30.
Harry ouvrit difficilement les yeux. Il s'étira longuement avant de descendre dans le salon ou la pièce endormie était plongée dans la pénombre. Il fronça les sourcils avant de vérifier l'heure. S'il n'était pas étonné de ne pas y trouver Sirius, il aurait au moins pensé y voir le lycanthrope.
Il ouvrit les volets, attrapa une pomme dans le panier à fruits et grimpa les escaliers en trottinant. Remus devait être en train de lire dans sa chambre, comme à son habitude. Il frappa légèrement à la porte, qui s'ouvrit seule. Il n'y avait personne à l'intérieur. C'était pourtant aujourd'hui que Harry devait se rendre chez Drago. Où Remus pouvait-il être passé?
Harry sourit pour lui-même lorsque des rires, provenant de la chambre de Sirius, se firent entendre. Il croqua une nouvelle fois dans sa pomme et se dirigea d'un pas rapide vers la porte de son parrain, déterminé à leur faire peur. Il l'ouvrit doucement et son cœur propre manqua un battement. Il s'arrêta net, observant avec interdit la scène qui se déroulait devant ses yeux. Ils étaient tous les deux dans le lit, les draps couvrant la moitié de leur corps.
Sirius était penché sur Remus, le visage proche du sien. Ils avaient tous les deux un sourire éclatant de bonheur sur les lèvres, ce qui ravagea totalement le cœur de l'adolescent. Les deux hommes semblaient si heureux à cet instant, que Harry n'avait aucune envie de les interrompre.
Il referma la porte en faisant le moins de bruit possible et descendit dans la cuisine où il fit chauffer l'eau du café et griller des toasts. Quelques minutes plus tard, des bruits de pas provenant des escaliers le prévinrent de l'arrivée des deux hommes.
– Bonjour, souffla Remus en regardant par dessus son épaule. Tu es en train de faire le petit-déjeuné?
– Oui, confirma Harry. Je me suis dis que ça vous ferait plaisir.
– C'est le cas! s'exclama Sirius en lui ébouriffant les cheveux. Je meurs de faim!
«C'est ça de faire des activités physiques, ça ouvre l'appétit», murmura-t-il ensuite à l'oreille de son amant. Remus leva les yeux au ciel et lui frappa l'arrière du crâne.
– Viens t'asseoir, imbécile, grogna-t-il doucement.
Sirius le suivit jusqu'à la table et se laissa tomber sur l'une des chaises. Ils observèrent un instant Harry, qui semblait anxieux, avant d'échanger quelques mots. Harry avait de quoi être anxieux, après-tout. Il n'avait que quatorze ans et tant de choses lui tombaient dessus depuis sa naissance.
– Tu vas bien Harry?
L'adolescent acquiesça d'un mouvement de tête.
– Tu sais que tout ce passera bien, n'est-ce pas? continua Sirius. Tu peux nous faire confiance, nous allons faire tout ce qui est en notre possible pour que toute cette histoire se termine le plus vite possible.
– Je le sais. Moi, j'ai confiance en vous.
Sirius releva le «moi» appuyé de l'adolescent, mais ne fit aucun commentaire. Il avait envie d'éclaircir le sujet, mais cela ne voulait sûrement rien dire. Harry les fixait étrangement. Il attendait sans doute quelque chose venant des deux hommes. Voyant qu'ils ne comprenaient pas ce qu'il attendait d'eux, Harry soupira lourdement avant de se lever et de monter à l'étage. Il n'était pas en colère, ni blessé. Il ne jugeait pas leur silence. Au fond, il pouvait même le comprendre. Seulement, il aurait aimé être une personne de confiance.
Si à sa sortie d'Azkaban, Sirius était venu le voir pour lui raconter toute la vérité, tout aurait pu être différent. Sirius avait lui-même alimenter cette peur autour de lui et avait laissé la colère emplir chaque nerf de l'adolescent. Que se serait-il passé s'il était venu lui parler, lorsque Harry s'était enfui de chez les Dursley. A ce moment là, il ne savait absolument rien sur l'évadé de prison. Il aurait accepté de l'écouter et Harry était sûr qu'il l'aurait cru.
Malheureusement, Sirius ne l'avait pas fait. Harry était presque certain que s'il ne l'avait pas fait, c'était parce que Sirius voulait lui-même se punir de ce qui était arrivé à Lily et James. Il n'avait jamais arrêté une seule seconde de se sentir coupable, alors qu'il n'avait absolument rien à se reprocher.
