Salut à tous, c'est Ozymandyas ! JE fais vite, je n'ai que peu de temps !

Je ne vais pas pouvoir publier de chapitres avant le 16 aout au moins, ce qui vous fait un mois sans moi. Je suis sans wifi ni ordinateur pour toute cette durée.

J'espère que sa vous plait toujours autant et que vous allez apprécier.

Les baguettes ! Les baguettes !

Chaptitre IV : Les Copies Imparfaites

1er août 1991

Un autre point fort de la journée, alors que Harry s'était une fois de plus volatilisé, qui allait d'ailleurs particulièrement ennuyer McGonagall, fut leur visite chez Ollivander. En entrant dans la boutique, elle se dit que finalement, peut-être que l'absence du Survivant était une bonne chose, puisqu'après tout il possédait une baguette très rare et très puissante et qu'il avait assurément fallut au pauvre vendeur des heures de patience pour enfin trouver la baguette correspondant à l'enfant. Cela l'aurait profondément ennuyé et aurait retardé leur planning, en enlevant notamment l'éventuel passage chez Florian Fortarôme, le glacier, pour marquer le coup de la première journée magique de ses futurs élèves. Mais voilà, rien n'est simple et cette journée ne faisait pas exception à la règle.

Ainsi, en arrivant devant la boutique du célèbre fabriquant de baguettes magiques, une file impressionnante de clients les attendait et débordait même sur la rue, empiétant sur les pavés usés de l'allée. Après plusieurs heures d'attente interminable à regarder une file ne pas sembler rétrécir, ils purent enfin rentrer dans le magasin. Comme à son habitude, le commerce arborait un apparent fouillis, avec ses boites de baguettes disposées savamment ça-et-là dans un effort soigné pour paraitre chaotique, ses étagères à moitié rangées et la magie saturant l'endroit à un très haut degré. Cependant, et cela grâce à ses nombreuses années à accompagner des enfants faire l'acquisition de leur première baguette magique, McGonagall avait pu remarquer que ce désordre superficiel cachait en réalité une envie maladive de son possesseur de mystifier ses clients et d'entourer sa profession de mystère, n'en témoigne le sort de désillusion que le fabriquant renommé s'était appliqué juste avant leur entrée. Les enfants tombèrent dans le panneau et admirèrent de font en comble la petite boutique, émerveillés par tout ce qu'ils voyaient, si différent de leur ennuyeux et aseptisé monde moldu, mais surtout par l'impression forte, presque palpable que la magique habitait ce lieu. C'est dans ce climat qu'Ollivander, le marchant de baguettes, apparut.

Il profita de la totale concentration des enfants pour annuler son sort d'invisibilité juste derrière eux et se pencher entre les deux futurs élèves de Poudlard afin de leur chuchoter, d'une voix grave et mystérieuse : « Vous cherchez quelque chose ? ». Les deux enfants sursautèrent devant l'apparition soudaine. « Peut-être, des baguettes ? Oui ? ». Les deux sorciers ne réagirent pas, trop occupés à détailler de près le vendeur. Il était grand, filiforme, possédait une peau parcheminée, une tignasse blanche et d'épais favoris aussi blancs que ses cheveux. De plus il portait un ensemble bleu nuit, presque noir, un gilet argenté moucheté sur sa chemise immaculée et un foulard rouge sang lui enserrait la gorge. Il fixa longtemps les deux enfants de ses deux immenses yeux gris lune luisants.

Sans préavis, il s'exclama brusquement, faisant à nouveau sursauter ses deux clients : « Bien, bien, bien, mes jeunes amis, par qui vais-je commencer ? Le plus jeune ? La demoiselle ? ». Lavande Brown parut tout à coup bien plus tendue qu'auparavant. « La demoiselle alors. C'est parti ! » A ces mots, ils s'empara de la main de la jeune fille et l'entraina vers le comptoir qui trônait au centre de la pièce. « Bien, bien, bien, voyons voir. Ah, tiens essayez celle-ci ! » Fit-il en farfouillant dans une pile de boites et en lui tendant une baguette. « Bois de châtaigner, crin de licorne, vingt-huit centimètre, rigide. Essayez donc. » Sous ses yeux attentifs, Lavande abaissa instinctivement sa baguette. L'extrémité de celle-ci s'illumina d'une belle couleur dorée et apaisante.

