Chapitre 8 : Fermer les appels et comploter


Poudlard futur

Les mains étaient entrelacé sur les draps blancs de l'hôpital et tandis que l'une était flasque l'autre la tenait dans une poigne forte. Les yeux ambrées regardaient vers la forme de son amant avec inquiétude. Remus détestait avoir raison. Severus s'était trop surmené en essayant de ramener Harry auprès d'eux et le dernier choc du livre avait été trop éprouvant pour lui et il avait perdu connaissance. Il se sourit doucement à lui-même alors qu'il brossait soigneusement ces cheveux noirs soyeux loin du visage pâle. Il savait que Sev détestait qu'on décrive ce qui s'était passé de manière aussi délicate mais c'était ce qui était arrivé. Severus avait vu les nouveaux mots dans le livre tout comme il avait terminé son exclamation il était tombé au sol évanoui pour être seulement sauvé d'un impact douloureux au dernier moment à cause de ses réflexes de loup.

Il secoua la tête amusée en se souvenant de sa propre réaction à la vu de ce petit développement. Il avait toujours voulu que son louveteau tombe amoureux et ait la relation qu'il savait qu'Harry avait toujours manquait et besoin. Il ne s'était pas attendu à ce que ce soit environ un millier d'années dans le passé...mais il supposa que tout avec Harry était exceptionnel. Il regarda son amant et secoua doucement la tête alors qu'il se penchait et donna à ses lèvres douces un petit baiser. "Que vais-je faire de toi ?" murmura-t-il incertain à qui exactement il parlait.

Poudlard passé

Une queue donna un léger coup avec agitation sur le sol de pierre tandis que la forme poilu avec laquelle elle était relié était autrement immobile. Les yeux verts intenses étudiaient la présentation devant lui et la décision n'avait pas encore été prise sur la façon d'accueillir ça. Devant Harry... ou Minx comme il était si communément appelé sous sa forme de chat, se trouvait une montagne de jouets pour chat. Une montagne. Apparemment quand Salazar et Godric avaient dit qu'ils allaient le courtiser ils n'avaient pas mentit.

La pile de jouets quelque peu fascinante était évidemment de Godric. Il y avait eu une carte jointe et même sans la signature formelle en bas Harry l'aurait su. L'innocent assortiment de jouets étaient maintenant un peu entaché par les mots écrits dans cette note : 'Attendez jusqu'à ce que nous soyons assez proches pour vous acheter d'autres types de jouets chaton.' Salazar n'écrirait jamais une telle chose avec le risque que quelqu'un puisse le lire qui n'était pas le destinataire prévu. Aucun cadeau de Salazar ne lui avait déjà été révélé, c'était aussi sensible que l'homme qui l'avait donné. Le collier autour de son cou avait été de Salazar qui avait dit sèchement que c'était pour que les étudiants... et toute autre personne ; sache qu'il n'était pas disponible comme animal de compagnie... ou tout autre chose. Harry l'avait trouvé amusant jusqu'à ce qu'il se rendit compte qu'il ne pouvait pas l'enlever et qu'il s'ajustait pour lui convenir sous quelque forme que ce soit. Magnifique. Cette cour était déjà hors de portée.

Il regarda les jouets avec un certain intérêt mais ne voulait pas non plus leur donner la satisfaction de le retrouver à jouer avec un. Il était sur le point de partir quand tout son corps se figea et se verrouilla sur l'un des jouets en particulier. C'était une balle. Harry fit lentement son chemin plus près de cela sa tête baissée et son corps en mouvement semblait être en train de traquer une proie plutôt qu'une petite balle. Quand il s'approcha d'elle il leva lentement sa patte et donna un petit coup à la balle. Ses pupilles s'élargirent quand il entendit le petit tintement que l'action produisit. Avant même qu'il en soit conscient il s'était accroupi et sa queue remuait avant qu'il ne se lance dans une attaque.

