Hello ! Je reviens en ce mercredi 20 pour un nouveau drabble, tout beau, tout frais, que je viens te terminer aujourd'hui. Il s'agit d'un drabble demandé par AwesomeLicorne. Je devais écrire un drabble qui se passe en Chine avec un Russie touriste. Ceci est pour toi, sweetie ! A la fin de l'histoire vous comprendrez pourquoi le "Guide" du titre est mis entre guillemets.
Je sais que pour le moment, je ne fais que des drabbles, mais c'est encore ce qu'il y a de plus court et facile à faire avec le peu de temps que j'ai. Pendant les grandes vacances, je me mettrai sans doute à faire de véritable OS, voir des fics à chapitre, dont une en particulier qui regroupe tous les Alliés ensemble. Si vous voulez un véritable résumé de ce qui sera sans doute la fic à chapitre principale de ce recueil, dites le moi dans les reviews et je vous ferais un vrai résumé au prochain drabble posté.
Cyrielle13 : Oui, il me semblait aussi que c'était à toi que je devais le précédent USUK ! Je ne trouvais plus à qui je l'avais promis. Quelle cruche que je suis ! Et en effet, tu es l'une des rares francophones à aimer le USUK. Je sais que tu es canadienne (Ah ! la chance ! J'aimerais tellement visité ton pays ! En fait, mon oncle est québécois ! Je sais je raconte ma vie, et alors ?) mais de manière général, j'ai cru remarquer que les françaises aimait plus le FrUK au USUk, alors que les belges (bonjour à vous, voisines !) préfèrent aussi le USUK. Enfin, dites-moi si je me trompe, mais c'est ce que je pense avoir remarquer. Sinon, merci ! Oui, je sais pas non plus comment Arthur a fait pour ne pas lui sauter dessus direct, mais bon. Bisou !
One-shot 9 : Tourist!Ivan x "Guide"!Yao
Ivan leva des yeux ébahis devant les immeubles démesurément grands qui s'élevaient bien au-dessus de sa tête, donnant presque l'impression qu'ils chatouillaient le ciel de leurs pointes. Depuis son arrivée à Hong-Kong, le regard du Russe ne cessait de converger vers le haut, n'ayant pas une minute de répit pour reposer sa nuque tant il y avait de choses à voir. Il ne prêtait même pas attention à son début de mal de crâne ou à ses jambes en coton, tant l'envie de visiter cette ville fabuleuse dans les moindres recoins le travailler.
Il était à peine arrivé le matin-même, dès les premières heures, son sac à dos accroché à ses épaules et depuis des heures qu'il était ici, il n'avait cessé de marcher. Il n'avait qu'une semaine pour visiter Hong-Kong alors autant ne pas perdre de temps.
Il avait déjà traversé en partie Victoria Park, visiter le Monastère des Dix milles Bouddhas, celui de Po Lin, les jardins botaniques et zoologiques et vu la maison du gouvernement.(1) Il venait à peine d'arriver au centre-ville, l'esprit déjà plein de merveilles quand il a découvert ses hauts immeubles, si haut qu'ils en donnaient le tournis. Visiter la ville de ses rêves dans le pays qu'il affectionnait tant le rendait euphorique.
Pourtant, son ventre le rappela à l'ordre, émettant un sonore gargouillement. Il rit doucement, pour on ne sait quelle raison, avant de s'asseoir sur un banc non loin, juste en face d'un gratte-ciel aux vitres reflétant le soleil. Il sortit de son gros sac de voyage, deux sandwichs préparés la veille par ses soins. Ivan les dégusta avec appétit bien que rapidement il y avait encore tellement de choses qu'il voulait voir avant que le soleil ne se couche et qu'il eut à rentrer à l'hôtel.
Cela engloutit et après quelques gorgées rafraichissantes de vodka, il reprit la route vers Victoria Peak. (2) Après seulement une vingtaine de minute en tramway chinois (3), à moitié écrasé par la foule qui rentrait chez elle à cette heure avancée de la journée, le jeune touriste qu'était Ivan arriva enfin aux pieds du Pic Victoria, non sans une certaine joie. Il fallait dire que s'il y avait bien une chose formidable à visiter à tout prix à Hong Kong, c'était bien cette montagne, rien que pour la vue époustouflante qu'elle offrait.
