Hey hey heeey !

Comme d'habitude, je me répends en excuses pour le retard. Même en ayant mes chapitres écrits à l'avance j'arrive pas à tenir mes deadlines... je me hais.

Enfin, j'espère que le chapitre vous plaira quand même ! Bonne lecture !


Even if the world is in ruins tomorrow
chapitre 10

Et il rouvrit les yeux en sursaut, avec un vacarme de l'enfer dans les oreilles. Il ne savait pas pendant combien de temps il était resté dans les vapes, mais quelque chose était en train de se passer, maintenant. Il tourna la tête en clignant vigoureusement des yeux pour accélérer la focalisation de sa vue et comprendre ce qui se passait.

Il avait mal à la jambe, et mal au cou. Il sentait que son sang collait ses vêtements à sa peau à vif. Il avait mal quand il inspirait, et quand il expirait aussi. Il avait l'impression que ses côtes allaient se briser contre ses poumons. Il avait mal partout.

Il était confus, son cerveau n'arrivait plus à trier les informations sensorielles qui l'assaillaient. Mais une chose résonnait, claire dans son esprit.

Son estomac se serra quand il réalisa.

Il avait été mordu par un infecté.

Son sang se glaca.

Il était infecté maintenant, lui aussi.

C'était certain. Il avait été mordu deux fois. Il n'y avait aucune chance qu'il y échappe. Il était certain que d'ici quelques heures, il commencerait déjà à être malade, et le mal progresserait alors rapidement dans son organisme, pour le changer en l'un d'eux.

D'ici deux jours, au grand maximum, s'il avait de la chance (mais pouvait-on vraiment appeler cela de la chance), il serait un infecté, rongé par le mal jusqu'au fond de ses entrailles. Son cerveau aurait été touché, et il aurait perdu toute facultée à penser, à réfléchir, à parler, et à être humain.

Il ne serait plus qu'un monstre, dans une masse meurtrière d'autres monstres.

Son premier instinct fut alors de penser à Bokuto. A Kuroo.

Il risquait de les tuer s'il arrivait à terme...

— Akaashi s'est réveillé ! entendit-il crier, et cela le ramena encore à la réalité.

C'était Bokuto.

Akaashi se rendit alors compte qu'il n'était plus dans la pièce où ils s'étaient arrêtés avant qu'il ne se fasse attaquer. Ils étaient dans une salle plus petite, avec une seule fenêtre étroite à l'arrière, et avec une porte bien en place. Fermée, et devant laquelle on avait tiré un buffet.

Kuroo était posté face à elle, un bout de tuyau dans les mains.

— Est-ce qu'il peut marcher ? demanda-t-il en jetant un rapide coup d'oeil en arrière.

Akaashi ne comprenait rien.

Il y avait un bruit assourdissant autour de lui. On tappait, on cognait, il y avait des grognements et des cris.

Bokuto était à côté de lui, le regard plein d'inquiétude.

— Tu peux marcher ? redemanda-t-il.

— Pour aller où ?

Les mots sortirent d'eux-mêmes de la bouche d'Akaashi.

— On doit se barrer. Y'a des infectés. Ils sont arrivés d'un coup, on s'est réfugiés à l'arrière, mais la porte va pas tenir longtemps. Il faut y aller.

Ils l'avaient tiré là alors qu'il était inconscient, parce que des infectés les avaient attaqués.

Ils l'avaient tiré là alors que de toute façon, il était condamné. Et ils voulaient fuir avec lui maintenant. Pourquoi est-ce qu'ils avaient fait ça, ces imbéciles ? Ils auraient dû se sauver et le laisser là. Ses heures étaient comptées, de toute façon.

Ce constat le frappa durement, en plein dans le coeur, et lui coupa le souffle. Et il fut prit d'une incontrôlable peur.

Il leva les yeux vers Bokuto qui attendait sa réponse. Qui n'attendait que ça pour l'aider à se relever, et fuir avec lui par la fenêtre. Il n'attendait que son accord pour partir.

Mais pourquoi est-ce qu'il l'attendait ? Cela n'avait aucun sens...

Akaashi savait.

Il allait mourir.

Pire. Il avait devenir un infecté, et puis il mourrait.

