CHAPITRE 2 – Anthems Of The Angels
Bon sang ce que j'avais froid ! La moto filait à toute allure sur la route. Je ne savais ni qui était le conducteur, néanmoins très agile, évitant tout les obstacles, ni où nous allions, ni même ce que je foutais là.
Il avait fallu un bon moment, où seul les bruits des moteurs brisaient le silence de la nuit, pour que je reprenne mes esprits. Bordel, je ne savais toujours pas qui étaient ces mecs !
Bien que le petit asiatique me paraissait plutôt sympathique avec sa bouille toute ronde, le type qui était entre mes cuisses, lui, ne m'inspirait pas tant confiance que ça.
Et en plus, il est entre mes cuisses ! Rha quelle ironie ! Ne puis-je m'empêcher de penser.
« Arrête cette moto ! » avais-je presque crier, me prenant tout le vent en pleine face, me coupant presque la respiration au passage.
Quelques secondes s'écoulèrent, quelques secondes qui m'avait fait l'impression de plusieurs minutes où j'avais cru, qu'encore une fois le sale type allait totalement m'ignorer.
J'allais commencer à m'énerver quand je sentis doucement la vitesse s'atténuer. Du bras droit, le gars fit signe au pick-up de se ranger sur le coté de la route, et il en fit de même. A peine la moto à l'arrêt, je sautais sur mes pieds en toute hâte.
« Bordel, bordel, bordel » m'esclaffais-je en avançant de quelques pas, mes deux mains sur ma tête, comme si j'étais soudainement l'otage d'un kidnapping avec un flingue sur la tempe.
Je me tournais vers le gars qui me toisait de haut en bas, de ses yeux mi-clo, derrière ses mèches rebelles qui lui cachaient la moitié du visage. Glenn – l'asiatique – sortit du pick-up à cet instant. La nuit était tombée et seule la lune qui montait dans le ciel éclairait la route de campagne sur laquelle nous nous étions arrêter.
« Y a un problème ? » demanda Glenn comme si tout était normal et qu'il ne comprenait pas la raison de cet arrêt soudain.
« Y a un problème ? » répétais-je abasourdie. « Mais tu ris j'espère ! Maintenant je veux, NON, j'exige des réponses. Putain vous êtes qui les mecs ? Batman et Robin ?» continuais-je dans un élan de colère mélangée à de l'incompréhension.
Glenn se dirigea vers la moto en pouffant de rire.
« Je trouve pas ça drôle, moi ! » me disais-je alors qu'il continuait à avancer.
Arriver à hauteur de la moto il se stoppa net de rire et reprit une moue plus sérieuse. Là, c'était moi qui eu envie de pouffer de rire. Le biker toujours sur sa bécane et le petit chinois à coté – enfin, chinois, il aurait pu être coréen que j'aurais pas fais la différence.
Un joli tableau, une équipe de choc !
Comment avaient-ils fait pour se retrouver ensemble, ces deux là ? Me demandais-je.
« Comme tu le sais, moi c'est Glenn » commença l'asiatique « Et lui, c'est Daryl » continua t il en tapotant amicalement l'épaule du biker. « On fais partie d'un groupe, et on cherche des gens. Des gens à secourir, comme toi ! Des gens à ramener chez nous, dans un endroit sur ! » terminait-il sur un ton qui se voulait rassurant.
Alors comme ça, Batman et Robin n'étaient pas seuls. Ils avaient un groupe et ... un endroit sur ? Ça existait vraiment ça ? Un endroit sur, ça équivalait à découvrir une licorne par les temps qui courraient.
Mais c'est là qu'un détail me frappa. Tandis que Glenn continuait à parler, je ne l'écoutait plus, partant dans un souvenir plutôt lointain
oOo
9 ans plus tôt...
« Allez merde Bee, bouge toi. Dépose ce putain d'bouquin et sort d'cet'chambre ! »
Brody comme tout les vendredi soir tentait de me faire sortir pour aller je-ne-sais-où picoler et faire la fête comme il disait si bien. Je n'avais même pas l'âge requit pour entrer dans un pub à cet époque, mais apparemment c'était un détail qui échappait complètement à mon frère de cinq ans mon aîné.
« J'ai 17 ans Brody, ça signifie que j'ai pas l'âge pour ça ! » lançais-je de derrière ma porte espérant le faire dégager rapidement.
Depuis la disparition de nos parents dans un accident de moto qui avait causer plusieurs décès quatre ans plus tôt, c'était mon frère qui s'occupait de moi.
