Chapitre 7 : Comment cela pourrait-il fonctionner ?


Des yeux verts et vigilants scrutaient soigneusement la zone avant qu'une silhouette de chat mince ne se fraie un chemin dans le couloir de pierres. Harry avait appris de sa première aventure dans le château sous sa forme de chat et maintenant usait de prudence chaque fois qu'il sortait de ses appartements. Il était habitué aux gens le dévisageant et cela ne le dérangeait pas qu'on l'observe alors qu'il errait dans les couloirs... ce qui l'embarrassait était le collier brillant autour de son cou. Il se sentirait toujours mal à l'aise avec cela mais il avait choisi de le porter... ainsi il ne pouvait pas vraiment se plaindre.

Sa queue remua d'irritation tandis qu'il avait essayé de ne pas penser sur la façon dont sa situation actuelle en était arrivé là. Il pouvait seulement imaginer quel sarcastique pensée Severus viendrait formuler s'il avait entendu parler de cette situation. Il supposait qu'il aurait dû le voir venir... ils avaient tous été réunis ensemble presque aussitôt qu'il était venu ici. Salazar avait été le seul à le trouver et à prendre soin de lui pour l'amour de Merlin !

S'il pouvait il aurait rougi dans sa forme actuelle. Au lieu de cela tout ce qu'il pu faire fut de remuer ses moustaches et baisser la tête comme le collier vert émeraude autour de son cou avec une petite clochette dorée tinta. Ce n'était pas qu'il était mécontent de la situation... pour être complètement honnête il pensait qu'une telle chance pour le bonheur l'avait depuis longtemps abandonné. Être célèbre depuis presque aussi longtemps qu'il avait été vivant avait presque ruiné toute chance de rencontrer quelqu'un qui était intéressé juste par lui.

Puis quand il était arrivé ici il avait été consumé par des pensées sur la façon de dissimuler son secret et s'il pouvait rester ici. Maintenant il était clair qu'aucun d'entre eux n'y avait pensé. À moins que Severus n'attende un moment précis pour brasser la potion dont il avait besoin, il serait revenu à son époque si c'était le cas. Sa forme avait aussi été révélée de sorte qu'il n'y avait plus de soucis à ce sujet. Il n'avait même pas considéré les relations avec honnêteté. Il avait simplement supposé qu'il continuerait où son autre vie avait cessé. Avec lui enseignant dans sa forme animagus et passant ses après-midi avec une classe de potion. Bien qu'il avait appris de son expérience passée et donc il était maintenant très prudent en jetant des sortilèges de protection sur lui-même.

Il leva les yeux vers la porte de la salle de classe de potion. C'était ouvert parce que Salazar l'attendait mais il hésitait encore. Il ignora les étudiants qui le saluaient poliment pendant qu'ils se dirigeaient vers la classe tandis que ses yeux étaient rivés sur la forme de Salazar.

L'homme avait une force évidente pour lui mais il était plus qu'une présence physique. Son buste était mince mais puissant malgré le fait qu'il n'avait pas le volume massif propre à Godric. Au lieu de cela son pouvoir semblait irradier de ses yeux plutôt que de ses muscles. Comme s'il pouvait vous mettre en pièces en utilisant les mots seuls qu'il avait choisi. Severus donnait un sentiment ressemblant à ça... mais Harry ne l'avait jamais apprécié de cette façon avant. Tout d'abord parce que l'homme avait été dans sa vie depuis qu'il avait onze ans et pendant la plus grande partie de ces années leur relation n'avait pas été agréable. Puis c'était parce qu'il était avec Remus. Il était incapable même de considéré Severus de manière sexuelle. Maintenant cependant il voyait beaucoup de similitudes entre Salazar et Sev mais ils étaient aussi différents. Malgré la façon que Severus pouvait être serpentard il était aussi explosif qu'un griffondor. Alors que Salazar deviendrait plus froid et plus tranchant quand il était en colère, ce qu'il était rarement.

Godric en comparaison était presque l'exact opposé de Salazar. Il avait raison quand il avait relevé que leur liaison était à la fois forte mais fragile. Ils avaient besoin de quelque chose pour lier leurs deux personnalités ensemble... mais il n'avait jamais voulu devenir ce lien.

Godric était un homme imposant avec des muscles saillants qui donnait une expression très physique de la force tandis que ses yeux révélaient qu'en vérité il était gentil. Il n'était pas habile socialement comme Salazar mais il avait le cœur sur la main. Salazar avait habituellement des manipulations ou des plans en jeu ou en cours. Tandis que Salazar enseignait ses cours dans des tons modulés et paisible, Godric hurlait presque avec excitation tandis qu'il montrait passionnément des sortilèges devant ses élèves.

