirius lui présenta vaguement ses parents. Il n'avait visiblement aucune envie de s'attarder sur eux.
Harry pointa du doigt un jeune homme très séduisant, qui ressemblait un peu à Sirius.
– Qui est-ce?
– Mon défunt de frangin. Regulus.
Il sourit tristement. Un sourire amer que Harry n'arrivait pas à déterminer. Il n'aurait su dire ce que Sirius pensait de son frère.
– Je veux te présenter une personne en particulier, car un jour tu vas très certainement devoir l'affronter.
Des rumeurs selon lesquelles les détraqueurs d'Azkaban s'agitaient, étaient parvenus à Remus et Sirius. Ils craignaient une évasion des Lestrange. Il tenait absolument à ce que Harry voit le visage de sa cousine, avant qu'il ne s'éloigne de lui. Si jamais les choses tournaient mal, Sirius voulait que son filleul puisse être sur ses gardes et savoir à quoi ressemblait l'ennemi.
– C'est Narcissa Malefoy, la femme de Lucius, souffla Harry en désignant une version plus jeune de la femme qu'il avait déjà rencontré. Elle est vraiment très belle.
– Oui, c'est vrai. A côté il s'agit d'Andromeda Tonks, qui est venue dîner avec sa fille lorsque tu étais chez Rogue. C'est une bonne personne. Merveilleuse, même.
Il tourna brièvement les pages pour en retirer une photo.
– Voici Ted Tonks, son mari. Et ça, ajouta-t-il en désignant une fillette de son index, c'est leur fille, Nymphadora.
Harry hocha silencieusement la tête.
– Lorsque tu reviendras, nous te les présenterons tous les trois. Dumbledore nous a donné sa bénédiction il y a quelques jours. Il leur fait confiance. Ted aussi est un bon gars. Je suis sûr que tu t'entendras très bien avec lui. Pour ce qui est de leur fille, elle est un peu maladroite mais elle te fera beaucoup rire.
Sirius tourna les yeux vers Harry, qui était très sérieux. Il fixait les photos avec attention.
– La sorcière qui ressemble à Andromeda, à mes côtés sur cette photo, se prénomme Bellatrix Lestrange. Née Black, évidemment. Les Lestrange sont les plus fidèles serviteurs de Tu-Sais-Qui. Elle est à Azkaban en ce moment, avec son mari, mais elle n'y restera pas éternellement. Et j'ai bien peur que la première chose qu'ils fassent, une fois hors d'Azkaban, est de te retrouver.
– Il est toujours impossible de s'échapper d'Azkaban. Tu as réussi parce que tu es un animagus, mais eux ne peuvent pas y parvenir. Je me trompe?
– Azkaban les retient simplement parce que le Seigneur des Ténèbres est encore trop faible pour les faire sortir de là ou pour organiser leur fuite. Je te mets simplement en garde, Harry. Peut-être que cela s'avérera inutile. Seulement elle sait qui tu es, elle connaît ton histoire et ton visage. Elle saura te reconnaître. A présent, tu sais aussi à quoi elle ressemble.
– Merci.
Devant cet air si solennel, Sirius le poussa sur le lit et se mit à le chatouiller. Harry éclata de rire et tenta de le repousser, mais Sirius semblait bien décidé à dérider son filleul. Il ne voulait pas l'effrayer ou faire grandir la psychose qui tournait autour d'eux.
Harry se demandait pourquoi Sirius ne restait jamais sérieux plus de deux minutes. Il voulut se défendre en aplatissant un coussin sur la tête de son parrain et fut surpris de voir que cela avait marché, même s'il avait arrêté son geste à la dernière seconde.
Sirius sourit, se saisit à son tour d'un coussin et attrapa le poignet de son filleul, qu'il tira derrière lui.
– Qu'est-ce que tu fais? s'étonna Harry qui le suivait péniblement, alors que Sirius trottinait presque dans le couloir.
Sirius l'intimida de rester silencieux et lâcha son poignet pour pousser la porte de la chambre de Remus. Le lycanthrope sursauta en les voyant entrer. D'un geste de la main il fit s'évaporer le chaudron qu'il avait devant lui et fronça les sourcils face aux deux intrus, tout en rangeant sa baguette.
