Un chapitre qui vous baladera entre le Royaume des Ombres, de voiturettes en voiturettes, et les petites amourettes des Originels. J'espère qu'il vous plaira, la suite sera publiée au plus tôt mardi, au plus tard un après midi (entre jeudi et dimanche), c'est en fonction de mon boulot.

/!\ Petite information: le nom de la fille de Katherine, c'est juste le nom de Nina. Son vrai nom est Nikolina Constantinova Dobreva mais tout le monde l'appelle Nina. Voilà d'où c'est inspiré.

Biggi Salvatore: BRAVO, tu avais compris que Nina est la fille de Katherine. Et elle est (beaucoup) comme Katherine. Telle mère, telle fille! En tout cas bravo à toi pour avoir trouvé la bonne réponse! Et merci pour ton commentaire, je suis ravie que le chapitre t'ait plu. Bises & bon weekend.

Jolieplante: Ian a de quoi s'occuper au Royaume des Ombres. Il a peur que le bateau heurte un iceberg, donc il inspecte les environs à la recherche de glace. Il a rencontré Hanna avec qui il joue, ça lui passe le temps, et son tonton Jer est aussi de la partie. De plus il sent ses parents détendu, donc il n'est pas trop inquiet finalement de se trouver au Royaume des Ombres. Et puis c'est un enfant, il a une grande capacité d'adaptation! Elena aime son Damon comme il est, ça s'est sur! Pour Katherine et sa fille, Katherine la croit morte donc les retrouvailles – si il y a retrouvailles – ne seront pas angéliques. Kat risque de lui en vouloir. En tout cas merci pour ton commentaire, j'espère que ce chapitre te plaira autant que le précédant. Bises & passe un bon weekend.

Dray86: Hanna a trouvé refuge auprès de Judith, Judith est son point d'ancrage. Ian ne regarde que des films qui lui sont interdits, du coup ils "psychote" à la recherche d'un iceberg alors qu'il fait 40° dehors. La glace a fondu depuis belle lurette avec une telle température! Mais c'est Ian, le digne fils de Damon Salvatore. Il se fait du mouron, principalement pour sa maman qu'il surprotège. Il est comme Damon, sur tous les plans. Il y a Damon et Damon jr. Deux versions, toutes deux aussi égocentriques. Ça promet donc. Si Katherine découvre que sa fille est en vie, Nina va passer un très mauvais quart d'heure. Katherine l'a cru morte, ça laisse des séquelles. Imagine un peu. En tout cas merci pour ton commentaire, je suis ravie que le chapitre t'ait plu. Bises & passe un bon weekend.

Awakenza: Hanna est très attachée à Judith, elle se réfugie auprès d'elle. Et Judith adore les enfants, elle s'occupe d'Hanna nuit et jour, c'est presqu'implicite qu'elle va la garder avec elle. D'autant plus qu'elle n'a pas d'enfants et qu'elle aurait bien voulu en avoir! Leur relation se crée, Hanna s'appuie sur Judith constamment. Pour le bébé d'Elena, je sais s'il s'agit d'une fille ou d'un garçon, et je connais son nom. Ce que je peux te dire c'est que ce ne sera pas le prénom d'un grand-père ou d'une grand-mère. En tout cas pas en premier prénom. Mais ce premier prénom sera hautement significatif. En tout cas merci pour ton commentaire, je suis contente que le chapitre t'ait plu. Bises & bon weekend.

