Salut à tous, ici Ozymandyas, mais vous commencez à connaitre la chanson, non ? Aller, sans plus attendre, sans transitions malvenues, sans circonvolutions inopportunes, sans détours impromptus, sans escales interminables, la Suite !
Chapitre V : Le train sifflera trois fois
1er septembre 1991
L'effervescence. Comme dans des cachets moldus pour les maux de tête. Ça s'agite, ça bouge beaucoup, ça court dans tous les sens. Ça n'a que peu d'utilité. Ce sont des enfants qui courent partout, en cette matinée d'automne encore assez chaud. Les plus agités sont ceux de onze ans environ. C'est pour eux leur première rentrée, ce qui les excite encore plus, pour le plus grand plaisir ému de leurs parents et au grand dam de leurs frères et sœurs ainés, qui ne tardent d'ailleurs pas à quitter leur cercle familial pour rejoindre celui de leurs amis. Dans le cercle des agités de première année, il y en a qui ont en plus d'une curiosité normale quant à un lieu inconnu et vanté par tous comme étant formidable, ceux qui découvrent tout pour la première fois. Ceux-ci sont les nés- non-sorciers, ou nés-moldus, accompagnés de parents estomaqués par tout ce qu'ils voient. De la chouette enfermée dans une cage de tel étudiant à la canne à tête de serpent d'un autre parent, tout y passe, leurs yeux se posent sur monts et merveilles, alors qu'à chaque pas leur définition de l'incroyable changeait à nouveau. Vraiment, tout était stupéfiant. Le géant barbu juste ici, les robes et les chapeaux à la mode sorcière juste là, ou là encore, un grand frère décoiffant sa sœur d'un sort bien placé, déclenchant une bataille de sortilège entre les deux groupes d'amis des deux concernés.
Dans le chaos ambiant, un garçon ressortait. Il semble pataud et maladroit, et serrait dans sa main un objet rond et transparent. Accompagné d'une dame assez âgée, recouverte quasi entièrement d'un manteau vert sombre cerclé de fourrure de renard, des gants d'un violet sombre, des petites lunettes rondes et fines, aux verres teintés, sur le visage et finalement, pour compléter le tout, un sac à main en cuir brun et un immense chapeau vert assorti à son manteau, surmonté par un gigantesque aigle empaillé à l'allure agressive. Cette honorable personne fendait la foule en deux alors qu'elle s'approchait du train, écartant tout importun de sa seule prestance. Arrivée à la hauteur du wagon de queue, elle se pencha vers le jeune garçon qui l'accompagnait.
« Tu as compris, Neville ? Trouve-le. Par tous les moyens. Si l'Ordre le trouve avant nous, l'Alliance court à sa perte. Je sais qu'ils vont tenter de le convertir. C'est hors de question, déclara vieille dame, à voix basse, en prenant bien soin de faire semblant de faire ses adieux. Ils pensent avoir un coup d'avance car ils lui ont fait découvrir le monde magique et l'ont sauvé de sa famille, mais nous, nous allons lui donner son premier ami. N'est-ce pas ? »
« Oui, Grand-mère, je le ferais. » répondit le futur élève, d'un ton assuré.
« Bien. Autrement, passe une bonne première année à Poudlard. Et fait attention à Severus Rogue, le professeur de potions. Il a tendance à rabaisser ses nouveaux élèves, surtout les gryffondors. Car tu iras à Gryffondor, n'est-ce pas, mon petit ? »
« Oui, Grand-mère, lui répondit encore son petit-fils, d'un ton neutre. »
« Passe une bonne année, joue ton rôle, rempli ta mission et écris-moi souvent. »
« Oui, Grand-mère. »
D'autres familles faisaient leurs adieux. Une famille, que dire, un clan entier, composé exclusivement de roux était massé dans un coin, à l'extérieur du quai et attendait.