Il regarda Bokuto dans les yeux. Dans ses grands yeux dorés qui brillaient de peur, et de larmes, et de désespoir. S'il restait avec eux, il finirait par lui faire du mal. A lui, qu'il s'était toujours fait une priorité de protéger. S'il restait avec eux, il allait finir par le tuer.

Et il ne laisserait jamais une telle chose se produire.

Non, il ne pouvait pas marcher. Sa jambe était atrocement douloureuse.

Il ne pouvait pas fuir avec eux.

Il ne le voulait pas.

Il ne le devait pas.

— Bokuto, fit-il d'une voix basse qui se brisa sur la fin de son nom. Laissez-moi là.

Le visage de Bokuto se déchira si clairement qu'Akaashi eut envie soudainement de fondre en larmes. Il voyait bien qu'au fond de lui, une part de son être savait qu'il lui dirait ça. Mais savoir n'avait pas rendu les mots plus faciles à entendre.

Ils avaient aussi été terriblement durs à prononcer pour Akaashi.

— Qu- quest-ce que tu racontes ? fit Bokuto en essayant un rire forcé. Allez, je vais t'aider à te relever ! Il faut qu'on parte.

Il passa ses bras sous les aisselles d'Akaashi pour le soulever, mais ce dernier lui prit les mains pour l'empêcher. Il sentit Bokuto tressaillir vivement à ce contact.

— S'il te plait, parla doucement Akaashi. Laissez-moi là.

— Mais non ! On... tu peux pas, on- ... on peut te sauver ! Il doit y avoir un moyen pour qu'on te sauve !

Bokuto s'était de nouveau accroupi devant Akaashi, et le regardait avec ses yeux d'enfant qui ne comprend pas.

Oh, comme Akaashi avait pu aimer ces yeux-là. Comme il avait pu les trouver touchants.

— C'est trop tard pour moi, insista-t-il en forçant un sourire.

— On peut encore te sauver, insista Bokuto à son tour.

Akaashi eut envie de rire, autant que de se mettre en colère. Le fantôme d'un sourire sur les lèvres, il souffla :

— Je te l'ai dis. Tu ne peux pas sauver tout le monde...

— Mais tu n'es pas tout le monde ! s'emporta Bokuto.

Des larmes étaient tombées sur ses joues après avoir été retenues quelques instants dans ses cils. C'est incroyable comme ses cils étaient épais. Comme ses sourcils, comme ses cheveux. Akaashi remarquait cela maintenant.

— Tu n'es pas tout le monde... répéta Bokuto, plus bas, plus triste. Je ne veux pas te perdre toi aussi...

— Que vous m'emmeniez avec vous ou que vous me laissiez ici, c'est la même chose de toute façon. Dans tous les cas, j'ai été infecté, alors... plutôt que vous ralentir, je veux vous donner une chance de fuir.

Un spasme nerveux fit trembler la lèvre inférieure de Bokuto, et il se la mordit fortement. Toute sa mâchoire était tremblottante alors qu'il essayait de se retenir de fondre en larmes.

Akaashi aussi, avait un noeud dans la gorge. Oh, comme il voulait pleurer, lui aussi.

— Putain.., cracha Bokuto en baissant la tête. Tu me dis toujours que je dois arrêter de jouer au héros mais là- ... là c'est toi qui joue au héros !

— C'est différent, là. Je suis déjà condamné de toute façon.

— Qu'est-ce que tu en sais ? Si ça se trouve, tu n'as pas été infecté ! On peut pas perdre espoir !

La voix de Bokuto tremblait tellement, et il pleurait maintenant à chaudes larmes. Akaashi voyait flou lui aussi, et son coeur battait fort. Il battait encore. Il tendit le bras pour déposer une main tendre contre la joue de Bokuto. Il sentait chaque imperfection de sa peau sous la pulpe de ses doigts, et ses larmes coulaient le long de ses phalanges.

Bokuto plaqua sa propre main contre celle d'Akaashi. Elle était tellement chaude, tellement large, si réconfortante. A chaque fois que Bokuto lui prenait la main, Akaashi se sentait mieux. Il se sentait rassuré, appaisé.

