Voila pour Luneternelle, la septième revieweuse qui m'a donc demandé un petit FrUK quand ils étaient enfants. Il fallait que je fasse une mignonne petite aventure où il fallait qu'ils cherchent quelque chose ou qu'ils réussissent quelque chose. J'ai opté pour la "quête" d'un objet. Je n'ai pas trop l'habitude d'exploiter les Chibis, mais j'ai bien aimé faire cet petit OS tout mimi. Luneternelle, tu me diras si j'ai respecté les contraintes ou pas. Comme je l'ai fais au feeling, je sais pas trop ce que ça donne. M'enfin, bonne lecture tout de même, je l'espère !
Et voila les réponses aux reviews (qui me font toujours autant plaisir ) des deux derniers drabbles :
Miyu-chan : Saluuuuut (*o*) à toi aussi ! Je suis heureuse que tu ais apprécié mon premier drabble (et oui, ça s'écrit comme ça, je te rassure) et je suis doublement heureuse que tu ais adoré le second. Toi aussi t'es fan de Yao-chan. Je crois que je pourrais l'épouser tellement je l'adore, ce panda chéri.
carotterapee : Oui, avec moi, le monde est tout de rose, même les grands méchants ils font des câlins et des bisous ! Le pauvre Yao, son cœur a dû lâcher dans sa poitrine en voyant ça. ^^ Et j'accepte tes câlins avec plaisir, on ne dit jamais non à des câlins. 3
Jaena : Merciiiii ! 3 C'est ok, je te fais sur Canada. En fait, j'ai déjà des drabbles de prêt avec Canada. Tu préfères du FrAnada ou du RusCan (ou un autre si tu préfères que j'en fasse un nouveau avec le couple de ton choix) ?
Paixdelesprit : Coucou ! De rien pour ces deux drabbles. Et encore une fois, merci pour ta review. J'ai aussi déjà un RusAme (je préfère ce sens-là) de prêt, je peux le poster bientôt.
Jadore : Merci ! Et oui, ton pseudo résume bien. Bien sûr qu'un Romano mafieux m'inspirerait (surtout avec un Antonio), mais malheureusement, Romano, tout comme Venziano, sont membres des Axes et Espagne était neutre durant la WWII, alors je ne peux pas les mettre dans mon recueil "Alliés". Mais je compte peut-être faire un recueil "Axe" et dans ce cas-là, je pourrais faire du Spamano. Encore désolée !
Drabble 4 : Chibi!Arthur x Chibi!Francis
Albion, enfant-nation, n'était vraiment, mais alors vraiment pas content. Cela faisait des jours que France n'était pas venu lui rendre visite, prétendant devoir rester dans son pays pour régler certaine chose. Alors Albion, Arthur du nom humain que lui avait attribué France, boudait dans sa chambre. Allongé sur son lit aux lourdes étoffes rouges, la tête enfoncée dans les oreillers en cuir, il pensait au retour de son ami. Enfin, de son larbin, bien évidemment. Pas que Francis soit un ami pour lui, bien sûr que non. C'était juste qu'il s'ennuyait fermement et que si France était là, il pourrait s'en servir comme esclave pour s'amuser.
Mais voilà déjà bien longtemps que son voisin outre-mer n'était plus venu lui rendre visite et ça avait le don de l'énervait prodigieusement.
Déçu, plus qu'en colère, et commençant sérieusement à s'embêter dans sa chambre, il se leva rapidement, prit à peine le temps d'enfiler ses peaux de bête aux pieds et se dirigea dans les couloirs du château-fort jusqu'à la sortie. Bien que son roi lui ait interdit de sortir (c'est pas sa faute s'il s'est perdu dans la forêt pendant quatre jours, c'était le cheval qui l'avait emmené dans un endroit qu'il ne connaissait pas) il parvint tout de même à quitter le château en utilisant les passages secrets qu'il avait réussi à trouver les soirs d'insomnie.
