Hellooooo!

Je sais j'ai pris du temps, j'admire vraiment les auteurs qui arrivent à poster une fois par semaine ou même par mois, car j'en suis tout bonnement incapable. Et je m'en excuse.

Mais j'ai été prise d'une frénésie d'écriture incontrôlable alors voici ce tout nouveau chapitre où il risque d'avoir des fautes. Et je m'en excuse aussi.

MERCI pour les reviews (11! Vous avez pas été hypra réactives mais c'est pas grave, ça fait toujours autant plaisir) Désolé de ne pas pouvoir répondre.

Bonne lecture.


Si je ne sais pas où je vais

Je sais au moins ce que je laisserais (Pascale Opispo - D'un Avé Maria)


Bella n'avait pas tant d'expérience que ça avec le sexe.

Sa première fois avait été à 17 ans avec un mec de 20 ans qu'elle avait rencontré dans une soirée. Après deux semaines, il l'avait déjà fait. A cette époque, Bella avait tant envie de savoir ce que c'était, elle voulait comprendre cet engouement à propos de ça. Alors elle s'était précipitée, elle était bourrée ce jour-là.

Elle ne regrettait pas de l'avoir fait, mais ça l'avait fort déçu, beaucoup de bruit pour pas grands choses selon elle. Elle était restée avec ce garçon pendant quelques mois avant qu'il décide de partir pour New York et les choses finirent d'elle-même.

Mais Bella se rendait compte maintenant, qu'elle n'avait rien vu du sexe jusqu'à maintenant, jusqu'à Edward.

Il était 10h du matin, elle était couché sur son lit, et groggy par le sommeil, elle repensait à lui, ou plutôt à ce qu'il lui avait fait. Elle le revoyait, pantelant au-dessus d'elle, s'enfonçait profondément en elle, lui touchant chaque parcelle de peau possible. Elle ne pouvait s'empêcher de rougir en y repensant.

Et ce fut à cet instant même qu'il l'appela.

Elle ne sut pas tout de suite que c'était lui lorsqu'elle décrocha étant donné que la personne ne parla pas de suite :

-Allo ? dit-t-elle, elle entendait bien la respiration de quelqu'un à travers le combiné, Allo ? C'est Bella au téléphone, c'est qui ? ajouta-t-elle.

Peut-être la personne pensait-elle s'être trompée car la voix de Bella était enrouée par le sommeil.

- « Bella » ? C'est comme ça que tu te fais appeler alors ? Susurra sa voix.

Son souffle se bloqua dans sa gorge et ouvrit les yeux grands comme des soucoupes, ne parvenant pas à extraire un mot de sa bouche.

-Je me disais bien que c'était un peu long à dire Isabella, ajouta-t-il, elle pouvait presque l'entendre sourire.

Elle ne répondit toujours pas, tenant son portable si fort contre son oreille qu'elle en transpirait. Sa voix avait un étrange pouvoir sur elle, elle se sentait comme ensorcelée, incapable de bouger, ni de parler.

Puis elle avait chaud, tellement chaud … d'un coup.

Elle l'entendit s'allumer une cigarette et soupirer.

-Tu ne vas pas me demander comment je vais ? Ou je suis, Bella ? demanda-t-il, après un long silence.

Bella fronça ses sourcils à cela. C'était quoi ça ? Pourquoi s'attendait-il à ce qu'elle lui demande quoi que ce soit ?

Pourquoi, même, l'appelait-il ? Elle avait l'impression que quelque chose lui échapper.

Elle inspira un grand coup, puis se décida à parler :

-Ça ne me regarde pas … souffla-t-elle, en regardant par la fenêtre, il pleuvait encore, d'une pluie venteuse, froide et déprimante.

Ce temps pourri n'avait pas cessé de les tourmenter depuis la mort de Marco.

-C'est vrai, souffla-t-il aussi, en riant un peu, ça ne te regarde pas du tout. T'es pas là pour poser des questions, hein ?

