Salut à tous, ici Ozymandyas, pardon, Osymandyas. Et voilà le troisième chapitre. Il ne se passe pas encore beaucoup de choses importantes, si ce n'est les premiers contacts entre JFF et LB avec le monde magique, et donc les chocs et les différences, avec tout ce que ça implique de critiques diverses et variées.
Je ne serai pas là dans deux semaines, donc je vais poster le chapitre quatre (Les baguettes ! les baguettes !) la semaine prochaine, avec peut-être aussi le cinq, je verrai.
Enjoy !
Chapitre III : Une journée en enfer
1er août 1991
Minerva McGonagall le savait maintenant, son pressentiment ne l'avait pas trompé, sa journée avait été un véritable enfer. Tout d'abord parce que les deux enfants à qui elle devait acheter des fournitures scolaires avaient été particulièrement actifs, à la limite de l'insupportable, posant à longueur de temps milles questions sur tout et n'importe quoi, ce qui mit les nerfs de la pauvre professeure à vif pour le restant de la journée, allant jusqu'à mettre sa réputation en jeu, comme dans cette boutique de chaudrons tout a fait respectable que les enfants, poussé sûrement par le jeune et ô combien insupportable Potter, avaient dévasté, voir même en mettant leur vies en danger, lorsqu'à Gringotts, Justin Finch-Fletchley avait posé la question fatidique : les gobelins sont-ils obligés d'être aussi moches ? Fort heureusement, cette question n'avait été interceptée par aucun des banquiers, sans quoi la fragile paix maintenue par l'argent entre les sorciers et les gobelins éclaterait en milliers de morceau déclencheurs d'une troisième et non moins destructrice révolte gobeline.
Ensuite, après une longue, très longue descente en wagons dans les profondeurs de la banque, vers les coffres que Poudlard réservait aux étudiants nés-moldus, donc sans argent pour leur scolarité, ils arrivèrent devant leur destination. Ils s'arrêtèrent une première fois devant le coffre 548, rempli de sachets de toile classé selon différents critères. En effet, chaque sachet était disposé dans une des huit zones de la pièce. La professeure se dirigea vers la zone la plus proche de la porte et saisit deux sachets, puis se tourna vers les enfants. « Ceci, leur révéla-t-elle en leur montrant les deux sacs de toile, sont vos bourses d'études de cette année. Il y en a une pour chacune des sept que vous passerez à Poudlard, ainsi qu'un dernière qui vous permettra de subsister avant de trouver un travail. » A ces mots elle rangea les bourses dans une sacoche qu'elle transportait avec elle et continua : « Bien, avançons, nous n'avons pas toute la journée et il nous reste beaucoup à faire. Notre prochaine destination est le coffre 687. » Harry leva la tête, intrigué : « Professeure, je n'ai pas besoin de prendre d'argent dans mon coffre, j'en ai suffisamment sur moi. » La concernée acquiesça, légèrement troublée : « Eh bien soit, direction le coffre 713. » Elle devait, dans le coffre 713, récupérer un paquet pour le professeur Dumbledore, bien que ce dernier ne lui ait pas dis de quoi il en retournait. C'est donc intriguée qu'elle attendit que leur Gobelin-guide leur ouvre la porte dudit coffre et y entra. Il n'y avait rien, strictement rien dans le coffre, enfin presque. Un seul objet trônait au centre de la pièce, entouré de papier kraft. Elle s'en saisit avec empressement et sortit à la hâte de l'endroit. Leur périple dans les profondeurs de la banque prit fin a leur remontée à la surface.
Bien que le jeune et ô combien désagréable Potter avait tenté de semer deux ou trois fois la zizanie parmi les sorciers du chemin de Traverse, laissant croire à sa professeure rassurée que rien n'irait trop mal dans cette journée éreintante, il ne commençait à peine qu'à s'échauffer, et ce fut au sortir de la banque que la vraie journée désastreuse commença. Ce dernier, profitant de l'inattention passagère de McGonagall, alors qu'elle annonçait le programme de la journée à ses élèves, s'éclipsa lentement et, comme Minerva se retournait pour lui parler, il lui fit un salut de la main un peu exagéré et lui cria depuis l'autre bout de la rue : « Bonne journée, professeure, occupez-vous bien de vos élèves ! » avec une ironie et une moquerie étaient palpables dans son ton et ses gestes. Devant les yeux stupéfait de la directrice adjointe, il rentra dans une boutique de livres sans se retourner.