« Maman, combien de temps on va devoir encore attendre !? Le train va presque partir ! »
« Tais-toi, Ronald ! Tu sais que c'est important ! L'Ordre doit à tout prix remporter les faveurs de Harry Potter, sinon, qui sait ? En plus, ajouta une quarantenaire plantureuse, agacée, si nous ne le faisons pas, nos subventions auprès de l'Ordre disparaitrons. »
« C'est vrai, maman, intervint un autre jeune roux, un insigne rouge greffé à la poitrine, mais on va vraiment être en retard, là… »
« Eh bien soit, répliqua la mère, exaspérée, allons-y sans lui alors. Ron, tu te rappelles ? essaie de… »
« Essaie de t'attirer son amitié, ça facilitera les échanges, je sais maman. »
« Bien, allons-y. »
Ils traversèrent tous la barrière magique qui séparait le monde moldu du monde sorcier et de la voie 9 ¾.
Sur le quai, dans un coin sombre, un père, une mère et leur fils échangeaient à voix basse.
« Fils, tu dois essayer de t'attirer l'amitié de Potter, pour redorer le blason de la famille. Je compte sur toi. »
« Oui, père. » Répondit le jeune homme.
« Bien, très bien. Si tu dois rencontrer un problème durant ta scolarité, écris-moi ou parle-en à Severus, il saura sûrement quoi faire. »
« Oui, père. »
L'homme s'éloigna, laissant la mère et son fils seul.
« Draco, ton père a perdu de vue notre objectif, et celui du Cercle. Si tu dois devenir ami avec ce Harry Potter, soit, mais rappelle-toi que ceci n'est qu'une couverture pour ta véritable mission. Comporte-toi en vrai serpentard, mon fils. »
« Oui, mère, répondit le jeune garçon, avant de s'avancer vers la lumière pour monter à bord du train. »
« En Voituuuuuuure ! » L'exclamation sonna la fin des adieux larmoyant de parents et d'enfants, ou juste d'enfants, ou juste de parents. Chacun monta dans le train ou se massa aux abords du quai, afin de voir son enfant partir vers ses études. Dans les wagons, la chasse aux places libres s'organisait. Des batailles rangées entre maisons se mettaient en place pour le contrôle de tel ou tel wagon.
Ainsi, il n'était pas rare de voir, à la fin du trajet, plusieurs étudiants avec de sévères modifications physiques, allant du simple changement de couleur à la pousse de tentacules, en passant par une oreille arrachée, moment mémorable de la vie de ce train, le Poudlard Express, où, pour le contrôle du wagon de queue, un gryffondor avait sectionné avec les dents l'oreille de son camarade serpentard, lorsque ce dernier avait, d'un sort bien placé, fait volé sa baguette par la fenêtre, oreille qui avait par la suite été recréée magiquement. Curieusement, cette année, après seulement un quart d'heure de voyage, plus personne ne souhaitait prendre part à l'obtention dudit wagon, pourtant le plus prestigieux, pour une raison assurément fallacieuse. Cette année, le wagon avait semblé hermétiquement fermé de l'intérieur, les vitres teintées, pour toute personne désirant chasser les occupants potentiels de l'endroit.
Neville, le jeune garçon qui était accompagné de sa grand-mère sur le quai, cherchait Harry Potter. Il avait fait tout le train, de la tête à la queue, visitant chaque wagon, interpellant chaque personne, en prétendant avoir perdu son crapaud Trevor. Il commençait à désespérer. Cela faisait des heures qu'il crapahutait à la recherche du garçon crapaud. Il arrivait à la fin du train et e mettait à penser qu'il avait dû oublier un wagon, qu'Harry Potter était aux toilettes, que sa Grand-mère s'était trompée, qu'il n'arriverait que l'année prochaine, que... Au fond du couloir, une chose attira son attention. Il était sombre, plongé dans le noir. Et il y avait des cris. De peur, de terreur. Il s'avança, pas le moins du monde impressionné par ce qui pourrait n'être qu'un simple tour de passe-passe. Soudain, alors qu'il allait arriver à la zone d'ombre du wagon, trois silhouettes sortirent de l'obscurité en courant. Il s'agissait de trois gryffondor, probablement de sixième année, qui avaient dû être terrorisés par une chose inconnue. Maintenant, Neville était intéressé. Il avança d'un pas. Le couloir repris son éclairage normal, les lampes, qui avaient dû s'éteindre à un moment, se rallumèrent. Neville, fébrile malgré un sang-froid travaillé, s'acharna à prendre sur le visage une expression pataude et maladroite. Une fois son masque composé, il s'avança dans le compartiment de queue.