– Qu'est-ce qui vous prend? s'énerva Remus.
L'animagus, qui était légèrement décontenancé en voyant à quel point leur entrée avait troublé son ami, qui s'était empressé de faire disparaître ses activités, se souvint ce qu'il était venu faire et tourna un regard entendu vers Harry. Le jeune brun serrait toujours son coussin dans sa main. Il comprit instantanément et un sourire fleurit sur ses lèvres. Il rajusta ses lunettes et toute son attention se tourna vers son ancien professeur, qui commençait à suspecter quelque chose de louche. Satisfait, Sirius se tourna également vers Remus et avança doucement vers lui.
– Je peux savoir ce qu'il se passe?
Sa réponse arriva très vite. Les deux autres lui sautèrent dessus en levant leur coussin au dessus de leur tête. Les yeux écarquillés, Remus eut à peine le temps de se jeter sur le lit pour les éviter. Sirius et Harry le suivirent rapidement. Comprenant qu'il n'avait pas le choix, Remus attrapa son coussin et se précipita vers la porte, afin de fuir le plus loin possible des deux fous.
– Trouillard, grommela Sirius en s'élançant à sa poursuite.
– Deux contre un? Ce n'est pas juste! s'indigna Remus qui déboula les escaliers pour se réfugier derrière le canapé.
Harry le contourna par la droite, tandis que Sirius le rejoignait par le côté gauche. Remus allait passé par dessus le canapé, lorsque Sirius l'encercla par la taille et le tira contre lui. Le lycanthrope se débattit comme il le pouvait, alors que Harry les observait en attendant de pouvoir attaquer à son tour.
– Nous étions comme des mousquetaires, un pour tous et tous pour un! Où est passé la solidarité et l'entraide des Maraudeurs, Sirius?
– Elle s'est envolée le jour où tu m'as dit que Patmol et Lunard n'existaient plus.
– Tu tiens compte de mes paroles seulement lorsque ça t'arrange, espèce de traître, ria Remus. Pardon.. ce n'est pas ce que je voulais dire.
Le mot traître brûlait la langue de Remus, comme s'il avait prononcé un mot interdit et particulièrement douloureux. Sirius qui le tenait toujours contre lui, relâcha sa prise et le retourna pour qu'il puisse voir qu'il en était nullement affecté.
Harry jugea que la trêve avait assez duré et frappa doucement les deux hommes à l'aide de son coussin. Sirius tourna un visage outré vers son filleul qui avait osé s'attaquer à lui alors qu'il était son allié. Il se jeta alors sur Harry et le balança par dessus son épaule, malgré ses protestations.
La bataille dura de longues minutes, entre coups de coussins, cris et rire.
Essoufflés et épuisés, ils se laissèrent ensuite tomber le long du mur du salon. Remus se leva un instant, se saisit d'un sac et retourna s'asseoir entre Harry et Sirius.
– C'est un sac de chez Honeydukes, s'étonna l'animagus. Quand es-tu allé à Pré-au-Lard?
– Tout à l'heure. Je devais m'y rendre impérativement.
Sirius fronça les sourcils. Il trouvait que son ami lui cachait bien des choses en ce moment. Cela avait commencé lorsqu'il avait absolument insisté pour que Dora vienne dîner avec sa mère, alors que celle-ci serait sans doute venue seule. Dora n'avait aucune envie de participer à ce repas, cela se voyait. Remus avait passé son temps avec elle, à lui parler. Et la jeune femme comptait bien revenir chez lui et sans sa mère. A quoi cela rimait? Sirius n'y avait pas vraiment accordé d'attention, mais à présent cela lui sautait aux yeux. Puis, ce chaudron que Remus avait fait disparaître quand Harry et lui étaient entrés sans prévenir dans sa chambre. Que contenait-il? Et maintenant, il apprenait que Remus avait fait une virée soit disant indispensable à Pré-au-Lard. De quoi avait-il besoin? Qui avait-il rejoint?
Loin de se douter des pensées de son ami, Remus s'affala contre son épaule et ouvrit le sac. Il offrit à Harry un sachet contenant de nombreuses sortes de friandises.