Soupirant Harry rassembla tous son courage de chat et pénétra dans la salle de classe. Tout de suite il put sentir ces yeux noirs familiers sur lui et il essaya de résister de regarder vers lui. C'était son premier jour entier dans sa position actuelle avec eux. Tous les élèves avaient remarqué le collier autour de son cou bien que peu avaient vraiment compris quel était le sens derrière cela. Il était maintenant face à des chaussures familières et leva les yeux vers le visage souriant d'un air satisfait de Salazar. Il baissa ses oreilles pendant qu'il était ramassé et posé sur les épaules. Une main fine le caressa soigneusement et il sentit son petit cœur s'apaiser. Il s'installa dans sa position habituelle et était heureux de découvrir que ce nouveau développement entre eux n'avait pas changé leurs rituels quotidiens. Il avait à voir comment Godric agirait autour de lui maintenant que cet... arrangement avait eu lieu.

Salazar remarqua l'hésitation qu'Harry exprimait autour de lui mais il s'y attendait. Godric s'était très maladroitement éloigné de toutes ces étranges affaires mais il était content des résultats. Il était heureux qu'Harry ne puisse pas l'éviter... il était très habitué d'avoir le chat posé sur ses épaules pendant ses classes de l'après-midi. Godric lui avait signalé que ce n'était pas le corps chaud autour de son cou qu'il appréciait mais la créature qui avait fourni cette chaleur.

Il avait argumenté contre, comment cela pourrait être possible. Il connaissait à peine Harry jusque là... quand il avait dit que Godric avait simplement sourit et secouait sa tête et dit que ce n'était pas quelque chose qu'il pourrait expérimenter même s'il ne l'avait pas apprécié ou compris. Cela l'avait seulement rendu plus confus et pour les préserver de certains arguments qu'il avait rencontré il avait laisser passer. Maintenant cependant... il commençait à comprendre un peu.

Il posa sa main sur Harry... ou plutôt les épaules de Minx tandis qu'il débutait sa lecture. Cependant sa bouche et son corps semblaient être en mode automatique tandis que son esprit absent se souvenait de l'événement qui avait mené à ce... développement intéressant.

Quelques jours plus tôt

C'était tard dans l'après-midi et la plupart des étudiants avait trouvé un autre endroit où se poser que les salles de classes où ils avaient passé beaucoup de leur temps. Cela donna à Salazar et Godric l'occasion idéale d'avoir un moment à eux avant qu'ils doivent faire acte de présence dans la Grande Salle. Salazar rangeait ses dernières affaires quand il entendit des pas lourds familiers et le bruit de la porte de sa salle de classe s'ouvrant brusquement. "J'étais en train de pensé."

Salazar se tourna avec amusement pour faire face à Godric. "Eh bien c'est un développement récent." Il sourit amusé avant de demandé : "Qu'est-ce qui pourrait t'inciter à faire une telle chose, tu as certainement passé assez longtemps sans le faire."

Ces sarcasmes étaient très fréquent de la part de son amant et Godric avait appris il y avait longtemps qu'ils n'étaient jamais sérieux. Quand Salazar était en colère il l'ignorait simplement comme s'il n'avait jamais existé. Il y prendrait n'importe quelle plaisanterie. Il sourit et secoua la tête : "Eh bien ça a été reconnu pour se produire... tels que quand j'ai au début exprimé mon intérêt pour toi..."

Salazar tourna lentement son visage inexpressif tandis qu'il mettait soigneusement de côté les bocaux d'ingrédients qu'il avait manipulé. "Que veux-tu dire par là ?" Son ton était coupant tandis qu'il se retourna en serrant ses poings. "Est-ce que ton esprit a finalement compris que cela était condamné depuis le début ? Est-ce que tu viens m'épargner de ton insupportable présence plus longtemps ?"

Godric s'avança et posa gentiment ses lourdes mains sur les épaules de Salazar pendant qu'il le forçait à faire demi-tour et à le regarder. Son visage habituellement joyeux était totalement sérieux tandis qu'il baissait les yeux vers son amant et dit doucement : "Jamais... je sais que nous sommes différents... par Merlin je le sais. Mais je n'aime que toi... tu m'as fais succomber Salazar, je ne pourrais jamais vivre sans toi maintenant. Si jamais tu veux me sortir de ta vie tu devras me tuer toi-même." Il se pencha et scella ce serment avec un baiser qui laissa Salazar stupéfait lorsqu'il s'éloigna.

Satisfait de cette réponse Godric se retourna en souriant tandis qu'il disait : "Je suis venu pour parler de nous cependant... ou principalement à propos de toi et tes réactions à un certain... animagus qui s'est récemment installé ici."

Le masque inexpressif de Salazar avait fondu tandis qu'il haussa un sourcil incrédule. "Qu'est-ce que tu veux dire par là ? Tu as clairement fait savoir que c'était un échange privé à moins que je sois mal informé et que tu sois aller voir ailleurs sans que je ne sois mis au courant ?" Encore une fois ses points s'étaient serrés et sa voix devint coupante.

