27.

Drago Malefoy enfila ses vêtement fraîchement repassés. Il s'observa un instant dans la glace de sa chambre et contre toute attente, se mit à sourire. Il se trouvait pathétique. «Personne n'a le droit de se moquer d'un Malefoy» pensa-t-il ironiquement «pas même un Malefoy». Il releva le menton et descendit les marches pour rejoindre Narcissa qui lisait un livre en sirotant un thé.

Une odeur fruité chatouilla agréablement les narines de l'adolescent. Il appela doucement l'elfe de maison et lui demanda de lui préparer la même infusion que sa mère. Drago baissa les yeux sur ses chaussures parfaitement cirées, l'air absent. Sa mère posa un instant son ouvrage pour le dévisager. En se sentant observé, Drago se redressa immédiatement et s'empressa de soutenir le regard de sa mère.

– Tu portes le nouveau costume que j'ai fait faire pour toi, remarqua-t-elle avec un sourire en coin. Tu es beau. Il te va très bien.

– Merci, mère, souffla Drago en prenant place en face d'elle.

L'elfe de maison arriva à cet instant, une théière à la main. Une douce vapeur virevoltait par dessus le couvercle et Drago se concentra dessus pour éviter d'attirer l'attention de sa mère. Le petit elfe fit apparaître une tasse et un pot de sucre. Il s'empressa de servir son jeune maître et s'éclipsa tout aussi rapidement.

Drago était fier de son attitude irréprochable. Sa mère ne semblait pas remarquer le tourment dans lequel il se trouvait. Obnubilé par ses pensées, le Serpentard but une gorgée de son thé et grimaça.

– Fais attention, le réprimanda sa mère, tu viens de te brûler.

«Sans blague», pensa amèrement Drago en reposant bruyamment sa tasse sur la table.

Narcissa passe une main dans les cheveux de son fils et les caressa avec délicatesse. Drago se crispa légèrement à ce contact. Il vit ainsi à quel point il était tendu. Heureusement, grâce à son masque impassible, ses sentiments étaient protégés et sa mère ne se rendait compte de rien.

Lucius surgit en trombe dans le salon, sans leur adresser un coup d'œil. Il fit plusieurs fois le tour de la pièce et appela furieusement son elfe de maison.

– Je ne retrouve pas mon carnet bleu, siffla-t-il. J'ai essayé un sort d'attraction, j'ai retourné tout le manoir, mais il est introuvable. Sais-tu où il est?

– Oui, maître Lucius, couina la petite créature.

Le chef de famille croisa les bras sur sa poitrine et attendit. Comme l'elfe restait silencieux, il soupira lourdement et le bouscula de son genoux.

– Qu'attends-tu pour m'en dire plus, espèce de crétin sans cervelle?

– Excusez-moi maître Lucius, vous l'avez donné à Mr Nott, monsieur, il y a de cela quinze jours.

Lucius se frotta le menton et secoua la tête d'une manière quasi imperceptible.

– Très bien. Tu peux disposer.

Alors que le petit elfe s'apprêtait à s'évaporer le plus loin possible de son tyran, Lucius reprit la parole.

– Tu feras parvenir une lettre à la famille Nott. Demande-leur de venir dîner ce soir. Précise à Teignous* de venir avec le carnet.

Avant même d'attendre la réponse de son elfe, Lucius tourna les talons et prit enfin conscience de la présence de sa femme et de son fils.

– Redresse-toi, souffla-t-il à Drago.

Le blond obéit instantanément, bombant légèrement son torse. Lucius sembla satisfait car il s'assit en face de son fils sans rien ajouter.

– Père, murmura-t-il. J'aimerais me perfectionner en Quidditch. Puis-je aller voler?

– C'est vrai que cela pourrait te faire que du bien. Je ne tolérerai pas que mon fils soit une fois de plus second après les Gryffondor. Quoi que normalement, le problème «Potter» devrait être écarté.

Drago se leva.

– Que fais-tu? demanda Lucius en haussant les sourcils.

– Je vais m'entraîner, père.

– Tu peux t'asseoir. Ce ne sera pas utile d'aller t'entraîner.

