Aujourd'hui, pour suivre après le FrUK de hier, voici un FrUS. Il me semble que Cyrielle m'en avait demandé un, alors, le voici.
Réponse à Paixdelesprit : Re-coucou, ô toi ! Je suis super contente que toi OS dédicacé t'ait plu. Et oui, désolée pou ces pauvres hommes sacrifiés, mais si Arthur ne fait pas un pu régner sa loi, il ne serait pas "la terreur des sept mers". Oui, au début, j'ai aussi pensé à une demande en mariage, mais ces bagues sont plus symbolique de par leurs caractéristique. Non oui, en quelques sortes, Arthur vient de demander Francis en mariage.
One-shot 18 : Soldier!Alfred x Server!Francis
T pour insultes trèèès grossières
Alfred avait des vues sur la jolie petite serveuse du restaurant « Au bon Paris ».
Pour replacer cette histoire dans son contexte, Alfred F. Jones était un soldat américain envoyé en France pour anéantir les armées nazies ayant pris possession de l'Europe. Après plusieurs mois de combats acharnés contre l'ennemi, les Américains et les Soviétiques avaient détruit la totalité du nazisme Hitler était mort, les nazis allaient être jugés, les camps de concentration avaient été vidés et les prisonniers soignés… Bref, ils avaient gagné la guerre, mais loin de repartir chez eux, les Américains avaient préféré restaient un peu dans ce pays qu'ils avaient si vaillamment sauvé des griffes de l'envahisseur nazi. C'était le cas d'Alfred F. Jones, jeune soldat américain de 22 ans, envoyé en France pour se battre contre l'ennemi. Mais Alfred, en héros qu'il était, avait été fier de participer à cette guerre, il avait sauvé le monde comme Captain America, le super-héros qu'il admiré tant.
Aujourd'hui, comme tous les jours qui c'étaient écoulés depuis la chute du IIIe Reich, le jeune Américain et ses amis passaient leur journée dans ce bar-restaurant des plus accueillants où se retrouvait pas mal de soldats restés à Paris. Et aujourd'hui, comme les autres jours, la jolie petite serveuse dont Alfred ignorait le nom était de service. Beaucoup de clients appréciaient cette serveuse, de par sa gentillesse et son sourire incroyablement resplendissant. Et puis, il fallait dire ce qui était, elle avait un corps absolument fabuleux, filiforme, mais pas trop, caché en majorité par sa robe de serveuse noire au tablier blanc. Les parties visibles de son corps étaient ses bras fins mais dotés d'une certaine puissance, son visage bien évidemment, fin mais harmonieux, aux yeux aussi bleus qu'un ciel d'été, au nez droit, au sourire tellement lumineux que le soleil le jalouserait et ses longs cheveux aussi blonds que le blé à la moisson, et enfin, ses longues jambes de mannequin. Oui, beaucoup de garçon la suivait du regard à son passage, et même lorsqu'elle disparaissait dans les cuisines, les yeux étaient encore fixés sur l'endroit où elle avait disparu.
Alfred était donc, comme beaucoup d'autres, subjugué par la beauté de cette Française qui faisait tourner la tête de plus d'un. Mais plus que de l'admiration ou du désir, lui était fou amoureux d'elle et il n'attendait qu'une bonne opportunité pour pouvoir lui parler. Cette occasion se présenta aujourd'hui.
Comme à son habitude, l'Américain suivait du regard, des étoiles dans les yeux, la belle Française qui, sans se départir de son sourire rayonnant, distribué les commandes à telle ou telle table, toujours sous les propositions coquines et les sifflements d'admiration de ses clients venus d'outre-Atlantique. Parfois même, le blond laissait échapper un petit soupir énamouré, ne prêtant même pas attention aux rires moqueurs de ses amis.
Ces derniers et lui s'étaient installé à une table proche de portes de la cuisine, ainsi, lorsque la belle devait retourner chercher une commande, elle était obligée de passer devant leur table. Lorsque le tintement de la sonnette retentit une énième fois, la Française se précipita vers la cuisine, mais au passage, remarqua le regard d'Alfred posait sur elle. En réponse, elle lui envoya un autre de ses sourires éblouissants qui fit cesser l'espace d'une seconde le cœur d'Alfred. Une fois qu'elle s'en fut allé, les sifflements et les blagues salaces fusèrent.
- Oulàlà ! Mec, tu lui as tapé dans l'œil, à la Française !
- Je sens qu'il y en a deux qui vont passer une bonne soirée !
- Oh, la ferme ! Ce que vous êtes cons ! Répliqua Alfred, le rouge aux joues.
- Mec, dès qu'elle revient, tu lui demandes comment elle s'appelle, ok ?
- Vous êtes fous, j'y arriverais jamais… Paniqua Alfred
- Tiens, elle revient ! Allez, mon pote, nous déçois pas !
Lorsque la serveuse arriva à proximité de leur table, Ryan, l'un des amis d'Alfred l'interpella :
- Hey, Mademoiselle ! Y'a mon pote qui voudrait vous demander quelque chose !
L'interpellée s'approcha de leur table, son plateau rempli à la main. L'Américain rougit comme un fou et bafouilla quelques paroles indiscernables avant de pouvoir sortir une phrase correcte :
- C-Comment vous appelez-vous ?
La jeune fille rit, d'un rire doux et cristallin qui ensorcela l'Américain.
- Je m'appelle France !
- Ch-Charmant prénom ! Poursuivit Alfred en tentant de se donner l'air plus assuré, alors qu'il était à la limite de la syncope. Ça… ça vous dirait de sortir avec moi, disons… ce soir… ?