– C'est pour ton séjour chez Serverus. Je t'ai acheté également du chocolat, au cas où.
Harry sourit à cette remarque et s'affala à son tour sur Remus. Le loup-garou prit ensuite un autre sachet, qui contenait d'autres sucreries en tout genre. Les trois hommes s'empiffrèrent, tout en faisant des hypothèses, toutes plus farfelues les unes que les autres, sur les Dursley et l'endroit où ils étaient captifs.
– Je devrais m'inquiéter davantage pour les Dursley. Si on ne les retrouve pas très vite, ils pourraient être gravement en danger. Ils sont peut-être déjà mort à l'heure qu'il est. Dudley se retrouverait seul.
– Tu ne peux rien faire, Harry, soupira Sirius. Et nous non plus. On est coincé. On ne pourra jamais enquêter de notre côté sans nous mettre en danger.
– Depuis quand cela te dérange de te mettre en danger? murmura Remus, près de son visage.
– Même si tout le monde pense le contraire, ma stupidité et ma folie ont des limites et je sais pour qui j'ai envie ou non de risquer ma vie.
La cheminée s'ébranla soudainement et Remus maudit Rogue d'arriver sans prévenir alors qu'il lui avait fait jurer de toujours s'annoncer avant. Sirius se transforma et un énorme chien allongea ses pattes sur les jambes du lycanthrope. Harry secoua la tête, effrayé par ce qui allait suivre. Lorsque Rogue allait voir le chien, il allait forcément faire le rapport avec la conversation qu'ils avaient eu. Sirius était en danger et il était trop tard à présent.
– Je vais devoir verrouiller la cheminée, Severus, si tu continues à venir sans t'annoncer préalablement.
Rogue posa ses yeux noirs sur le chien et un sourire moqueur déforma son visage.
– Si mes oreilles ne me font pas défauts, j'ai cru entendre que Black pensait avoir une limite dans sa stupidité. J'espère que tu n'es pas sérieux? souffla-t-il en s'adressant au chien. Il n'y a pas plus bête que toi.
Sirius se transforma et se leva, pour se mettre à la hauteur de Sirius. La rage se lisait sur son visage. Remus et Harry firent de même, un peu dépassés par les éléments et redoutant ce qui allait suivre.
– Depuis combien de temps es-tu au courant? siffla Sirius en le foudroyant du regard.
– Demande-donc à ta bête sauvage et ton cher filleul. A trop prendre ta défense, alors qu'ils devraient te haïr, ils ne font qu'attirer les soupçons.
Rogue ne le dénonçait pas. Harry haussa les sourcils, surpris par le geste du maître des potions, mais ne fit aucun commentaire. Si Harry avait trahi aussi facilement son parrain, c'est parce qu'une part de lui attendait désespérément que quelqu'un retrouve Pettrigrow. Il voulait que Rogue soit au courant, pour qu'il puisse faire avancer les choses. Il était le seul à pouvoir le faire. Remus et Sirius n'y pouvaient rien. Si rogue avait vraiment été ami avec sa mère, il souhaiterait peut-être la venger, qu'importe le prix et qu'importe la haine qu'il éprouvait envers lui ou envers Sirius.
– Je lui ai dit la vérité, s'excusa alors le jeune sorcier, en baissant honteusement la tête. A propos de ton animagus et de Pettigrow. Je suis désolé.
Sirius posa une main dans le dos de Harry et soupira.
– Ce n'est pas grave, ne fais pas cette tête. C'est fait, de toute façon. Et heureusement d'ailleurs. Imagine ce qu'il se serait passé s'il était apparu alors que je ne m'étais pas transformé. Il m'aurait sûrement tué sur place avant de me laisser le temps de dire quoi que ce soit pour ma défense.
– Vous saviez qu'il était ici? demanda Harry en relevant les yeux vers son professeur de potion.
– Je m'en doutais, répondit-il simplement. Lucius et Drago ne vont pas tarder. Vos affaires sont prêtes? Il vous faut encore préparer votre chambre, pour faire croire aux Malefoy que vous y vivez depuis le début des vacances.
