Bonjour, chers amis ! Aujourd'hui, on plutôt dans une heure, je pars pour Palavas-les-Flots, je vous poste donc un drabble ce soir, qui n'ait pas une demande car je n'ai pas eu le temps de finir celles que l'on m'avait demandé, mais pour vous Cyrielle et Paixdelesprit, ne vous en faites, à mon retour le 18 et dans les jours qui suivront, vos OS seront posté. Bisou à vous deux ! Je vous adore ! ^^
Aujourd'hui, un petit FRussia écrit il y a quelques semaines, inspiré d'un manga yaoi dont le nom m'échappe mais que j'ai bien aimé.
Bonne lecture !
One-shot 15 : Cook!Student!Francis x Student!Ivan
K+
Ivan arriva devant le portail du lycée comme chaque matin qui passait avec toujours dix bonnes minutes d'avance avant la sonnerie. Comme chaque matin qui passait, il s'assit sur le muret qui longeait l'établissement scolaire et comme chaque matin qui passait, il attendit. Quoi ? Eh bien tout simplement son ami. Qui était-ce ? Francis Bonnefoy, français de son état. Son meilleur et surtout seul ami depuis l'enfance. Pas qu'Ivan n'aimait pas avoir des amis, il était seulement trop terrifiant au goût des autres lycées pour qu'ils l'approchent, de par sa haute taille, mais aussi par son comportement à la limite du bipolaire qui étonnait plus d'un. Mais Francis avait toujours été le seul qui n'avait pas peur de lui, l'acceptant dès le début comme il était.
Alors pour le Russe, le Français était une personne spéciale à ses yeux. Le seul qui mérite d'avoir son amitié, selon lui. Cependant, et cela, Braginski le savait bien, depuis quelque temps, quelque chose avait changé en lui. Il ne voyait plus le petit blond aux cheveux longs comme un simple ami. Il avait commencé à penser à lui de manière différente, de façon un peu trop osée pour que cela soit encore considéré comme de l'amitié. Quoi qu'il en soit, Ivan préférait ne rien dire. La présence du Français à ses côtés était bien trop importante pour qu'il s'en passe, c'est pourquoi il renfermait ces étranges sentiments au fond de son cœur en attendant vainement qu'ils disparaissent.
Bientôt, l'objet de ses pensées arriva dans son champ de vision, tout juste descendu du bus qui venait de se garer à la station du lycée. Il replaça son habituel sourire sur son visage avant de se diriger, tout guilleret vers son ami de toujours, feignant leur amitié d'antan, lorsqu'il n'y avait encore aucun problème qui venait entacher leur relation.
La matinée se passa relativement vite, et midi sonnant, les deux amis se dirigèrent dans la cour de l'établissement il faisait trop beau pour rester enfermer dans la cantine. Ils s'installèrent confortablement sous le gros chêne sous lequel ils avaient pour habitude de se retrouver.
- Ah, Ivan ! Pour aujourd'hui, je t'ai préparé des croque-monsieur ainsi qu'un morceau de tarte aux pommes pour le dessert ! Fit Francis en lui tendant un Tupperware.
Le Russe le saisit avec joie, un autre de ses petits plaisirs, autre que celui d'être proche de son ami d'enfance, était que ce dernier lui préparait toujours ses déjeuners et que ses préparations étaient exquises.
Bavardant gaiement, ils dégustèrent les plats du Français. Ivan appréciait ces courts moments de bonheur à leur juste valeur autant que la cuisine de Francis.
Lorsque la sonnerie signifiant que la pause de midi était terminée, une soudaine panique prit le Russe : il ne voulait pas être séparé du beau Français. Dans un geste plus désespéré que réfléchi, il rattrapa le bras de Francis au moment où celui-ci se relevait.
- Tu pourrais m'apprendre à cuisiner, s'il te plaît ?! S'écria Ivan, de son accent slave à couper à couteau.
Francis resta quelque peu surpris par la soudaine demande de son ami, mais ne se sentant pas de refuser, lui répondit :
- Bien sûr ! Tu n'as qu'à venir ce soir. Demain, c'est le week-end, nous aurons tout notre temps.
Le Russe le remercia d'un éblouissant sourire avant de le laisser sans aller. Il suivit la fine silhouette de son amour secret jusqu'à ce qu'il disparaisse de sa vision.
La fin de journée arriva et la joie et l'impatience rongeaient Ivan, mais l'idée d'avoir son tournesol toute une soirée rien que pour lui le rendait euphorique. C'est avec un sourire des plus heureux, mais qui parut aux autres terrifiant qu'il sortit de l'enceinte du lycée et se posa sur le muret, tout comme le matin. Il attendit le blond et lorsque celui-ci sortit à son tour, ils se dirigèrent tous deux, bavardant de tout et de rien jusqu'à l'appartement du plus petit. Débuta alors une soirée qui s'avérait être, aux yeux du grand Russe, la plus belle de sa vie.
