16.

Étendue sur le lit de Remus, Tonks lisait attentivement le livre sur les plantes, qui voletait au dessus de sa tête grâce à la magie. Une main derrière la nuque et l'autre sur son ventre, la jeune femme se concentrait attentivement sur ce qui était écrit dessus. Remus l'observait furtivement, alors qu'il remuait l'eau bouillante.

– Ils disent que tu dois tout mettre. Pas forcément d'ordre.

– Je mets tous les ingrédients d'un coup? demanda Remus en attrapant le petit panier qui contenait une dizaine de plantes différentes.

Tonks sembla hésiter un instant. Les ingrédients étant très coûteux, il était préférable de ne pas se tromper. Elle se redressa pour se saisir de l'ouvrage et le feuilleter une dernière fois. Une fois satisfaite, elle le referma et alla rejoindre le lycanthrope.

– Oui, assura-t-elle. Une fois dans le chaudron, il faut laisser infuser les ingrédients pendant quinze minutes, puis remuer très lentement.

– C'est tout?

– Et bien c'est ce qu'il y a d'écrit, en tout cas.

– Très bien et ensuite?

– Il faut laisser reposer la potion toute la nuit. Demain nous ajouterons les autres ingrédients.

Remus acquiesça d'un sourire et versa presque la totalité du contenu du panier. L'eau claire et transparente devint rapidement turquoise, avant de prendre, après quelques minutes d'infusion, une apparence jaunâtre. Une dizaine de minutes plus tard, l'eau fumait et crachait des bulles de gaz, tandis qu'un ronronnement curieusement agréable s'échappait du chaudron.

– Ce doit être la potion la plus étrange que je n'ai jamais fait, sourit Tonks en se penchant pour mieux l'analyser.

– Fais attention, conseilla Remus en levant doucement une main en sa direction.

– Pardon, soupira Tonks. Tu as raison, je suis tellement maladroite, que je serais capable de la renverser.

Remus ne put s'empêcher de rire.

– Ne dis pas de bêtises, souffla-t-il en posant une main sur l'épaule de la jeune femme. Je ne veux pas que tu te blesse, voilà tout. Nous ne sommes jamais à l'abri d'une explosion et puis c'est très chaud. Je n'ai pas particulièrement envie d'être responsable d'un accident.

Tonks haussa les épaules.

– Bien.. maman.

– On dirait Sirius, râla le loup-garou.

– Vous avez l'air de vraiment bien vous entendre tous les deux. On dirait un vieux couple.

– Severus Rogue nous a dit exactement la même chose, rit l'ancien professeur en se saisissant de sa spatule. Je mélange lentement, tu m'as dit?

– Oui. Apparemment il ne faut pas casser les bulles.

Remus se mordit la lèvre et plongea sa spatule dans le chaudron. Il était rassuré de savoir que l'ouvrage parlait de bulles. Cela voulait dire que leur potion ne devait pas être si ratée que ça.

– Tu as toujours été ami avec Sirius?

– Oui, depuis l'âge de onze ans. Enfin.. j'ai passé douze ans à le détester. Je ne le considérais plus comme mon ami durant cette période. Je le regrette tant maintenant que je sais la vérité.

– Ma mère a toujours cru en son innocence.

– Vraiment? s'étonna Remus.

– Oui, elle n'a jamais douté de lui. Et c'est pour cette raison qu'elle n'a pas hésité une seule seconde à venir le retrouver, lorsqu'il lui a fait parvenir un hibou. Elle était vraiment heureuse de le savoir en liberté. Elle n'a jamais cessé de croire en sa bonté et en l'amour qu'il portait à James Potter. Sirius a été l'une des seules personnes à avoir gardé contact avec elle, après qu'elle ait épousé mon père.

– Je sais, murmura Remus. Avant qu'elle ne rencontre ton père, Andromeda passait beaucoup de temps avec Sirius et Regulus. Je me souviens en première année, à la fin des vacances de noël, elle avait amené Sirius au Poudlard Express et Regulus était présent également. J'avais fait leur connaissance, à tous les deux, à ce moment là. C'était très bref.

Tonks se mit alors à rire, ce qui intrigua Remus.

– Je pense que tu peux arrêter là, suggéra la jeune femme.