– Mais vous avez pourtant dit que...

– Tais-toi, siffla-t-il. Je sais très bien ce que j'ai dit. Tu n'as pas besoin de t'entraîner immédiatement, il n'y aura pas de matchs de Quidditch à Poudlard cette année.

Le visage de Drago se décomposa quelques secondes. Le jeune garçon reprit rapidement contenance et afficha un visage impassible.

– Que voulez-vous dire par là? s'étonna Narcissa en relevant les yeux de son livre.

– Poudlard va accueillir le Tournois des Trois Sorciers, expliqua-t-il brièvement.

Les yeux de Narcissa s'agrandirent d'effroi.

– Je pensais que cela avait été supprimé, car il y avait toujours des blessés et parfois même des morts.

– Ils veulent lui redonner une chance. Drago, je compte bien entendu sur toi pour te présenter.

Drago hocha positivement la tête. «Participer à un truc qui a souvent fait des blessés et des morts» maugréa-t-il dans son esprit, avec ironie. «Fabuleux. Bien sûr que je crève d'envie d'y participer» Il se promit mentalement de faire plus de recherches à ce sujet, pour voir de quoi il était réellement question.

Lorsqu'il releva les yeux vers son père, ce dernier fronçait les sourcils et semblait en pleine réflexion. Il serrait les poings si fort, que ses jointures commençaient à devenir blanches. Narcissa recouvrit les poings de son époux avec ses mains. Lucius sursauta légèrement et embrassa la joue de sa femme, avant de se lever. Il posa une main tremblante sur son bras et sembla prit de vertiges.

Il sortit rapidement de la pièce. Un Malefoy ne montrait jamais ses faiblesses.

– Sa marque lui fait mal, remarqua le blond, une fois que son père fut suffisamment loin pour ne pas l'entendre.

Sa mère soupira tristement et haussa les épaules.

– Il nous arrive de faire des erreurs que l'on ne peut plus réparer. Lorsqu'il nous est impossible de faire marche arrière, et que notre passé nous rattrape et nous pousse en avant, nous n'avons pas d'autre choix que celui d'avancer.

–Y-a-t-il un rapport avec Potter? osa-t-il. Que souhaite-t-il faire de lui?

– Rien qui ne te concerne.

Drago se releva brutalement, faisant tomber sa petite cuillère qui claqua sur le carrelage.

– Trouvez-vous que je ne suis pas assez concerné par cette affaire? Sincèrement? Sans moi, il ne mettra jamais la main sur lui!

Un rire nerveux s'échappa de la gorge du blond, qui secoua désespérément la tête.

Sa mère le fixait silencieusement, le visage fermé. Drago déglutit difficilement, n'arrivant pas à croire ce qu'il venait de faire.

– Je sais que tu es impliqué, je ne dis pas le contraire. Le premier devoir d'un fils, héritier qui plus est, va à sa famille et plus particulièrement à son père. Tu dois faire ce qu'il te dit. Cela n'est pas la première fois et cela ne sera pas la dernière. Tu n'as pas a posé de questions. Tu obéis et c'est tout.

Un silence étrange s'installa dans la pièce.

– Rien n'est plus important que la famille... répéta amèrement Drago.

Narcissa qui avait reprit sa lecture, releva des yeux curieux vers son fils.

– C'est ce que vous vous êtes dit lorsque que votre sœur et votre cousin ont été rayés de notre arbre généalogique? reprit-il, légèrement honteux de son attitude.

– Drago, le prévint sa mère. Tu t'aventures sur un terrain glissant. Si tu ne veux pas te faire mal, je te conseillerais de te taire immédiatement. Sirius et Andromeda ont fait leur choix et sont partis. Je n'ai rien à me reprocher.

Le blond se mordit la lèvre, s'excusa brièvement et fit demi-tour, laissant sur la table sa tasse à moitié consommée. Il remonta rapidement dans sa chambre et claqua la porte un peu plus violemment qu'il ne l'aurait voulu. Il se laissa tomber sur son lit et maugréa des paroles incompréhensibles, avant de penser à Potter.

Il le détestait. Tout était de sa faute.