Il ne savait pas vraiment pourquoi il en venait à penser à ça à cet instant. Toute cette histoire de confiance remuait désagréablement son cerveau.
– Harry? s'inquiéta Remus, alors que l'adolescent montait lentement les escaliers.
– Oui?
– Tu ne veux pas manger quelque chose?
– Non, ça ira, je n'ai pas faim. Je vais plutôt me préparer.
Remus n'ajouta rien. Sirius, lui, mangea rapidement et rejoignit l'adolescent dans sa chambre.
Harry était habillé et allongé sur son lit, Hedwige sur son ventre se laissant caresser les plumes. L'animagus s'assit à genoux à côté du lit. Il dévisagea tendrement son filleul qui ne lui adressa aucun regard.
– Tu n'as pas l'air inquiet pour ce qui va se dérouler ce soir. Par contre, tu as l'air en colère après Remus et moi. Je me trompe?
Harry soupira et tourna enfin les yeux vers l'homme qui se trouvait à ses côtés. Il secoua négativement la tête.
– Vous comptez énormément pour moi. Je vous aime beaucoup. Je ne suis pas en colère.
Le cœur de Sirius se serra dans sa poitrine. Il ne savait pas quoi répondre au jeune garçon qui semblait si perdu à cet instant. Visiblement ému, il se leva pour s'asseoir sur le lit. Hedwige s'en alla en poussant un cri outré.
– Nous t'aimons aussi. Terriblement.
Harry fixa le vide. Il semblait en pleine réflexion. Lorsqu'il reprit la parole, sa voix était parfaitement assurée.
– Vous pensez que j'allais vous juger ou.. mal le prendre, peut-être?
– De quoi tu..
Sirius s'arrêta dans sa phrase. Se pouvait-il que Harry soit au courant, d'une façon où d'une autre, de la relation qu'il entretenait avec Remus?
– Remus et toi êtes ensemble. Je le sais. Pourquoi est-ce que vous ne me l'avez pas dit? J'aurais compris. Vous comptiez garder votre histoire secrète, jusqu'à ce que je quitte la maison? Vous aviez peur que je le dise à quelqu'un, que je ne veuille pas rester avec vous en le sachant?
– Harry.. c'est très récent.
– C'est-à-dire?
Sirius se redressa. Il n'était pas vraiment à l'aise.
– J'ai surpris Remus et Tonks ensemble. La jalousie me dévorait tellement, et j'étais si énervé contre moi-même, que je suis parti. La suite tu la connais. Je ne suis pas rentré immédiatement et je me suis foutu inutilement en danger. Ce qu'il y a entre Remus et moi date de mon retour. Je te promets, que rien ne se passait entre nous avant cela.
Harry hocha lentement la tête. Il était attentif, sérieux et profondément calme.
– C'est sérieux? Tu penses que cela pourrait durer entre vous?
– Je l'espère tant, sourit Sirius. Je suis amoureux de lui depuis si longtemps. Si je ne passe pas le reste de mes jours avec lui, alors je veux être seul. Je ne suis jamais parvenu à m'enlever cet idiot de la tête, même après avoir passé douze ans enfermé à Azkaban.
Harry rit doucement et appuya sa joue contre l'épaule de son parrain. Ils restèrent de longues minutes silencieux, jusqu'à ce que Sirius fende le silence.
– Et pour ton après-midi avec Drago, est-ce que ça va aller?
– C'est grave si je n'en ai rien à faire? répondit-il avec lassitude. Je crois que peu importe ce qui peut arriver tout à l'heure, ça me laisse juste totalement indifférent.
– Pourquoi? s'étonne Sirius.
Harry haussa les épaules.
– J'ai juste envie que tout cela s'arrête. Voldemort. Les Dursley. Ma malchance continuelle. Les mensonges. Les problèmes qui me tombent constamment dessus. Je veux juste vivre une vie normale. Je ne veux plus que l'on attende quoi que ce soit de moi, je ne veux plus rien avoir sur les épaules. J'ai simplement envie d'être avec toi et Remus, et de passer des études tranquilles à Poudlard.
Sirius l'observa tristement et l'entoura de ses bras.
– Mes problèmes ne vont faire que s'accroître au fil des années, je le sens. Je ne vais jamais avoir un moment de répit.
– Tu n'es pas tout seul. Je suis là et je te promets de tout faire pour te venir en aide dès que possible.
Harry lui offrit un sourire reconnaissant. Il voulait sincèrement le croire.
