Bonjour tout le monde ! Et oui, je suis revenue de vacances, ma semaine à Bordeaux s'est prolongée un peu à Paris où j'ai pu aller à l'exposition de Harry Potter. J'étais très contente, bien que mes parents aient été déçu par l'expo car manquant d'effet spéciaux. Mais moi j'ai adoré, et puis,j'ai pu acheté des Dragées surprises de Bertie Crochues, le lunettes d'Harry et les cravates Gryffondor et Serpentard. Et puis, j'ai pu passé sous le Choixpeau magique, et ça, ça n'a pas de prix.
En tout cas, aujourd'hui je vous présente un OS dédicacé à Paixdelesprit. C'est donc un UKFr !
IMPORTANT : Comme vous aurez peut-être pu le remarquer, certains titres sur le menu roulant on changeait de "Drabble" à "OS", c'est normal, c'est plus simple pour moi de m'y repérer. Toutes histoires faisant plus de deux pages sur Word seront désormais nommé OS. Mais les numéros ne changent pas. Bientôt, je vais aussi changer les titres dans le chapitre. Comme pour celui-ci (voir le titre juste en dessous). Mais comme c'est long et que j'ai déjà passé une heure à changé les titres dans le menu, voila...
One-shot 17 : Pirate!Arthur x Corsair!Francis
M pour lemon
Le vent violent frappait, tendait les voiles à leur maximum, menaçant de briser le mât. La pluie diluvienne fouettait comme des cordes et les vagues gigantesques menaçaient de faire couler les deux bateaux au coude-à-coude. Sur celui du Capitaine Kirkland, terreur des sept mers, se livrait une bataille légendaire, opposant les pirates anglais du Capitaine et les corsaires français au service du roi, et elle opposait principalement les deux plus grands ennemis que ce monde ait porté : Arthur Kirkland et Francis Bonnefoy.
Les deux ennemis se retrouvaient face à face, faisant fi de leurs équipages respectifs qui se battaient les uns aux autres dans un fracas, mélange de bruits métalliques des lames qui se croisent, du souffle violent de la tempête, du claquement des voiles dans le vent, des cris gutturaux des hommes au combat et de l'eau qui s'écrasaient sur le pont.
Ils étaient tous deux à quelques centimètres à peine l'un de l'autre, leurs regards plantaient dans celui de leur vis-à-vis. Rien ne pouvait les détourner de leur duel, ils n'étaient que tous deux, seuls au monde dans leur rivalité. Ils avaient tant de choses qui avaient attisé leur haine. Il se détestait, mais vivre sans l'autre leur était inconcevable. Ils étaient un tout. Ils étaient le jour et le nuit, le blanc et le noir, le bien et le mal, le réel et l'imaginaire… l'amour et la haine. Et ils nourrissaient cette espèce de relation malsaine pour quiconque autre qu'eux, cette relation d'amour-haine, de respect-mépris, de tendresse-violence. Personne, pas même eux, ne pouvaient qualifier la nature de leur relation, mais elle leur plaisait, et c'était tout ce qui comptait pour eux.
Un éclair zébra le ciel, éclairant de sa lumière bleu électrique les visages grimaçants des rivaux. Ils suaient, leurs cheveux se collaient à leurs fronts. L'Anglais était blessé à la tête, sur la tempe, il sentait son sang coulait le long de sa joue, mais ne s'en souciait pas plus que le reste. Tout ce qui comptait, c'était l'autre, en face, qui lui tenait tête si obstinément plutôt que de courber l'échine devant lui. Et cela avait de don de l'énerver prodigieusement.
Une pointe d'adrénaline se répandit dans ses veines et il fonça, lame tendue vers son rival, qui n'eut aucun mal à l'éviter avant de tendre sa jambe pour faire un croche-pied à l'Anglais. Celui-ci trébucha et s'écrasa face contre terre sur le bois humide du pont. Une rage profonde prit place en lui et la seconde qui suivit, il était de nouveau relevé, ses yeux émeraude plantés dans ceux azur du Français. Cette fois-ci, se fut ce dernier qui se précipita vers lui, mais le Capitaine stoppa sa lame aisément. Leurs deux épées étaient croisées, leurs visages excessivement proches, seulement séparés par les deux barres de métal. Ils pouvaient voir l'état de l'autre de près. Tous deux étaient épuisés, tous deux avaient perdu une bonne partie de leurs hommes, tous deux n'attendaient qu'une chose, que cela cesse. Mais aucun des deux n'était résolu à abandonner la partie. Il fallait un vainqueur, et un perdant, mais personne ne voulait se désigner soumis.