Sans plus attendre, son arc autour du buste et son carquois dans le dos, il courut tout droit vers la forêt qu'il aimait tant, retrouver ses amis animaux qui devaient sans doute déjà l'y attendre. Son instinct le mena jusqu'à la petite cabane qu'il avait faite avec France, loin dans la forêt, là où personne n'allait jamais, parce que c'était leur cabane à eux et à personne d'autre. Enfin, pas que ça avait de l'importance pour lui, c'était juste qu'au moins, là-bas, il n'y avait personne qui y passait et que du coup, il était tranquille.
Passant la porte faite de branche, il entra dans la petite maisonnette en bois, à peine assez grande pour contenir deux enfants. Assis dans les feuilles, il se mit à affûter ses flèches avec son petit couteau. Soudain, le bruit d'une branche qui craqua sous un poids le fit sursauter et lui fit bander son arc. Prudemment, il pointa sa flèche par la petite fenêtre de quelques centimètres à peine. Il passa légèrement sa tête à l'extérieur pour pouvoir apercevoir l'intrus.
Il souffla longuement d'agacement – mais aussi un peu de soulagement – lorsqu'il aperçut une longue touffe blonde passait en un éclair bleu. Il sortit sans plus attendre de la petite cabane, son arc à nouveau passé par-dessus son épaule.
Une fois dehors, ce fut un France tout essoufflé, les joues rouges et un grand sourire aux lèvres qu'il vit en face de lui. Sa longue robe bleue qu'il lui connaissait lui tombait toujours jusqu'aux chevilles et était quelque peu arrachée en bas, sûrement pris dans des branches alors qu'il courait.
- Oh, mon Thuthur ! Si tu savais comme je me suis inquiété ! Je suis allé au château pour te voir, mais Guillaume m'a dit que tu étais parti dans la forêt. Alors j'ai tout de suite accouru ici, je savais que je t'y trouverai. Fit-il tout en l'enlaçant.
- Hé ! Lâche-moi, idiot ! Cria Albion, les joues soudainement rougies.
Francis le relâcha finalement.
- Comme je suis content de t'avoir retrouvé ! Je ne voulais pas t'imaginer encore tout seul dans la forêt pendant quatre jours !
Arthur bouda à cette phrase et répondit non sans colère :
- Ce n'est pas ma faute, si ce stupid cheval n'était pas capable de retrouver sa route !
France rit de sa mauvaise foi légendaire.
- Bon allez, il faut retourner au château avant que…
Tout à coup, France s'arrêta net dans sa phrase, recherchant quelque chose sur lui qu'il n'avait visiblement plus sur lui. Un air paniqué prit place sur son visage.
- Oh non ! Oh non, non, non, non ! Ce n'est pas possible ! Où est-elle ? Fit-il, alarmé comme jamais encore Arthur ne l'avait vu.
- Bah alors, tu as perdu quelque chose, France ?
- La broche… la broche que m'a donnée ma mère a disparu ! J'ai dû… j'ai sans doute dû la perdre alors que je courais dans la forêt.
Albion crut qu'il allait se mettre à pleurer, mais au lieu de ça, il planta ses yeux bleu ciel dans les siens.
- Arthur, tu dois absolument m'aider à la retrouver ! C'est le seul souvenir que j'ai de ma mère !
Au vu du visage désespéré de son voisin outre-mer, l'enfant-nation ne put refusé, et ils partirent tous deux sur les pas de Francis, qui cherchait frénétiquement au sol. Il y avait tellement d'endroits où la broche sertie de pierre aurait pu tomber et tant de toises (1) à fouiller.
Arthur se sentait vraiment mal pour Francis. Lui n'avait jamais connu sa mère, alors il ne savait pas à quoi ça ressemblait d'avoir des parents. Mais France avait eu le temps de la connaître un peu, alors il comprenait que cela puisse être important pour lui de retrouver un objet donné par sa mère. Alors quand il voyait cette moue mi-abattue mi-nerveuse sur le visage de son ami, il voulait à tout prix retrouver cette broche, rien que pour voir ce sourire dont Francis ne se départait presque jamais revenir à sa place. Même s'il ne l'avouerait jamais.
