Les heures étaient passés, longues et pénibles pour Kate.

Aux relèves des gardes elle en avait déduit qu'il devait à présent faire nuit sur Port Royal.

Essayant de faire le moins de bruit possible à ses chaînes, la nature aillant eut la bienfaisance de lui accorder de fins poignets. A force d'efforts et avec quelques griffures, la jeune femme arriva à glisser une de ses main hors des menottes.

Elle réussit ensuite à tendre le bras pour atteindre une liane qui avait poussé le long du mur humide.

Un bruit venant de la grille lui fit tourner vivement la tête.

Mais ce n'était qu'un des garde qui s'était endormit adossé au mur, son collègue donnant lui aussi quelques signes de fatigue.

Katie sourit, et arracha doucement la liane.

Elle avait repérer sur un tonneau non loin d'elle au milieu de bougies consumées un petit bout d'épais fil de fer. Si elle pouvait l'atteindre... Kate lança la liane faisant tomber la tige de fer au sol.

La jeune femme jeta à nouveau un oeil vers les gardes.

Voyant que ceux-ci n'avaient pas broncher, toujours avec sa liane elle traîna le fil de fer jusqu'à elle pour ensuite l'attraper entre ses orteils et leva le pied pour enfin prendre la tige en main.

Katie soupira et entreprit d'ouvrir la menotte retenant toujours son autre main. Elle entendit au bout d'une bonne minute le clic libérateur et retira vivement son poignet endolorit, le massant quelques secondes.

Kate s'avança à pas de loup jusqu'à la grille et se cacha contre le mur en souriant. Elle n'avait décidément pas perdu ses habitudes de Sparrow.

La jeune femme poussa un énorme hurlement qui réveilla les soldats qui regardèrent dans la geôle. Mais ne virent pas Katie.

- BORDEL C'ETAIT QUOI CA ?
- MERDE MAIS ELLE EST OU ?

L'un d'eux se dépêcha d'ouvrir la grille, et tout les deux entrèrent dans la cellule.

Kate vive comme l'éclair arracha le trousseau de clefs des mains du garde et se glissa dans le couloir, re-claquant la porte derrière eux avant même qu'ils aient comprit ce qui venait de leur arriver.

Kate- Désolée mes p'tits choux ! Cette journée fut très amusante ! Mais je dois vous quitter. Bisous mes amours !

Elle leur envoya un baiser et en riant elle partit en courant dans le couloir, tendit que les gardes hurler l'alerte.

La jeune femme se faufila dans les couloirs, faisant plusieurs fois volte face à l'apparition de soldats.

Kate- Putain y on embaucher ces temps-ci !

Elle arriva enfin sur les remparts du Fort, respirant profondément l'air de la mer elle dut de suite s'abaisser sous les coups de fusils qui fusaient de tout cotés.

Katie sauta du rempart sur une charrette de paille et continua sa course pour échapper à ses poursuivants. Elle arriva enfin jusqu'à la ville, toujours poursuivit, faisant tomber tout ce qu'elle pouvait sur son passage afin de retarder les soldats.

La jeune femme trouva refuge dans la réserve d'une taverne. Kate se cacha derrière plusieurs barils et entendit ses poursuivants passer dans la rue.

Katie souffla enfin et tourna la tête vers les étagères à coté d'elle.

Oh des bouteilles de rhum !

Elle en déboucha une se délectant de l'alcool jusqu'à ce que sa bouteille n'explose sous l'impact d'une balle.

D'autres coups de feu qui explosèrent toutes les bouteilles sur les étagères.

Kate pestant contre ce gâchis !

A pieds nus elle se coupa les pieds sur les bouts de verre et ne fut plus assez rapide, deux gardes l'attrapèrent par les épaules et ces injures à faire faire un malaise à une bonne soeur, ainsi que ses coups d'ongles n'y changèrent rien.

Elle fut à nouveau ramener dans sa cellule au Fort et attacher solidement aux poignets comme aux chevilles par une chaîne relier à un énorme boulet.

Beckett arriva dans un riche costume.

Beckett- Alors voilà ! J'organise chez moi une petite fête et je ne peux même pas profiter de la soirée ! Il faut que tu t'évades !
Kate- Tu m'attrapes... J'me sauve... C'est l'jeu ma pauvre bichette !

Beckett- Alors moi aussi je vais jouer Katie.

Il s'approcha de la cheminée et prit le tisonnier, puis revint vers Kate qui se collait contre le mur, sa carapace d'arrogance s'étant fait la belle, laissant place à sa phobie du fer rouge.

Elle savait que ses gestes de panique pour s'échapper ne servaient à rien mais elle ne pouvait s'en empêcher et Beckett en ricana fortement.

Beckett- La dernière fois Jack était là pour t'éviter ça ! Se faisant marquer à ta place ! Mais cette fois grand frère n'est pas là Katie ! Tu ne vaux rien sans ton frère !

Kate- Non... Ma biche déconne pas ! Pas ça !

Le poignet de Kate où se trouvait son tatouage semblable à celui de son frère fut détacher et un garde particulièrement musclé le lui tint fermement.

Beckett, un sourire sadique aux lèvres approcha le fer. Puis soudain l'éloigna sous le regard incompréhensif de la jeune femme.

Beckett- Mais dois-je te faire cette marque au poignet ? Où ici ?

Il approcha le tisonnier du ventre de Katie.

Beckett- Si je l'enfonce assez profondément dans ta chair... Adieu une futur descendance muette ma chère Katie.

Elle se recula complètement coller contre le mur, suppliante, laissant quelques larmes couler. Beckett éclata de rire.

Beckett- Non, cette évasion était presque divertissante. Alors je vais te faire plaisir Katie. Toi qui veut toujours être l'égale de ton frère je vais te faire ressembler un peu plus a lui.

Et il enfonça le fer dans le poignet de Kate juste en dessous de son tatouage.

Elle hurla sous la douleur.

Quand le fer fut retirer, laissant la marque brûlante d'un « P », Katie laissa couler ses larmes.

Beckett donna le tisonnier à un soldat qui le reposa dans la cheminée.

Beckett- Voilà une bonne chose de faite. Et je t'informe que si tes amis du Vaisseau Vacillant venaient ici dans le but de te libérer ils subiraient le même traitement ! Voir pire pour ton cher Steven.

Kate- Le... touche... pas...

Kate essayait de retenir ses sanglots et de retrouver un peu de fierté. Le gouverneur la regarda, moqueur.

Beckett- Tu tiens tellement à lui. Mais j'ai le regret de te dire qu'aucun navire pirate n'a été aperçu dans les environs. Il ne t'aime sûrement pas autant que tu le penses.

Beckett repartit en ricanant, laissant Kate à ses larmes et ses murmures : « Ne venez pas... laissez moi ici... ne venez pas... »