« Eh bien, miss, voici qui fut vite fait ! Vous allez faire des merveilles avec cette baguette, croyez-moi ! » Il se tourna ensuite d'un bloc vers le coin de la pièce où se terrait Justin Finch-Fletchley. « Bien, bien, bien, jeune homme, c'est à vous ! Approchez donc, n'aillez pas peur. »

Lavande Brown alla se placer à coté de la rassurante présence de la professeur de Métamorphose, qui la gratifia d'un sourire chaleureux, après tout, peut-être que tout irait bien ? Non ?

« Bien, bien, bien, Mr Finch-Fletchley, qu'est-ce qui pourrait bien vous aller ? »

C'est après deux heures de lutte incessante que le jeune homme trouva enfin baguette à sa main. Il avait essayé successivement près de cinquante modèles, sans succès, jusqu'à ce qu'il tombe sur : « Bois de Peuplier, plume de phénix, trente-sept centimètres, assez souple. Tenez. ». Tous les objets du bureau d'Ollivander s'envolèrent en un instant lorsque Justin s'en saisit. « Eh bien voilà, parfait ! Bien, bien, bien, alors, voyons voir, deux baguettes, cela fait quatorze Gallions. » fit-il joyeusement. « Mais dites-moi, Minerva, vous êtes la pour le compte de Poudlard, n'est ce pas ? Alors pourquoi n'êtes vous accompagnée que de deux enfants et pas de trois ? Ou est passé le dernier ? »

En pinçant les lèvres, McGonagall répondit : « Il s'agit de Harry Potter, mais il avait déjà sa baguette lorsque je l'ai rencontré pour la première fois. Un ouvrage admirable, vraiment. Il n'est pas avec nous car ce garnement s'est échappé à la première occasion ! »

La stupéfaction se peignit sur le visage calme d'Ollivander. « Harry Potter ? Mais je n'ai pas eu le privilège de le recevoir dans ma boutique ! D'où tient-il cette baguette ? L'avez-vous vue ? Quels étaient ses composants ? » Fit-il avec animation.

Ce fut au tour du visage de la directrice adjointe de se peindre de stupéfaction. Elle s'assit sur un fauteuil et le vieux fabriquant de baguettes se pencha sur elle. « Comment cela, il n'est pas venu chez vous ? Il m'a pourtant assuré être allé chez vous ! »

« S'il vous plait, Minerva, calmez-vous. Dites-moi ses composants. » Le ton d'Ollivander avait retrouvé de son calme.

« Bois d'If et crin de sombral, 37,7 centimètres, si ma mémoire est bonne… »

A ces mots Ollivander se redressa, la colère et la peur suintant de tous les pores de sa peau. D'un pas vif et irrégulier, il gagna son arrière-boutique, rapidement suivi par McGonagall et les deux futurs élèves. Les trois trouvèrent le marchand dévasté, debout devant un coffre vide posé sur une table de bois massif. Dans celui-ci, plusieurs étuis à baguette ouvragés étaient rangés. Un de ces étuis était sorti devant le coffre et les yeux hagards du fabriquant renommé, vide. « Ce saligaud ! CE SALIGAUD M'A VOLÉ ! IL A VOLÉ UNE DE MES ŒUVRES LES PLUS PARFAITES ! »

« Calmez-vous, Garrick ! » tenta maladroitement McGonagall. « Que se passe-t-il ? »

« Il se passe que votre saligaud de Harry Potter m'a volé ! Ma Précieuse baguette » Il fondit en larmes.

Ce ne fut qu'après de longues minutes que Minerva McGonagall put obtenir quelque chose d'un Garrick Ollivander en pleine crise de démence. Il courrait partout dans son atelier, renversait ses instruments, ses baguettes, ses composants, il s'arrachait des touffes entières de cheveux. Ce fut en se prenant les pieds dans une malle à outils et en s'affalant par terre qu'il se calma enfin. « Mon travail. Mon travail. Ma plus belle œuvre. Envolée. Envolée. J'aurai dû m'en douter ! C'est sûrement un de ses complices ! »

« Garrick, s'il vous plait, expliquez-nous ! »