– Tu sais quoi, Sirius? Vous savoir ensemble, Remus et toi, me rend vraiment heureux. C'est comme si notre famille avait des fondations plus solides à présent. Enfin, je ne dis pas que l'on est une famille...ce n'est pas ce que je veux dire, je.. bafouilla Harry, légèrement embarrassé.
– Bien sûr que l'on en est une, gamin, murmura Sirius en le serrant plus fort contre lui.
Harry et Sirius arrêtèrent leur conversation car la voix du lycanthrope leur provint du salon, pour les prévenir de la présence de Rogue. Sirius soupira, peu enclin à voir la sale tronche de Servilus de bon matin. Il se leva tout de même, entraînant Harry à sa suite.
Il descendirent rapidement et retrouvèrent Remus et Severus en pleine discussion. Les deux hommes répétaient les événements qui allaient se dérouler dans l'après-midi. Sirius sentit Harry se tendre à côté de lui. Peut-être que le jeune homme était plus stressé que ce qu'il ne le laissait penser. Sirius pressa ses épaules, en un geste rassurant.
– Est-ce que tu es prêt? Le questionna Rogue en le toisant de haut en bas.
– Oui, nous pouvons y aller.
Son professeur de potions lui répondit d'un hochement de tête et se dirigea vers la cheminée.
– Ne traînez pas. Je vous attend chez moi.
Harry se contenta de hocher positivement la tête et observa Rogue s'évanouir dans la cheminée. Il se retourna vers Sirius et Remus en souriant et haussa les épaules.
– Je ne vais pas le faire attendre. Il n'a pas l'air d'être d'une humeur merveilleuse.
– On se voit ce soir, Harry, assura Remus en lui souriant gentiment.
Harry lui rendit son sourire et s'éclipsa à son tour, emportant avec lui ses affaires. Si c'était pour ne pas l'attendre et ne pas l'aider, il aurait simplement pu leur envoyer une heure et Harry l'aurait rejoint seul.
Une fois le gamin parti, Sirius se servit un verre d'eau et fixa Remus avec attention. Il s'avança d'un pas et retourna immédiatement à sa place, comme si un fil invisible et infranchissable, se dressait entre les deux personnes. Remus leva un sourcil suspicieux et jeta un regard en coin à Sirius, qui semblait en plein conflit intérieur.
– Tu sais, Patmol, souffla-t-il avec amusement, tu n'es pas obligé d'hésiter ou de me demander la permission pour venir vers moi.
Sirius leva les yeux au ciel, visiblement gêné et croisa les bras contre sa poitrine.
Remus le regardait avec attendrissement, se demandant sans doute s'il était possible qu'il soit encore plus adorable que ce qu'il ne l'était. Toutefois, le lycanthrope était un peu triste. L'attitude de Sirius montrait qu'il ne se sentait pas encore pleinement en sécurité dans leur relation.
Une lueur étrange passa dans les pupilles de l'animagus. Une lueur joueuse qui fit déglutir silencieusement le loup-garou. Sirius s'avança doucement vers Remus, qui se recula instinctivement jusqu'à se cogner contre la table de la cuisine.
– Si c'est ce que tu veux, susurra Sirius prêt de son oreille qu'il mordilla avant de s'attaquer à son cou offert.
Lorsqu'il releva la tête, il remarqua que Remus avait les yeux fermés et les lèvres légèrement entrouvertes. Il essayait de garder une respiration régulière, contrôlant chacun des souffles qu'il laissait s'échapper. En se rendant compte de l'immobilité de Sirius, Remus ouvrit les paupières et plongea ses yeux clairs dans ceux de son amant.
Sirius lécha la lèvre inférieure du loup-garou, qui s'avança pour prendre les siennes et l'embrasser avec douceur.
– Je crois que je t'aime un peu trop, chuchota Sirius entre deux baisers. Je crois que je suis complètement fou amoureux de toi. Je peux le sentir jusqu'à l'intérieur de la moelle de mes os. Tu sais, ça fait un mal de chien de t'aimer.
Le rire de Remus se perdit dans la bouche de Sirius, qui le pressa plus fort contre la table.
– J'aime bien le jeu de mot.
– Tais-toi, grogna Sirius en lui retirant son t-shirt.
L'animagus caressa le torse doux et ferme de son amant. D'abord avec ses doigts puis avec ses lèvres et ses dents. Il saisit Remus par les hanches et le souleva légèrement pour l'asseoir sur la table. Il se logea entre ses jambes, se délectant des gémissements de son amant lorsqu'il jouait avec sa peau nue.
