Bonjour à tous.

Voilà un nouveau chapitre.

Bonne lecture !

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Peu de temps après la découverte du journal de son père, Draco reçut une lettre lui annonçant sa nomination en tant que préfet de Poudlard. La nouvelle apporta un souffle de bonne humeur sur le Manoir. Le jeune homme fut heureux de retrouver ses parents tels qu'il les avait connus avant l'arrivée du lord noir et, surtout, l'annonce de l'absence d'exclusion de Harry Potter de Poudlard.

Lucius lui montra sa fierté à sa façon, faisant simplement remarquer que, tout comme lui, il avait été préfet un temps. En revanche, sa mère organisa une petite soirée. Pansy, ayant été elle aussi nommée, fut invitée de même que ses amis Blaise Zabini et Théodore Nott. Cette nouvelle égaya les journées de Draco et il ne ressentit plus le besoin, pendant un moment, de retourner dans la clairière.

Le soir venu, il choisit sa tenue avec soin et descendit quand tous les invités furent arrivés. On l'applaudit alors chaudement et cela provoqua en lui une montée de fierté.

Après avoir salué et remercié les amis de ses parents, il rejoignit les siens qui discutaient entre eux dans un coin de la salle de réception.

- Salut, sourit-il en arrivant. C'est sympa d'être venu.

- Félicitations à toi, lui répondit Blaise en lui mettant une claque dans le dos. On s'y attendait un peu mais bon…

Théodore ricana et ignora totalement le regard noir que lui adressa son hôte. Pansy se rapprocha alors de ce dernier et glissa un bras sous le sien.

- Tu as vu, c'est génial, Draco. Nous sommes tous les deux préfets. On pourra faire nos rondes ensemble.

- Non, Pansy, la rabroua le jeune homme blond. Les rondes se font seul. De toute manière, ce n'est pas ce qui me réjouit le plus.

Blaise afficha un grand sourire à cette réplique, ses dents blanches éclatantes contrastant avec sa peau noire.

- Tu as hâte de mettre des retenues à Potter et la sang de bourbe ?

- Tu n'imagines même pas ! confirma Draco.

- Ce sera sûrement eux deux qui seront préfets aussi, fit remarquer Théo. Ils pourront te les rendre.

- Il reste toujours Weasley et puis je vois mal Granger se venger, elle est beaucoup trop… Gryffondor, souligna cependant Blaise.

Leur hôte hocha la tête et sourit à nouveau.

- Cela sera une bonne année, oui.

Pansy se serra un peu plus contre lui et lui rendit son sourire avec ardeur. Puis, un plateau passa près d'eux en flottant et Draco profita de l'occasion pour libérer son bras, se saisissant d'une coupe de champagne. La brune fronça les sourcils mais ne fit aucune remarque. Blaise se rapprocha ensuite et murmura :

- Pansy nous a dit. Alors c'est vrai ? Il est de retour ?

Le blond fusilla du regard son amie qui eut la décence de baisser la tête, honteuse. Il se retourna ensuite vers le noir et hocha la tête.

- Oui, mais il ne faut pas que cela se sache.

- Moi, je ne comprends pas pourquoi le ministère ne croit pas Potter, fit remarquer Théo. Enfin, c'est un Gryffondor, il ne sait pas mentir.

- Le ministère a peur. Fudge tremble rien qu'à l'idée que le lord noir puisse fouler le même sol que lui, expliqua Draco.

- Il va vite déchanter alors, ricana Blaise.

Les amis confirmèrent la remarque d'un petit rire commun. Puis, Draco se fit à nouveau appeler par sa mère. Il avait d'autres invités à satisfaire.

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Draco avait pu à peine feuilleter le journal de son père depuis qu'il l'avait déniché du grenier. Il ne pouvait pas le ramener dans sa chambre, les elfes le découvriraient en la nettoyant et en référeraient à Lucius sans le moindre doute. Le grenier lui étant toujours interdit, il ne put donc que lire quelques pages. Cela attisa sa curiosité encore plus et il se promit de l'emmener à Poudlard.

Quand le moment de faire ses valises arriva, il monta alors discrètement, tard dans la nuit, afin de le récupérer. Le journal trouva ensuite sa place entre deux robes de sorciers et sous plusieurs chaudrons.

La veille de son départ, il passa l'après midi dans la clairière, ignorant le fait que son père allait le réprimander et profita une dernière fois de la paix du lieu, ainsi que du soleil. Il n'emmena aucun livre et s'allongea simplement, les yeux fermés, sur le banc de pierre. Sans s'en rendre compte, il s'endormit et ne se réveilla que lorsque le soleil se fut couché, sa chemise légère n'étant pas suffisante pour la fraicheur de la soirée.

