Désolée pour l'attente ! Quelques petits soucis dans la vie mais rien de bien grave donc pas d'inquiétude et la préparation pour mes vacances en France m'ont un peu retardés.
Pour ce chapitre-ci, il est moins glauque mais je pense qu'il va en dérouter plus d'une ^^ mais chuuut je vous laisse découvrir.
Réponses aux reviews anonymes :
Myrose : Oui j'avoue que la mort est un peu rapide mais comment dire… j'aime pas Karin (elle me saoule toujours) donc bon c'est pas une grande perte. Pour la rapidité, il fallait que je mette en place certains éléments clefs et donc c'était obligé. Pour le fait que ce soit Naruto, c'était aussi une obligation dans le sens où il ne sait pas réellement qui il est, ni d'où il vient. Mais ça ce sera pour plus tard toutes ces explications :3 Ensuite, bah en réalité faut me mettre un peu la pression quand même sinon mon côté flemmard gagne ^^' En tout cas, un grand merci pour ta review :3
Latoreya : Merci merci merci ! Et oui il va y avoir des répercussions, je ne sais pas faire dans le simple et guimauve. Faut toujours que ce soit tordu x) et tu dis sadique ? Naaaaaan voyons, ce sont de gentils petits agneaux inoffensifs ! Plus sérieusement, oui ils seront tordus, mesquins, et surtout trop beaux pour leur en vouloir :p Et oui ils sont tous les deux spéciaux héhé. Je vais te laisser découvrir Kiba qui je pense sera vraiment intéressant dans cette fic' (il sera moins stupide et bruyant que l'original). Pour les fautes, je m'en excuse. Je me relis, j'utilise même les trucs de correcteur sur internet mais sans un regard extérieur humain (telle une bêta qui se dévouerait) j'en fais quand même:/ désolée ^^' sinon merci pour ta review, elle m'a donné le sourire et merci de me suivre !
Note 1 : Le caractère de Naruto est assez OOC au départ mais bon, j'ai pas pu faire autrement. Pourtant Naruto restera toujours Naruto (vous comprendrez).
Note 2 : Je voudrais savoir si pour le prochain chapitre vous voulez que je mette le point de vue de Sasuke pour expliquer un peu son monde, ce qu'il est, leurs coutumes, etc. ou si ceux de Naruto et Kiba vous suffisent et que vous découvrirez ce monde à travers leurs yeux. Dans ce chapitre-ci j'ai fait un petit test à la fin pour voir. Donc dites-moi ce que vous en pensez.
Note 3 : Je n'ai toujours pas de bêta mais si quelqu'un se dévoue je suis preneuse (je me relis mais quand c'est son propre écrit ben, on voit mal nos erreurs ^^')
Sur ce, place à la suite !
Naruto fût tout d'abord étonné par le froid ressenti. Puis vint la contrariété de penser être tombé encore une fois du lit car comme à son habitude il avait dû bouger énormément pendant son sommeil. Mais cela n'expliquait toujours pas le froid et l'humidité ressentis. Il fronça les sourcils, dérangé. Le silence était aussi une autre chose inexplicable. « Habitant » dans un orphelinat, il y avait toujours du bruit de part des disputes, des rires ou encore des cris sermonnant les plus turbulents. Il se décida à ouvrir les yeux. Et là, le choc. Il n'était absolument pas à l'orphelinat mais tout de même à terre. L'éclairage était assez faible, quelques torches par-ci par-là lui permettaient de voir son environnement. Ses yeux se posèrent sur les énormes pierres mal dégrossies puis se dirigèrent vers les barreaux pour terminer sur d'autres énormes pierres… Son cerveau fit alors une pause ou plutôt… ses neurones semblèrent se connecter. Des barreaux ?! Il s'assit brusquement. Il était dans une prison ! Comment était-ce possible ?!
Une heure -au moins- ! Une heure qu'il s'égosillait afin que quelqu'un lui explique pourquoi il était ici mais rien, quetchi, nada, peau d'zob* ! Personne ne lui avait fait la grâce de venir le voir. Il serra les dents et se frotta le cou. La patiente n'avait jamais été son fort et se savoir enfermer comme une bête faisait grimper dangereusement son taux de colère déjà facilement titillable. Alors que son agitation monta encore en flèche, des choses lui revinrent. Le manoir, la blague de ses amis, le trou noir et Karin… Karin était morte. Sa respiration se fit haletante. C'était lui. Un violent spasme lui tordit le ventre et il se mit à vomir.
