Hey ! Voici un nouveau drabble, suite du FrUs 1.
Réponse à NyoNyo : Merci pour ta review ! Oui, j'imagine qu'il n'y a pas beaucoup de fic sur ce trio ! Ne t'inquiète pas, c'est prévu que je fasse d'autre trio ! Et je veux bien faire une suite de celui-ci pour toi ! Ciao !
One-shot 22 : Civil!Alfred x Server!Travestie!Francis
Il y a quelques années de cela à présent, Alfred F. Jones, jeune soldat recruté pour la WWII avait fait et survécu à cette guerre meurtrière. Il en garderait pour toujours un souvenir que beaucoup voudraient oublier. Mais plus que cette guerre, son « voyage » en France fut marqué par un événement que la vie lui avait réservé. Après la guerre, tranquillement installé à Paris le temps d'être rapatrié dans son Amérique natale, il était tombé fou amoureux d'une jeune serveuse de bar Française. Cependant, il s'était avéré que cette jolie jeune femme, dont beaucoup de soldats s'étaient entichés à cette époque, était en fait un homme – avec un pénis entre les jambes. Cette expérience avait été tellement traumatisante pour Alfred qu'il n'avait pas attendu le rapatriement avant de rentrer chez lui et s'enfuir de ce pays de pervers !*
C'est pourquoi, aujourd'hui, six ans après, il était de retour en France ! Pourquoi me demanderez-vous ? C'est simple ! Six ans… six longues années que cet événement le hantait. C'était comme si la culpabilité d'avoir fait du mal à Franc…cis, la souffrance d'avoir perdu celui qu'il aimait, et la curiosité de savoir comme il allait le poursuivait sans relâche, l'empêchant de refaire sa vie comme il l'entendait. Durant la guerre, il s'était promis, une chose, c'est que s'il réussissait à y revenir vivant, il referait sa vie et goûterait enfin au bonheur. L'idée de trouvait une jolie petite femme, de fonder une famille avec elle l'avait aidé pendant ces durs mois de combat. Au final, après cet incident à Paris, le bonheur l'avait fui. Après tant d'années, il s'était rendu compte d'une chose. Le bonheur, il l'avait abandonné en quittant Paris.
Oui, Francis était un homme ! Oui, il n'était pas gay ! Mais oui, il l'aimait ! Et finalement, même si encore aujourd'hui, il avait du mal à se résoudre à cette réalité, que la pilule avait du mal à passer, après six ans malheureux, il était prêt à tout pour arracher sa part de bonheur à lui. Tout ce qu'il espérait, c'était que Francis soit toujours là, qu'il l'attendait dans ce petit bar, qu'il servait ses cafés comme la dernière fois qu'il était venu. Il s'attendait à lui faire une surprise, il rentrerait dans le café et, sous le choc, le serveur laisserait tomber son plateau avant de courir vers lui et lui sauter dans les bras. Ce scénario, Alfred se l'était imaginé depuis que l'idée de revenir en France, il y avait de cela plus de six mois, lui était venu à l'esprit.
Malgré les quelques années qui le séparaient de la ville et des souvenirs dans celle-ci, l'Américain n'eut pas le moins du mal à retrouver son chemin dans les rues pavées de la Ville Lumière. Depuis l'aéroport, il avait pris le taxi qui l'avait emmené jusqu'au 14ème arrondissement dans lequel il se dirigeait résolument vers le café de son amour. Il se souvenait de chaque maison, de chaque lampadaire, de chaque banc de la rue dans laquelle se trouvait le « Bon Paris » tandis qu'il marchait sur le trottoir. Il respira un bon coup, l'air de Paris était bien différent de son Texas natal, mais il y faisait bon vivre. Enfin, il arriva devant le café… mais celui-ci ne ressemblait plus à celui qu'il avait laissé six ans en arrière toute la façade avant avait été changé et la pancarte affichant le nom n'était plus le même, il y avait marqué « Le coin du 14ème ».