Barbara09: Il se passe beaucoup de chose en peu de temps. Personne n'a une minute de repos. Pour ta remarque sur les livres, moi je parlais des livres originels. Pour le Journal de Stefan, il y a trois noms d'auteurs: L.J Smith – qui a clairement avoué ne pas les avoir écrits – et Julie Plec et Kevin Williamson. Sont-ils les auteurs? Peut-être consultants à la limite, pour certains points concernant les relations fraternelles par exemple, mais je doute fort que ce soit eux qui aient écrit les livres, je pense que c'est un ghost writer et que leurs noms sont utilisés parce que les livres sont en rapport avec leur série. Mais soulignons qu'il y a quelques petites différences d'avec la série, donc je pense qu'ils n'en sont pas les co-auteurs. Leur nom, comme celui de L.J Smith, sont utilisés pour vendre. C'est du marketing. Mais pour en revenir à la question, elle concernant l'âge de Damon dans la série. La série a commencé en reprenant l'âge de chacun des personnages dans les livres originels: Stefan, bien que transformé à une époque différente, dans un pays différent (XVème siècle, en Italie dans les livres, XIXème siècle, au USA, dans la série), a toujours l'apparence d'un gars de 17 ans, et Elena, Bonnie et Caroline ont 17 ans. Mais Damon, on ne connaît pas son âge. Les livres de L.J Smith ne le révèlent pas, ni la série. Après le ghost writer peut écrire ce qu'il/elle veut, c'est l'âge dans les esprits de Lisa Jane, Julie et Kevin qui compte. Enfin ce n'est que mon point de vu. Sinon je suis ravie que mon histoire te plaise, j'espère que ce chapitre sera dans cette continuité. Merci pour ton commentaire. Bises & passe un bon weekend.

J'espère que ce chapitre vous plaira, pour bien commencer ce weekend pluvieux – à Lyon c'est ciel gris avec pluie et froid :-( Bonne lecture.


Chapitre 72

La traversée du désert se fit en vingt-quatre heures, sans qu'aucune difficulté ne vienne se poser en obstacle. Les enfants jouent ensemble, et par enfants, entendons nous bien, sont considérés comme enfants: Ian Salvatore, à la tête de son petit gang comme à son habitude, la petite Hanna, qui suit Damon 2.0 partout, et Jeremy Gilbert, encore plus sot que son intrépide de neveu de deux ans. Ces trois mousquetaires s'en donnent à cœur joie, un coup les garçons se prennent pour des pirates, la fois d'après ils se prêtent à s'imaginer chasseurs de trésor tandis que boucle d'or s'improvise fée. Apparemment la fillette n'a d'yeux que pour ces petites créatures fantastiques ailées, le neveu et l'oncle la laissent donc se fondre dans la peau de Clochette.

La voiturette d'à côté est plus calme. C'est celle de Stefan et Katherine. Nathan, qui va mieux, point importuné par la chaleur grâce à la climatisation, dort paisiblement dans les bras, un coup de sa maman, un coup de son papa, tandis que ceux-ci discutent à voix basse, sans aucune dispute. Katherine fait des efforts même si Stefan décerne quelques maladresses inhabituelles dans sa gestuelle et son parler. C'est comme si elle souhaite aborder un sujet mais qu'elle n'ose pas ou qu'elle ne trouve pas les mots. C'est assez déroutant pour le jeune homme; d'ordinaire sa compagne met les points sur les "I" et les barres sur les "T", elle est nette et précise, tant dans ses actes que dans ses propos. Là, elle semble être vulnérable, Stefan en déduit donc aisément qu'elle est tourmentée par ses sentiments et qu'il est possible, très probable même, que ce soit le sujet "mariage" qui la tourment ainsi. En effet Katherine n'a jamais été confronté à ses sentiments, à devoir les ressentir et les prendre en compte, c'est tout nouveau pour elle et bien qu'elle le taise, elle est terrorisée. Mais Stefan n'osa pas s'immiscer dans les réflexions intimes de sa compagne, il la laissa y faire face de peur qu'elle ne s'emporte face à une telle intrusion dans sa vie. Et après mainte tergiversions et tentatives de prise de parole, la vampiresse ouvrit la bouche et fit enfin une phrase:

«Bon d'accord, finit par déclarer la vampiresse, comme si elle venait de renégocier un contrat. Tu as gagné Stefan, je suis d'accord mais à la moindre connerie de ta part, je t'étrangle, c'est clair.»