Bella fronça encore plus les sourcils à ce qu'il lui disait. Il était incompréhensible.

-« Là » ? Mais « là » où ? demanda-t-elle

Il eut encore un autre long silence. Elle entendit du mouvement de l'autre côté du fil, des voix et une porte qui s'ouvrait.

-Là où je t'emmène, répondit-il enfin, embrouillant totalement la jeune femme.

Elle entendit encore plus de mouvement et il lui dit :

-Ne fais pas n'importe quoi, Bella…Salut.

Avant de raccrocher précipitamment. Laissant une Bella sous le choc.

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Vicki souffla bruyamment et Bella ne pouvait pas lui en vouloir.

Elle était dans le vestiaire, après le service, à s'appliquer de la crème nourrissante sur leurs pauvres mains endoloris. Un bande de gosses de riches russes avait décidé de s'installer dans l'hôtel pour leurs séjours à Seattle, il y a de ça quelques jours.

Ils venaient de partir mais avait laissé pour cadeau de départ, une ribambelle de chambres dans un état piteux. Elles avaient dû s'y mettre à deux par chambre pour nettoyer tout ça, tout l'après-midi.

Bella revoyait encore les chambres pleines de vomis, de mégots de cigarettes, des morceaux de vases et de miroirs cassés jonchant le sol.

Bella se sentait rincée, et tellement en colère. En colère contre ses gosses de riches qui ne respectent rien, contre elle qui se retrouve à faire ce boulot de m**** car elle n'a pas su faire plus d'efforts.

-Bella. Je vais partir. Lui dit soudainement Vickie

Elle venait d'enlever sa tenue de travail et était en sous-vêtements, une robe-pull dans les mains, prête à être enfilée.

-Qu'est-ce que… ? Commença alors Bella

-Je suis enceinte. L'interrompit alors Vickie en la regardant droit dans les yeux.

Étrangement, la seule chose à laquelle pensa d'abord Bella c'est à quel point les yeux de Vickie étaient beaux Elle ne s'en était jamais rendu compte, ne l'avait jamais regardé vraiment ainsi, directement dans les yeux. Et ils étaient si éblouissants, brillants de détermination.

Puis la réalité de ce qu'elle venait de lui dire la frappa finalement.

« ENCEINTE ? »

-Vickie ? Mais… Que…

Puis elle y pensa. A lui.

-Edward … ? Murmura-t-elle, mettant ses mains devant sa bouche, écarquillant les yeux. Un poids intense vint se poser sur son cœur lourdement.

Vickie continua de la regarder sans ciller quelque secondes avant de fermer les yeux, comme si elle avait mal.

-Je … Non… Je ne sais pas… Balbutia-t-elle, Cela pourrait être James.

Et bien malgré elle, c'était horrible, Bella le sentit Elle était soulagée. Soulagée ! Elle se détestait.

-James… interrogea-t-elle, le cœur lourd, mordant ses lèvres.

Vickie rouvrit les yeux. Et elle lui raconta.

Elle avait rencontré James un peu après l'arrivée d'Edward. Il n'était pas le plus beau, ni plus le romantique. Mais il avait l'air d'avoir sérieusement craqué pour elle et elle trouvait ça mignon, elle n'avait pas eu le cœur de le rejeter, mais n'en avait pas grand-chose à faire de lui.

« Tout ce que je voulais c'était Edward, tu comprends » dit-elle, en mettant une main dans ses cheveux, ses longs cheveux rouges flamboyants.

Mais au fur et à mesure, qu'il se voyait, elle s'attachait de plus en plus à lui. Il voulait la rendre heureuse. Elle. Et puis avec Edward, il n'y avait plus de chance.

« On est définitivement pas du même monde, c'est clair » appuya-t-elle.

Bella acquiesça lentement de la tête. C'est clair.

Mais maintenant elle était enceinte, et elle n'avait aucune certitude sur l'identité du père.