Harry acquiesça et désigna sa valise d'un geste de tête. Rogue leva sa baguette et l'envoya chez lui, à l'aide d'un sortilège informulé. A contre cœur, il y expédia également la cage d'Hedwige, qui poussa un cri de mécontentement.
Harry se retourna et serra Remus dans ses bras. Le lycanthrope lui déposa un baiser dans les cheveux.
– A bientôt, Harry.
Le jeune sorcier se sépara de lui pour sauter au cou de son parrain, qu'il vida de tout l'air de ses poumons. A sa grande surprise, Rogue ne les regardait pas avec dégoût ou avec mépris. Au contraire, son visage était patient et profondément calme. Il foudroya tout de même Sirius du regard avant de partir vers la cheminée d'un mouvement sonore de cape. Harry le suivit de peu et ils s'effacèrent tous les deux à travers les flammes vertes.
Sirius observa Remus qui se dirigeait d'un pas tranquille vers le secrétaire. Il l'ouvrit et en sortit un papier et un crayon.
– Qu'est-ce que tu fais?
– Je vais écrire une lettre à Tonks pour qu'elle passe chez nous demain.
«Chez nous», ces deux mots sonnaient si bien.
– Qu'est-ce que vous allez faire?
– Je t'ai déjà dit que c'était une surprise.
Sirius s'approcha de Remus en faisant la moue mais cela ne semblait pas marcher. Remus donna un coup de coude dans le ventre de son ami alors que celui-ci essayait de lire par dessus son épaule.
– Tu n'as rien à voir, je lui demande juste de passer.
– Je veux savoir ce que tu es en train de manigancer! Pourquoi as-tu tant de secrets pour moi? On se disait tout avant.
– Je veux être sûr que ça marche avant de t'en parler.
Que ça marche? Était-il en train de parler de sa «relation» avec Dora? Voulait-il voir où cela allait les mener, avant d'officialiser la chose? L'avait-il rejoint à Pré-au-Lard dans la journée? Si Remus était amoureux d'elle, il devait sûrement penser que Sirius serait enchanté de l'apprendre. Combien de fois lui avait-il recommandé de ne plus être seul et d'être heureux avec quelqu'un?
Remus attacha fermement la lettre à sa petite chouette et la laissa s'en voler par la fenêtre. Il se pressa ensuite derrière les fourneaux.
– Qu'est-ce que tu veux manger ce soir? Je meurs de faim.
– Ce que tu veux, maugréa Sirius.
– Arrête de faire la tête.
Sirius prit ses mots au pied de la lettre et s'efforça de paraître agréable.
Ils passèrent leur soirée à lire. Buck, étendu aux pieds de Sirius, ronronnait en dormant. Cette mélodie épuisa Sirius, qui commençait en s'endormir contre son ami. Remus leva les bras pour laisser Sirius allonger sa tête sur ses cuisses. Ses doigts s'entortillèrent dans les cheveux fin de l'animagus, qui s'endormit avec un soupir de bien-être.
Il fut réveillé par la voix du lycanthrope qui l'appelait doucement. Cela faisait presque une heure qu'il lisait alors qu'il était épuisé, simplement parce que son ami dormait parfaitement bien.
Sirius grogna pour la forme et referma les yeux.
– Lève-toi. Je suis fatigué.
Face à cet ordre, Sirius se redressa et s'étira longuement. Ils se dirigèrent ensemble vers la salle de bain, avant de regagner la chambre de Remus. Ils se glissèrent tous les deux dans les draps et Sirius se pelotonna contre son ami, avant de s'endormir de nouveau. Remus continua de caresser les cheveux de Sirius. Il les trouvait doux et soyeux. Plus encore que d'habitude. Il laissa ensuite ses doigts caresser la joue de son ami, cherchant à l'apaiser alors que ses sourcils se fronçaient. Ses cauchemars ne s'estompaient pas. Pendant combien de temps son séjour à Azkaban le hanterait-il encore? Des semaines? Des mois? Des années? Toute sa vie?
Il délaissa la joue de Sirius pour toucher la sienne. Ses doigts glissèrent sur sa cicatrice et il pensa à Tonks. Un sourire fleurit alors sur son visage.