Il était impatient de voir la tête qu'il ferait, lorsqu'il se rendrait compte que Drago avait manigancé tout ça. Le pauvre Saint Potter, qui avait pensé qu'ils pourraient devenir amis, allait sûrement tomber de haut. Comme si un Malefoy pouvait se rabaisser de la sorte. Jamais il ne deviendrait ami avec un Gryffondor. Surtout pas celui-ci. Toute cette comédie qu'il avait dû jouer. Y penser lui donnait envie de vomir.

Le corps tremblant, Drago se leva, se dirigea vers sa salle de bain et passa de l'eau froide sur sa figure. Sa respiration était hachée et douloureuse. Il ferma les yeux, pour essayer de canaliser ses émotions. Il préférait ne pas essayer de comprendre cette soudaine crise.

– Salut! souffla une voix derrière-lui.

Drago sursauta et se retourna en haussant un sourcils perplexe.

– Qu'est-ce que tu fiches ici, microbe? s'étonna le blond en dévisageant la gamine qui se tenait contre la porte.

– Ma mère est venue rendre visite à la tienne, alors j'ai voulu l'accompagner.

– Et pourquoi donc?

– Je m'emmerdais chez moi. Je suis ravie de voir que ma présence t'enchante à ce point. Ça me touche.

Astoria le dévisagea un instant, d'un air grave et mature qui ne lui ressemblait pas.

– Si tu me demande ce qui ne va pas, Greengrass, je t'arracha la langue, grommela Drago en la dépassant pour se diriger vers sa chambre.

– Quelle classe, s'amusa la fillette en le suivant. Il faut que tu revois tes menaces, c'est la seconde fois que tu me la sort celle-ci, tu manques d'originalité. Tu me confirmes quand même que quelque chose ne va pas. Pas que ça m'intéresse, au contraire, mais je suis curieuse alors ; qu'est-ce qui ne va pas?

– Je vais te noyer, bougonna Drago en refermant la porte devant le nez de la gamine.

Astoria, loin d'être désabusée, ouvrit la porte et s'assit sur le lit du blond.

– Je ne risque rien, je ne vois pas d'eau.

– Je peux la faire apparaître, siffla Drago en sortant sa baguette de sa poche.

La jeune Serpentard haussa les épaules et s'allongea, fermant les yeux. Drago l'observa un instant. Sa respiration était fluide et ce rythme régulier l'apaisa totalement. Même s'il ne voulait pas se l'avouer, il était heureux de sa présence. Il n'était plus obligé de se retrouver seul avec ses pensées. Il appréciait beaucoup la jeune fille, peut-être plus encore que sa sœur aînée.

– Dis-moi Malefoy, qui sera ton amoureuse plus tard?

Drago lui offrit un sourire en coin et ne put s'empêcher de pouffer de rire. Ils avaient beau avoir un an de différence, Astoria n'était encore qu'une enfant. Légèrement attendrit, sans toutefois le montrer, le blond s'allongea à ses côtés et soupira.

– Je ne sais pas. Quelqu'un de sang-pur. Pansy, sans doute.

– Mes parents veulent que le mari de Daphné soit Théodore. Ça fera des enfants vraiment bizarres.

– Un peu, approuva Drago en fronçant les sourcils, essayant de s'imaginer ce que ce couple pourrait donner dans le futur.

– On ne sait pas de quoi l'avenir sera fait. Moi, j'espère être surprise.

Le ventre de la gamine se mit à gargouiller, ce qui arracha un sourire au Serpentard.

– Tu n'es pas possible. Vraiment un glouton.

– Je t'emmerde, Malefoy.

Il appela son elfe de maison et lui demanda de leur apporter des gâteaux.

– Et donc, c'est quoi ton problème? redemanda le microbe, la bouche pleine de chocolat.

– Oh, ferme-la Greengrass! soupira-t-il en lui jetant son coussin dessus.

Astoria ne resta pas longtemps. Heureusement pour Drago, Théodore et ses parents arrivèrent une petite heure plus tard. Il n'y avait pas une grande affinité entre les deux garçons, mais Drago s'empressa de le rejoindre et de l'inviter à monter dans sa chambre.