Calmement il se réinstalla au sol après avoir vomi. Maintenant qu'il savait être un monstre… il était sans doute enfermé pour ça. Qu'était-il ? Il se sentait tellement normal, banal. La seule chose différente en lui était cet autre. Il ne savait pas comment le nommé autrement ni même qu'est-ce que c'était. Le choc de son horrible meurtre semblait lui avoir fait oublier comment il était arrivé ici. Il se frotta le cou, prit de démangeaisons. Depuis son réveil il ne cessait de ressentir un désagréable picotement au niveau de sa carotide. Il repensa à ce qu'il avait fait. Pourquoi ne se souvenait-il pas de la police ? Il ne remettait nullement en cause son incarcération, maintenant qu'il savait le pourquoi de sa mise en arrêt. Mais son instinct lui souffla qu'il été dans le faux. Qu'il n'était pas là pour ça. Alors qu'il se triturait les méninges pour se souvenir, le visage de Suigetsu s'imprima sur ses rétines. La douleur, l'incompréhension, la peur. Comment allait-il ? La dernière image qu'il avait de lui était celle d'un jeune homme brisé par sa faute. Naruto n'était pas idiot, il savait que quand le garçon reprendrait un tant soit peu ses esprits, il le haïra. Il souhaitera sans doute sa mort, seulement voilà, le blond ne voulait pas que son ami ressente ce genre de sentiment. Pas qu'il ne le méritait pas, ça non ! Juste par ce qu'il sait ce que la haine et la vengeance causent comme dommages et vous empêche de profiter de la vie. Il aimerait éviter ce genre de sentiments au jeune homme.
Tout à ses profondes réflexions et lamentations, il n'entendit pas une lourde porte s'ouvrir ni des pas s'approcher. Il ne releva la tête que lorsqu'il entendit une voix familière au ton hargneux.
- Bas les pattes ! Pervers ! Sale homo ! Pédophile ! Si tu poses encore ne serait-ce qu'un doigt sur moi j'te tue ! T'entend !? Je te tue !
- Kiba ?
Pourquoi son ami était là ?! Pourquoi semblait-il autant en colère qu'apeuré ? Que se passait-il ? Le visage du châtain lui apparut alors. Son visage et ses bras étaient griffés par endroit, sur son cou des marques de morsures étaient présentes, ses habits étaient en piteux états, lacérés et couvert de sang. S'était-il battu ? Soudain le regard noisette de son ami se posa sur lui et ses traits exprimèrent tout d'abord la surprise puis le soulagement.
- Naruto !
Le garde ( ?) ouvrit la porte et poussa sans ménagement Kiba à l'intérieur. Il referma cette dernière et partit sans un mot. Le jeune homme se précipita sur le blond, l'examinant sous toutes les coutures. Après inspection, un énorme sourire fendit son visage.
- Tu m'as fait une de ces peurs ! Je pensais ne jamais te voir ouvrir les yeux !
Naruto regarda incrédule son ami. Pourquoi était-il lui aussi en cellule ? Il n'avait rien fait de mal. Que se passait-il ici à la fin ! Son ami dû voir son incompréhension car son visage réjouit se rembruni immédiatement. Avec lourdeur il se laissa tomber aux côtés du blond. Un soupire à fendre l'âme traversa ses lèvres et il entreprit d'expliquer leur situation à Naruto.
- Écoute. Ce que je vais te dire ne va absolument pas te plaire. Elle ne me plaît pas plus non plus ceci-dit grommela-t-il. Surtout, ne panique pas.
- De quoi tu parles Kiba. Moi j'ai toute les raisons d'être là… mais toi. Toi tu n'as jamais rien fait !
Il sentit son ami se tendre un instant à ses paroles pour finalement soupirer de nouveau.
- Écoute. Tu penses surement être en prison pour Karin mais nan. J'ai eu la même perte de mémoire à mon réveil. Comme si nous embarquer dans un autre « monde » et « temps » ne suffisait pas, ce sont des fouteurs de merde dans ta tête. Surtout –il agrippa férocement les épaules de Naruto- ne te laisse jamais avoir, reste toujours sur tes gardes !
Le jeune homme hocha vivement la tête sans comprendre de quoi parlait son ami. Devenait-il fou pour avoir été enfermé à tort ? Kiba sembla saisir le cheminement de ses pensées car il se réinstalla à ses côtés et posa la tête contre le mur froid.