— Je ne veux pas mourir, avoua-t-il tout bas.

Il n'avait pas l'intention de se la jouer sauveur mélodramatique, feindre qu'il acceptait la mort à bras ouverts et qu'il ne regrettait rien. En fait, il était terrifié, et il regrettait beaucoup de choses.

Il regrettait de n'avoir pas travaillé un peu plus dur à l'université, il regrettait cette fois où des amis l'avaient invités à boire un verre avec eux, qu'il avait refusé, et qu'il avait ainsi manqué une rencontre improbable avec le chanteur du groupe SPYAIR au bar. Il regrettait de ne pas être rentré à la maison pour l'anniversaire de sa mère, juste avant le début de l'épidémie, alors qu'elle avait dit vouloir le fêter avec son fils près d'elle.

Et puis il regrettait de ne pas avoir été plus courageux, plus débrouillard. Il regrettait de s'être énervé contre Bokuto et d'avoir baissé sa garde. C'était sa faute, et entièrement sa faute s'il était condamné maintenant. Si seulement il avait été moins bête... Il avait envie de vivre encore.

Il regrettait de devoir mourir maintenant, de n'avoir jamais trouvé un endroit sûr où se reconstruire.

Il regrettait d'abandonner Bokuto, de ne plus être jamais en mesure de le protéger.

Oh, comme il regrettait.

Comme il avait le coeur lourd.

Comme il avait peur. Il était terrorisé.

— Je ne veux pas que tu meures... répondit Bokuto, tout aussi désespéré.

C'était trop cruel à dire, parce que c'était trop tard maintenant.

— Je veux pas te laisser là, pour que tu te fasses bouffer par... eux..., continua-t-il en reniflant.

Akaashi secoua doucement la tête.

— Ça n'arrivera pas... ils ne me tueront pas. C'est toi... qui va me tuer.

Bokuto ouvrit de grands yeux, paniqués et confus. Akaashi semblait sûr de lui.

— Q...uoi ?

— S'il te plaît, il faut que tu le fasses, continua Akaashi. Je ne veux pas que ce soit eux qui aient raison de moi... ni la maladie... alors j't'en prie... il faut que tu me tues.

— Non ! répondit immédiatement Bokuto.

Il retira sa main de celle d'Akaashi, comme s'il venait de s'y brûler, et il le regarda avec des yeux horrifiés. Pour lui, c'était parfaitement inconcevable. Il ne pouvait pas faire une telle chose. Jamais.

— S'il te plaît Bokuto ! insistait Akaashi, et il s'était finalement mit à pleurer à torents lui aussi. J'ai peur, je ne veux pas que ce soit eux qui me tuent ! Je ne veux pas finir comme eux ! S'il te plaît j'ai besoin que tu le fasses !

— Mais... tu te rends compte de ce que tu me demandes !? Je... j'peux pas faire ça ! Je...- Non ! Non !

— Akaashi...

C'était Kuroo. Il avait quitté la surveillance de la porte qui tremblait dangereusement sous les coups répétés des infectés de l'autre côté, pour s'approcher d'eux.

Akaashi leva le visage vers lui, pour voir qu'il pleurait aussi.

— On peut pas te laisser là...

Voilà qu'il s'y mettait aussi. Si seulement ils pouvaient ne pas rendre les choses encore plus difficiles.. !

— S'il vous plaît. Laissez-moi partir dignement, avec ce qu'il me reste d'humanité. C'est tout ce que je vous demande.

— Mais tu en demandes trop ! sanglota Bokuto.

— Tu es sûr que c'est vraiment ce que tu veux.. ? demanda Kuroo.

Akaashi hocha la tête.

— J'en suis certain.

Kuroo hocha la tête à son tour. Bokuto le regarda, et fit passer son regard d'Akaashi à Kuroo, à Akaashi et à Kuroo de nouveau.

— Tu vas pas faire ça quand même !? demanda-t-il avec désespoir.

— On n'a plus le temps, Bokuto, répondit Kuroo. Il a prit sa décision, respecte-la.

— Mais-!

— La porte va bientôt céder, coupa Akaashi. Tue-moi et puis partez.