Ils avaient déjà passé au peigne fin quelques dizaines de toises sans n'avoir rien trouvé. Francis, au bord des larmes, partit s'asseoir au pied d'un arbre, accablé. Arthur, triste pour lui, vint s'asseoir en face de lui. Il ne savait pas trop comment le réconforter. Il voulait le rassurer en lui disant qu'ils allaient la retrouver, qu'il n'y avait pas de quoi s'inquiéter, mais même ces mots n'arrivaient pas sortir de sa bouche.
Albion, dans un vain espoir de réconforter son ami, posa sa main sur celle de l'autre et lui adressa un léger sourire qu'il savait crispé avant de continuer sa quête. Il continua malgré les paroles de Francis qui lui disait d'abandonner.
Mais les minutes, puis les heures passèrent sans qu'il ne trouve rien. France avait depuis longtemps abandonné tout espoir et était resté assis sous l'arbre à pleurer. Arthur n'avait cessé de faire des allers-retours sur le chemin pour tenter d'apercevoir quoique ce soit, mais à part des branches, des cailloux et quelques baies, il n'avait rien trouvé du tout. La tombée de la nuit approchait, et à son tour, Albion était sûr le point de laisser tomber.
Mais tandis qu'il s'en allait retrouver son ami qui n'avait toujours pas bougé non loin de là, un rayon du soleil crépusculaire perça à travers l'épais feuillage. Un éclat brillant attira l'attention du jeune Albion. Plus loin, derrière une grosse pierre, sous les fougères, une petite pierre rouge brillait sous la lumière du soleil.
Un cri de joie lui échappa.
- Francis ! Francis ! Je l'ai trouvé, je l'ai trouvé !
L'appelé releva la tête. Il tomba sur le visage euphorique de son petit protégé. Celui-ci lui tendit ce qu'il tenait dans la main, révélant une broche en croix où trônait une belle pierre rouge rubis au centre. France se releva, les yeux écarquillés, et s'exclama :
- Arthur ! Tu l'as retrouvé ! Tu as retrouvé la broche de ma mère ! Oh merci, merci !
Et sur ce, il lui fit une attaque de bisou sur le visage, qui devint bien vite aussi rouge que la pierre de la broche. Mais étonnamment, il ne se dégagea pas de cette étreinte, et enroula même ses petits bras autour du cou du plus grand. Enfin, France le relâcha et accrocha sa jolie broche à sa place d'origine : sur sa poitrine, à la place de son cœur. Arthur, lui, était encore tout ému de ces bisous. Cette fois non plus, il ne l'avouerait jamais, mais il aurait bien aimait en avoir encore de sa fée personnelle.
- Oh, Arthur ! Comment puis-je te remercier ?
Celui-ci fit mine de réfléchir. En réalité, il savait déjà pertinemment ce qu'il souhaitait, mais n'osa pas le lui avouer. Voyant ses joues rouges, Francis put suivre le cours de ses pensées. Il sourit malicieusement, son Thuthur était vraiment trop mignon ! La jeune nation française se pencha vers le plus petit et déposa ses lèvres sur les siennes. C'était un baiser papillon, un baiser d'enfant.
Arthur n'arrivait pas à y croire, il mit longtemps avant de comprendre réellement ce qui lui arrivait, mais une fois fait, il n'eut même pas le temps d'en profiter que déjà, les douces lèvres se retirèrent des siennes. Jamais son visage n'atteint une teinte cramoisie pareille et son embarras ne fut jamais aussi grand qu'en cet instant. Pourtant, il n'avait jamais été si heureux de sa vie.
Encore un peu dans les vapes, il se fit ramener au château par un France des plus amusés sans qu'il n'en ait réellement conscience.
(1) La toise était l'une des mesures de l'époque. Une toise équivalait à 2m de distance. J'aurais bien voulu mettre « de lieues », mais une lieue correspond à 4 km et c'est trop long si j'en avais mis plusieurs.
Et voila ! Encore une fois, les reviews font toujours plaisir, et celles que vous me laissez me mettent du baume au cœur.