- Je ne suis pas fou. Du moins j'aurai préféré l'être. Au moins ce que je vis me paraîtrai plus… réel ? Et surtout moins glauque.
Il prit une grande inspiration et se lança.
- Tu te souviens de notre mauvaise blague au manoir et ce qui en a découlé mh ?
Son regard coula en biais vers son homologue qui baissa la tête piteusement, plein de remord. Un sourire triste se peignit sur le visage de Kiba.
Personne ne connaissait Naruto mieux que lui. Et découvrir le monstre qu'il est, devait le morfondre et sans aucun doute le dégoûter de lui-même. Le jeune homme était toujours quelqu'un de souriant, aimant les autres plus que de raison pour éviter tout nouveau rejet. Il se faisait d'ailleurs souvent trahir à cause des on-dit, de sa naïveté et de son trop grand cœur. Mais le châtain avait toujours soupçonné une part d'ombre en lui. Parfois quand il se pensait seul, ses yeux devenaient plus ombrageux, son sourire se ternissait. Kiba qui l'observait souvent savait à quel point il se sentait seul et incompris. Pourtant au grand jamais il n'aurait pensé qu'il s'agirait de quelque chose de dangereux sommeillant en lui.
Il vit du coin de l'œil son ami blond se frotter le cou et fronça les sourcils. La trace était toujours là ou était-ce simplement le fait que son cou le gratte de façon totalement inoffensive. Il se mit sur les genoux et força Naruto à tourner son visage vers lui. Il retint difficilement un hoquet de stupeur. Là où le plus jeune enfoiré avait mordu le cou de son ami la peau était rouge –signe d'infection ou de réaction allergique- et un symbole était en train de se dessiner lentement mais surement.
- Kiba ? Qu'est qu'y y'a ? Tu fais une drôle de tête. Et tu ne m'as toujours pas expliqué quoi que ce soit !
- Je vais vite te dire dans les grandes lignes mais faut que quelqu'un vienne. Et tout de suite. Ton corps réagit très mal et je sais pas si c'est une bonne chose ou non.
Naruto observa son ami fermer les yeux et rester statique telle une statue de marbre. Il captait rien depuis son réveil. S'il n'était pas en prison pour son meurtre alors que foutait-il là. Et Kiba agissait de façon hyper bizarre. Son ami sembla reprendre vie. Ses yeux papillonnèrent un instant pour se fixer à nouveau sur lui.
- Il arrive. Je dois te dire quelques trucs essentiels. De un, on n'est pas en taule de façon légale –quoique je sais pas trop les lois d'ici- on n'est pas non plus dans notre monde. Je sais pas exactement où on est mais c'est clairement pas le Michigan et encore moins un pays occidental. L'époque semble différente aussi. Pas de voiture, pas de train. Rien de mécanique, électrique –d'où ces foutues torches- et ensuite… c'est là que ça se gâte. On a été… enlevés. Me regarde pas avec ces yeux en forme de soucoupe. Chui pas dingue ! Ceux qui nous ont enlevés sont deux frères mais clairement pas humain. A vrai dire je sais pas si dans ce monde y'en a –des humains j'veux dire- tu te souviens pas des deux… formes ? Avec la lune et tout le tralala ? Bon, tu finiras par t'en souvenir. Ce qu'y a c'est que ces deux-là cherchaient apparemment des… esclaves (?) mais pas n'importe qui apparemment. Fallait qu'ils soient capables de faire certains trucs. Bref j'ai pas tout saisi encore. Ce que je sais c'est qu'on a passé les tests –youhou chui ravi- au cas où c'était ironique. Car c'est là où c'est encore plus hard. On leur sert à tout. Oui oui à tout. On est leur repas, leur vide couille, leur coussin, leur défouloir. Je t'ai dit, me regarde pas comme ça. Si je te dis tout d'un coup tu vas me faire une syncope mais chui obligé de te mettre au courant car ils arrivent. Je pensais que le plus grand des enfoirés se déplacerait seul mais apparemment l'autre tâche s'est décidée à te voir.