Stefan ouvrit la bouche et la referma aussitôt, comme un poisson rouge. Il réfléchit au paroles de Katherine et tenta de les analyser: son optimisme lui indiqua que sa compagne vint, d'une manière brutale et d'un romantisme fort discutable, d'accepter sa demande en mariage, mais sa connaissance du drôle de personnage qu'est la mère de son fils, de ses lubies et de sa complexité le fit douter. Après tout, avec Katherine il doit s'attendre à tout et si cela se trouve elle est seulement d'accord pour rentrer dans leur monde! Allez savoir!

Lisant parfaitement la confusion dans le regard émeraude de son compagnon, Katherine, dont le tumulte de conflits internes qui l'anime est apaisé par la respiration synchronisée de son nourrisson endormi dans ses bras, souria tendrement à son compagnon, se leva délicatement et s'installa sur les genoux de Stefan, le fixant droit dans les yeux pour lui murmurer un chaleureux oui, bien moins froid que son petit accord précédent.

«Tu… Tu veux bien... Baragouina le vampire, surprit.

- Je veux être ta femme! S'amusa la vampiresse. Mais tu dois savoir que je n'y connais absolument rien dans l'art d'être mariée! Et hors de question que je change parce que je serai ta femme! Mais… j'accepte de changer de nom, concéda-t-elle, enjouée.»

Stefan rigola. C'était tout Katherine. Cet art de passer de passer du romantisme à la négociation puis à la joie et à l'insouciance, cette personnalité complexe, c'est Katherine, la seule femme capable de l'émouvoir autant que de l'amuser. Elle peut le surprendre et négocier avec lui, parvenir même à ses fins tout en lui prouvant, sans être guimauve, dans de petits gestes, de petits regards, son amour. Comme par exemple en ce moment. Katherine établit leur contrat – oral, aucun d'eux ne compte signer de contrat établit chez le notaire ou l'avocat – de mariage tout en lui caressant machinalement le bras, une lueur presqu'indécelable de bonheur dans le regard.

«Je t'aime, souria le vampire en l'embrassant passionnément.»

Doucement Stefan, n'écrase pas Nathan! S'alarma Katherine – par télépathie –, protectrice envers son fils.

Je fais attention à mon fils Kat', mais je peux faire attention à lui et embrasser ma future femme, la tenta Stefan.

La nouvellement fiancée souria et, en faisant bien attention à ne pas étouffer son précieux petit trésor, elle se rua sur les lèvres de Stefan, avide de baiser autant qu'elle peut l'être de sang.

Très vite, cette échange, brutal, presque bestial, enflamma un peu plus chacun des deux vampires, et la jeune femme décida de déposer Nathan dans son berceau et de l'isoler dans la pièce voisine afin d'être seule avec son cher et tendre Stefan sur lequel elle se jeta fougueusement, au point de briser une partie de la voiturette. Mais qu'importe, Katherine n'y prêta aucune attention, elle intensifia le baiser qu'elle donnait à Stefan et lui arracha ses vêtements avant de sortir les crocs.

D'humeur joueuse, elle planta ses canines un peu partout sur le corps, soumis, de Stefan. À chaque fois, ses morsures demeurèrent en surface, elle marquait seulement son territoire tout en titillant son fiancé, le faisant languir de la morsure plus brutale, celle qui le transcendera au septième ciel.

Mais en attendant, elle prenait un malin plaisir à jouir de son pouvoir de domination, un sourire machiavélique aux lèvres qui ne fit que rendre Stefan encore plus impatient et Katherine encore plus fière de l'effet qu'elle a sur celui qui partage sa vie.

Finalement, un fois que ses taquineries ne l'amusèrent plus vraiment, la vampiresse, un regard sombre, assoiffé par le désir, laissa échapper un grognement inhumain avant de croquer la carotide de Stefan, qui profita de ce moment pour reprendre la domination dans la partie jouée et mordre à son tour sa compagne en approfondissant toujours plus leurs exquis plaisirs interdits.