Nous vivions toujours dans la même maison, qui appartenait à nos parents de leur vivant et je continuais d'aller à l'école comme tout adolescente normale, mais depuis quelques temps, Brody s'était fait de nouveaux potes et il sortait de plus en plus, allant jusqu'à négliger son travail au sein de l'affaire familiale, le garage que mon père avait réussit à faire fructifier à force de travail et de mains pleines de cambouis après l'arrêt subit de sa carrière dans l'armé.
Me laissant livrée à moi-même la majeure partie du temps, Brody courait les bars, et les filles. Heureusement j'étais très débrouillarde, et déjà très solitaire et cela ne me posait pas particulièrement de problème de rester seule, mais je-ne-sais pour quelle raison absurde, Brody insistait de plus en plus pour m'emmener avec lui dans ses beuveries du week-end.
D'après lui, j'étais trop studieuse, trop ceci, trop cela, et il fallait que je m'amuse un peu, moi aussi.
« On s'en fou frangine ! Aller quoi, accompagne moi, je te présenterais à mes potes ! Je suis certain que le petit frère de Merle te plaira beaucoup.» insista t il encore en riant cette fois, tandis que je levait les yeux au ciel et pivotais la tête de droite à gauche en me disant que j'avais du écoper du plus abruti des grand frères !
Il avait fini par laisser tomber après plusieurs minutes d'insistance et j'avais fini par gagner, comme toujours.
Brody n'avait pas beaucoup de volonté quand il s'agissait de faire un bras de fer avec moi. J'avais donc passer ma soirée à lire, comme je le faisais très souvent, puis je m'étais endormie le nez dans mon livre, sur la banquette sous la fenêtre.
Un bruit étrange me réveilla en plein milieu de la nuit. Un meuble qu'on avait cogner, un juron. Mais ce n'était pas la voix de Brody.
« Oh merde ! » Songeais-je.
Je me levais doucement en essayant de ne pas faire de bruit. J'ouvris la porte, allais dans la chambre de Brody récupérer la batte de base-ball qui trônait sur un mur et descendait les escaliers d'un pas sur mais discret. Brody m'avait apprit à me servir de la batte de base-ball sur d'autres trucs qu'une balle et j'étais plutôt bonne à ça.
Un autre juron, suivit d'un rire. Ils étaient deux, ou peut-être 3, je ne savais pas. Je passais la tête en dehors de la cage d'escalier et vis deux hommes tentant de soulever mon imbécile de frère complètement torcher. Je restais dans les escaliers, la batte dans les mains, au cas où...
Le plus costaud des deux s'en alla le premier, passa la porte sans me voir et lança au deuxième
« Allez, ramène ton cul d'tafiole, Daryl, on s'casse ! »
J'étais contente qu'il ne m'ait pas vu, mais dans l'autre sens, j'étais reconnaissante qu'ils aient penser à me ramener mon débile de frère en un seul morceau.
Perdue dans mes pensées, je n'avais pas fait attention au jeune homme qui lui, n'avait perdu aucune miettes de mon tourment mental. J'eus un sursaut en le voyant mais lui ne bougea pas. Il me regardait de ses yeux bleus comme si c'était la première fois qu'il voyait une fille en pyjama. Un mélange de timidité et d'intérêt se mêlait l'un dans l'autre.
Nous nous dévisageâmes un instant, comme si ni l'un ni l'autre ne savait quoi dire, quoi faire. Et c'était tout à fait ça, je ne savais absolument pas quoi dire, ni quoi faire. Un grognement se fit entendre à quelques mètres de la porte, à l'extérieur.
« Bordel Daryl, je t'attends, t'fou quoi ? » gronda le rustre personnage.
Comme si on l'avait réveiller d'un sommeil plutôt appréciateur, le dit Daryl reprit conscience et tourna les talons. Je me levais en hâte et me raclais la gorge soudainement séche.
« Daryl ? » C'était sortit tout seul.
Il se retourna juste avant de passer la porte, juste à moitié, de façon à me présenter juste son profil.
« Merci d'avoir ramener Brody » articulais-je timidement à l'intention du Daryl en question.
Sa réponse fut brève, il hocha la tête de bas en haut et partit en fermant la porte derrière lui.
C'était ma première rencontre avec Daryl Dixon.
oOo
Revenant à moi, mes yeux se posaient instantanément sur Daryl. Avec le temps, j'avais fini par oublier cette époque et ranger dans un coin de ma tête tout ce que j'avais alors ressentit durant de long moments.