La professeure était stupéfaite, bouche bée, choquée. Soudain, se reprenant, elle hurla à son intention, bien qu'il soit déjà hors d'atteinte : « REVENEZ MR. POTTER ! REVENEZ OU VOUS AUREZ AFFAIRE A MOI ! » Plusieurs passants se retournèrent à la mention du nom du Survivant, mais reprirent leur activités bien vite, puisqu'aucun signe du Garçon ne semblait se manifester. Cependant, Justin Finch-Fletchley et Lavande Brown ne détournèrent pas les yeux. « Quoi ? Ce garçon ? Potter ? Harry Potter ? Mais vous nous aviez dis qu'il s'appelait Marc Whateley !? s'écria la jeune fille, interloquée.
« Ce Garçon, comme vous l'appelez mademoiselle Brown est bel et bien Harry Potter, bien qu'il ait voulu garder son anonymat, à cause des réactions que vous auriez pu avoir, répondit sa future professeure, encore furieuse envers la cible de ses cris. »
« Mais qu'a-t'il fait de si spécial, cet Harry Potter, pour devoir être anonyme ? »
C'était Justin qui venait de parler, et une lueur d'intérêt passa dans ses yeux. McGonagall oublia un temps toutes se velléités contre le jeune Potter et se mit à leur raconter.
« Il y a dix ans, un très puissant mage noir sévissait en Grande-Bretagne. Personne, pas même le professeur Dumbledore, pourtant le plus puissant sorcier du siècle, ne pouvait l'arrêter. Il commettait d'horribles crimes, massacrait des moldus et des nés-moldus, terrorisait tout le pays. Mais un jour, il entendit dire que le jeune Harry Potter pourrait le vaincre, un jour futur. Alors il se rendit à la maison où il habitait avec ses parents. »
McGonagall prit une grande respiration et continua.
« Il a tué les deux parents du garçon et a tenté de faire de même avec ce dernier. Cependant, et cela, de manière totalement incompréhensible, le sort que le mage noir lui lança fut renvoyé par le bébé de un an que Harry Potter était, le détruisant sur le coup. C'est pour cela qu'il est si célèbre, c'est pour cela qu'il se grime, c'est a cause de cela qu'il dut vivre chez des moldus, et qu'il doit venir avec nous aujourd'hui. »
« Incroyable, murmurèrent les deux enfants, choqués et impressionnés. »
« Et pourtant vrai, compléta la professeure. Allons, les enfants, je dois vous fournir en matériel scolaire, alors ne tardons pas. Si vous voyez Mr. Potter, dites le moi et, s'il vous plait, ne répandez pas la nouvelle que vous avez fait vos achats scolaires avec le Garçon qui a survécu, il me l'a expressément demandé. »
Le reste de la journée fut un calvaire pour la directrice adjointe. D'une part elle était sans cesse agressée par ses futurs étudiants, lui demandant tout et n'importe quoi, comme l'utilité d'une telle chose, où la provenance de telle autre. Ce qui revenait le plus dans leurs questions multiples et variées, était des précisions sur l'histoire de Harry Potter. Qui étaient ses parents ? Où vivait-il ? Comment s'appelait le mage noir qui les avait attaqués ? A ces questions, Minerva répondait avec contrition, parfois même en refusant tout simplement de répondre à une question trop sensible. « Ses parents se nommaient James et Lily Potter. Je ne peux pas répondre à cette question. Nous ne prononçons pas son nom, il est encore trop effrayant, répondit McGonagall, mais nous le nommons Vous-savez-qui ou Celui-don-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom. »
Ainsi alla sa journée, entre questions incessantes et bêtises enfantines. Elle dût même débourser de sa poche pour payer un vendeur de chaudrons dont la marchandise avait été en partie abimée lorsque Lavande Brown, qui ne regardait pas où elle allait, fonça en courant dans une pile de la marchandise du pauvre vendeur. Le choc avait renversé sur l'échoppe la quasi-totalité des marmites, fragilisant la structure de bois de l'étal. Celui-avait tenu bon, jusqu'au coup de grâce, donné par Justin Finch-Fletchley qui, en tentant de relever sa camarade, s'appuya sur la structure fragilisée, anéantissant les efforts du pauvre marchand de sauver son commerce, alors que la structure s'effondrait sur elle-même, fêlant par là même la majorité des chaudrons du commerçant. Le bruit avait attiré une foule de monde et McGonagall, plus pour ne pas perdre sa réputation au Chemin de Traverse, que par désir réel d'aider le malheureux, déboursa plusieurs dizaines de Gallions pour effacer ses ennuis. Par la suite, elle ne quitta plus ses futurs élèves des yeux et les força à la coller de près.