Deux voiturettes plus loin, un silence de maitre régna sur l'habitacle. Elena dormait et Damon l'observait, émerveillé par la beauté qui se dégage de sa formidable épouse. Sourire aux lèvres, le vampire laissa une de ses mains naviguer sur l'un des bras de sa tendre moitié tout en s'énumérant une énième fois les incroyables qualités qu'elle possède. Puis, en pensant à la mère formidable qu'est Elena, les prunelles bleues électriques de Damon se posèrent sur le ventre plat de son épouse. À première vue, rien ne trahit la grossesse d'Elena. Cependant Damon est fin observateur, sans oublier que sa vue est plus que bonne, ainsi les quelques grammes prit par son épouse ne passèrent pas inaperçus. Mais le vampire comptait bien s'abstenir de le souligner auprès de sa femme, inutile qu'il ne la vexe pour rien. Elle est belle, Damon la trouve chaque jour de plus en plus belle; pour lui, la grossesse va à ravir à Elena. Déjà elle était magnifique enceinte de Ian, son coma n'a jamais entravé sa beauté, mais cette fois, cette fois, Elena vit sa grossesse et ceci la rend encore plus resplendissante aux yeux du vampire, d'une partialité plus que discutable.

«Tu sais que je ne vais pas m'évanouir dans la nature, plaisanta Elena en ouvrant les yeux. Ah mon Damon!»

La jeune femme s'étira légèrement, se redressa et s'empressa d'embrasser son époux. C'est leur petit rituel. Dés qu'elle ouvre les yeux, si Damon est à côté d'elle, les yeux ouverts, elle l'embrasse. Probablement avec un peu plus de passion depuis qu'elle est enceinte; ses émotions la mènent un peu par le bout du nez, elle réclame énormément d'amour de la part de son cher et tendre ténébreux vampire.

Elena sursauta. La voiture vint de se stopper soudainement. Soit un problème est survenu sur le chemin, soit l'un des passagers à appuyer sur le bouton d'arrêt d'urgence du véhicule! Et apparemment la bonne hypothèse est la seconde: Ian vient tambouriner à la porte de la voiturette de ses parents en leur criant promptement de lui ouvrir.

«Mais tu me trafiques quoi toi? Grogna Damon en ouvrant à son fils. Et tu as vu dans quel état tu es, ta mère va te tuer!»

Le bébé s'est présenté mouillé de la tête aux pieds. Cette canaille expliqua à son papa que son tonton Jeremy a trouvé drôle de le jeter dans une baignoire pleine d'eau, chose que Ian n'a pas apprécié. En bon petit vampire, le bébé n'aime pas l'eau, ses parents doivent constamment ruser pour lui faire prendre sa douche quotidienne, le fait que Jeremy se soit bêtement amusé à le jeter dedans va rendre les prochaines toilettes difficiles pour Damon et Elena.

La jeune femme descendit au moment où son mari fut prêt à sortir "faire passer un sale quart d'heure à cet idiot de Gilbert" qui justement arrivait accompagné par Bonnie. Elena retenue donc son époux et demanda des explications aux adultes sur ce qui s'est réellement passé. Bien sur elle a entendu son fils et elle voit bien que celui-ci est tout trempé mais quelque chose lui dit que la version de Ian est un peu gruyère, il a probablement raconté ce qu'il voulait à son cher papa qui le croit toujours sur parole.

«Jeremy a fait une connerie d'accord, mais… Ils sont ingérables tous les deux. La petite Hanna a joué avec eux pendant un long moment mais ils l'ont épuisée: elle est partie dormir dans les bras de Judith! Expliqua Bonnie. Ton frère et ton fils eux… ils sont sous stéroïdes, je ne vois que ça pour expliquer le fait qu'il est impossible de les calmer! Ian a vu des glaçons et la bêtise de Jeremy lui est revenue en mémoire, résultat il les a piqué et balancer sur ton frère! Et ce crétin lui a dit qu'il allait se changer alors qu'il a fait couler l'eau dans la baignoire! La suite, tu la connais. Deux gosses, ce sont deux gosses! Que Ian agisse en enfant, c'en est un, ce n'est pas grave, mais Jeremy! Jeremy! Un idiot!