Il rentra ensuite au Manoir. Lucius ne fit aucune remarque et le dîner se passa en silence. Cependant, à la fin de celui-ci, il l'invita à le rejoindre dans le salon pour un digestif. Etonné mais ravi, Draco le suivit, laissant sa mère aller se coucher. Il n'avait jamais été invité à venir boire après le repas avec lui, étant sûrement trop jeune.

A présent, il accepta avec joie le verre de scotch que lui tendit son père. Une fois tous les deux assis face au feu, Lucius prit la parole.

- Draco, je voulais vérifier que tu n'as pas oublié ma petite requête.

- Non, père.

- Il est important que tu obtiennes de bons résultats et sois apprécié par le nouveau professeur. De plus, je voudrais que tu profites de ton rôle de préfet pour surveiller Potter. Je ne te demande pas de gâcher ton temps à espionner ce misérable insecte, simplement le maitre lui porte de l'importance, alors…

- Je comprends, père.

- Bien. Tu m'écriras une lettre chaque semaine pour m'informer de toutes les avancées.

- Oui, père.

- Parfait. Bois, maintenant, mon fils, tu deviens un homme.

Draco porta le verre à sa bouche et y versa tout le liquide. Avalant de travers, il sentit la brûlure que provoqua l'alcool jusque dans son estomac et ne put s'empêcher de tousser. Lucius le regarda en souriant, sans méchanceté cependant. Une fois son fils remis, il se leva et conclut :

- Va te coucher maintenant. Il faut que tu sois en forme pour ton départ.

Le jeune homme se leva donc et se dirigea vers la porte.

- Bonne nuit, père.

- Bonne nuit, mon fils.

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Quand il arriva dans le compartiment des Serpentards, dans le train, Draco put observer les regards envieux et craintifs de ses camarades. Il sourit, satisfait, en s'asseyant en face de Blaise. Sa position dans sa maison n'avait pas changé et son autorité semblait même s'être accrue grâce à sa nomination en tant que préfet.

Du coin de l'œil, il vit Crabbe et Goyle s'asseoir non loin de là, lui adressant simplement un hochement de tête. Ses deux amis le suivaient toujours à la trace, restant dans l'ombre et provoquant la peur. Draco appréciait de savoir qu'ils étaient non loin de lui, malgré le fait qu'il se soit légèrement éloigné d'eux l'année passée, leur présence le rassurait.

Une fois tous ses amis assis autour de lui, les discussions commencèrent et il s'abstint d'y entrer. Chacun racontait ses vacances et lui n'avait rien de particulier à dire. Finalement, il se leva peu de temps après, Pansy le suivant, et quitta leur compartiment. Une réunion de préfets les attendait.

Quand il arriva sur les lieux, il ne put cacher son étonnement l'espace de quelques secondes. Potter n'avait pas été nommé préfet mais plutôt Weasley. La surprise passée, il sourit méchamment. Il avait hâte de le rappeler au Gryffondor dès qu'il le verrait.

Il décida donc, une fois la réunion terminée, de faire un tour dans les wagons. Pansy, elle, retourna auprès de leurs amis. Alors qu'il marchait tranquillement, exhibant avec joie l'insigne présent sur sa poitrine, il se rendit compte qu'il était suivi. Crabbe et Goyle marchaient derrière lui, quelques mètres plus loin. Conciliant, Draco stoppa alors sa marche et attendit qu'ils arrivent à son niveau. Gênés, les deux compères hésitèrent à prendre la parole par la suite, puis finalement Grégory se décida.

- On est au courant. Nos pères aussi ont été appelés.

Draco fronça alors les sourcils et grogna tout bas :

- Chut ! Cela ne doit pas se savoir.

Embarrassé, celui qui avait parlé un peu trop fort baissa la tête, n'osant plus rien dire. Agacé par ce silence, Draco finit par annoncer :

- Venez, je comptais embêter un peu les Gryffondors.

Les gaillards échangèrent alors un sourire complice, toute gêne oubliée du côté de Grégory, et ils le suivirent. Mais alors qu'ils marchaient en silence, le blond vit au loin la fille de Serdaigle, Chang, sortir d'un compartiment, le visage rouge. Curieux, il se rapprocha et ouvrit à son tour la porte. Un sourire mauvais s'installa sur son visage, mais avant qu'il puisse ouvrir la bouche, Potter l'agressa :

- Qu'est ce que tu veux ?

- Poli, Potter, répliqua-t-il, sinon je serai obligé de te donner une retenue. Tu vois contrairement à toi, j'ai été nommé préfet, ce qui signifie que, contrairement à toi, j'ai le pouvoir de distribuer des punitions.

Se vanter ainsi face à son rival fit du bien à Draco.

- C'est ça, rétorqua cependant celui-ci, mais toi, contrairement à moi, tu es un crétin alors sors d'ici et fiche nous la paix.