Naruto resta bouche bée. C'était quoi ce foutu bordel. Kiba avait déjà subi tout ça ?! Et c'était qui ces deux connards ? D'où on les kidnappent sans sa permission et qu'en plus on les utilise comme on veut ?! Son sang bouillonna et à nouveau son cou le démangea. Alors qu'il s'interrogeait vaguement sur ce foutu picotement des pas se firent entendre. Il releva la tête, et attendit. Deux silhouettes se profilèrent au bout du couloir. Naruto se mit sur ses deux jambes prêt à en découdre avec ces enfoirés. Alors qu'il cherchait un plan réalisable les deux formes devinrent plus distinctes et deux hommes aux cheveux noirs apparurent. Tout plan d'évasion s'évapora à l'apparition du plus petit.
Des souvenirs lui revinrent en flash. La lune et sa couleur étrange mais fascinante, le sang de Karin s'élevant vers deux formes, et l'apparition de ces deux créatures. Car oui, le blond comprit immédiatement qu'ils n'étaient pas humains. Il se dégageait d'eux une atmosphère lourde mais aussi surnaturelle. Il sentit un pincement à son bras et se reprit en voyant Kiba debout à ses côtés, un air renfrogné sur le visage.
La cellule s'ouvrit comme par magie et laissa un instant Naruto extatique face à ce tour. Alors que le plus grand se mit à sourire avec joie et se précipita sur Kiba –qui se dernier ne se priva pas pour lui mettre un coup de genou bien senti dans les parties- le plus jeune s'arrêta simplement à l'entrée de la cellule. Le jeune homme blond se sentit oppressé par le regard du cadet. Que lui voulait-il au juste ? Mal à l'aise il se mit à se balancer sur un pied puis l'autre. L'autre ne dit rien, n'approcha pas. Il se contenta de le fixer avec un air encore une fois mi-blasé mi-agacé. Cherchait-il à lui faire passer son mécontentement par le regard ? Ne tenant plus, il explosa.
- Quoi tu veux ma photo peut-être ?! Car en plus de kidnapper les gens, vous savez pas parler ?! Parlons-en tiens de cet enlèvement ! Vous êtes qui pour vous permettre de faire ça ? On est pu au moyen-âge hein, fini les esclaves, fini les torches ! Maintenant, on prend une femme de ménage si on a trop la flemme pour ranger sa baraque ou se faire à manger, on prend une pute pour baiser si on est trop con pour trouver une nana ou un mec vu que vous avez l'air gay. On achète des coussins si on veut pas dormir la tête trop basse et si on veut taper on se met à la boxe ou que sais-je ! En plus on connait même pas vos prénom ! Merde à la fin.
Le souffle court, les sourcils froncés il attendit une réaction mais rien. Le silence. Il releva la tête et regarda tour à tour le plus jeune puis son ami avec le plus âgé. Ils avaient tous la bouche ouverte plus ou moins grande et des yeux comme des soucoupes.
- Bah quoi. Personne vous a appris tout ça ou quoi ?!
Le premier semblant se reprendre fut le plus grand qui éclata de rire. Il se permit même d'essuyer une larme de rire. Naruto gonfla les joues, vexé.
- Ahahah je pense petit frère ahaha que tu es tombé sur la pupille qu'il te fallait ahahah. Tu ne risques pas de t'ennuyer ahahah.
Le dit petit frère sembla lui aussi reprendre contenance et se renfrogna. Naruto malgré sa colère et la peur tenaillant ses entrailles ne pouvait détacher ses yeux du plus jeune. Il semblait irréel. Sa beauté était trop éblouissante.
- Sasuke.
- Ngné ?
- Mon prénom. Sasuke.
- Ah bah voilà ! C'est déjà ça. Et ça montre que tu sais parler !
L'éclat de rire du plus âgé fit grincer des dents le blond. Il plaignait sincèrement Kiba. Coulant un regard vers son ami il comprit qu'il était exaspéré par le plus grand. Alors qu'il regardait son ami il n'entendit ni ne vit Sasuke approcher. Il sursauta lorsque des doigts froids touchèrent son menton pour le tourner sans douceur. Son autre main vint toucher son cou et il se retint de justesse de laisser un gémissement lui échapper. Les picotements cessèrent immédiatement à son toucher. Il ne put cependant pas s'empêcher de fermer les yeux de bien-être.
- Alors petit frère ?
Le plus âgé semblait avoir repris son sérieux et fixait son jeune frère avec un air grave. Sasuke fronça les sourcils de façon imperceptible. Alors qu'il retira ses doigts et s'éloigna du captif, un couinement vint de la part du blond. Sa peau s'était mise rapidement à le brûler. Le brun se rapprocha d'un pas et la douleur sembla diminuer. Quand il revint à ses côtés et reposa à nouveau sa main sur lui il en ronronna presque. Que se passait-il ?!