– Pourquoi ris-tu? s'étonna Remus en déposant sa spatule et en couvrant le chaudron.

– Parce que nous ne pouvons pas avoir une conversation sans parler de Sirius. Il finit toujours pas s'y incruster d'une façon ou d'une autre.

– C'est vrai. Je connais un autre endroit où il aimerait pouvoir s'incruster.

– Pourquoi ne le tiens-tu pas au courant? Ce n'est pas un secret d'état, si? Tu m'as dit qu'il ne voulait pas que tu fasses disparaître tes cicatrices, mais la décision n'appartient qu'à toi. Il ne s'y opposera pas et d'ailleurs, il n'a pas réellement son mot à dire.

– Ce n'est pas qu'il ne veut pas que je les fasse disparaître, expliqua Remus en se frottant le front. Il ne veut pas que je complexe dessus et préférerais que j'apprenne à les accepter. Je ne pense pas que ça lui importe que je les garde ou pas. Tout ce qu'il souhaite, c'est que je sois bien avec mon corps.

– C'est adorable, trancha Tonks en lui donnant un coup d'épaule.

Remus lui rendit le sourire qu'elle lui offrait et l'entraîna hors de sa chambre.

– C'est vraiment injuste que tu ne puisses pas t'en débarrasser avec un remède habituel, murmura Tonks alors qu'ils traversaient le couloir.

– Elles sont spéciales. Celle des sorciers est largement inférieure et différente. Si elles avaient été banales, cela ferait longtemps qu'elles n'existeraient plus.

– Et c'est là que j'entre en jeu. Tu as besoin de quelqu'un qui est loin d'être banal pour les éradiquer.

Ils retrouvèrent Sirius dans la cuisine, qui essayait de s'en sortir avec un plat de lasagnes.

– Exactement, sourit Remus. Tu es ma super-héroïne.

– Ça me plaît bien, rit la jeune femme en lui adressant un clin-d'œil. Ça sent super bon Sirius!

L'air froid et indifférent, Sirius leur adressa un rapide regard avant de hausser les épaules.

– On verra si c'est mangeable, répondit-il sèchement. Tu restes dîner?

Surprise par le ton employé par l'animagus, la jeune femme hésita un instant, avant de bafouiller une excuse.

– J'ai des révisions à faire. Je vais vous laisser. A demain, Remus, souffla-t-elle en lui embrassant la joue.

– Merci, Tonks. Ton aide m'est vraiment précieuse. Merci de me consacrer du temps et de faire tout ça pour moi.

– C'est normal. Je le fais avec plaisir. Au revoir.. Sirius.

Sirius lui répondit quelque chose qui ressemblait plus à un grognement d'ours ennuyé qu'à une réponse civilisée. Tonks s'éclipsa après un dernier sourire destiné à Remus. Une fois partie, le lycanthrope s'approcha de son ami et lui donna une tape derrière la tête.

– Ça fait mal, grommela Sirius.

– Pas suffisamment à mon goût. Tu as été vraiment odieux envers Tonks. On aurait dit un gougeât.

– Un gougeât? répéta Sirius en haussant les sourcils. Désolé d'être de mauvaise humeur, ce n'est pas quelque chose que je contrôle forcément.

– C'est un problème récurant en ce moment.

– Et alors? J'en ai marre d'être enfermé dans cette maison. En plus je me sens encore plus seul, depuis que mon meilleur ami passe tout son temps à rire avec quelqu'un d'autre et que je ne peux même pas être dans la confidence.

– Tu es jaloux, s'amusa Remus en frottant son nez dans le cou de Sirius.

– Je ne suis pas jaloux, ça me gonfle, voilà tout.

– Ne t'énerve pas..

– Je ne m'énerve pas! s'exclama Sirius. Je suis très calme! Laisse-moi terminer mes lasagnes!

Sirius posa sa louche sur le plan de travail et se tourna vers Remus pour lui faire face.

– Continue tes petites cachotteries. Ça n'a aucune importance.

– Sirius.. Pourquoi est-ce que tu ne peux pas montrer un peu de patience? Tu as le droit d'avoir tes secrets toi aussi. Je ne m'acharnerais pas dessus avant que tu ne m'en parle par toi-même.