« Oui. Oui. Bien. Soit. Il y a un mois environ, j'ai reçu la visite d'un jeune homme qui prétendait vouloir acheter une baguette pour sa première année à Poudlard. Je ne le connaissait pas et cela m'a intrigué, car d'habitude je sais toujours tout sur les sorciers qui franchissent le pas de ma boutique. Il m'a demandé sans préambule si je possédais des exemplaires exceptionnels. J'étais réticent et donc je lui ai présenté plusieurs modèles lambda de baguette. Rien ne correspondait. Ni la plume de Phénix, ni le ventricule de dragon, ni le crin de licorne. Tout bonnement incroyable. Même les bois comme le châtaigner, qui pourtant s'associent bien avec quasi tous les sorciers, ne lui allaient pas ! J'ai décider d'en savoir plus sur lui, pour choisir mieux une baguette. Il m'a dit qu'il s'appelait Icare, qu'il adorerait pouvoir voler et qu'il aimerait une baguette spéciale. En désespoir de cause, je lui ai présenté une baguette assez spéciale. C'était une baguette de Houx, avec une plume de phénix en guise de cœur, 27,5 centimètres, très souple. Je ne sais pas pourquoi je la lui ai présenté, une intuition, une sorte de force qui m'a poussé à la lui donner. J'ai dis qu'elle était ainsi, car au moment même où il la saisit, elle s'embrasa et fut réduite en cendre en un rien de temps. Le jeune homme n'avait même pas parut surpris de la combustion spontanée de la baguette, et semblait même s'en amuser. Durant toute la destruction de la baguette il l'a gardé en main, sans paraitre souffrir. Juste après cela il s'est détourné de moi un instant. Je l'ai entendu marmonner, puis il a fait d'étranges gestes et j'ai vu une lumière verte apaisante. Ensuite il s'est retourné vers moi et j'ai vu que la main qu'il avait utilisé pour tenir la baguette n'avait rien, pas une trace de brûlure ! Après il m'a redemandé une baguette spéciale. Mais n'est pas, c'était une baguette spéciale ! La plume de Phénix qui a servi à la fabrication de cette baguette provenait d'un Phénix, qui lui-même n'a donné qu'une seule autre plume ! Et elle a servi pour la baguette de Celui-dont-le-nom-ne-doit-pas-être-prononcé ! Imaginez ce que Harry Potter aurait pu en faire si il l'avait eu dans les mains ! Des choses extraordinaires.

Le marchand de baguettes pris une grande inspiration avant de poursuivre. « Ensuite, le garçon qui s'appelait Icare m'a demandé si je n'avais vraiment pas de baguette spéciale. Comme il avait un potentiel énorme, j'ai décidé de lui montrer quelques unes de mes création extraordinaires. Je lui en ai présenté trois. Bois de cerisier et poil de wendigo, 31,9 centimètres, cassante, bois de sureau et plume d'oiseau-tonnerre, 35,7 centimètres, rigide, et enfin bois d'if, crin de sombral, 37,7 centimètres, souple. Trois baguettes extraordinaires, de par leurs cœurs et leurs combinaisons. » Il se pencha vers McGonagall afin que ses paroles ne soient plus entendues par les deux enfants. « Ce sont mes essais pour recréer le Bâton de la Mort, sans succès, malheureusement. Vous direz à Albus que je continue mes recherches, mais que c'est très difficile d'arriver à quoi que ce soit. Dites lui qu'il doit continuer à subventionner mes recherches, je suis sûr de presque toucher quelque chose. » Il se redressa et repris d'une voix plus forte : « Il m'a demandé leurs composition, leurs tailles, leurs attributs, ce que je viens de faire avec vous, puis il s'est détourné d'elles. Il m'a dis qu'il était intéressé dans une de ces baguettes, puis il est parti en répétant. Je suis Icare. Je suis Icare et j'adorerais voler. » Il fondit en larmes. « Maintenant je comprends que cet énergumène voulait parler de me voler ! Idiot je suis ! »