Alfred paniqua alors. Le restaurant avait dû changer de propriétaire après tant d'années. Mais il était persuadé que Francis y était resté. Il pénétra dans le bar, l'intérieur aussi avait bien changé. Ce n'était plus le pittoresque café à la française aux couleurs chatoyantes, l'endroit était plus sombre, dans les couleurs froides telles que le bleu et le violet et un grand bar à cocktail prenait la moitié de l'endroit. L'Américain chercha du regard son beau, mais aucun des serveurs présents dans la salle – il n'y en avait que deux – n'était celui qu'il cherchait. Sans plus attendre, il se précipita vers l'homme derrière le bar.
- Bonjour, je te sers quoi, gamin ? Commença-t-il.
- R-Rien du tout, merci ! Je cherche quelqu'un à vrai dire ! Un… une serveuse du nom de Frances. Est-ce qu'elle travaille ici ? Demanda-t-il dans son français approximatif. Ça faisait longtemps qu'il n'avait plus parlé cette langue. Il avait pensé quand ne la pratiquant plus, il oublierait ce qui c'était passé dans le pays berceau de cette langue.
- Frances ? Non, mon garçon ! Je n'ai pas de filles qui travaillent pour moi ! Une fille dans un bar, c'est plutôt mal vu !
Un mur de pierre venait de s'abattre sur Alfred. Francis était parti… Il ne travaillait plus ici. Qu'allait-il bien pouvoir faire maintenant ? Où pouvait-il chercher ? Il ne savait même pas où il habitait. Alfred était désespéré !
- Hey, ça va, gamin ! Tu veux que je te serve un verre !
Et bien qu'il aurait dû refuser, abattu, il accepta tout de même.
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Il vagabondait à présent à travers les rues de Paris, la tête baissée. Il réfléchissait à un moyen de retrouver son amour. Cela faisait plusieurs heures qu'il marchait sans réel but. Il releva légèrement la tête pour voir où il se trouvait il était vraisemblablement dans un quartier plutôt aisé. Il devait être dans le 16ème arrondissement. Il fut surpris du nombre de kilomètres qu'il avait fait.
Soudain, une voix parmi le silence de la rue lui parvint. Et étrangement, cette voix lui semblait familière. Il n'osait pas en revenir. Ce n'était pas possible ! C'était trop beau pour être vrai ! Il s'approcha alors de la maison vers laquelle il avait entendu la voix. Cette maison-ci, comme toutes les autres dans le quartier, était entourée d'un mur de pierre de 1 mètre de hauteur, puis surmonté de barres de fer noires qui faisait deux autres bons mètres, voire trois. Le portail se finissait par une barre de métal horizontal à laquelle étaient accrochées toutes celles verticales. Derrière la barrière, se trouvait un somptueux jardin tel qu'on les trouvait dans les domaines riches, bien entretenu et surtout, particulièrement garni d'arbres, d'arbustes, de buissons, de fleurs... Un peu plus loin, Alfred vit une jolie petite terrasse aménagée avec une table en verre et des chaises en métal, la maison grandiose juste derrière. L'Américain trouva cet endroit absolument splendide. Mais surtout, en plein milieu du jardin, un magnifique jeune homme aux longs cheveux blonds dont on ne pourrait se douter qu'il s'agît bien d'un garçon était donné son corps efféminé et la robe bleu ciel qu'il portait si on ne le connaissait pas. Mais Alfred l'avait reconnu au premier coup d'œil. C'était bien LUI ! Le blond n'avait aucun doute là-dessus. Francis était penché vers un beau massif de fleurs, un chapeau de paille sur la tête de profil par rapport à Alfred. Des larmes de joie naquirent dans les yeux de ce dernier et il ouvrit la bouche pour l'appeler.
- FRANCIS !