La réplique, bien que basse, fit monter une rage violente au creux du ventre du blond. Furieux, il pinça les lèvres.

- Dis moi, Potter, quel effet ça fait de se retrouver deuxième derrière Weasley ?

Le visage du survivant devint blême et Draco sut qu'il avait touché juste.

- Ferme là, claqua Granger, venant à la rescousse de son ami.

- Tiens, on dirait que j'ai touché un point sensible, fit remarquer le Serpentard avec un sourire narquois. En tout cas, fais attention à toi, Potter, parce que je vais te suivre à la trace, comme un chien, et si jamais tu fais un pas de travers…

- Fiche le camp ! cria la sang de bourbe, furieuse, en se levant.

Lançant un dernier regard venimeux à son ennemi de toujours, Draco partit en claquant la porte. Voir le visage de Potter se décomposer en mentionnant le chien était absolument jouissif. Bien sûr qu'il avait compris, sur le quai de la gare, que le molosse qui l'accompagnait n'était autre que Sirius Black, parrain du survivant, échappé de prison. Ce clébard n'avait absolument aucune retenue et avait bavé sur tout ce qui bougeait, écœurant le Serpentard au possible.

Sans prendre le temps de terminer sa tournée, il fit signe à ses deux acolytes de le suivre et retourna à son compartiment.

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Le reste du voyage se passa tranquillement. Draco profita allègrement de sa supériorité par rapport à ses camarades quant à son nouveau statut tout en essayant de repousser Pansy qui tentait de faire de même. Le jeune homme aurait cru que la brune avait compris suite à la façon dont il l'avait rejetée durant l'été, mais visiblement le message n'était pas passé. Elle tentait des rapprochements plus ou moins subtils, ignorant les regards totalement froids et désintéressés que lui adressait son ami. En effet, ce dernier appréciait leur amitié et ne souhaitait pas la gâcher avec une relation qui, d'abord ne l'intéressait pas, mais en plus n'était dûe, du côté de la jeune fille, qu'à un devoir sûrement ordonné par ses parents.

Non pas que Draco doute de son charme, mais ce changement de comportement coïncidait trop avec le retour du lord noir. Certes, ils rentraient en cinquième année et le jeune homme savait que les amours et le sexe commençaient à prendre une grande importance pour les adolescents qu'ils étaient, mais cela n'expliquait pas totalement ses avances soudaines.

De son côté, s'il repoussait Pansy c'était en grande partie parce que ces affaires ne l'intéressait pas. Du moins pour l'instant. Le reste se justifiait par leur amitié et le physique pas si avantageux de la jeune brune.

Son esprit était rempli par de nombreuses autres choses qu'un besoin physique, sachant qu'il ne croyait pas aux mièvreries de l'amour. Il réfléchissait aux demandes de son père, se réjouissait de son avantage sur Potter grâce à son nouveau poste et, surtout était curieux.

Le livre, présent dans sa valise, qui n'était autre que le journal personnel de son père, contenait sans aucun doute des informations importantes. Sinon, jamais Lucius n'aurait prit la peine de les coucher sur du papier. Il avait vu en feuilletant rapidement que cela ne portait pas sur sa relation avec Narcissa, il y avait donc de grandes chances pour que cela parle du seigneur des ténèbres. D'autant plus que Draco savait que c'était durant ces années là que son père avait été recruté.

Sa curiosité le rongeait donc et son impatience de retrouver son dortoir grandissait au fil des minutes. Heureusement, le train ne tarda pas à arriver en gare et ses amis et lui furent bientôt attablés, prêt à entamer le festin de début d'année.

Une fois la salle remplie et les premières années réparties dans les différentes maisons, Dumbledore se leva pour son traditionnel discours de bienvenue et, surtout, de prévention. Draco n'écouta que d'une seule oreille celui-ci, observant du coin de l'œil Potter se chamailler avec Weasley et la sang de bourbe les fusiller du regard.

Cependant, le bourdonnement présent dans ses oreilles s'interrompit et un grand silence suivit, le sortant de sa transe. Curieux, Draco tourna la tête vers la salle des professeurs et vit une petite chose rose se lever et venir sur le devant de la scène. N'ayant pas écouté l'annonce quant aux nouveaux professeurs, il se pencha vers Blaise et chuchota :

- Qui est-ce ?

- Ombrage, nouvelle prof des forces du mal, répondit vaguement celui-ci, le regard fixé sur elle.

Draco, comprenant qu'il s'agissait de la personne qu'il devait soutenir selon les ordres de son père, porta son attention sur la nouvelle venue et écouta son discours. A l'entente de celui-ci, il eut envie de rire mais s'abstint cependant, ne pouvant se le permettre. Alors, il sourit intérieurement face aux absurdités s'enchainant les une à la suite des autres. Cela confirmait les journaux et ce que Lucius lui avait dit : le ministère ne voulait pas croire en le retour du lord noir et surtout, faisait en sorte que tout le monde face de même. Et c'est en passant par Poudlard que Fudge comptait contrôler ceci. Ingénieux mais totalement inconscient en sachant la vérité.