Elles restèrent silencieuses un bon moment. Bella était toujours en sous-vêtements.

-Mais qu'est-ce que tu veux faire alors ? demanda dans un souffle Bella. Mais au fond, elle était sûre de déjà savoir ce que ferait Vickie.

Vickie la regarda si intensément que Bella sentit un frisson lui parcourir le cou.

-Je veux être avec James. Je veux qu'il me rende heureuse. Le bébé est de lui. Lui et lui seule. Edward n'a jamais existé et je veux partir.

Il y eut encore un long silence.

-Je pars Bella.

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Vickie était partie.

Cela faisait une semaine. Elle avait immédiatement été remplacée par une fille sympa mais que Bella soupçonnait d'être junkie sur les bords. Mais bon, qui était-elle pour juger qui que ce soit ?

On était un Dimanche soir. Rosalie et elle regardait un film à la télé, assises toutes les deux, sur leur vieux canapé mais Rosalie s'était endormie, enroulée dans la couverture.

Et c'est à cet instant que le portable de Bella sonna.

-Allô. Répondit-elle

Mais personne ne répondit. Elle sut aussitôt, par l'heure tardive, par le souffle qu'elle entendait dans son oreille, par la chaleur et la froideur qui se répandit dans son corps, que c'était Edward.

Edward le mafioso. Edward qui serait peut-être Papa mais qui ne le saurait jamais, qui l'était même peut être déjà, plusieurs fois.

Mais elle demanda quand même : « C'est qui ? »

Comme ça. Juste parce que.

-Tu sais très bien qui c'est. Dit-il d'un ton tranchant mais avec une pointe d'amusement que peut être elle imaginait.

-Non. C'est Pierre-Henry ?

Encore comme ça. Juste parce que.

-C'est qui ça « Pierre-Henry » ? Le petit fils de ton prof d'histoire de l'Art

Et juste comme ça, elle pouffa, puis s'arrêta aussitôt.

Il eut un silence chaud, froid, inconfortable, normale. Bella réentendait Vickie « On n'est juste pas du même monde, c'est clair. » « Il n'y a jamais eu d'Edward »

-Tu pense souvent à moi, demanda-t-il alors, d'une voix blanche.

Elle ne répondit pas.

Bien sûr qu'elle pensait à lui. Et elle se haïssait pour ça, de ça. De le laisser avoir une emprise telle sur elle. Elle ne savait plus très bien quel sentiment prônait dans sa relation avec lui. La peur surement. L'attirance ? Ça en avait tout l'air

« L'amour ? »

Elle pouffa encore car même si elle n'était pas tout à fait nette, ce n'était pas au point de tomber amoureuse de quelqu'un comme lui qui ne lui avait apporté que douleurs et souffrances ….

Et quelques jouissances …

Inattendues.

-Je pourrais mourir, tu sais. Là où je suis. Ne jamais revenir, disparaître pour toujours …. Ajouta-t-il alors qu'elle n'avait pas répondu à sa question.

-Bella… Insista-t-il.

Mais il insistait sur quoi ? Il semblait attendre de Bella quelque chose. Une chose qu'elle semblait ne pas lui donner car son ton était agacé. Il s'énervait. Mais elle n'avait pas peur. Il n'était pas là. Il ne pourrait rien faire. Il ne pouvait pas la toucher, la regarder froidement, cruellement – Ne pouvait pas refermer ses doigts d'une emprise glaciale sur son cou, coupant sa respiration ….

Alors :

-Ah ! C'est Liam, c'est ça ?

Et il raccrocha. Violemment. Elle le savait. Et elle fut fière d'elle, juste un petit instant, avant de se mettre à regretter.

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Edward frotta violemment son visage d'une main.

Il entendait ce bruit, ce son affreux qui lui inspirait l'envie la plus profonde de détruire tous ce qui se trouvait à sa portée. L'envie d'hurler, de tuer, de déchirer, d'arracher, de dépecer, de s'arracher les yeux.