Plusieurs minutes passèrent qu'Ivan consacra à regarder le beau pic en face de lui.
- Belle vue, n'est-ce pas ? Vous verrez, c'est encore mieux d'en haut.
Le Russe sursauta à l'entente de cette voix, parlant parfaitement l'anglais. Il se retourna brusquement et découvrit, à ses côtés, fixant tout comme lui quelques secondes avant, la montagne qui se dressait dans toute sa majesté (4), un jeune Chinois, tout du moins, en avait-il l'air, à quelques années près le même âge que lui. Il portait un cheongsam rouge décoré d'un dragon d'or qui s'enroulait autour de son torse avec un pantalon blancs qui lui arrivait jusqu'aux chevilles, et des Shaolins aux pieds (5). Ses longs cheveux bruns étaient attachés en queue de cheval et ramené sur son épaule et des lunettes de soleil masquaient ses yeux qu'Ivan imagina bridés.
Le touriste resta ébloui par la beauté et le charme qui émanait de l'homme à côté de lui.
Celui-ci se tourna finalement vers lui et lui tendit sa main, qu'Ivan s'empressa d'attraper dans la sienne et de recouvrir de l'autre en baissant doucement la tête. (6) Lorsqu'il lui relâcha la main, le Chinois eut un rire que le Russe ne put s'empêcher de trouver adorable.
- Bonjour, je m'appelle Yao, et vous ?
Ivan perdit ses moyens l'espace d'un instant mais se reprit rapidement :
- Euh… oui ! Enchanté, moi c'est… Ivan !
Celui-ci était ébloui par la beauté de cet être à ses côtés. Sa grâce, son charisme. Il se demandait bien pourquoi un aussi beau jeune homme venait lui parler, à lui, un simple touriste. Cependant, la belle créature lui donna réponse à sa question :
- Si vous le souhaitez, je suis guide touristique, je peux vous conduire jusqu'au sommet. Vous verrez, c'est splendide !
Le blond ne réfléchit qu'un quart de seconde avant de lui répondre :
- Bien sûr ! Ce serait avec joie !
Le Chinois lui sourit, d'un sourire incroyablement lumineux qui fit pâlir d'envie le soleil derrière eux.
- Eh bien, dans ce cas, suivez-moi ! Nous y serons plus rapidement en train !
Ils se dirigèrent donc à la caisse, achetés leur billet. Mais à peine le grand Russe eut sorti son argent que le guide lui demanda de le ranger, en tant que guide, il avait déjà des billets. Ivan le remercia chaleureusement et ensemble, ils passèrent devant la longue file d'attente, Yao étant un privilégié, le caissier les laissant passer sans aucun problème. Le Chinois brun semblait être assez connu comme guide puisque tout le monde le laissa passer avec respect, certains le saluèrent révérencieusement, d'autres s'inclinèrent, la main dans la direction proposée. Même dans le train, on leur céda les premières places alors que l'habitacle était bondé. Ivan ne comprenait pas un tel respect, mais ne s'en plaignit pas. Il est vrai qu'il détestait se retrouver debout dans un train rempli.
Tous deux assis à l'avant, ils n'avaient rien à craindre de la foule, toute agglutinée à l'arrière. Le Chinois posa soudain la main sur la cuisse d'Ivan, qui fut très surpris de ce geste.
- Profitez du voyage ! Lui dit-il sans même se retourner vers lui.
- M-Merci !
Un léger sourire fleurissait les belles lèvres du brun aux cheveux longs.
Alors Ivan fit ce que lui demanda son guide, il observa par la fenêtre défiler le paysage. Plus le wagon montait, plus la ville rapetissait, et la vue fascina Ivan sous le sourire amusé du brun. Le soleil diffusait déjà ses rayons safran quand ils arrivèrent au sommet. De là où ils étaient, ils ne voyaient pas grand-chose, la vue caché par le bâtiment d'arrivée.