Le visage de Bokuto était ruiné. De larmes, de douleur. Il semblait en plein conflit avec lui-même. Il ne voulait pas le faire. Il ne voulait pas, c'était trop dur. Il ne pouvait pas se résoudre à abandonner Akaashi. Pas après tout ce qu'ils avaient vécu.

Dans son esprit se bousculaient une foule de souvenirs qui à l'instant lui étaient terriblement douloureux. Toutes les fois où ils s'étaient tenu la main, toutes les fois où ils s'étaient battus côte à côte. Tous les regards qu'ils avaient échangé, les fois où ils s'étaient soutenus dans leur malheur. Toutes les petites joies, les éclats de rire qui leur avaient permis de tenir.

Ils étaient ensemble presque depuis le début. Et survivre ensemble, cela créait des liens indéfectibles. Plus forts que tous les liens qui soient.

Il ne pouvait pas perdre Akaashi. Pas lui. N'importe qui, mais pas lui. Pas lui. Il ne pouvait pas accepter de se retrouver sans lui.

Même s'il savait, au fond, qu'il était condamné, c'était trop dur...

— Je veux que ce soit toi parce que j'ai confiance en toi, fit Akaashi en forçant un sourire. S'il te plaît...

Bokuto ravala un sanglot, et il se jeta sur Akaashi pour le serrer dans ses bras.

Il le serra plus fort que jamais, à lui en briser les côtes. Leur étreinte avait un goût tellement amer, un goût d'innachevé. On aurait pu entendre leurs deux coeurs se briser à l'unisson, sans le vacarme contre la porte.

C'était le moment le plus dur qu'ils avaient jamais eu à affronter.

Et ils ne savaient même pas vraiment comment y faire face.

Il y avait encore tellement de choses qu'ils auraient pu vivre, qu'ils auraient voulu se dire. Ils avaient tous les deux tellement d'espoirs. Et tout tombait en ruines.

C'était si cruel.

— Reste en vie Koutaro, murmura Akaashi en serrant Bokuto contre lui, les mains dans ses cheveux. Pour moi, reste en vie.

Bokuto hocha juste la tête. Il n'arrivait plus à parler, c'était trop dur. Il se recula, et il attrapa son sac à dos. On leur avait rendu pour le convoi. Mais sans leurs armes.

Or, ce n'était pas une arme qu'il cherchait, et il tira du sac quelque chose qu'Akaashi ne s'attendait pas à voir maintenant.

Ki.

La petite peluche de chouette que Bokuto avait trouvée avant leur rencontre avec Kuroo.

Il la tendit à Akaashi, et il la prit. Il n'était pas sûr de comprendre, mais malgré tout, son coeur se serra.

— si tu n'es plus là, fit Bokuto. Je n'en ai plus besoin.

Et alors Akaashi se rappela qu'il avait voulu appeler leur petite mascotte "Ki" parce que cela s'écrivait avec le kanji signifiant "espoir". L'espoir d'une autre vie qu'ils pourraient avoir, en restant ensemble. L'espoir de leur avenir.

Et s'ils n'étaient plus ensemble, il n'y avait plus d'espoir, c'est ça ?

Akaashi serra la mascotte.

— Il faut qu'on se bouge, la porte va lâcher, les pressa Kuroo, même si lui non plus n'avait pas envie de partir.

— Oui, dépêchez-vous. Bokuto.

Ce dernier hocha la tête. Il renifla, et il prit des mains de Kuroo le bout de tuyau.

C'était tout ce qu'ils avaient.

Alors c'est avec ça que Bokuto allait devoir tuer Akaashi.

Les bords étaient un peu abîmés, avec un peu de chance, en plantant assez fort, cela transpercerait sa poitrine et ça le tuerait vite et sans trop de douleur. Mais il allait falloir frapper juste, et fort.

Bokuto prit le tuyau entre ses deux mains, en tremblant. Il se plaça bien en face d'Akaashi qui tremblait tout autant.

Tout le vacarme autour d'eux sembla s'évanouir à cet instant, pour ne laisser qu'un silence blanc.

Ils échangèrent un regard.

Le tout dernier regard.

— Ça va aller, souffla Akaashi.