- Elena je suis désolé, je ne savais pas qu'il n'aime pas l'eau, s'excusa le jeune Gilbert. J'ai cru… Ian a deux ans, les enfants de deux ans aiment l'eau généralement!

- C'est un vampire! Ronchonna Damon. Viens là Ian, je vais te sécher! Tu as vraiment des oncles crétins!»

Tandis que les deux Salvatore rentrèrent à l'intérieur de la voiturette, Elena soupira lourdement et donna une petite tape à Jeremy, sur le haut de la tête histoire qu'il réfléchisse un peu avant d'agir. Puis elle alla retrouver ses deux vampires tandis que Katherine, sortie dehors, reprogrammait la tablette pour que la voiture reparte dans cinq minutes.

Quoi de mieux pour un roi qu'une suite royale? Rien n'est plus prestigieux pour l'unique créature de son espèce, un hybride surpuissant, roi de la Nouvelle-Orléans qu'une suite digne de son rang, c'est même une obligation pour Niklaus Mikaelson de l'occuper. Et le fait que Caroline Forbes soit assise sur le luxueux canapé comble à la perfection les désirs incommensurables de l'Originel à la folie des grandeurs!

Elle est restée avec lui. Elle l'a même empêché de sauter sur Rebekah lorsque celle-ci a clairement sous-entendu qu'il n'est pas un frère attentionné! La présence de Caroline à ses côtés est la cerise sur le gâteau, le petit plus qui rend les choses parfaites. Tellement que Klaus en à oublier ses petites rancœurs passées, signe que la blondinette de Mystic Falls a une forte influence sur lui.

Elle l'apaise. Elle le subjugue. L'Originel l'observe, il la dévore inlassablement du regard.

Puis il se rappela qu'il a prit des papiers dessins et des crayons à papier, alors il se mit à faire un énième portrait d'elle sous le regard amusé de la jeune femme qui rigola, se moquant gentiment de lui et son obsession pour ses portraits. Mais elle posa et vint regarder avec grand intérêt le résultat du talent de Niklaus.

«J'adore, souria-t-elle.»

Klaus se contenta de répondre par une discret sourire et l'attira à lui pour l'embrasser tendrement, puis passionnément. Dés lors, un jeu de domination s'installa entre eux et ils mirent l'intégralité de la suite sans dessus-dessous, emportés par la dangereuse passion qui les unie.

Une nouvelle fois, Rebekah s'est réfugiée au comptoir d'un bar, à boire un cocktail pour oublier les querelles, ravivées, entre elle et Klaus. Elle déteste être en froid avec lui, mais parfois, son ainé dépasse les limites et elle souffre. Son frère est égoïste et ne se rend pas compte qu'à l'utiliser ainsi pour orchestrée ses petites vendetta mafieuses, il la brise à chaque fois. C'est comme s'il l'immolait par le feu, la transperçait par un pieu et lui brisait le coup, le tout en même temps! Il lui inflige les pires souffrances sans s'en soucier, sans s'en rendre compte. C'est purement involontaire, l'esprit de Klaus se focalise sur ses obsessions et rien d'autres ne compte. Il devient un robot, programmé pour exécuter ses ennemis. Rien d'autre ne compte, pas même la famille. Pourtant, à sa manière plus qu'unique, étrange et parfois inquiétante, Klaus aime leur fratrie. Il ne l'avoue pas, ne le montre pas, mais Rebekah le sait. Parfois elle sonde l'âme de son tourmenté ainé et peu y déceler l'attachement qu'il lui porte. Mais ce n'est pas suffisant pour le retenir de la faire souffrir. Peut-être qu'un jour Klaus apprendra à être moins égoïste? Peut-être que c'est déjà le cas grâce à Caroline? Après tout, quelques heures plus tôt, après le départ de Kol, c'est Caroline qui s'est interposée entre les Mikaelson afin d'éviter que Klaus ne lui saute dessus après qu'elle l'ait traité de "frère peu attentionné", Rebekah est bien consciente que c'est la jeune vampirette qui a l'influence nécessaire sur Klaus pour faire de lui une meilleure personne. Enfin Rebekah voulut y croire, après tout les humains disent souvent "Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir"! Mais Klaus est souvent un cas à part, avec lui rien n'est linéaire, tout est possible. Le pire y comprit. Surtout le pire!