- Non, pas comme ça ! L'interrompit de suite Francis lorsqu'il voulut couper quelques courgettes.
Il lui prit délicatement les mains et le guida, lui montrant comment trancher de fines lamelles. Ses mains par-dessus les siennes affolèrent le Russe qui se sentit rougir. Il aimait la sensation de chaleur qui émanait d'elles, lui qui avait toujours les mains froides. Mais bientôt, le plus petit blond les lui relâcha, le laissant se débrouiller seul.
- Voilà, parfait ! Tu te débrouilles très bien !
Francis repartit donc s'occuper d'évider les avocats pour en faire la salade, le laissant seul à sa tâche.
- En fait, qu'est-ce qui t'as pris soudainement, de vouloir apprendre à cuisiner ?
La raison, c'était lui, simplement se trouvait à ses côtés, être à proximité de l'être aimé lui donnait des milliers de papillons dans le ventre et lui réchauffait le corps. Il s'interdisait toujours de longs contacts de peur de ne pas pouvoir le lâcher par la suite ou de le regarder trop longtemps jusqu'à s'en rendre aveugle.
Mais il aimerait aussi lui faire plaisir, s'il arrivait au moins une fois à faire un repas convenable, il pourrait l'offrir à Francis comme lui le faisait. Le voir sourire et le remercier serait la plus belle des récompenses.
- Eh bien... c'est assez compliqué à dire, mais... j'aimerais apprendre à faire la cuisine pour préparer quelque chose à offrir à quelqu'un !
- Ah oui ! Eh bien en quoi est-ce compliqué ? C'est bien d'offrir des choses aux gens qui nous sont proches.
- Oui, c'est pour la personne que j'aime !
Il rougit, regardant partout sauf vers son ami d'enfance. Pourtant, s'il l'avait fait, il aurait vu le sourire si clair de Francis disparaître et de la peine voilait son regard d'azur. Bien sûr, la personne qu'Ivan aimait. Comment avait-il pu croire qu'Ivan faisait cela pour rester un peu avec lui ? Quel idiot !
Mais le grand Russe remarqua bientôt le mutisme prolongé de son ami et s'en inquiéta.
- Tout va bien, Francis !
L'interpellé se retourna vers lui, son sourire de nouveau en place, mais il apparaissait si faux aux yeux du Russe qu'il avait la certitude que quelque chose clochait.
Mais le Français ne semblait pas vouloir en rajouter puisqu'il se tut à nouveau. Le cendré ne voulut rien ajouter de plus, de peur de brusquer l'autre.
La préparation du repas finalement terminé dans une atmosphère tendue, ils se mirent à table dans un silence dérangeant, jusqu'à ce que Francis prenne la parole.
- Tu sais, je crois que je vais arrêter de te faire des repas !
Ivan avala de travers la bouchée qu'il était en train de mâcher.
- QUOI ? Mais pourquoi ?
- Parce que... je crois que j'en ai perdu tout l'intérêt.
- Je ne comprends pas !
Le Russe s'arrêta soudainement, voyant quelque chose coulait le long de la joue de son ami.
- Francis... Tu pleures ?
Et en effet, le Français ne s'aperçut de ses perles salées que lorsqu'Ivan lui en fit la remarque.
- Je... c'est juste que... tu m'as dit que tu voulais apprendre à faire la cuisine pour la personne qui tu aimes, alors je... je ne vois pas pourquoi je continuerai...
- Quoi... je comprends rien, Francis !
Mais ce dernier s'écroula soudain au sol sans qu'Ivan n'ait le temps de le retenir.
- Francis !
Il se précipita sur lui et enroula ses bras autour du fin corps de son ami qu'il sentit tressaillir. Son cœur le pinçait atrocement dans sa poitrine à voir son aimé ainsi.
- Je... je t'ai... je t'aime... I-Ivan !
Quoi ? Avait-il mal entendu ?
- Qu'est-ce... qu'est-ce que tu as dit ?
- Je t'aime...
Quelques secondes de stupéfaction lui servirent à assimiler les paroles du blond. Puis, à son tour, des larmes coulèrent de ses yeux améthyste, mais contrairement au Français, c'était des larmes de joie.
- Moi aussi ! Moi aussi, Francis ! Je t'aime ! Oh, bon sang ce que je t'aime ! Ça fait si longtemps !
L'euphorie lui étreignait à présent le cœur et l'âme, et dans un élan de bonheur, il serra de toutes ses forces son Français dans les bras. Celui-ci resta stupéfait, peu sûr de ce qu'il avait entendu lui aussi. Il ne bougea pas plus lorsqu'une paire de lèvres s'empara des siennes, mais la surprise passée, il participa activement au baiser. Finalement, leurs sentiments étaient réciproques, il n'y avait rien de compliqué là-dedans.