Le jeune homme savait que c'était une large erreur que commettait le ministère. Le seigneur des ténèbres allait profiter de cet aveuglement pour réunir ses troupes et attaquer en force. Draco se dit que son père serait content d'apprendre ce genre de nouvelle.

Après le dîner, le jeune homme se rappela ses devoirs de préfets. Il dut guider les nouveaux Serpentards à travers le château et les ramener dans les cachots. Là, il les libéra et alla dans sa chambre, partagée avec Blaise, Crabbe et Goyle.

Une fois tout le monde endormi, il quitta son lit qu'il venait d'investir et vint fouiller dans sa valise. Le journal était toujours là. Pour plus de précaution, Draco décida de changer sa couverture et, d'un sort, le transforma en roman sorcier. Une fois cela fait, il le rangea dans sa table de nuit et retourna s coucher. Il aurait le temps de le lire plus tard et devait être en forme pour le jour de la rentrée.

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Le lendemain, le jeune homme se réveilla tôt. Prenant sa douche le premier, il prit son temps et se prépara avec soin. Puis, il descendit en compagnie de Théo dans la grande salle. Pendant le petit déjeuner, il reçurent leurs emplois du temps et virent qu'ils commençait directement par les cours de défense contre les forces du mal.

Comme d'habitude, lorsqu'il arriva dans la classe, il vit que le cours était partagé avec les Gryffondor. Draco n'avait jamais compris pourquoi sa maison se trouvait avec celle des lions. Tout le monde savait que ces deux maisons ne pouvaient pas se supporter. Selon lui, il aurait été plus intelligent de les mettre avec les Serdaigles tandis que les Poufsouffles accompagneraient les Gryffondor. Mais visiblement cela devait encore être une idée de Dumbledore, vieux fou croyant en la réunification des maisons.

Résigné, le blond s'installa dans une des tables du premier rang, rôle du premier élève oblige. Il devait faire sensation.

La femme, habillée tout de rose, ne tarda pas rejoindre la classe, une fois tout le monde installé. Elle prit alors la parole, annonçant l'absence d'utilisation de magie, l'intérêt de la théorie. Draco regardait tout ceci, amusé. La nouvelle professeure semblait vraiment croire en ce qu'elle disait.

Mais, comme toujours, il fallut que Potter intervienne. La tête brulée qui servait d'idole à la moitié de la population de Poudlard, et sûrement aussi celle du monde sorcier, s'insurgea. Il parla de menace extérieure, de besoin d'apprendre à se défendre. Hypocrite, Ombrage demanda alors qui pouvait bien les menacer.

- Mmh voyons, fit le brun en faisant semblant de réfléchir. Disons… peut être… Lord Voldemort.

Draco sentit alors un frisson parcourir son échine, tremblement partagé avec le reste de la classe. Des points furent alors retirés à Gryffondor. Le blond sourit, ce qui fut cependant vite transformé en grimace en voyant que Potter n'abandonnait pas. Il invoqua la mort de Diggory, ce que, bien sûr, la professeure traita de mensonge. Draco vit alors les yeux du brun s'assombrir tandis qu'il se levait et criait :

- Ce n'est pas un mensonge !

La seule chose qu'il obtint, suite à cette conviction ouvertement défendue, fut une retenue et un renvoi de la classe.

Suite à son départ bruyant, la classe ne pipa mot. Ombrage reprit son cours comme si rien ne s'était passé mais Draco voyait que la classe était partagée. Une grande partie pensait que le survivant était devenu fou, une autre enrageait face au comportement de la professeure et enfin, une petite minorité de Serpentards qui savait la vérité, se réjouissait du fait que Potter se fasse punir injustement.

Finalement, le cours se termina et un autre suivit. Draco ne fut pas très attentif pour le reste de la journée. Au fond de lui, il avait été impressionné par son rival et sa foi mais ce sentiment lui faisait honte. Il devait surveiller Potter, être admiratif de son comportement.

Chassant ses pensées et se préparant rapidement à aller se coucher, il monta dans la chambre le premier et s'enferma derrière ses rideaux, le journal entre les mains. Impatient, curieux, il l'ouvrit et commença sa lecture.

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Comme vous avez pu peut être le remarquer, il y a des éléments que j'ai empruntés au livre. Il y a même un copier coller d'un dialogue. Je vous rassure, c'est uniquement pour ce chapitre, je ne cherche pas à plagier le livre.

Et puis, bien évidemment, les choses vont changer rapidement. Voilà.

Merci pour votre lecture et à lundi.

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