Un dernier regard de défi et ils firent tous deux un bond d'un mètre en arrière pour se dégager, avant de s'engager à nouveau. Le plus jeune blond évita la lame lançait à toute allure sur lui en se décalant à gauche. Il répliqua rapidement et entailla le Français à la jambe, le faisant s'agenouiller. L'Anglais pensait avoir repris le dessus, mais avant qu'il ait pu faire quoi que ce soit d'autre, le Français écorcha à son tour le Capitaine à la jambe. Le Capitaine tomba à genoux et le blond aux cheveux longs put se redresser avant de flanquer un coup de pied sur le torse de son ennemi qui trébucha sur le dos.
Le Français pointa son épée vers le cou de l'Anglais, lui intimant de ne pas bouger. Ce dernier eut un sourire sournois et un éclair de malice comme il en avait tant brilla dans son regard. Sans que le Français ne voie le coup arriver, le Capitaine lui faucha les jambes, le faisant tomber sur le dos. Lorsqu'il rouvrit les yeux, les yeux verts brillants du Capitaine de la « Licorne », un sourire machiavélique aux lèvres, pointait sa lame sous son cou. Le Français savait qu'il venait de perdre cette bataille. Il se laissa donc capturer.
Ses hommes furent capturés, beaucoup furent relâchés sous la demande de Francis qui promit, dans le creux de l'oreille de l'Anglais de faire tout ce qu'il voulait s'il le faisait, ce par quoi le Capitaine obtempéra. Cependant, certains corsaires, principalement des personnes sans femme ni enfants furent capturés pour être sacrifiés, malgré les supplications de Francis. Une fois le départage fait, le Capitaine ordonna à ses hommes de nettoyer le bateau. Heureusement, en même temps que la fin de la bataille, la tempête s'était arrêtée.
Le Capitaine emmena Son prisonnier dans sa cabine personnelle et le jeta sur le lit sans ménagement, tandis qu'il allait chercher quelque chose pour les soigner.
C'était toujours comme ça que cela se passait entre eux. C'était une espèce de rituel. Ils se battaient, l'un d'entre eux gagnait et emmenait le perdant dans sa cabine pour lui faire subir les derniers outrages. C'était étrange, certes, mais c'étaient comme ça qu'ils procédaient depuis que cela avait commencé. Cela assouvissait la frustration sexuelle qu'ils nourrissaient entre eux. Ils pouvaient passer de semaines, des mois sans se voir, mais lorsque c'était le cas, ils profitaient amplement de leur retrouvaille. Oui, leur relation était étrange pour quiconque n'était pas eux. Mais qu'est-ce qu'ils s'en fichaient !
Arthur cherchait dans l'un des tiroirs de son bureau, des bandages qu'il appliqua sur sa tête et sa jambe éraflait, non sans avoir nettoyé les plaies d'abord. Puis, il se dirigea vers son ennemi-amant et lui banda à son tour la jambe entaillée. Par la suite, sans un mot, car ils n'avaient en aucun cas besoin de mots pour se comprendre, les mots étaient futiles dans leur relation, ils se déshabillèrent. Les lourds manteaux brodés, les chapeaux bien décorés, les bottes cirées et les vêtements sans intérêt touchèrent terre dans des bruits de tissus froissés. Tous deux enfin nus, ils s'approchèrent l'un de l'autre, ils se firent face, comme quelques minutes auparavant. Cela semblait être des heures, mais cette fois, ils n'étaient plus en face en tant qu'ennemi ou rivaux, Francis n'était plus au service du roi, chargé d'arrêter les pirates, Arthur n'était plus le sanguinaire pirate, terreur des sept mers. Là, dans cette chambre, ils redevenaient les amants amoureux qu'ils étaient une fois la porte de leur chambre refermée.
Arthur fut le premier à bouger, il agrippa fermement le visage de son vis-à-vis en coupe et abattit ses lèvres sur celles du Français, qui se laissa faire. Une autre tradition de leur rituel c'était le gagnant de la bataille qui avait la main mise sur l'autre. Alors Francis ne fit que suivre son amant et lui rendit son baiser, le laissant dominer sans protester. Les bras vinrent s'enrouler autour des corps et les mains se posèrent enfin sur la peau tant désirée. Des courants électriques les traversèrent de part et d'autre tandis que leurs torses se collèrent, que les jambes s'effleurèrent, que les lèvres et leurs langues dansaient un ballet.
Le lit derrière eux, Arthur, car ce n'était que passait la porte de leur intimité qu'il redevenait Arthur, plus le Capitaine, ce dernier les fit basculer sans pour autant détacher les lèvres. Ils se cognèrent contre leurs dents, mais aucun ne releva.