McGonagall passa les cinq minutes suivantes à essayer de le calmer un peu. Entre deux sanglots, il annonça ceci : « En plus de tout ça, l'if qui a servi à cette baguette est très spécial. Seul deux baguettes dans le monde ont leur bois fait avec cet arbre précis. Il s'agit de l'Arbre Blanc, placé au centre de la cité perdue. C'est mon arrière grand-père qui l'avait ramené d'un de ses voyages, il y a mille sept c… il y a longtemps ! C'est un héritage de famille ! Je n'était déjà pas bien content de voir s'envoler la première baguette, mais au moins je sais que le sorcier qui la porte avait été appelé à faire de grandes choses. Des choses terribles, certes, mais stupéfiantes ! Lorsque le Seigneur Noir lui-même est entré dans ma boutique, seule celle-ci a répondu à son appel. Et maintenant vous me dites que c'est Harry Potter qui est en possession de l'autre baguette ? C'est tout bonnement inconcevable ! »

Après plusieurs minutes de discussion, de tentatives de retour au calme et de négociation pour plus d'informations, les deux enfants et leur professeur quittèrent la boutique d'un Ollivander dévasté. Il retrouvèrent Harry Potter, alias Marc Whateley attablé devant Florian Fortarôme et une coupe de glace géante. A leur vue il s'exclama : « Eh bien vous voilà ! Moi qui vous cherchait depuis maintenant deux heures ! J'ai décidé de me reposer avec une bonne glace ! Vous vous joignez à moi ? »

« Mr Potter ! Veuillez tout de suite vous excuser pour le comportement que vous avec eu avec moi aujourd'hui et m'expliquer d'où viens la baguette que vous m'avez montré ! » Fit McGonagall, furieuse.

« Je l'ai acheté chez une petit vendeur à la sauvette qui m'a fait la grâce d'un prix très attractif. »

« Pourtant vous m'avez assuré que vous l'aviez acheté chez Ollivander. De plus, celui-ci m'a certifié que cette baguette-là lui avait été volée ! »

« Eh bien c'est cela, si mon vendeur se l'ai fournie chez le vieux Ollivander en le volant, ce qui n'est assurément pas mon problème, et cela dis bien ce que mon vendeur m'a dis : toutes les baguettes qu'il proposait viennent bien de chez Ollivander. Une coupe de glace ? »

Justin Finch-Fletchley et Lavande Brown s'assirent rapidement à sa table, suivie par une Mc Gonagall déboussolée. « Nous n'en avons pas terminé, Mr Potter ! Croyez-moi ! »

« Certainement, professeur, certainement. C'est vous qui payez ? Je vous conseille de prendre la glace Rhubarbe/Sang de Dragon. Un délice… »

La fin de la journée arrivait à grands pas et ils rentrèrent tous à King's Cross, où d'ici quelques temps les parents de deux des trois sorciers viendraient les chercher. Les quatre parents arrivèrent en même temps au point de rendez-vous, pour tomber nez à nez avec un spectacle singulier : la respectable professeure de ce matin en train d'invectiver un enfant qui n'était pas le leur, enfant remarquablement bien habillé et beau, malgré un visage quelconque. Celui-ci semblait ne rien en avoir à faire de la femme penchée sur lui et mangeait distraitement une sucette qui semblait ne pas rétrécir.

Et maintenant, review des reviews !

Reptile5 : Les baguettes ! les baguettes ! Et oui, McGo va en chier cette année, mais elle ne va pas être la seule !

Le Poussin Fou : C'était le but recherché ! Dans cet univers-ci, le monde est bien plus plein de préjugés et de racisme, comme vous verrez par la suite.

Mordicus18 : Il se pourrait que Harry ait ''calmé'' Minerva, avant leur rencontre, puis lui ai ''légèrement'' effacé la mémoire de certains éléments de la soirée. Pour le personnage de McGo, je sais que ça ne colle pas avec la personnalité très stricte des livres d'origine, mais j'ai décidé de la faire un peu plus sanguine, moins impartiale et de faire ressortir ses origines écossaises. Pour la baguette, l'If est connu pour offrir à son propriétaire un pouvoir de vie et de mort et ne jamais choisir un sorcier médiocre ou timide tandis que le Crin de Sombral est considéré comme digne des sorciers ayant vaincu la mort. Merci Reptile5 pour cette très bonne description que je me suis empressé de copi… euh, de m'inspirer de ces travaux. Et enfin, pour les Malfoys, tu verras par la suite que ça risque d'être plus compliqué que ce qu'il paraît.

Et voilà pour le moment ! Bonnes vacances à tous !