– Greengrass est venue chez moi tout à l'heure, lui expliqua-t-il. Astoria.

– Elle a le béguin pour Potter, se marra Théodore.

Il se tenait à une bonne distance de Drago, le dos appuyé contre le mur blanc. Le blond fronça les sourcils, légèrement frustré par cette nouvelle. Il savait, au fond, que Potter ne laissait pas Astoria indifférente, mais l'entendre dire de la bouche de quelqu'un d'autre ne fit que l'énerver. Il ne voyait pas trop ce qu'elle pouvait lui trouver. «Et puis» pensa Drago «si elle veut être surprise, ce n'est pas avec Potter qu'elle le sera». Il se renfrogna sur la chaise de son bureau où il venait de s'asseoir et dévisagea l'adolescent qui se trouvait face à lui.

– Ça lui passera, grommela Drago.

– Ce n'est pas la seule à avoir le béguin pour le Survivant.

– Qui d'autre? s'étonna Drago, les yeux ronds.

– Tu veux peut-être que je te fasse un dessin?

Drago leva les yeux au ciel et serra les poings.

– Je n'aime pas ce que tu insinues, Nott. Si tu ne veux pas te recevoir mon poing dans la gueule, tu ferais mieux de te la fermer.

– Tu es bien susceptible. Aurais-je touché un point sensible?

– Arrête de dire des conneries, siffla Drago en se relevant, s'approchant dangereusement de l'autre Serpentard.

– Mea culpa, murmura-t-il en levant les mains devant lui. Je remarque juste que tu t'écrases devant lui. Tu te ramollis. Tu deviens faible, niais et..

– Ferme-la, trancha une fois de plus Malefoy en serrant sa baguette dans ses doigts.

Lorsqu'il faisait taire Astoria ou qu'il la menaçait de sa baguette, l'un et l'autre savait qu'il plaisantait. Drago aimait se disputer avec Astoria. Étrangement, ils avaient toujours partagé une relation de chat et de souris. Ici, face à Théodore, il voulait réellement lui faire du mal. Il voulait le faire souffrir, le voir s'étaler par terre en hurlant. La rage qui bouillonnait en lui depuis des jours, semblait être remontée brutalement à la surface.

– Ne me cherche pas, reprit Drago d'un ton plus calme. Si tu ne veux pas finir la soirée à St Mangouste, tu ferais mieux de changer de sujet. Si tu continues, je me verrais dans l'obligation de prévenir mon père.

– Bien sûr, Malefoy ; fais donc. Il sera sûrement enchanté de savoir que son cher fils, dont il est si fier, est complètement épris du gars qu'il veut éliminer.

– Je déteste Potter! grinça Drago en appuyant l'extrémité de sa baguette contre la gorge de Nott.

– C'est ce que tu te dis tous les soirs avant de te coucher, dans l'espoir de finir par y croire?

Drago jeta sa baguette sur son lit et se recula.

– Qu'est-ce que tu cherches, à la fin? Pourquoi est-ce que tu me provoques de cette façon?

– Pour te faire réagir? Tu n'es peut-être pas amoureux de ce Gryffondor de malheur, mais tu ne peux pas nier que tu as fini par t'attacher à lui! C'est devenu ton ami. Tu vas donc le jeter en pâturage, comme si tu ne ressentais rien pour lui? Tu sais que tu vas en souffrir! Tu peux te mentir autant que tu veux, Malefoy, mais tu ne parviendras jamais à te pardonner.

– Comment est-ce que tu sais tout ça? Comment sais-tu que mon père a prévu de s'occuper de lui?

– Le mien m'en a parlé avant que je vienne chez Rogue. Il m'a dit qu'ils avaient besoin de capturer Potter et que c'était eux qui retenaient son oncle et sa tante. Lorsque je suis venu, j'étais surpris de te voir jouer aussi bien la comédie, avant de me rendre compte que... tu ne jouais absolument pas la comédie.

– Qu'est-ce que ça peut te foutre? Pourquoi est-ce que tu fais tout ça?

Nott haussa les épaules.