Le compartiment n'avait rien de spécial, à part peut-être des vitres teintées pour une raison quelconque et une double serrure sur la porte. Sur une des banquettes de bois, un jeune garçon, visiblement du même âge que Neville, des cheveux noir profond et épais, des yeux verts émeraude et des traits fins, lisait un livre à la couverture de cuir noir écrit dans une langue incompréhensible. Neville resta interdit un long moment devant cette apparition, sans savoir quoi faire, quoi dire.
« Prends place, si tu le veux. » dit tout à coup son interlocuteur.
« Merci, répondit Neville en s'asseyant en face de lui, je m'appelle… »
« Neville Frank Londubat, Héritier de la très noble et très pure maison des Londubat. »
Le garçon avait dit cela sans sourciller, sans lever les yeux de son livre.
« Et toi, tu es ? » continua Neville, déstabilisé.
« Je suis Harry James Potter, Héritier de la très noble et très puissante maison des Potter. »
« C'est toi ? Harry Potter ? Le Survivant ? »
« Pas la peine de t'extasier. Laisse-moi lire en paix, je te prie. »
« Désolé. Dis, continua t'il après un temps, tu n'aurais pas vu mon crapaud Trevor ? je le cherche partout depuis le début du trajet et je commence à fatiguer. »
« Le voilà, répondit Harry Potter, les yeux toujours fixés sur son livre, en tendant un crapaud brun-rouge de taille respectable à Neville. »
« Ouah ! C'était toi qui l'avait ? Cool ! Comment tu l'as trouvé ? »
« Accio. » dit-il simplement.
« Le sortilège d'attraction ? Mais c'est au programme de quatrième année ?! »
« Bon, dis-moi, Neville. Si tu arrêtais là ta comédie et qu'on faisait bas les masques ? Je commence à en avoir marre d'avoir à côté de moi un gamin qui fait tout pour paraitre idiot. »
Il avait posé son livre en disant cela et regardait maintenant son vis-à-vis profondément dans les yeux.
« D'accord. » répondit Neville, après un temps de réflexion, car après tout, ce n'était pas le plan de base. « Faisons cela. »
*Reprends allène*
Whaaaa ! Eh beh ! Ca faisait un bout de temps ! J'avais dit quoi ? Reprise le 16 aout ? Mais mes amis, dépasser les délais, c'est ma spécialité ! Vous l'aviez remarqué, non ? Enfin, sans transition aucune. La Rereview !
Reptile5 : Tu n'imagines même pas quel point ça va chier, j'en frémis d'impatience. *S'ébroue* Et OUI ! LE PREMIER JUTSU VENU DE NARUTO APPARAIT ENFIN ! AU CHAPITRE 4 ! Quant à Ollivander, il est possible qu'il revienne de temps en temps, faire un passage à Poudlard, recréer des baguettes, ce genre de choses…
Mordicus18 : Je crois que celui-là était un peu plus ennuyeux, non ? (Même moi je l'avoue, mais il faut bien faire de l'exposition, non ?). Bien joué, pour l'arbre blanc, je me suis inspiré de Minas Thirith pour cette citée, un genre de crossover non avoué et discret avec LotR. Sinon, pour ta théorie, étant donné que rien n'est fixé à l'avance (même par moi) dans cette histoire, il se peut que l'histoire prenne un tournant que même moi je n'aurais pas prévu à ce stade. Mais sinon, par rapport à là où je suis dans l'écriture, c'est très troublant parce que c'est assez bien résumé (mais tu verras par la suite).
LM et Le Poussin Fou : Merci pour vos reviews, eh oui, pour l'instant, la principale cible d'Harry, c'est Minerva (mais j'ai bien dit pour l'instant), mais ça pourrait changer (prochaine cible, Dumbledore ou Snape ? A vos marques, prêts ? Pariez !)
Et voilà, c'est fini, à une prochaine (j'essaye toujours de garder le rythme de 2 semaines, mais comme vous savez, moi et les dates limites…)