Des pleurs. Des enfants pleuraient.

Il était venue avec Jasper rendre une « visite » bien mérité à ce sale fils de p*** de Kaden. Il avait foutu le bordel et il allait le payer et il le savait. Mais ce chien n'avait pas écarté ses rejetons.

Ses enfants, deux petites filles, aux longs cheveux noirs pleuraient dans un coin du salon, recroquevillées sur elles-mêmes alors que leur père était assis sur le fauteuil, les mains en l'air.

Kaden était le dernier des idiots de colombiens qui avait essayé de reprendre le business aux mains de la famille Cullen dans le territoire.

Depuis qu'ils étaient venus, Edward et ses hommes s'étaient occupés de toute cette bande de rebelles à deux balles, les réduisant aux silences, chacun à leur tour.

A chaque fois, d'une manière spectaculaire, visible, pour que tous sachent qu'il ne fallait pas essayer de s'en prendre à lui, à eux, à Carlisle.

Et aujourd'hui, il ne restait que Kaden, ce con de Kaden, gros comme un porc mais malin comme une saleté de renard.

Le peu d'hommes qu'il avait réussi à engager pour le protéger étaient morts, rendant des comptes au Tout-puissant ?

Kaden était tout seul, à l'exception des petites filles qu'ils n'avaient pas eu la présence d'esprit de laisser en dehors de ça et qui pleuraient en tremblant violemment.

Edward leur jeta un bref coup d'œil, il sentait sa peau l'irritait tant le son qui sortait de leurs de leurs deux petites bouches le répugnait.

Kaden avait un air dégouté sur le visage. Il était dégouté d'avoir échoué.

Edward eut un rictus cruel, il retira la sécurité de son arme et la pointa droit sur l'homme.

Les petites filles sanglotèrent de plus belles. Il sentit quelque chose exploser au creux de son cœur, comme à chaque fois qu'il allait faire quelque chose d'affreux et il se mit à sourire.

Aucune humanité.

Aucun cœur.

Juste le pouvoir, l'argent, gagner , rester en vie. Coûte que coûte.

-T'aurais pas dû faire ça.

Et il lui tira une balle, droit dans la tête.

Devant ses filles, qui partirent en courant, en hurlant.

Aucune pitié.

Jasper coupa alors sa tête et la mit dans un sac poubelle. Puis ils quittèrent les lieux.

Ils montèrent en haut d'un des plus grands immeubles du centre de la ville où se réunissaient la majeure partie des personnes susceptibles de comprendre le message.

Et, du haut du toit, ils attachèrent la tête à une corde et la lâchèrent pour qu'une fois que le centre se remplirait, chacun puisse voir et comprendre.

Edward et Jasper s'allumèrent tous les deux des cigarettes, s'asseyant sur le toit. Ne parlant pas. Faisant des ronds avec la fumée. Profitant de ce moment de calme.

Laissant apparaître à cet instant précis toute leur juvénilité. Jeunesse flinguée avant même qu'elle n'est commencée.

Un filet de luminosité à peine apparent dans l'horizon montrait que le soleil allait bientôt se lever.

Il était temps de rentrer, de retourner là où les affaires les appelaient.


Quoi? Quoi? Comment ça il ne se passe rien? lol En tous cas, j'ai adoré, et pour moi chaque mots comptent, j'adore construire, mettre en place, puis BAAAAM! Car oui y'a du BAAAM qui vient. Et ça viendra vite

J'ai vraiment envie d'avoir des avis sur l'histoire, les personnages, leurs relations donc please please pretty please EXPRIMEZ-VOUS! J'adore faire ça moi, je me lâche sur les fanfics des gens si vous saviez LOL. Mais merci quand même de lire, si j'arrive à ne provoquer ne serait-ce qu'un battement de cœur plus rapide que les autres, alors je suis contente. ;3