- Tch.
- Alors c'est lui, c'est ça ?
- Mh.
- Père et mère ne vont sans doute pas apprécier.
- Mh.
- Quand ils vont savoir que tu l'as marqué – même si c'était par inadvertance-, ils vont devenir fous.
- Mh.
- Du coup on fait quoi ?
Mais j'en sais rien Itachi ! Je pensais juste avoir trouvé l'esclave parfait ! Pas mon Klesiaris* !
- Wouah, tu es vraiment paniqué. En attendant, je te conseille de le prendre avec toi. En tant qu'esclave il le peut. Et certains des notre le font. Pendant ce temps, je vais voir ce que je peux faire. Il existe peut-être un moyen de rompre ce qui vous lie ou alors un moyen de faire accepter ça aux parents…
- Mh.
- Euh… je voudrais pas couper court à votre discussion qui, si je saisis bien me concerne et parlez de moi comme si j'existais pas- mais je suis là ! De quoi vous parlez à la fin ! Je suis l'esclave de personne. C'est pigé ça ?!
Sasuke se pinça l'arête du nez. Les choses allaient de mal en pis. Comment cet… humain pouvait-il être son Klesiaris ?! Il avait certes des qualités indéniables telles que la combativité, l'effronterie ou encore un physique avenant mais c'était tout ! Pourtant depuis sa rencontre il ressentait une gêne quand il n'était pas près de lui. Il n'y avait guère prêté attention, obnubilé par ses fonctions qu'il avait récemment acquises. Mais maintenant qu'il en était proche et l'avait de nouveau touché, il avait ressenti cette connexion mais elle lui était indésirable. Il ne pouvait avoir ça comme sa moitié. Qu'allait-il bien pouvoir faire ? Maintenant que la marque était là, il ne pourrait ni l'un ni l'autre s'éloigner de trop au risque de faire mourir son Klesiaris dans d'horrible souffrance et lui de mourir de dépérissement dû à la mort de sa moitié. Que devait-il faire ? Sans faire attention son corps s'était déplacé de façon assez proche afin que le blond ne souffre pas. Ce constat le renfrogna car il vit qu'inconsciemment le jeune homme s'était penché dans sa direction. Deux âmes liées ne pouvaient absolument pas passer pour maître/esclave. Leur comportement inconscient allait les mener droit à la mort.
De nouveau il se pinça l'arête du nez. Avec violence il repoussa l'humain. Le cri de surprise et de douleur lui transperça le cœur et il retint une grimace. Il ne devait surtout plus s'approcher de lui. Avec hargne il tourna son regard vers son grand frère qui avait suivi en silence l'action et le cheminement de ses pensées.
- Tu n'y arriveras pas prophétisa son frère. Tu pourras le repousser autant de fois que tu le voudras, tu ressentiras cette douleur à chaque fois et de plus en plus intense.
- Ce n'est qu'un humain ! Vociféra-t-il.
- Et ? Tu crois que grand-mère était quoi ?
Sasuke observa interloqué le plus âgé.
- Eh oui. On a du sang humain. Mais trêve de bavardage. Il doit remonter avec toi sinon ce sera encore pire que quand tu l'as repoussé. Ne me fais pas ces yeux là Otōto. Je sais que je ne suis pas lié mais j'ai vu les effets sur notre cousin Obito et je peux te dire qu'il se serait arraché la peau à main nue si je ne lui avais pas retrouvé Rin. Bon, prends sous le bras ton Klesiaris et va dans ta chambre avec. Moi je remonte aussi mon petit Kiba.
Et sur ces paroles il tira –littéralement- un Kiba récalcitrant tentant de le mordre. Sasuke observa le jeune humain à ses côtés au regard céruléen. Il semblait perdu. Des brides de pensées volaient jusqu'à lui chose étrange. Habituellement seuls ceux du même sang et très proche dans l'entourage pouvaient capter des brides de pensées. Celles du blond étaient entre sa fascination pour lui et l'envie de lui résister, ainsi que son inquiétude pour son ami parti avec Itachi. Mais quelque chose le dérangeait. Une forme de pensée plus primitive semblait lui parler à lui directement, lui dire de ne pas toucher à son humain qu'il était là avant. Sasuke fronça les sourcils. Sans chercher plus loin il attrapa le bras de son… esclave et le traîna à sa suite sans autre forme de procès.