Au détour d'une boutique d'ingrédients, Lavande Brown, voyant la professeure payer leurs achats, la questionna : « Mme McGonagall, c'est quoi l'argent sorcier ? Le même que le nôtre ? »
« Premièrement, répondit la directrice adjointe avec bienveillance, cette monnaie, la livre si je ne me trompe pas, n'est plus la tienne, mais celle des moldus. Deuxièmement, ceci sont des Noises, des Mornilles et des Gallions, l'argent sorcier. Celles en or sont des Gallions. En argent, ce sont les Mornilles. Il y a dix-sept Mornilles d'argent dans un Gallion d'or et vingt-neuf Noises de bronze dans une Mornille. C'est facile à retenir. Du moins vous vous y habituerez vite, rajouta t'elle, devant l'air des deux enfants. »
Justin prit la parole : « C'est débile ! Pourquoi un système si compliqué ? Les livres, ça va de cent en cent, mais, d'abord, entre les Mornilles et les Gallions, il y a dix-sept pièces, et avec les Noises, c'est vingt-neuf ! C'est illogique ! Y a pas de cohérence ! Ça veut dire que pour un Gallion, il y a 493 Noises. Or, d'après ce que j'ai vu, on n'achète rien avec des Noises ! En plus, j'ai vu un tableau de convertissement Noises- Livre, à la banque, une noises, c'est un penny. Ça, ça va, mais après, c'est n'importe quoi ! À cause du système idiot, une Mornille vaut vingt-neuf penny, et un Gallion, cinq livres ! C'est débile !
Lavande Brown sembla approuver ses paroles, mais leur future professeure ne parut pas du même avis.
« Mr Finch-Fleytley ! veuillez baisser la voix et cesser ces inepties ! Le système est ainsi fait, et il fonctionne, alors plus un mot sur ce sujet ou je risquerais de me fâcher ! »
« Allons, professeure, cessez de martyriser ce pauvre garçon, il ne le mérite surement pas… »
Du coin de la ruelle d'où venait la voix, apparut une silhouette encapuchonnée. Il passa ses mains sous sa capuche et la souleva, dévoilant un visage quelconque, des cheveux bruns, des yeux bruns, sans rien de particulier.
« Mr Potter ? Ici ? Cette fois-ci vous restez avec nous pour le reste de la journée ! »
« Si cela peut vous faire plaisir, professeure. »
Satisfaite, Minerva allait se retourner lorsqu'elle se rendit compte de quelle ruelle il sortait. Elle pâlit fortement et dut se tenir fermement au mur proche pour ne pas tomber.
« L'Allée des Embrumes ? Êtes-devenus fou ? Potter ! Il est hors de question que vous alliez dans cet endroit mal famé ! »
« Du calme, professeure, je ne faisais que visiter. Après tout, je ne suis qu'un sorcier de premier cycle qui découvre les lieux pour la première fois, non ? »
« Cessez de vous moquer de moi, insolent ! il nous faut encore aller acheter vos robes de sorcier et nous en auront fini, termina t'elle, sur un ton dur, mais d'où pointait une certaine fatigue. »
Les enfants et la professeure se dirigèrent vers la boutique de madame Guipure, une enseigne de prêt-à-porter. À peine entrés, le carnage commença. Tout d'abord, Lavande se plaignit de la mode sorcière, qu'elle définit comme étant ''comme des sacs de toile noirs, avec le même tissu irritant », lançant Justin sur une de ses tirades enflammées sur les différences moldus-sorciers et les incohérences de ce dernier monde. De son coté, Harry Potter discutait tranquillement avec une vendeuse, pour qu'elle lui prenne ses mesures. Tout semblait être calme de ce coté là. Cependant, il se détourna bien vite de sa conversation et s'exclama : « Ils ne vendent rien d'intéressant ici, je m'en vais. Lavande a raison, la mode sorcière a l'exécrable habitude d'être importable. Lavande, Justin, je vais chez Tissard, m'acheter de vrais vêtements. Vous venez ? » McGonagall parut exploser.