Remus se débarrassa de la chemise de Sirius et colla son torse contre le sien. Il plongea ses mains dans les cheveux longs de Sirius, tandis que les mains de son amant voyageaient dans son dos. Le reste de ses habits tombèrent sur le sol et Sirius frôla les hanches fines du lycanthrope de ses doigts. Un frisson parcouru le corps entier de Remus. Sirius le sentit se blottir un peu plus contre lui et accentua ses caresses. Il l'embrassa avec fièvre, jouant avec sa langue, mordant sa mâchoire et ses épaules.
Les mains de Sirius glissèrent sur les hanches de Remus et remontèrent dans le creux de ses reins. D'un geste ferme, il le fit se cambrer et en profita pour déposer ses lèvres sur son ventre, puis sur son nombril. Il attira Remus contre lui et ce dernier enroula instinctivement ses jambes autour de ses hanches. Il le porta ensuite jusqu'au canapé ou ils se laissèrent lourdement tomber.
– Et si Harry revenait parce qu'il avait oublié quelque chose? haleta Remus, alors que les mains de Sirius s'aventuraient entre ses cuisses. Et si Dumbledore, ou n'importe qui, venait nous chercher plus tôt que prévu? Et si..
– Et si on ne pensait plus à rien? sourit Sirius en se redressant légèrement pour le regarder.
Remus lui rendit son sourire et échangea leur position d'un coup de hanches.
– Tu as toujours été le plus imprudent de la bande.
– Et toi le plus inquiet.
Le lycanthrope lui offrit un sourire complice et posa ses lèvres contre les siennes. Il l'embrassa avec toute la douceur dont il était capable. Son corps entier brûlait de désir et les doigts experts de Sirius étaient loin de le calmer. Ses reins s'enflammaient douloureusement et un soulagement sans nom le prit, lorsqu'il s'enfonça en Sirius. L'animagus serra les dents. La respiration coupée, il eut besoin de quelques minutes pour s'habituer à ce corps étranger en lui.
La douleur était incomparable, acide, froide, grinçante. Sa tête tomba en arrière et il resta immobile, sous le regard impuissant de Remus. Le lycanthrope se pencha légèrement et pressa ses lèvres contre les siennes. Il caressa et embrassa Sirius, jusqu'à ce qu'il se détende et prenne du plaisir.
Un gémissement de l'animagus s'évanouit entre les lèvres du loup-garou. Il entrelaça ses doigts dans les siens et ses hanches se mouvèrent dans un rythme régulier. De plus en plus vite. De plus en plus loin.
La tension qui habitait leur corps se relâcha au fil de leur danse. Sirius enlaça la nuque de son compagnon et embrassa son épaule, remontant dans son cou, sous ses oreilles. Sa peau était douce et parfumée. Un odeur de chocolat emplissait ses narines, malgré le goût salé de sa peau. Ses lèvres gourmandes dévoraient cette peau dont il s'enivrait de plus en plus.
La jouissance les surpris, haletant et gémissant, étroitement serré dans les bras l'un de l'autre. Ils tombèrent du canapé, mais ne s'en soucièrent pas. Ils restèrent un instant immobile, essayant tant bien que mal de reprendre contenance.
Après quelques minutes, Remus se blottit contre Sirius, qui caressa ses cheveux humides de sueur. Il releva les yeux pour regarder l'heure et soupira. L'heure tournait. Ils allaient devoir rejoindre les Weasley chez Andromeda et Ted.
– Et si on allait prendre une douche?, proposa Remus en frôlant sa joue de ses lèvres.
Sirius accepta d'un hochement de tête et les deux amants se levèrent. Les jambes tremblantes et les mains liées, ils montèrent à l'étage en riant, l'esprit léger. Comme ils étaient déjà entièrement nus, ils n'eurent plus qu'à se serrer dans la douche et à ouvrir l'eau chaude. Ils s'embrassèrent longuement, savourant tout ce qu'ils pouvaient se donner.
Une fois secs et habillés, Sirius se pencha vers Remus et lui embrassa la joue.
– Harry est au courant pour nous deux, souffla-t-il sur le ton de la conversation, tandis que Remus s'arrêtait de respirer et le regardait comme s'il venait de se transformer en ogre.
– Comment ça? Tu lui en as parlé?