Matt revenait du poste de police, récupéré Tyler qui, après sa petite visite à Caroline, est allé se battre dans un bar malfamé, en bordure de la nationale. D'après ce qu'un officier lui a raconté, tout a commencé pour une stupide histoire de tabouret. Tyler était ivre, l'homme face à lui aussi et ils se sont battus pour un siège autour du comptoir! C'est stupide, Carol Lockwood l'a bien fait comprendre à son fils lorsque le quaterback a ramené son ami auprès de sa maman. C'était comme rendre à une maman un petit garnement qui a semé le trouble au sein d'une classe de maternelle. Cependant si à première vue la comparaison est amusante, concrètement cela ne l'est nullement. Matt s'abstiendrait bien d'aller récupérer son meilleur ami au commissariat!

Ainsi, il eut bien besoin de s'évader et cette pause détente se présenta sous la forme d'un charmante blondinette, rencontrer la veille dans un night club. Matt n'a pas de pensées déplacées, il ne pense pas à débuter une relation avec cette étrangère, il veut juste mieux la connaître. En discutant avec elle, il a cru déceler une complexité, des plaies ancrées profondément en elle et il aimerait bien la sonder au plus profond de son être.

«Un verre d'eau, demanda-t-il au serveur.»

Rebekah, dos tournée à l'entrée, se retourna. Elle a reconnu cette voix qui a résonné derrière elle et souria au jeune homme qui se trouve désormais face à elle.

«Tu devrais te dérider un peu et apprendre à t'amuser. Tu es un rabat-joie! Profite de la vie, je vais te dire un secret: elle est courte! Plaisanta Rebekah. Tu vas prendre un verre de Bloody Mary! J'adore ce cocktail! Et pas de discussion sinon je t'oblige à te plier à cette injonction. Tu es bien trop sérieux pour ton âge!»

Matt ne discuta point les commandes de Rebekah. Il la laissa décider des choix de cocktails et parla longuement avec elle. Plus les verres arrivaient face à eux, pour la conversation s'allégeait et laissait place à des éclats de rires insoutenables, si bien qu'ils ne virent ni l'un ni l'autre les heures passer. Ils s'amusaient et rien d'autre ne comptait. Seul le moment présent comptait et chacun d'eux s'évertua à le faire durer un peu plus longtemps.

Avec le blondinet, l'Originelle à l'impression d'être seulement une fille ordinaire. Elle n'est plus Rebekah Mikaelson, appartenant à la famille originelle, en conflits perpétuels avec Klaus, en lutte constante avec elle-même pour tenter d'être digne de vivre parmi les humains. Avec lui justement elle se sent humaine, chose qu'elle n'a plus ressenti depuis longtemps. Et cela lui a manqué. Tellement manqué. Rebekah adorait appartenir aux vivants et être une créature de la nuit lui pèse énormément. Ce n'était pas son choix. Les vampires engendrés ont encore leur libre arbitre, ils peuvent choisir de vivre en damnés ou de mourir en paix. Elle n'a pas eu le droit à cette décision qui pourtant est cruciale pour chaque être innocents dotés d'une conscience et de sentiments. Non, ses parents ont choisi pour elle. Sa mère a jeté le sort et son père les a forcé, ses frères et elle, à devenir les créatures qu'ils sont aujourd'hui.

Alors que la vampiresse face à lui savoura la joie d'avoir retrouver son soi intérieur, Matt, de plus en plus bourré, se trouva être de plus en plus fasciné par la blondinette avec qui il tient une conversation de moins en moins consistante. Mais les deux jeunes gens s'entendent bien, c'est l'essentiel.