Après cette première rencontre, j'avais rêver durant des semaines à ses yeux, j'avais même hésiter à plusieurs reprises à suivre mon frère dans ses escapades avec ce taré de Merle, juste dans l'espoir de revoir Daryl, de lui parler, d'apprendre à le connaître, mais jamais je n'avais oser accompagner Brody, et dans un sens, au vues des endroits très peu fréquentables où se retrouvaient la bande, j'avais bien fait.
Mon frère me racontait souvent les quelques brides de souvenirs de soirées, me parlant de Merle, de sa drogue, de l'alcool, des femmes, me jurant qu'il ne touchait à rien et qu'il ne faisait que boire. Que, quand Merle était out, il finissait la soirée avec Daryl à boire plus que de raison.
Brody était mort deux ans et demi avant que le monde ne sombre, et même pas à cause de cette vie qu'il menait à l'époque, car il avait fini par se ranger et redevenir sérieux, mais sa perte m'avait définitivement laissée seule et livrée à moi-même.
Comment avais-je pu ne pas me rappeler de ce regard ? De ses lèvres ? De lui tout simplement ?
« Idiote ! » Me dis-je en me mettant une claque mentale.
Comme si le temps s'était soudainement arrêter, je restais là, les bras ballants à l'observer. Il ne bougea pas de la moto, m'observant lui aussi, derrière ses mèches grasses. Ça me faisait si bizarre de me retrouver fasse à Lui après autant d'années. Qui aurait cru qu'un soir, en fuite fasse à des morts vivants en décomposition, j'allais me retrouver nez à nez avec ... Daryl Dixon !
Ça me rappelait aussi qu'à une époque, j'avais eu un frère. Qu'à une époque, malgré mon coté solitaire et casanière, je n'étais pas seule. J'avais eu un grand frère. Lui et Daryl avait approximativement le même age, c'était d'ailleurs peut-être pour cela que Brody suivait Merle, non pas pour cette merde ambulante qu'était le frère aîné de Daryl, mais bien pour Daryl lui même. Avaient-ils réellement été amis d'ailleurs?
Un raclement de gorge me fit revenir à moi. Glenn se frottait les bras, passant d'un pied à l'autre comme pour signifier qu'il se les gelait et qu'il était temps de reprendre la route. Mais avais-je seulement envie de les suivre dans leur soit-disant endroit sur ? Certes, j'avais rêver à cela plus d'une fois depuis le commencement de la fin, mais là, c'était un peu trop à mon goût.
Une promesse d'endroit sur et sécurisant mêler à un moment retrouvaille avec celui qui avait éveiller en moi des sensations tout à fait humaines alors que je n'étais encore qu'une ado.
Waooh, un peu too much tout ça !
« Votre endroit sur, il existe vraiment ? » demandais-je suspicieuse.
« Bien sur ! » répondit Glenn. « C'est à une cinquantaine de kilomètres d'ici. On pensait revenir bredouille, et puis tu nous est littéralement tomber dessus, donc c'est Mission Accomplie, on rentre chez nous ! » continua t il avec un sourire sincère sur les lèvres.
« Tu t'décide ? » lança Daryl à mon intention, impatient.
Je fus surprise d'entendre sa voix, lui qui jusqu'ici n'avait pas dit un mot. J'eus dans l'idée de monter dans le pick-up avec Glenn, ne me sentant pas très à l'aise maintenant que j'avais réaliser que le type qui se trouvait entre mes cuisses quelques minutes plus tôt avait été mon fantasme d'adolescente, et surtout mon premier « amour », mais comme si il avait lu dans mes pensées – c'était possible ça ? - il ajouta
« La caisse est complète. Soit tu grimpe, soit tu marche ! » et sur ses mots il démarra l'engin d'un crique.
Je n'avais pas fait attention au fait que Glenn n'étais pas seul dans le pick-up. Dans la nuit noir, je ne distinguais rien dans l'habitacle du véhicule.
« La honte ! » me disais-je à moi-même.
Il avait fallu que je me donne en spectacle. Et heureusement qu'aucune ombres n'était apparue, ça me l'aurais mit encore plus mal !
J'avais perdu l'habitude d'être entourée d'êtres humains. Bien sur, je ne prenais déjà pas beaucoup d'attention aux gens qui se trouvaient à proximité de moi avant, alors le fait de me retrouver seule n'avait vraiment causer de déprime due à la solitude quand tout avait flancher. Et puis, on était jamais vraiment seul dans ce putain de monde envahit par les morts vivants.
Glenn retourna à son véhicule en pouffant de rire, et même si je ne compris pas la raison, j'enjambais la moto et m'installait confortablement derrière Daryl. J'osais à peine bouger. Maintenant que j'avais reconnu le biker tout un tas de souvenirs refaisaient surface, me mettant encore plus mal à l'aise.