– Non. Il l'a deviné, je présume. Sinon, c'est qu'il nous a surpris. Nous en avons discuté tout à l'heure. Il était un peu triste de ne pas avoir été mis au courant. Il pensait qu'on ne lui faisait pas assez confiance pour lui confier quelque chose d'aussi important.
– Qu'en pense-t-il?
Sirius captura ses lèvres et l'enlaça doucement. Remus était anxieux, il le sentait noué contre lui.
– Que du bien, murmura-t-il tendrement.
L'animagus se saisit une nouvelle fois de ses lèvres. Il se demandait s'il pourrait un jour en être rassasier. Le baiser s'enflamma rapidement, devenant de plus en plus violent. La langue de Remus caressait sensuellement la sienne et son corps ondulait électriquement contre lui. Sirius contracta douloureusement ses abdominaux, pour essayer de contrer la brusque chaleur qui se rependit dans son bas ventre. Si un simple baiser le mettait dans un état pareil, il n'était pas judicieux d'aller plus loin. Du moins, pour le moment.
– Attends. On ne peut pas, haleta-t-il difficilement. Si on continue, je ne pourrais plus m'arrêter.
Remus lui répondit par un sourire en coin et lui offrit un baiser plus chaste, plus doux, plus léger, que les précédents.
– Tu as raison. On devrait y aller.
Sirius se saisit fermement des doigts de son amant et transplana devant la maison de sa cousine.
Tout le monde était déjà présent et discutait paisiblement. En les voyant arriver, au lieu de venir les saluer, Tonks fit demi-tour et s'éclipsa dans sa chambre. Les sourcils de Remus se haussèrent et il délaissa Sirius et les autres pour rejoindre la jeune femme.
– Tout va bien? demanda-t-il en poussant la porte.
Tonks était assise sur son lit et s'attachait les cheveux. Remus doutait qu'elle s'était réfugiée ici simplement pour se faire une queue de cheval. Il s'assit à ses côtés, mais Tonks se releva brutalement et retira son t-shirt pour en mettre un autre.
Remus l'observa faire en silence, les sourcils froncés et le regard attentif. Quelque chose n'allait pas.
– Tu vas me dire ce qui se passe ou je vais devoir le deviner tout seul?
– Je ne vois pas de quoi tu parles.
– Dis-moi ce qui ne va pas.
– Ce n'est pas le moment. Ecoute, Remus, on en parlera tranquillement une fois que toute cette affaire sera derrière nous. Dès que l'oncle et la tante d'Harry seront en sécurité et qu'il n'y aura plus de soucis de ce côté, je t'embêterai avec les miens.
Remus se leva et croisa les bras contre sa poitrine.
– Si quelque chose ne va pas, je veux le savoir immédiatement. Je peux peut-être faire quelque chose. De plus, si tu as la tête ailleurs durant la mission, tu ne seras pas pleinement efficace et tu pourrais faire des erreurs. Et, peut-être qu'en parler te libérerait.
– N'insiste pas, s'il-te-plaît. Tu n'aurais pas dû monter. Retourne en bas avec les autres.
– Tu ne viens pas?
– Je ne peux pas. Je dois partir. Fol'Œil m'attend.
Elle lui offrit un sourire crispé et transplana avant que Remus ne puisse lui dire quoi que ce soit. Il soupira lourdement et redescendit. Il alla s'asseoir à côté de Sirius qui lui adressa un rapide coup d'œil et se replongea dans la conversation qu'il avait avec Charlie.
Qu'est-ce qui pouvait bien clocher avec Tonks?
Bonjour, bonjour! J'ai fait un lemon mais il reste quand même assez light. Je suis désolée pour les personnes qui n'en voulaient pas. Seulement vous ne donnez plus de signes de vie, alors que les personnes qui veulent des lemons, elles, sont bien présentes et le montrent.
Je suis désolée pour la longue pause. J'ai mit un temps fou à revenir avec ce chapitre. Manque de temps et de motivation, procrastination, flemme, stress. Je dois dire que j'ai eu du mal à contrôler tout ça ces derniers temps. Je me sens un peu mieux à présent. J'ai validé mon année et je pars dans cinq jours à Nice, pour aller au festival de Monte Carlo (ahh! je vais rencontrer Aidan Turner, Gethin Anthony et Jack Falahee! à l'aide!)
J'espère que vous avez apprécié ce chapitre. A bientôt. PS : je n'ai pas vraiment corrigé ce chapitre, je pense le faire plus tard. Je voulais tout de même le publier, car je me suis absentée longtemps.