Un sourire bizarre lui tordait les lèvres au travers de ses larmes. Il n'avait pas envie de sourire, mais il le devait. Pour Bokuto.

— Akaashi, fit Kuroo, derrière Bokuto. Merci pour tout.

Akaashi hocha la tête. Il y a tant de choses qu'il aurait voulu dire à Kuroo aussi.

— Merci à toi.

Bokuto souffla un grand coup. Il pleurait tellement que ses yeux étaient presque entièrement injectés de sang.

Il se prépara.

Il ferma les yeux.

Et puis d'un coup...

Il frappa.

Le bout du tuyau cogna droit dans la poitrine d'Akaashi, bien au milieu, dans un bruit sourd et affreux.

Akaashi hurla et rejeta la tête en arrière de douleur.

Bokuto n'avait pas frappé assez fort. Il n'avait pas transpercé sa peau.

Avec désespoir, il donna un autre coup.

Parce qu'il le fallait. Parce qu'il le devait.

Et encore un.

Et à chaque fois, il ne frappait pas assez fort.

Et Akaashi criait, pleurait.

Il souffrait.

Au quatrième coup, il cracha une gerbe de sang dans un balbutiement mouillé, et plusieurs gouttes giclèrent sur le visage trempé de Bokuto.

Il était en pleine panique. Son coeur battait la chamade, il avait mal partout et la tête bourdonnante; et il n'y arrivait pas. Il ne pouvait pas faire ça. Même en y mettant toute la bonne volonté du monde, il ne pouvait tout simplement pas tuer Akaashi.

— Je... j'y arrive pas ! Je suis désolé Akaashi, je suis tellement désolé !

Il baissa les bras, lâcha le bout de tuyau, et il pleura à gros sanglots. Il tremblait tellement, comme un enfant terrifié. Il était terrifié.

Akaashi respirait mal, sa poitrine était affreusement douloureuse, tout comme le reste de son corps. Il souffrait tellement qu'il sentait qu'il n'allait pas tarder à tourner de l'oeil. Il n'en pouvait plus. Une part de lui lui disait qu'il fallait que cela s'arrête, qu'on arrête d'essayer de le tuer, et une autre insistait sur le fait qu'il n'y avait pas d'autre issue.

— Je vais le faire, dit Kuroo en ramassant leur arme. Part devant, je te rejoins.

La porte avait commencé à craquer.

— Mais, tenta Bokuto.

— Part devant, répéta Kuroo. Je vais le faire. Vaut mieux que tu sois pas là pour le voir.

Bokuto n'insista pas plus. En se mordant la lèvre, il regarda encore Akaashi. Mais cette fois, Akaashi ne lui rendit pas son regard.

Et puis il courut jusqu'à la fenêtre.

Il l'ouvrit, et sans regarder en arrière, il sauta.

C'était la chose la plus terrible qu'il ait jamais eue à faire.

Kuroo prit la place qu'il occupait un instant auparavant, et il regarda Akaashi. Ils échangèrent un regard faible.

— Désolé, tu voulais que ce soit Bokuto, mais...

— C'est bon, toussa Akaashi. Le résultat reste le même... Prend soin de lui, d'accord.. ?

— Je te le promets.

— Protège-le... le laisse pas mourir bêtement...

— Je veillerai sur lui. C'est promis.

Akaashi ferma les yeux. Il serra Ki dans ses mains de toutes ses forces, et derrière ses paupières closes, il vit le sourire de Bokuto.

Kuroo leva le tuyau au dessus de sa tête, eut un dernier moment d'hésitation.

— Au revoir Akaashi.

Et dans un mouvement vif et sec, il abaissa son arme.


Et voilà. C'est la scène de la mort d'Akaashi que j'avais vue en rêve, et qui m'a inspiré toute cette fic. La scène où Bokuto n'arrive pas à le tuer. J'étais à la place de Bokuto dans ce rêve. C'était horrible.

J'ai quand même longtemps hésité. Faire mourir le personnage 'principal' avant la fin de l'histoire, c'est quand même risqué. Mais je prends quand même le risque. Comment les garçons vont-ils continuer sans Akaashi ? Découvrez-le... prochainement... x)

A bientôt !