Vraiment, comment avais-je fais pour ne pas le reconnaître ? Tout cela remontait à bien des années en arrière, mais tout de même ! La vie d'avant n'était décidément plus que des brides de souvenirs éparpillés dans un esprit quelque peu perturbé !
La moto filait sur la route, sans phares cette fois, et quand même, Daryl avait assez d'agilité que pour éviter les obstacles qui se présentaient à nous. Mon pouls accéléra à plusieurs reprises quand nous croisâmes des morts marchant sans but à quelques mètres de nous et qu'a vive allure nous les dépassâmes presque comme si ils n'existaient pas.
Daryl, lui, ne tressaillit même pas. Je me demandais alors par quoi il était passer jusqu'à aujourd'hui. Jusqu'à ce moment où nous nous étions retrouver à nous menacer mutuellement sur une route déserte au milieu d'un bois, en pleine campagne Géorgienne par une belle soirée de début de printemps.
Contre mon gré je me mis à trembler de tout mes membres. Bien que le printemps était là, les nuits étaient fraîches et le vent triplement froid du à la vitesse me faisait frissonner.
J'essayais de ne pas trop bouger, de ne pas trop trembler. Je ne voulait pas déconcentrer mon chauffeur et encore moins gigoter comme une pucelle incapable de se maîtriser. Mon manteau était enfuit au fond de mon sac, bien accrocher sur mon dos et évidemment il était impossible d'accès. Je me maudissais de ne pas l'avoir mit sur le dessus de mes faibles affaires, mais en même temps, qui aurait pu prévoir que je passerais ma nuit à gambader dans la campagne assise sur un engin qui nous faisait avancer nettement plus rapidement qu'à pas d'homme ?
Daryl lâcha soudainement d'une main le guidon de la moto et entreprit de retirer sa veste en cuir du mieux qu'il pu. La vitesse ne diminua pas moins pour autant, et quand une manche fut enlevée, c'est l'autre main qui quitta le guidon tandis qu'il avait reprit le contrôle de l'autre. Il fit un mouvement brusque d'épaules et me tendis son bras vers moi, me signifiant de lui enlever le vêtement.
« Enfile ça !» dit il d'un ton haut et presque autoritaire.
« Mais, et toi alors ? »
« Enfile là, j'te dis » ronchonna t il.
Était il toujours ainsi ou c'était juste occasionnel ? Non parce que c'était bien gentil de me proposer sa veste, mais s'était quand même pas la peine de me traiter comme une petite fille et surtout de me parler d'un ton aussi sec et froid, emprunt d'une autorité qui me filait des frissons encore plus saccader.
J'enlevais la veste du dos de Daryl tant bien que mal, parce qu'il fallait avouer que c'était pas une mince affaire. Je la déposait sur mes cuisses, entre son corps et le mien. J'attrapais la corde de mon arc que j'enlevais et coinçais entre le dos de Daryl et mes genoux, fit pivoter mon sac à dos que je fis revenir sur ma poitrine, tout ça en essayant de ne pas trop gigoter pour éviter de nous faire basculer.
J'enfilais la veste en cuir, elle était beaucoup trop grande pour moi et extrêmement chaude.
« Ce gars est un volcan en ébullition ou quoi ? » Songeais-je.
L'odeur de Daryl vint s'insinuer directement dans mes narines, je retroussais le nez, non pas que l'odeur était insupportable, mais le mélange entre la transpiration, mon odeur à moi et un je-ne-sais-quoi qui était un reste de quelque chose qui avait du sérieusement puer, m'incommoda légèrement. Mais soit, c'était ça ou je mourrais de froid. Le choix fut vite fait ! Porter la veste en cuir de Daryl Dixon n'était pas une première, mais l'odeur que dégageait le vêtement était bien loin de celle d'antan. Je ne bronchais pas plus, le vêtement coupant littéralement le froid qui ne m'atteignait désormais plus.
L'image merveilleuse d'une douche chaude vint alors envahir mon esprit. Ça faisait des lustres que je n'avais pas eu le bonheur de prendre une douche brûlante, de celles qui fait rougir la peau et détendre tout les muscles.
Je me rappelait la sensation de l'eau brûlante sur mon corps endolorit d'après un entraînement de self-défense Un bonheur sans nom. Et là, vraiment j'en avait besoin. Ça faisait une éternité que le simple fait de prendre une douche chaude était devenue un fantasme.
Je ne savais rien de l'endroit où nous allions, mais je m'étais décidée à y aller et j'attendais patiemment de savoir si « la terre promise » existait belle et bien.