Godric était content tandis qu'il faisait son chemin vers la Grande Salle. Tout allait bien dans son monde et il ne voyait aucune raison pour que cela ne soit pas le cas. L'humeur de Salazar avait été très bonne depuis qu'ils avaient commencé cette court ; et bien qu'Harry semblait un peu incertain il savait que le jeune n'était pas opposé à l'idée. Il sourit en se souvenant des jouets qu'il avait donné à Harry et espérait que la note n'avait pas été trop audacieuse. Bien sûr quand il l'avait dit à Salazar il l'avait appelé une brute mais il supposait que cela faisait parti de son charme.

Il fut surpris quand il entendit le son des grelots approchait et chercha après le son. Une petite balle roula devant lui et il l'avait reconnu comme une de celles qu'il avait donné à Harry ce matin. Il suivit la direction d'où venait la balle et bien sûr une forme de chaton familier se dirigeait vers la balle avec toute la détermination d'une panthère allant après sa proie.

Il sourit amusé en regardant Harry... ou plutôt Minx s'attaquait à la balle ce qui l'envoya rouler dans une autre direction. Il était heureux que Minx semblait apprécier ses cadeaux et il attendait impatiemment de dire à Salazar ce fait. Son moment de paix fut ruiné quand il vit que la balle se dirigeait vers les escaliers en s'arrêtant juste à la première marche. Il chercha Minx et se rendit compte que dans son état de chasse Harry n'avait pas réalisé que les escaliers étaient juste derrière sa cible. Il poussa un crie d'avertissement mais le chaton était trop concentré et Harry émit un miaulement de surprise lorsqu'il attaqua la balle et tomba dans les escaliers.

Il tendit le bras avec sa grande main pour récupérer la forme tombante en toute sécurité et l'attira près de sa poitrine pendant qu'il se préparait à l'impact. Il ne pouvait pas supporter l'idée de ce petit étant blessé à cause de ses cadeaux. Il réprima un gémissement tandis qu'il sentait que son dos avait frappé les escaliers mais était heureux de sa grande forme et de ses muscles qui le préservaient de toute blessure grave alors qu'il roulait au bas des escaliers toujours en train de serrer la petite boule de poils.

Tout s'était passé si vite qu'Harry n'avait pas réalisé ce qu'il se passait jusqu'à ce que ce soit fini. Ses griffes étaient fermement ancrées dans la chair rugueuse. Il se rendit compte qu'il était serré dans de grandes mains protectrices et constata que c'étaient celles de Godric. Il poussa un miaulement de soulagement quand il vit qu'il n'était pas blessé mais sa panique revint quand il n'avait pas senti Godric bouger. Il se retira des mains qui étaient fermement enveloppé autour de lui et ses grands yeux verts regardaient avec inquiétude la forme robuste.

Un gémissement lourd passa à travers les lèvres de Godric lorsqu'il sentit les douleurs qui se formaient déjà dans son corps. Il poussa un soupir de soulagement quand il se rendit compte qu'Harry était sain et sauf. Il ferma les yeux pendant une minute pour reprendre son souffle mais ce fut de courte durée tandis qu'il avait bientôt un chat paniqué autour de lui. Il ouvrit en grand les yeux et sourit. "Je vais bien..." Il s'étouffa, son souffle s'effondra dans ses poumons affaiblis.

Harry plissa ses yeux verts et donna un léger coup de langue sur la joue de Godric tandis qu'il regardait s'il n'avait pas de blessure. Une fois qu'il avait vu que Godric s'était cogné et pas en danger mortel il regarda autour la salle vide et commença à miauler à l'aide. Il ne voulait vraiment pas laisser Godric seul dans cet état mais il ne pouvait actuellement pas faire beaucoup plus pour l'aider. Il caressa Godric pendant que l'homme continuait à gémir et miaula plus fort pour attirer l'attention.

À l'autre bout de la salle Salazar quittait son bureau pour se diriger vers un de ces cours. C'était des premières années et il n'était pas terriblement enthousiasmé par la leçon d'aujourd'hui. Les premières années créeraient leur toute première potion aujourd'hui ce qui était toujours très dangereux et il avait deux classes à enseigner et espérait que lui et sa salle de classe survivrait en grande partie intact.