– C'est bien ça qui nous différencie, Remus. C'est que moi je n'aurai jamais de secrets pour toi. Et je ne m'acharne pas sur le tien! C'est toi qui remet tout sur la table à chaque fois.

– Tu t'enflamme vraiment pour rien, tu le sais ça? Tu peux être un véritable gamin parfois.

– Je te laisse terminer le repas. Je monte. Je n'ai plus faim.

Remus le dévisagea un instant et fut surpris en le voyant réellement s'en aller.

– Sérieusement? Sirius, voyons!

Le lendemain, dans la matinée, Sirius n'avait toujours pas adressé la parole à Remus. Il était descendu déjeuner et était remonté sans même un regard vers son ami. Remus ouvrit à Tonks vers onze heure. La jeune femme déposa son sac et ses affaires sur la table du salon et serra doucement Remus dans ses bras.

– J'ai ce qu'il nous faut, se ravit la jeune femme en brandissant un petit bol et une seringue.

Remus lui offrit un sourire amusé et acquiesça brièvement.

– C'est bien. Ce n'est pas encore nécessaire de le faire tout de suite. La potion doit reposer durant quelques semaines avant d'y administrer le sang.

– Non. Ils disent qu'on peut le faire dès cinq jours passés. Et le sang doit être à l'air libre pendant quelques jours avant d'être ajouté au reste de la potion. C'est donc le moment.

– Les résultats sont plus concluants si on prend son temps. C'est écrit dans plusieurs manuels.

– On ne sait pas, puisque personne n'a jamais essayé de le faire. Ce ne sont que des hypothèses. Remus, je pense qu'il vaut mieux suivre ce que conseille le livre des plantes. Ils disent que si on doit rajouter quelque chose, il faut que ce soit dans les jours qui suivent la préparation.

– Si tu veux, soupira le lycanthrope qui n'était pas très convaincu.

Tonks fronça les sourcils et le fixa longuement.

– Que se passe-t-il? Tu m'as l'air triste.. Tu devrais plutôt être content, tout se passe bien.

– Ce n'est pas ça. Je me suis disputé avec Sirius. Il ne me parle plus depuis hier.

– Ça va passer. Il faut dire qu'il n'était pas bien hier, il m'a fait de la peine.

– Tu rigoles? Il a été tellement exécrable avec toi. Comment peux-tu lui trouver des excuses?

La jeune femme haussa les épaules et incita Remus à le suivre dans sa chambre.

– Je ne sais pas, j'essaie juste de le comprendre et de me mettre à sa place. Ce n'est pas amusant et agréable d'être laissé de côté.

– Pourquoi personne ne veut comprendre que je veux lui faire une surprise? s'agaça le loup-garou.

– C'est une étape qui est tout de même importante dans ta vie, Remus. Peut-être que le résultat n'est pas ce qui compte le plus, finalement. Sirius devrait participer. Si on réussi, ta vie changera totalement. Plus tard, tu aimerais sans doute te dire que ton ami t'a aidé à réaliser un de tes rêves. Et Sirius aimerait peut-être aussi se dire qu'il a fait en sorte que ce projet puisse aboutir et que si tu es heureux, c'est un peu grâce à lui.

– Tu dois avoir raison.

– Bien sûr que j'ai raison. Et surtout, à trois nous prendrions plus de plaisir, tu ne crois pas? Au lieu de ça, il est tenu à l'écart et ça le blesse. Je ne pense pas que ce soit ce que tu veux.

– Bien sûr que non.

– Je pense qu'il y a autre chose et que tu ne me le dis pas.

Ils entrèrent dans la chambre de Remus et il referma la porte derrière eux. Il se laissa tomber sur son lit et Tonks s'accroupit face à lui, tout en lui tendant son bras. Il piqua une veine avec sa seringue et déposa quelques goûtes de sang dans un petit bol. Il jeta ensuite un sort pour que le sang ne se sèche pas et le déposa sur son étagère.

– C'est compliqué. Je préfère me tenir éloigné de Sirius en ce moment.

– Pour quelle raison? Que se passe-t-il en ce moment?

Remus haussa les épaules.

– Je crois que j'ai un peu peur.

– Peur de quoi?