– Peut-être que j'en ai marre de tout ça. Peut-être que j'ai envie de vivre une vie normale. Peut-être que Potter est notre seule chance d'obtenir la vie qu'on mériterait d'avoir. S'ils se débarrassent de Potter maintenant, alors il n'y aura plus aucune chance de vaincre le Seigneur des Ténèbres.

– Qu'est-ce que tu racontes? Tu-Sais-Qui est mort, il ne reviendra plus!

Le visage de Théodore se ferma. La colère se lisait sur son visage. Il s'avança jusqu'à Drago et le toisa d'un regard sévère.

– Tu es stupide, où quoi? C'est ce que tout le monde pensait. Ce que tout le monde espérait. Aurors et anciens Mangemorts, sauf ceux qui lui sont restés pleinement fidèles. Tout le monde voulait garder cette histoire loin derrière. Réveille-toi Drago, il faut arrêter de vivre dans l'illusion! Il est déjà revenu! Depuis notre première année à Poudlard, il est partout. Il attend son moment. Et ce fameux moment, n'a jamais été aussi proche que maintenant. L'heure tourne. Ce n'est plus qu'une question de temps.

– Combien de temps? l'interrogea Drago redressant son torse, pour montrer qu'il n'avait pas peur.

– Qu'est-ce que j'en sais? Une semaine? Trois mois? Peut-être même deux ans? Quelle importance?

Drago avala difficilement sa salive. Il souhaita poser une autre question, mais Lucius les appela pour le dîner. Ils se pressèrent de se laver les mains et de descendre, pour ne pas se faire réprimander.

Lucius et Teignous discutaient avec une certaine nervosité, qui n'échappa nullement à Drago.

– Il sera en colère lorsqu'il verra que l'on ignore son appel.

– On ignore pas son appel. Pas vraiment. On ferait mieux de se débarrasser de Pettigrow. Ce gros lard me fatigue.

Un silence gênant s'installa autour de la table.

– Tu as tout prévu pour la coupe du monde?

– Oui, j'ai les places.

Drago fronça les sourcils. Il ne comprenait absolument pas la conversation des deux hommes. Rien n'avait de sens pour lui. Qui les appelait? Qu'est-ce que Pettigrow venait faire là? Pourquoi parlait-il de Quidditch, après avoir tenu des propos aussi invraisemblables? Théodore était silencieux et semblait profondément attentif. Drago comprit à ce moment, que si Théodore paraissait si souvent en retrait, c'est parce qu'il analysait chaque chose, chaque détail, chaque parole.

A la fin du repas. Les deux hommes se retirèrent dans le bureau de Lucius. Narcissa et Mrs Nott reprirent du dessert, tandis que Drago et Théodore se questionnaient silencieusement du regard.

La nuit tomba rapidement. Une fois le manoir plongé dans le silence Drago s'endormit péniblement, des doutes, des questions et des incertitudes plein la tête. Son père faisait de son mieux pour les protéger. C'est ce qu'il avait fini par conclure ce soir. Il devait faire ce qu'il demandait. Pour le bien de sa famille. Tant pis pour ce que Théodore lui avait dit. Tant pis pour sa pseudo-amitié avec Potter, qui n'existait même pas. Il le ferait. Il irait jusqu'au bout. Il conduirait Harry à Lucius.

Une phrase de sa mère raisonna alors dans sa tête. «Il nous arrive de faire des erreurs que l'on ne peut plus réparer.» Allait-il pouvoir un jour réparer celle qui s'apprêtait à faire?


*pour ce qui est de Teignous, j'ai fait comme si les Nott n'avaient aucune originalité et que le père de Théodore s'appelait comme l'un de leur ancêtre.

Ce moment dans l'histoire, est placé pendant la journée de la réunion entre les Weasley, Dumbledore, Sirius etc. Drago est rentré le matin et donc ça commence dans l'après-midi. J'espère que vous aurez aimé. N'hésitez pas à me laisser un commentaire. Je vous remercie pour tout. A très vite.

Ma fiction a dépassé les 100 000 mots! C'est grâce à vous. Je ne serais pas allée si loin sans votre soutiens. Merci infiniment.