Godric n'avait pas enlevé ses mains de ses épaules et attira son amant plus près. "Je voulais dire que tu sembles... content autour de lui... d'une manière que je n'ai pas encore été en mesure de te rendre. Il te met à l'aise..."

Godric sourit d'un air satisfait pendant qu'il soutint gentiment Salazar contre le banc et fit descendre sa bouche chaude jusqu'à une oreille délicate tandis qu'il disait : "Je remarque tout à propos de toi... ainsi j'ai remarqué que tu es très... attaché à lui. J'ai vu aussi l'intérêt dans tes yeux quand tu as vu sa forme humaine... je dois admettre que j'ai remarqué son attraction et j'ai donc pu le reconnaitre en toi. Il est un collègue intriguant n'est-ce pas ? Toute cette puissance brute que nous pouvons presque goûter enveloppé dans un tel petit et délicat emballage... quelqu'un qui pourrait remplir toutes ces pièces manquantes que nous avons."

Les yeux de Salazar s'étaient écarquillés mais il n'avait pas murmurer un mot que Godric continua : "Je l'ai imaginé pas toi? Tout ce pouvoir... il doit le contenir d'une certaine manière. Je me demande comment il gère maintenant surtout qu'il passe la plupart de son temps sous sa forme de chaton. Il serait si parfait sous toi... n'as-tu pas pensé à cela ? Ce corps élancé dans notre lit pendant que tu l'y plaques et entre en lui pendant que j'entre en toi ? Les réactions en chaîne suscitant entre nous tous et rendant chaque sensation plus intense ? Ou peut-être que tu veux le sentir entre nous ; submergé alors que nous lui montrons l'affection que je doute qu'il ait connu. On le sentirait... et à travers lui nous nous sentirions les uns les autres."

Finalement Salazar se dégagea. "Ça suffit." disait-il un peu haletant alors qu'il essayait de faire partir ces images de son esprit. Il pouvait à peine gérer un amant... comment pourrait-il être capable d'en gérer deux ? Mais le garçon était délicieux et était source d'intérêt grâce à un mélange intéressant de mystère et d'une innocence surprenante... il avait bien sûr remarqué qu'il était plus à l'aise quand Harry était près de lui. Que ce soit dans sa forme humaine ou dans sa forme de Minx...

Il secoua la tête. "Non... c'est impossible nous ne savons pas s'il pourrait revenir à son époque... il pourrait avoir quelqu'un qui l'attend..."

Godric se contenta de rire en sachant que ces fausses excuses étaient la manière de Salazar de se convaincre. Il en avait entendu beaucoup d'autres semblables quand Salazar avait essayé d'expliquer comment cela ne pourrait jamais fonctionner. Il prit le menton de Salazar et le força à regarder vers lui. "Il n'y a jamais de mal à demander... et s'il est censé être réclamer... penses-tu que tu ne te pardonnerais jamais pour avoir laisser un doux amant être pris par quelqu'un d'autre ?"

Plissant les yeux Salazar se dégagea alors qu'il essayait de maitriser la chaleur qui l'envahissait et de se concentrer sur son esprit. "Il... il n'y aurait pas de mal à demander je suppose."

Godric fit un sourire triomphant pendant qu'il disait : "Magnifique ! Nous allons lui demander après dîner !"

Une nouvelle voix les rejoignit de la porte ouverte tandis qu'Harry demanda : "Me demander quoi ?"

Salazar regarda autour de Godric avec horreur en réalisant que le jeune homme en question aurait pu les entendre tous deux. Il se retourna et plissa les yeux vers Godric. "Tu ne l'as pas verrouillé, n'est-ce pas ?" Le sourire penaud fut la seule réponse dont il avait besoin.

Il déglutit et regarda Godric pour le soutient tandis qu'il disait : "Nous... nous étions en train de discuter sur si et comment nous devrions vous aborder sur votre... disponibilité..."

Pour une fois dans sa vie Salazar buttait avec les mots et de manière maladroite Godric l'avait sauvé comme le griffondor se retourna et dit : "Nous sommes intéressé par toi... nous voudrions une chance de te courtiser. En supposant que tu sois disponible bien sûr."

Harry regarda les deux fondateurs dans une incrédulité stupéfaite. D'où est-ce que cela était venu ? Surement qu'ils ne pouvaient pas être sérieux ? Malgré le fait qu'il n'avait pas encore réussi à retourner dans son époque il y avait encore la faible possibilité qu'il y parvienne. Sans parler de quel désastre cette relation ferait de la chronologie ! C'était ce que son cerveau serpentard avait décidé cependant sa bouche griffondor s'exprima sur le sujet et dit : "Oui."

Poudlard futur

"IL A FAIT QUOI ?!"