– Un jour tout va s'écrouler. Tout ce qu'on a construit avec Sirius et Harry. Je n'ai pas envie de les perdre. Je m'attache trop, je le vois bien. Si tu savais à quel point je les aime tous les deux. J'ai peur de me réveiller un jour et de devoir retourner sous un pont ou dans un de mes anciens taudis. Je sais qu'un jour Sirius va sortir d'ici, parce qu'il étouffe totalement et j'ai peur qu'il se fasse attraper. S'il devait retourner à Azkaban, je le perdrais définitivement. C'est le meilleur ami que je n'ai jamais eu. Je ne pourrais pas le supporter. Pas une deuxième fois. Pas après l'avoir retrouvé.

– Profite de lui, alors.

– Tu ne comprends pas. Personne ne peut comprendre ce que Sirius et moi partageons. Après plus de douze ans de séparation, c'est toujours aussi fort. J'aurais préféré que ce ne soit pas le cas.

Tonks retira le tissu qui couvrait le chaudron et observa son contenu avec attention avant de relever les yeux vers Remus.

– Un jour le monde des sorciers saura la vérité et Sirius sera innocent à leurs yeux.

– Peut-être bien. Et ce jour là, Sirius aura la garde d'Harry. Il pourra de nouveau sortir. Il m'aidera sans doute à me loger quelque part, parce qu'il est généreux et qu'il tient à moi. Il sortira et pourra de nouveau voir des femmes. Et moi je perdrais mon meilleur ami et Harry.

– Et dire que je pensais que c'était Sirius qui était jaloux, plaisanta la jeune femme avec un sourire en coin.

– Je ne suis pas jaloux. Je veux qu'il soit heureux. Son bonheur est tout ce qui m'importe. Son rire aussi. Et ses yeux qui pétillent lorsqu'il se sent libre. Je ne l'empêcherai jamais de m'abandonner s'il peut ressentir tout ça.

– Tu es quelqu'un de bien et lui aussi. Vous méritez tous les deux d'être heureux. De ce que j'ai pu voir depuis que je viens ici, c'est que Sirius n'a aucune envie de se séparer de toi.

– C'est normal, il se sent seul et il n'a personne d'autre. Tout changera lorsque j'aurais de la concurrence, lâcha Remus avec un petit rire.

– Tu es devin depuis combien de temps? Tu aurais dû être prof de divination, plutôt que de défense contre les forces du mal.

Remus soupira et lui lança son coussin dans la figure.

– Hé! Fais attention à la potion, rit la jeune femme.

– Je sais comment ça va se finir, voilà tout. Je l'ai déjà vécu une fois.

– Comment ça?

– A Poudlard je partageais tout mon temps avec Sirius. A la fin de notre scolarité, la séparation a été brutale et douloureuse. On continuait à se voir le plus souvent possible, mais rien n'était plus pareil. Je n'avais plus Sirius à chaque seconde de ma vie et c'était réellement horrible.

– Je ne vois qu'une seule solution ; marriez-vous!

Remus grogna et lui lança son deuxième coussin.

– Ce n'est pas drôle.

Tonks se mit alors à rire sans pouvoir s'arrêter.

– Allez, debout et viens m'aider à terminer la deuxième partie de la potion, espèce de fainéant.

– Oui, chef! s'amusa Remus en la rejoignant.

– Ah, ces hommes.. ils passent toujours leur vie à se plaindre et à se lamenter sur leur sort! Ce n'est pas possible! Quel sexe faible.

Remus leva les yeux au ciel et la poussa de son épaule.

– En parlant de sort... la menaça gentiment Remus. J'en connais justement quelques-uns qui pourraient te faire taire définitivement.

– Oh! Mais c'est que tu me ferais presque peur si tu ne ressemblais pas autant à un chiot... Tes menaces ne m'atteignent pas. Je te rappelle que tu as besoin de moi.

– C'est faux. J'ai juste besoin de ton sang et je l'ai déjà.

– Me tuer te vaudra ma mère sur le dos et ce n'est sincèrement pas quelque chose que je te souhaite.

Remus fit semblant de réfléchir.

– Tu viens de me convaincre.

– M'en voilà rassurée.