Il était sur le point de tourner à un virage à droite en direction de sa salle de classe de potions quand il entendit un miaulement très distinct et anxieux. Il regarda avec inquiétude dans le couloir tandis qu'il accélérait ses pas pour atténuer son inquiétude. Quand il vit la grande forme allongée de Godric et Minx frénétique il abandonna toutes réflexions sur ses classes et se précipita à ses côtés. Il regarda Minx et la balle et réalisa ce qui avait dû se produire. Il plissa ses yeux noirs et se murmura à lui-même : "Homme stupide, stupide... !"

Ses paroles dures étaient démenties par le fait que ses mains fines caressaient le visage de Godric tandis qu'il disait sévèrement, sa voix serrée de peur : "Godric... Godric est-ce que tu vas bien ? Où es-tu blessé ?"

Il n'avait pas eu longtemps à attendre pour une réponse alors que l'une de ces grandes mains s'enveloppa dans ses longs cheveux et il le tira vers le bas dans un baiser très rassurant alors que Godric se surélevé un peu. Il se dégagea et caressa doucement la joue de Salazar. "Regarde-toi... te précipiter à mes côtés..." Il se mit à rire et plongea la tête pour goûter une autre fois ces lèvres. "Je vais bien mon amour... j'ai juste dû sauver un certain chaton du péril."

Salazar rougit d'embarras d'être pris au piège. "Je vois..." dit-il lentement avant de se tourner et plisser les yeux vers Minx. "Et qu'est-ce qui t'as pris d'être si négligent ? Tu comprends sûrement que sans Godric tu aurais pu être gravement blessé ?" Il ramassa le petit chaton et commença à l'examiner soigneusement pour s'assurer qu'il était vraiment indemne.

Les oreilles d'Harry étaient bas sur sa tête pendant qu'il levait ses yeux vers Salazar. Il savait qu'il avait raison... il aurait dû faire plus attention en jouant avec les jouets... ou encore mieux ne pas jouer avec eux du tout ! Il laissa échapper un miaulement et lécha le nez de Salazar doucement pour lui faire savoir qu'il était désolé.

Ce petit contact attendrit Salazar et il adoucit son emprise sur Harry alors qu'il caressait sa douce fourrure. "Eh bien... je suppose qu'aussi longtemps que tu te rends compte de ton erreur tout va bien. Maintenant nous allons emmener ce grand dadais à l'infirmerie pour voir s'il n'a vraiment aucun dommage."

Harry se retrouva contre la poitrine de Salazar tandis que le Maître des Potions faisait léviter son amant vers l'infirmerie. Il avait été examiné par Helga qui le gronda pour sa témérité mais lui a dit qu'outre quelques gros et douloureux ecchymoses qu'il allait bien au soulagement de tous.

Cette nuit dans leur chambre privé Salazar était à cheval sur Godric alors qu'il le montait et alors qu'il atteignait son apogée il fondit contre cette forte et grande poitrine et murmura : "Idiot... pourquoi ne l'as-tu pas juste rattrapé avec un sort ?"

Il eut un rire sourd en répondant tandis qu'une main forte caressa son dos et Godric répondit simplement : "Si tu avais vu ce fragile petit corps dans un danger imminent, aurais-tu pu t'arrêter ?"

Un soupir fut sa réponse comme Salazar avait doucement admis : "Non... je suppose que non." Il secoua la tête. "Peu importe, qu'est-ce que nous allons faire avec lui ? Il semble enclin à se blesser."

Godric sourit largement alors qu'il roulait de sorte qu'il emprisonnait maintenant dans une étreinte son amant mince. "Je suppose que nous devrons juste le surveiller de plus près. Bien que je me sens responsable que ce soit l'un de mes cadeaux qui l'ait mis dans une telle situation..." Il se baissa pour embrasser Salazar tandis que le petit homme répondit timidement au baiser.

Ces mots avaient mis le cerveau infâme de Salazar sur une solution... peut-être y avait-il un moyen d'accélérer cette cour afin qu'ils puissent garder un oeil sur leur petit intérêt amoureux...