« Mr Pot… Whateley ! Il est hors de question que vous alliez dans une autre boutique que celle-ci pour acheter vos affaires scolaires ! Revenez, ajouta t'elle, furibonde, alors qu'il passait la porte du magasin. »
Voyant ses camarades prêts à le suivre, elle se tourna vers eux.
« Que ce soit bien clair. Ce n'est pas parce que ce garçon est un voyou insolent qu'il faut que vous le suiviez ! Restez ici et attendez, je serai revenu avec ce vaurien quand vous aurez vos robes. »
A ces mots, elle sortit en trombe de la boutique, baguette à la main. De l'intérieur, ils entendirent la respectable professeure crier : « Tissard ! Pourquoi a-t'il fallu que ce soit Tissard ! » Avant de disparaitre, comme avalée par un trou dans l'espace. Devant l'air éberlué des deux enfants, la vendeuse les renseigna. « Cela s'appelle transplaner. Seuls des sorciers accomplis peuvent le faire, mais pas tous. Pour la grande majorité, nous utilisons le portauloin ou la Cheminette. Bien mes enfants, trois robes d'école, pour Poudlard, c'est ça ? »
Quelques heures plus tard, la directrice adjointe du prestigieux collège Poudlard, Minerva Ariana McGonagall, professeure de métamorphose renommée et talentueuse, franchit la porte de la boutique de Mme Guipure le chignon défait, les traits tirés et fatigués, la robe de travers, les yeux hagards. Derrière elle se tenait un Harry Potter, alias Marc Whateley, resplendissant, surtout après avoir changé sa robe absolument banale en un ensemble classe et impressionnant de veste, chemise, pantalon et veston bruns profond. Il souriait. Cela faisait bien une heure que les enfants avaient terminé leurs achats, attendant avec de moins en moins de patience l'arrivée de plus en plus retardée de leur future professeure. Ils semblaient déçus de leurs robes, surtout face à la magnificence du costume de leur camarade, un peu excentrique pour un moldu, un peu moldu, mais très classe pour un sorcier, presque dandy.
C'est alors que du dehors, une voix se fit entendre : « Jeune homme, puisque vous avez retrouvé votre chemin nous allons vous laisser, allez, viens Drago. Au revoir, Directrice adjointe McGonagall, lança t'elle également à la cantonade à l'intention de la professeure.
« Au revoir, Harry, lança une autre voix, avant que les possesseurs de ces deux voix ne s'éloignent. »
Devant leur air interrogateur, Harry Potter éclaira la lanterne de ses camarades. « Il s'agit de Lady Malefoy et de son fils. Il étaient à la boutique de Tissard et achetaient un costume pour ce dernier. Il rentrera cette année à Poudlard. Bien, reprit-il après un instant de flottement, professeure, il serait temps de payer, vous ne croyez pas ? » McGonagall semblait prête à exploser. Elle ravala sa colère et ne fit que lui lancer un regard haineux. Elle paya rapidement et s'enfuit de la boutique, les trois enfants sur les talons.
Et un peu de review des reviews :
Reptile5 : Les incantations vont venir, ainsi que les liens avec Naruto, mais je vais essayer de faire ça discret (c'est pas un crossover, c'est un Harry Potter augmenté).Quant à la pression, c'est tellement différent, pour moi, la pression des planches et celle de l'écrivain. La poussée d'adrénaline que je ressens en publiant mes textes est bien plus forte que quand je joue : c'est mon ''œuvre'', si je puis dire, pas celle d'un autre. Et puis, quand tu joues, la pression disparait peu à peu, tu es emporté par la pièce et tu oublies. Avec ton texte, selon moi, c'est quand tu écris qu'il n'y a pas de pression, après, tu es sur le point de publier et tu te demandes si c'est bien. Et PAF ! Dès que c'est publié, tu trouve à ton texte d'innombrables raisons de ne pas être bon, ce n'est pas ça, c'est mauvais, etc. Enfin, bref je trouve infiniment plus stressant de publier son travail que de jouer sur scène.
Pour la baguette, tu verras au chapitre quatre (j'ai tellement hâte, c'est celui que je préfère pour l'instant… quoique)
Et voilà, c'est fait ! (Plus de reviews ! plus de reviews !)
A la semaine prochaine !