Ce n'était pas lui qui avait parlé. Non ! Mai qui était-ce ? Un grand homme aux cheveux blonds, presque gris, musclé à la perfection et portant une écharpe rose autour du cou entra dans le champ de vision de l'Américain. L'homme approcha de Francis, qui s'était relevé à l'appel de son prénom, un grand sourire aux lèvres et il courut vers l'inconnu. Le cœur d'Alfred se brisa lorsqu'il vit le Français sautait dans les bras du blond-cendré en criant un tonitruant « IVAN ! » et l'embrassait à pleine bouche. Ils se lâchèrent finalement au bout de quelques instants. Le blond derrière le portail entendit à peine la discussion que les deux amoureux partagèrent mais compris les mots « rentrer », « travail », « heureux de te voir », « manqué » et « je t'aime ». Et Alfred comprit ce qu'il s'était refusé à comprendre : cet Ivan était bel et bien l'amant de l'homme dont il était amoureux. Et son cœur se brisa encore un peu plus. Bien sûr, c'était évident, en six ans, Francis avait eu le temps de refaire sa vie ! Comment avait-il pu aussi stupide au point de croire que son aimé aller l'attendre ? C'était tellement évident qu'il ne pouvait un homme qui l'avait traité de noms horribles avant de s'enfuir ! Quel idiot il était d'y avoir cru, que son bien-aimé était encore amoureux de lui !
Finalement, les deux amants se relâchèrent et le plus grand – le voleur – partit en direction de la maison non sans un dernier baiser avec Francis, laissant le petit blond aux cheveux longs dans le jardin. Mais alors qu'Alfred s'apprêtait à repartir, sachant qu'il n'avait plus rien à faire ici, si ce n'est faire son voyeur, son regard se plongea dans celui azur du Français. Ceux-ci s'écarquillèrent, tout comme devait faire ceux de l'Américain. Ils se regardèrent ainsi encore quelques instants avant que le Français ne se précipitent vers lui. Ils se retrouvèrent finalement face à face, mais aucun des deux ne parla. Aucun ne savait quoi dire. Mais finalement, Francis brisa le silence qui persistait entre eux.
- A-Alfred ? C'est… c'est bien toi ?
Alfred ne put répondre, se contentant d'hocher la tête.
- Mais… mais qu'est-ce… qu'est-ce que tu fais ici ?
- Je… euh… je suis revenu… te voir !
- Pourquoi ?
- Eh bien… je… parce que… il baissa la tête, piteusement. Il ne pouvait pas le dire, pas maintenant qu'il savait que Francis aimait quelqu'un d'autre que lui. Lai-Laisse tomber, c'était ridicule de revenir !
L'Américain commença à repartir, mais Francis l'interpella à nouveau :
- Alfred, attend ! Ne pars pas ! Dis-moi pourquoi es-tu revenu ?
Le blond à lunettes prit une grande goulée d'air avant de lâcher comme une bombe :
- Parce que je t'aime, Francis !
Le silence suivit, ravageur. Alfred s'approcha de la grille lorsqu'il vit les yeux de son Français brillait de larmes contenues. L'Américain enroula ses mains autour de deux barreaux et Francis posa ses mains sur les siennes. Alfred n'attendait seulement que le Français parle.
- Alfred… je… je suis tellement désolé ! C'est trop tard ! A présent, je vis avec Ivan et je l'aime de tout mon cœur. Pardon !
C'était comme si Alfred venait de se prendre une enclume sur le visage. Il s'attendait tellement à ce que Francis réponde positivement à ses sentiments.
- FRANCIS ! TU VIENS, CHERI ! Entendit-on Ivan crier depuis la cuisine.
Francis tourna la tête vers l'origine du cri.
- Désolé, Alfred ! Tu ferais mieux d'y aller, maintenant !
Et sur ces mots douloureux, Francis partit en courant, laissant derrière lui un Alfred en larmes, le cœur brisé et le moral détruit.
Finalement, Alfred repartit en direction de l'hôtel miteux dans lequel il dormait pour quelques jours, tandis que Francis se prélassait dans les bras de son beau Russe. Cependant, il ne cessait de pencher à l'Américain, préoccupait par son état, mais les lèvres délicieuses de son amant sur son cou lui firent oublier que quelque part dans Paris, un cœur brisé pleurait toutes les larmes de son corps.
Quel cruel destin qu'était le leur !
* Oui, je parle bien de mon magnifique pays que j'adore ! Ne vous en faites pas Français et Françaises, nous ne sommes pas pervers, c'est juste notre culture !
Voila, dites-moi si vous voulez une suite celui-ci ! Bye !