Après un temps qui me parut interminable, j'aperçus enfin quelque chose dans la nuit une tour. Puis des grillages. Ensuite un immense bâtiment.
« Bordel de dieu, c'était une prison ! On m'a sortie du bois pour m'amener dans une putain de prison ! C'est un cauchemar ou quoi ? » Pensais-je à toute allure.
Un bruit métallique se fit entendre et un énorme portail s'ouvrit, suivit d'une grande grille qui fit glissée sur le coté pour ouvrir l'accès. Mon corps se crispa, je-ne-sais pour quelle raison.
La moto s'arrêta dans une grande cour où plusieurs personnes se dirigeaient déjà vers nous. Daryl me fit signe de descendre quand le pick-up s'immobilisa juste à coté de nous. J'observais la scène en silence, ne sachant pas vraiment dans quoi je m'étais embarquée sans réfléchir.
Glenn sortit du pick-up, il n'eut pas encore poser le deuxième pied au sol qu'une nana fonçait sur lui, lui sautant littéralement dessus pour l'enlacer et l'embrasser à pleine bouche.
Lorsque j'avais rencontrer mon premier vrai petit ami, j'avais 20 ans. J'étais à la fac et comme mes notes me le permettais largement, j'avais lâcher un peu la bride sur l'esprit solitaire et tout ça. Je m'en souvenais très bien de ce gars à qui j'avais offert ma virginité.
« Connard » songeais-je au souvenir pénible de cette première expérience sexuelle ratée.
A l'époque, après que Brody ai retrouver le droit chemin et cesser toutes activités liées aux frères Dixon, j'avais moi aussi fini par couper les ponts avec mon « amour d'adolescente » et étais redevenue la jeune fille pleine de rêves, vivant des histoires d'amour passionnément romantique grâce à ma soif de lecture qui jamais ne me rassasiait. C'était d'ailleurs cette raison qui m'avait pousser à entreprendre des études de littérature, et plus tard, à bosser dans une bibliothèque, avant que le monde ne sombre dans un chaos apocalyptique et que les morts se mirent à bouffer les vivants !
Enfin, j'avais quand même du me résoudre à admettre, à partir d'un moment, que dans la vie, ça se passait pas vraiment comme dans les livres, et que le prince charmant n'est pas toujours si charmant que ça.
Souvent mon amie Vicky et moi fumions des clopes et buvions de l'alcool en cachette, tout ça dans le dos de Brody qui lui était redevenu des plus sérieux, travaillant sans relâche dans le garage de notre père.
J'avais presque oublier l'existence de Daryl à cet époque, et évidemment Vicky, qui était ma seule amie se foutait de moi à quelques occasions en parlant du « fantasme fantôme » qui m'empêchait de devenir une femme accomplie. Je gardais, néanmoins, un très bon souvenir de cet époque. Mais les choses ne tournent pas toujours comme on l'espère. J'avais fini par me faire dépucelée sur une banquette arrière par une espèce de rockeur sexy mais tout sauf branché « histoire d'amour » et Vicky et moi nous étions promis d'être amie jusqu'à notre dernier jour. C'est toujours comme ça quand on est jeunes et cons. On fait des bêtises et on se fait des promesses qu'on fini par oublier.
Un clic me fit sursauté, Daryl descendit de moto et la posait sur sa béquille et je cru percevoir un coin de ses lèvres se dessiner en un demi sourire satisfait.
« Crétin! » Pensais-je en levant les yeux au ciel.
Glenn se dirigeait vers moi à présent, tenant dans ses bras la demoiselle, qui était visiblement très contente de retrouver son chéri.
« Baylee, je te présente Maggie. C'est ma copine. » me dit dit avec un large sourire et un haussement de sourcils, comme si il n'en revenait pas lui-même.
« Bienvenue chez nous, Baylee » me lança Maggie.
« Merci » répondais-je faiblement.
Ça faisait si longtemps que je ne m'étais pas trouvée en présence d'êtres humains bien vivant que ça me faisait tout drôle dans l'estomac.
Bizarrement, le fait de rencontrer Maggie me rassura. Il y avait des femmes ici, je n'allais donc pas me retrouver entourée de mecs chelous. D'un coup, comme si elle avait été piquer par une guêpe, Maggie se détacha de Glenn et me lança d'un air enjouer
« Viens, je vais te faire visiter et ensuite te présenter au groupe ! »
Je fus embarquée par la folle furieuse, tandis que j'entendis Glenn pouffer de rire derrière nous.
« Okayyyy... Bienvenue chez les psychopathes ! » me dis-je à moi-même.