Les deux jeunes gens échangèrent un long fou-rire avant de reprendre leur travail. Ils discutèrent longtemps de tout ce qui pouvait leur passer par la tête. Tonks était très attentive à ce qui préoccupait Remus. Elle l'écoutait et le conseillait. Remus lui parlait de Sirius et lui donnait quelques anecdotes sur lui. La jeune femme riait beaucoup et Remus trouvait cela agréable.

Remus ne connaissait rien en l'amour. Il se demandait ce que l'on ressentait lorsqu'on tombait amoureux. Il observa avec tendresse la jeune femme qui était en plein monologue et se dit qu'être amoureux d'elle ne devait pas être difficile. Mais il ne put s'empêcher de comparer l'amour avec ce qu'il ressentait pour Sirius. Si être amoureux devait être encore plus fort que ce qu'il ressentait pour son ami, alors ce sentiment devait être extrêmement ravageur. Et il se demandait comment il était possible d'aimer autant.

– Je dois y aller, s'horrifia la jeune femme. Je suis déjà en retard. Je reviens demain?

– Tu peux, souffla Remus. Mais je ne pense pas que nous toucherons à la potion. Elle a besoin de reposer jusqu'à ce que l'on introduise le sang.

– Et tu veux que je vienne quand même?

– Pourquoi pas?

La jeune femme fit une grimace avant d'embrasser la joue de Remus.

– Non. Je crois que tu devrais en profiter pour recoller les morceaux avec Sirius.

– Ça ne t'empêche pas de passer.

– On verra. A dans très bientôt alors. Pas besoin de me raccompagner, je connais la route.

Elle le salua d'un signe de la main et sortit rapidement de la chambre. Remus soupira et s'en alla à son tour. Il frappa à la porte de la chambre de Sirius. Son ami ne lui répondit pas. Il prit la liberté de l'ouvrir. Sirius était à son bureau et s'amusait avec un vif d'or qui avait appartenu à James.

Remus s'avança jusqu'à lui et lui massa les épaules, avant de passer nerveusement ses doigts dans les cheveux noirs de son ami.

– Tu viens goûter à tes lasagnes? demanda-t-il avec toute la douceur dont il était capable.

Sirius ne répondit pas.

– Je n'aime pas lorsque tu me fais la tête.

Sirius fit pivoter sa chaise roulante. Une fois face à Remus, il se pressa contre lui et le serra dans ses bras. Remus se laissa faire et soupira lourdement.

– Tonks m'aide à faire une potion à base de plantes pour guérir mes cicatrices. Une potion que l'on trouve dans le livre que je n'arrête pas de lire ces derniers temps.

– Mais.. je pensais que c'était inefficace sur toi.

– Avec quelques goûtes de sang de métamorphage, cela pourrait fonctionner. Son sang est très puissant et comme celui d'un loup-garou, il est vraiment très complexe. Elle a possibilité de se régénérer rapidement, de changer son visage, ses cheveux, de se métamorphoser et c'est un coup de pouce immense qu'elle pourrait me faire pour ma peau.

– J'espère que ça fonctionnera.

– Vraiment? s'étonna Remus.

Sirius se releva et caressa la joue de son ami. Il suivit la ligne que formait sa cicatrice et lui offrit un faible sourire.

– Avec ou sans, tu seras quand même le plus beau.

– Espèce d'idiot, soupira Remus en secouant désespérément la tête. C'est sûr que quoi qu'il arrive, je suis toujours plus beau que toi.

– Menteur! rit Sirius.

Le rire de Sirius lui avait tant manqué.


Bonjour! Je vous souhaite à tous une bonne année ; quelle vous apporte beaucoup de bonheur, de réussite, d'amour et de surprises.

J'ai eu énormément de mal à écrire ce chapitre. J'espère qu'il vous plaira quand même. Je ne sais pas trop comment je me suis dépatouiller avec tout ça. La suite ne va pas être toute rose pour le Wolfstar, mais ça se concrétise petit à petit. Je n'ai pas encore décidé si je consacrais le prochain chapitre à Harry, Rogue et Drago ou si je faisais un double Wolfstar et donc continuer le Remus/Sirius pour le chapitre 17. Qu'en pensez-vous? Quel côté vous plairez le plus?