- Fermez les yeux, Ivan ! J'aimerais vous montrer quelque chose !
Le Russe était un peu dubitatif, pourtant, il obtempéra et ferma les yeux. Yao lui prit la main et le guida doucement, pour ne pas qu'il tombe. Le blond, plongé dans le noir, ne voyait pas du tout où l'emmener la divine créature. Il sentait juste cette petite main chaude dans la sienne, grande et calleuse. Chaque fois qu'il fallait descendre une marche ou levait plus haut la jambe, le guide le lui indiquait pour ne pas qu'il se fasse mal. Enfin, leur voyage, à l'aveugle pour Ivan, se termina quand le guide brun lui demanda d'ouvrir ses yeux. Cela fait, il crut rêver, tant la vue qui lui était offerte était époustouflante.
La nuit étant tombée, la ville s'était allumée et brillait de mille lumières colorées, les hauts bâtiments surplombaient le reste. C'était la chose la plus belle qu'il ait vue de toute sa vie ! Ses yeux brillaient d'étoiles et son sourire faisait deux fois le tour de son visage.
Pourtant, ce n'était pas le paysage que Yao observé, mais bien le visage émerveillé de son client. Son sourire ne quittait pas ses lèvres. Quand Ivan se sentit observé et se retourna vers le Chinois, celui-ci détourna la tête pour admirer à son tour le paysage qu'il avait maintes fois vu. Bientôt, le brun retira ses lunettes de soleil, celui-ci ayant disparu pour l'autre monde, révélant ses yeux au Russe, qui les découvrit doré comme l'ambre. Il fut subjugué par leur beauté. Par la beauté de cet homme. Jamais encore, il n'avait vu de personne aussi belle que ce guide. Il était si beau, si gracieux, que son métier était une insulte à sa splendeur.
Celui-ci à son tour se sentit fixé par une paire d'yeux. Il se retourna vers Ivan et planta son fantastique regard dans celui du blond, lui coupant efficacement le souffle.
- Eh bien, Ivan ! Que vous arrive-t-il ?
- Je… je vous trouve… absolument magnifique ! Répondit-il de but en blanc.
Le guide lui sourit gentiment.
- Merci ! Vous n'êtes pas mal non plus !
Ivan rougit violemment. Se faire complimenter par un aussi bel homme avait de quoi le rendre tout chose. Une main se déposa soudain sur la sienne, posée sur le rebord du muret, faisant sursauter le pauvre Russe dont le cœur s'affolait dans la poitrine. Il ne savait pas trop comment réagir. Après tout, c'était la première fois qu'il visitait un autre pays que le sien et bien qu'il connaisse presque toutes les mœurs et coutumes de ce pays, il n'en restait pas moins qu'il ignorait comment réagir à ce genre de chose, si c'était bien ce à quoi il pensait.
Une furieuse envie d'embrasser ces belles lèvres roses le taraudait, mais ce n'était pas convenable, ils venaient à peine de se rencontrer. Comment le Chinois le prendrait-il ?
Celui-ci s'approcha d'ailleurs un peu plus d'Ivan, augmentant son trouble. Les yeux du grand blond restaient obstinément rivés sur le fruit défendu qu'il convoitât.
- Eh bien, qu'attendez-vous ? Une invitation ?
La voix si chantante du brun lui parvint aux oreilles telle une mélodie. Il ne savait plus trop s'il avait rêvé ses paroles ou si elles avaient bien étaient prononcé, il n'en restait pas moins qu'il cueillit enfin de ses lèvres celles de la fantastique créature face à lui.
Ce dernier ne sembla pas vouloir l'arrêter, renforçant même le baiser. Un véritable ballet se jouait désormais entre les deux langues envieuses, cela sous les lumières éblouissantes de la ville qui illuminait de mille feux le couple nouvellement né.