Tous le monde s'accorde à dire que l'amour s'entretien et ce n'est surement pas Kol et Nina qui font le nier. La jeune femme a commencé par se disputer avec le vampire, lui faire tout un tas de reproches, lutter face à lui pour obtenir le confort de la suite qu'il occupe jusqu'à ce, qu'à genoux à ses pieds, l'Originel la supplie de lui pardonner. Dés lors, elle s'est sadiquement amusée à le faire tourner en bourrique, il a dû céder à chacun de ses caprices – achats de bijou, vêtements et accessoires hors de prix, petits voyages par ci, par là… – jusqu'à ce qu'elle ne consente à lui pardonner. Dés lors les retrouvailles ont été explosives!

«Tu as de la chance que je sois gentille! Se vanta-t-elle en se rhabillant. Mais j'ai des affaires en cours, une visioconférence avec mes banquiers. Je ne peux pas annuler, crois moi j'aimerai bien. Ces crétins ne vont que parler d'affaires en cherchant à me revendre leurs placements débiles pendant des heures au lieu de me dire combien j'ai gagné avec mes placements de génie! Je suis euphorique à l'idée de cet entretien, tu ne peux savoir à quel point!»

Kol la dévisagea un instant. Aux XVIII-XIXème siècles, Nina s'acharnait à lutter pour la démocratie, prônant avec passion les idées Lumières, et utilisant la civilisation grecque du Vème siècle avant J.C comme exemples. Et aujourd'hui il semblerait que cette révolutionnaire dans l'âme se soit transformée en en femme d'affaires accomplie. Décidément cette femme est un véritable caméléon! Elle enfile n'importe quel costume et s'adapte à n'importe qu'elle époque; l'Originel ne peut qu'être un peu plus subjugué par la force qui émane de sa compagne.

«Au fait, tu te souviens du liquide que tu avais en Russie? L'interpela-t-elle sur le pas de la porte. Il fructifie aux Bahamas! Durant les trente Glorieuses je m'ennuyais, je me suis lancée dans la finances. Il faut savoir se diversifier dans la vie! J'ai commencé avec ton argent!

- Tu m'as manqué, lui confia-t-il sincèrement.

- Je sais, se vanta Nina. Tu es complètement perdu sans moi, pauvre petit bébé Originel! Tes petites étudiantes de la Nouvelle-Orléans n'ont pas mon charisme, tu devrais savoir qu'aucune femme ne m'égale!»

Décidemment elle ne comptait le lâcher avec ses petites escapades sans intérêt. Nina l'a probablement fait surveillé à l'instant où ses sbires lui ont rapporté qu'il était de nouveau parmi les vivants et lui ont appris les petits vis auxquels il s'est livré. Mais il a une excuse: il se sentait seul. Nina n'est pas venu le rejoindre, il s'est donc consolé dans les bras d'étudiantes jusqu'à retrouver l'amour de la seule et unique femme qui compte pour lui. Mais cette excuse, l'Originel est bien conscient qu'il ne doit pas la servir à Nina. Elle va s'énerver, lui rétorquer que lui aurait pu daigner sortir de son cercle de mafieux et venir la rejoindre en Europe, dans un des manoirs qu'ils ont acquis au fil de leurs voyages. Alors il s'abstenu de tout commentaire. En revanche, il s'empressa de se rhabiller à son tour et la suivit à sa réunion; pour rien au monde il ne voudrait louper Nina en mode "femme d'affaires". En connaissance du caractère de la jeune bulgare, la visioconférence risque d'être animée!


Note de l'auteure: Alors ce chapitre, il vous a plu? Que pensez-vous des enfants qui jouent ensemble? Des conflits internes de Kat? De sa drôle de manière d'accepter d'épouser Stefan? Du moment Steferine? Que pensez-vous aussi du petit moment Delena? De Ian qui a arrêté la voiture pour partir se réfugier vers ses parents? De ses taquineries avec Jeremy? Du fait qu'il est mentionné qu'Hanna se réfugie vers Judith? Que pensez-vous aussi du Klaroline? Du moment Matt/Rebekah? Du moment Nina/Kol? De leur drôle de relation? De la personnalité de Nina?

Comme toujours, j'attends vos avis avec impatience.

Bises & passez un bon weekend.

Amandine.