L'Anglais se releva pour admirer son amant, allongé dans ses draps bordeaux, ses beaux cheveux blonds étalés sur l'oreiller d'un blanc nacré, ses yeux clos, totalement soumis à lui. Et cela eut le don de l'exciter. Il n'attendait plus que le moment où ils seraient enfin unis, c'est pourquoi il se pencha vers son amant et lui butina le cou tandis que ses mains se baladaient déjà sur ce corps désiré et tant de fois exploré, mais jamais lassé. Ses doigts ne tardèrent pas à trouver l'entrée de ce corps divin, mais il se refusait à faire du mal à son amant, alors il les mouilla avec sa salive. C'était tout ce qu'il avait sous la main. Et tandis qu'il pénétrait un doigt dans l'antre de son amour, il le distrayait de son autre main sur le pénis et ses lèvres sur son torse. Un deuxième doigt fut rajoutait, mais Francis ne sentit rien. Le troisième, par contre, fut plus perceptible, mais rien qu'il ne puisse surmonter. Les attentions de son amant lui faisaient occulter tout ce qui n'était pas plaisir. Et des gémissements s'échappaient de ses lèvres sans qu'il puisse les retenir, pour le plus grand plaisir de l'Anglais.
Lorsque ce dernier décida que les chairs de son amant étaient suffisamment détendues, il entra, faisant attention à la moindre grimace d'inconfort du Français.
Il pénétra ainsi jusqu'à la garde et débuta doucement un mouvement de va-et-vient. Des cris de plaisirs finirent par franchir les lèvres du Français, excitant davantage l'Anglais dont les mouvements s'accélérèrent. Bientôt, ils virent les portes de la jouissance s'ouvrir devant eux et ils crièrent tous deux le prénom de l'autre avant que l'orgasme les terrasse. Arthur, dès que ses muscles ne furent plus tendus de plaisir, se laissa tomber à côté de Francis. Ils reprirent lentement leurs souffles, et une fois fait, Arthur quitta le lit sous le regard interrogateur de Francis et, malgré ses jambes tremblantes dû au plaisir, se dirigea vers son bureau. Il fouilla quelques instants dans les tiroirs, ignorant les supplications de Francis de revenir. Celui-ci voulait des caresses pour pouvoir s'endormir, comme ils le faisaient toujours. Insatisfait, il se caressa lui-même le torse, les bras, les jambes, effleurant même son sexe encore engourdi de plaisir. Il se tortillait dans les draps, gémissant doucement de bien-être. Mais Arthur l'arrêta sec lorsqu'il revint, quelque chose à la main. En fait, il avait deux choses : la première, Francis pouvait la voir, car elle dépassait de sa main. C'était une rose, d'un rouge éclatant, belle et fraîche comme si elle venait d'être cueillie.
Francis se redressa immédiatement, les yeux rivés sur la fleur.
- C'est pour toi ! Dit enfin Arthur, brisant ainsi leur rituel par la parole.
Il tendit la rose au Français qui la prit, des larmes perlant à ses yeux. Elle était si belle.
- Elle est splendide, Arthur !
Le susnommé savait que ce qu'il allait faire n'était pas digne de lui, mais il prenait tout de même le risque. Après tout, il venait déjà de briser leur rituel, non ?!
- Tout comme toi, Francis ! J'ai autre chose pour toi.
Il retira ses doigts de l'objet qu'il tenait, dévoilant une boîte en satin bleu marine. Il l'ouvrit, révélant ainsi deux bagues nacrées dont le fer formé des entrelacements délicats, à la différence que l'un était or et l'autre argenté. Des pierres ornaient le centre des anneaux, la bague argentée avait un saphir et la dorée une émeraude. Elles étaient tout simplement splendides. Cette fois, les larmes dévalèrent des yeux d'un bleu ciel de son amant.
- Donne-moi ta main, s'il te plaît !
Francis obéit, donna sa main à l'Anglais qui lui passa la bague or au doigt avant de mettre l'argentée.
- Tu vois, nous deux, on est comme le jour et la nuit, c'est pourquoi tu as la bague or comme le soleil et moi l'argentée comme la lune. Et les pierres ont la même couleur que nos yeux, alors j'ai le saphir bleu azur et tu as l'émeraude vert d'eau. Comme ça, même lorsqu'on est loin l'un de l'autre, on a qu'à regarder nos bagues et nous dire que, où qu'on soit, on est toujours avec l'autre en pensée. Tu comprends ?
Francis hocha la tête. Il ne connaissait pas Arthur aussi romantique, mais ça lui plaisait. Il l'enlaça de toutes ses forces, embrassant encore et encore ses lèvres qu'il aimait tant. A présent, ils étaient éternellement liés.
Voila ! Paixdelesprit, j'espère que ça t'auras plu et que je n'ai pas trop bâclé le lemon et le combat, mais ça faisait longtemps que je te l'avais promis, cet OS, alors je voulais le poster rapidement.
Bisou à tous !