Pour ce qui fut de la suite, après une longue embrassade sur la falaise, ils eurent vite fait de redescendre du Pic par le même moyen de transport que précédemment. Puis, ils prirent une limousine qui les attendait au pied de la montagne, ce fut le premier soupçon d'Ivan, mais il ne dit rien. Cependant, quand la limousine les déposa devant un luxueux hôtel de Hong-Kong et que Yao leur paya une suite que jamais en toute une vie Ivan pourrait se payer avec son boulot de barman mal payé, le Russe comprit que le Chinois, malgré ce qu'il dise, ne fut pas le moins du monde guide touristique. Mais il ne posa aucune question. L'heure n'était pas à cela. Loin de là.
Après s'être débarrassé de leurs vêtements superflus, ils s'appliquèrent à se caresser, s'embrasser, se faire du bien comme le ferait des amants.
Jamais Ivan ne se sentit aussi bien que cette nuit-là, dans les bras de ce Chinois au corps magnifique et à la personnalité si mystérieuse.
Lorsqu'il se réveilla le lendemain, ce fut avec l'impression d'avoir vécu un rêve. Il n'était jamais tombé aussi amoureux de quelqu'un en à peine mois d'un jour, mais la nuit formidable (7) qu'il venait de passer le confortait dans l'idée que cet homme était l'amour de sa vie. Et bien sûr que non, il ne tirait pas de conclusion trop hâtive. Il ouvrit alors les yeux, rien que pour voir encore une fois celui qui lui avait fait voir les étoiles la nuit durant… mais ses yeux ne tombèrent que sur du vide.
Son cœur rata un battement, peut-être deux. Il se releva, en proie en une panique grandissante. Il se dirigea vers le séjour. Personne. Il l'appela. Aucune réponse. Il chercha dans toute la suite. Il avait tout simplement disparu ! Alors il se laissa tomber, au sol, désespéré, le cœur ensanglanté, meurtri.
Ce n'est que bien plus tard, lorsque ces dernières larmes, celles qui n'avaient plus coulé depuis des années maintenant se furent tarir, qu'il remarqua une note posait sur la table basse du salon.
Ne t'en fais pas, je suis parti travailler, je ne t'ai pas quitté.
J'ai passé la plus belle nuit de ma vie avec toi.
Veux-tu bien continuer cette histoire que nous avons commencée ?
Si oui, rejoins-moi ce soir, devant le « Hutong » à 20h.
Je t'attendrai.
P.S : Je ne suis pas guide touristique, je te le dirai ce soir, si tu veux encore de moi après ça.
Je crois que je t'aime.
Et Ivan sourit parce qu'il ne l'avait pas quitté et qu'il allait le revoir ce soir. Qui qu'il soit en réalité, le Russe était persuadé que c'était Lui et personne d'autre.
(1) Pour tous ces lieux, allez voir sur Google image et sur wikipédia pour plus d'explication, j'ai la flemme de la faire.
(2) En gros, c'est une montagne au plein milieu de la ville où on a vu sur la ville et la baie. (Ils sont fous ces Chinois !)
( 3) Ce truc est chelou ! Encore plus que les bus rouges à Londres.
(4) Z'avez compris le jeu de mots (Victoria… La Reine Victoria… non ? Ok, je me tais) !
(5) Sérieusement, si l'un d'entre vous arrive à trouver des noms d'habits traditionnels chinois, je le félicite ! J'ai passé un quart d'heure à essayer de trouver des trucs potables pour Yao. Je trouvais que des vêtements chinois en vente, même pas leurs noms (à part le Hanfu, mais j'imagine mal Yao portait un truc pareil en ville).
(6) En faisant des recherches, j'ai trouvé que c'était une façon de saluer quelqu'un d'important. Ivan a sans doute cru, vu les vêtements de Yao, qu'il s'agissait de quelqu'un de riche.
(7) « Formidable » est une chanson que j'adore.
Tadaa ! J'ai adoré l'écrire, bien que je trouve la fin particulièrement niaise, j'aime bien quand même ! Qu'est-ce que voulez, on ne change pas vraiment ?