Une fois encore, la jeune fille rit et le cœur du blond s'emballa dans sa poitrine. Et si elle disait non ?
- Quelle audace elle fit mine de réfléchir c'est d'accord ! Je finis mon service à 20h, vous n'avez qu'à venir me prendre ici !
Et sur un dernier sourire et un clin d'œil coquin, elle partit.
Alfred n'écouta pas les applaudissements et les compliments de ses amis, l'esprit déjà à son prochain rendez-vous avec la fille de ses rêves.
Le soir arriva bien vite et Alfred, après avoir passé sa journée à flâner dans les rues de Paris, revint devant le « Bon Paris », prendre le belle France et l'emmenait dans un restaurant dont les prix étaient cohérents avec son salaire. La soirée se passa très bien, ils firent connaissance en l'espace de deux heures. Lorsque le repas fut payé, France l'emmena pour une promenade romantique au bord de la Seine. Ils finirent par s'asseoir sur un banc, proche de l'eau sombre qui reflétaient les couleurs de la ville. L'heure de se quitter était presque arrivée et Alfred savait qu'il devait faire quelque chose qui leur permettrait de se revoir. Mais il ne savait pas quoi.
- Eh bien, Alfred ! J'ai passé une excellente soirée en ta compagnie. Mais l'heure tourne, il va bientôt falloir que je rentre.
- Je comprends. Eum… crois-tu qu'on puisse se revoir ? Demanda-t-il en plantant son regard dans celui de sa belle.
Irréversiblement, leurs deux visages se rapprochèrent et enfin, leurs lèvres se touchèrent. Le cœur du blond explosa dans sa poitrine, des milliers de papillons voletèrent dans son ventre et une douce chaleur naquit dans son bas-ventre. Les lèvres de France étaient d'une telle douceur comme si un papillon venait lui effleurer les lèvres. Quand ils se séparèrent, dû au manque d'air, France planta à son tour ses yeux dans ceux de l'Américain, mais cette fois, ce n'était plus l'habituelle joie et la bonne humeur qui les faisait briller, mais une tristesse arrivée d'on ne sait où s'étaient installés dans ses prunelles. Alfred, inquiet, lui demande :
- France ! Qu'est-ce qu'il y a ? Tu regrettes ?!
Alfred paniqua. France détourna la tête.
- N-Non… Pas du tout ! J'ai passé la plus belle soirée de ma vie et le baiser était formidable, mais… Je n'ai pas été tout à fait honnête envers toi, Alfred, j'ai quelque chose à t'avouer.
Quoi ? Elle ne l'aimait pas ? Non… Elle était déjà mariée !? Seigneur, faites que non !
- Je… Je ne suis pas vraiment une… une fille !
L'Américain fut surpris, il s'attendait à tout sauf à ça.
- Qu… Quoi ? Qu'est-ce que tu veux dire ?
France eut un rire gêné, mais clairement nerveux.
- Je… Je suis un garçon !
Ce fut au tour d'Alfred de rire nerveusement.
- Tu… Tu veux rire, c'est ça ? C'est une blague ?! Elle est bien bonne ! J'y ai presque cru…
- Ce n'est pas une blague, Alfred ! Je suis très sérieuse !
Et pour prouver ses dires, elle se leva et souleva sa robe bleu nacré, et en effet, dans sa petite culotte en dentelle, le blond put clairement voir une proéminence qui n'aurait pas dû se trouver là. L'horreur se peignit sur la face de l'Américain qui comprit la situation.
- Oh, Seigneur ! C'est pas vrai !
- Mon vrai nom est Francis et je suis un garçon ! Mais j'ai toujours été élevé comme une fille, comme ma mère en avait toujours voulu une. Mais… ça ne change rien pas vrai ?
Alfred regarda droit dans les yeux de Franc… is et ce dernier put y lire toute l'horreur et le dégoût que ressentait l'autre garçon.
- Mon Dieu ! Mais… mais c'est immonde ! Espèce de pervers ! Tu t'es joué de moi ! Gros porc ! Va au diable ! J'étais amoureux de toi, bordel de merde ! Comment as-tu pu ? Bon sang, je veux vomir !
Des larmes naquirent dans les yeux du Français.
- Mais… Alfred ? C'est pas grave !
- C'est pas grave ! C'est pas grave ! Non… Non, c'est pas grave ! J'ai juste cru que tu étais une fucking fille, mais non… Non, putain… T'es un mec ! T'es une putain de tapette ! Sérieux, tu m'as menti et t'as cru que j'allais continuer de sortir avec toi ! No way ! No fucking way ! Va crever ! Pervers !
Et sur ces mots d'une dureté et d'un cruel sans nom, Alfred partit en courant, laissant derrière lui un Francis en larmes, le cœur brisé et le moral détruit.
Après cet incident, le soldat demanda à repartir au plus vite dans son pays natal. Aucun de ses amis ne sut jamais ce qu'il s'était passé durant cette soirée et d'ailleurs, ils ne revirent plus jamais leur ami. La vie de Francis reprit son court, mais jamais il ne se remit de cet épisode traumatisant de sa vie. Et il n'oublia jamais Alfred, la seule personne qu'il n'ait jamais aimée réellement. À plusieurs reprises, il avait eu dans l'intention de mettre fin à ses jours, mais il n'en eut jamais le courage. Il n'arrêta cependant pas de se travestir, c'était le seul moyen qu'il avait de subvenir à ses besoins.
Ainsi, ils ne se revirent plus. Du moins, pas jusqu'à un certain jour, mais ça, c'est une autre histoire…
Quel enflure, cet Alfred ! Il y aura sans doute la suite dans quelques temps. C'est pas pour rien que j'ai mis trois petits points à la fin.