- Écoute bien ce que je vais te dire humain car je n'aime pas parler ni me répéter. Tu es mon esclave. Tu fais ce que je t'ordonne, tu dis ce que je te dis de dire, tu manges ce que je te donne, tu respires quand je te le dis. Ta vie m'appartient à partir de maintenant.
Il sentit le jeune homme freiner brutalement et ne put qu'à nouveau froncer les sourcils.
- Eh bien toi écoute moi bien tonna le blond. Je suis pas ta chose. J'ai des droits. Et même si dans votre monde ça se passe pas comme ça, chez moi c'est ainsi. T'as beau avoir des super pouvoirs tu restes un petit con prétentieux qui vit sa vie bien doré chez papa et maman comme un bon garçon. Alors si tu veux pas que je hurle que je suis ton Kriesmachin, t'as plutôt intérêt à la couler douce avec moi.
- Klesiaris déjà. Et ça veut dire quoi « la couler douce ».
- Sérieux ? Vous vivez dans quelle ère demanda Naruto les yeux écarquillés, incrédule.
- Je ne comprends pas ce que tu veux dire mais ici, nous somme en 400 ème année de règne de père.
- Ok j'pige rien. En gros vous vivez encore à l'eau froide qui coule pas du robinet et le fil à couper le beurre c'est dans longtemps.
- Je ne sais pas qui est le beurre mais effectivement.
- Wouah vous êtes vraiment à la préhistoire. Et le beurre c'est pas qui mais quoi. Les dinosaures tu connais ?
- Non. Ça se mange ?
- Euh… si on veut. Mais ça existe plus. Maintenant c'est les hommes qui vivent sur la Terre. D'ailleurs… c'est comment qu'elle s'appelle ta planète ?
- Planète. Tu parles de là où on vit ?
- Mmmh… oui et non. La planète c'est l'ensemble de tous les territoires en plus des montagnes, des lacs, océans, etc. C'est pas très clair mais tu vois ce que je veux dire ?
- Je suppose. Là où je vis c'est notre territoire et c'est le clan Uchiwa qui le tien. Après si on les regroupe tous c'est Konoha.
- Hum… y'a plus que Konoha ou pas ?
- Oui, Suna par exemple.
- Alors Konoha est un pays. Et si on les englobe tous ?
- Ah je vois. Alors notre planète s'appelle Namikaze.
- Quel beau nom. Nous c'est juste « Terre ». La vôtre est plus cool.
- Merci. Maintenant on y va.
- Nan.
- Pardon ?!
- J'ai dit nan. Tu captes l'américain ? D'ailleurs c'est bizarre qu'on parle la même langue.
- On ne parle pas Américain non. On parle Japonais ici. Tu parles cette langue depuis le début.
- Qu'est-ce que tu racontes. Je connais pas un pet' de cette langue.
- Pourtant si. Et j'ai dit on y va !
- Je te redirai non à chaque fois. Je suis pas ton cleb's - chien- si tu préfères. Je veux que tu arrêtes ça et tout de suite. Si je dois venir avec toi, c'est avec politesse. J'vis peut-être en orphelinat mais je suis poli ! Et si j'ai faim, je mange, si je veux causer, j'le fait. Je suis têtu alors tu as plut-
Trop bruyant. Beaucoup trop bruyant. Sasuke emporta son paquet sur l'épaule et sorti des geôles. Il se permit un fin sourire en sentant la respiration lente de son Klesiaris dans le bas de son dos. Il était persuadé qu'à son réveil il sera d'autant plus bruyant mais pour l'heure il savoura sa présence et son silence…
*Klesiaris veut dire âme-soeur en gros. Mais le mot Klesiaris je le trouve beaucoup plus beau et classe et je voulais le mettre (esprit débile d'auteure je sais). D'autres mots inventés par mes soins feront sans doute leur apparition.
Et voilà. Bon le dialogue est assez long et légèrement suréaliste mais il le fallait. De un pour montrer un peu leurs joutes verbales, de deux montrer que Naruto et Sasuke vont avoir un looooong chemin à faire et de trois car j'me suis bien amusée à l'écrire x)
Sinon dites moi pour le point de vue de Sasuke. Est-ce que vous voulez un chapitre totalement dédié à lui et son monde ou vous vous en foutez xD
