Coucou,

Comme vous avez pu le remarquer, nous sommes mercredi et non jeudi… Enfin, bref, j'ai décidé d'accélérer mon rythme de publication car j'ai beaucoup d'avance sur vous. Maintenant, je posterai le lundi, le mercredi et le vendredi. Voilà !

Note importante : Il me semble que je vous dois une explication suite à une ou deux reviews interrogatives. Pour le journal, au début vous lisez ce qu'a écrit Lucius mais ensuite quand j'ouvre les guillemets, il s'agit d'un retour dans le passé. C'est donc ce que s'imagine Draco en lisant les lignes du journal. C'est un procédé de narration qui me permet d'insérer des dialogues et d'éventuelles descriptions. Voilà, j'espère que c'est clair…

Bonne lecture !

OoOoOoOoO

Lucius répondit à Draco le lundi suivant. Il le rassura sur les méthodes d'Ombrage, n'omettant pas de dire, cependant, que son fils ne devait pas avoir de raison de recevoir une retenue. Il joignit à sa lettre un court mot de Narcissa ainsi qu'une boite de chocolat.

Le blond la donna à son ami, Blaise, qui lorgna dessus dès que le paquet arriva au petit déjeuner. Ses parents lui offraient souvent plein de friandises, il n'en manquait donc jamais et en devenait ainsi généreux. Une fois la boite de chocolat dévorée par le noir en même pas dix minutes, ils quittèrent ensemble la grande salle et se dirigèrent vers celle de potions.

Comme à chaque fois qu'il allait à un cours de son parrain, Draco avait le sourire aux lèvres. Il accepta même que Pansy lui tienne le bras pendant le trajet et discuta joyeusement avec Théo d'un roman qu'il avait lu pendant l'été. Même l'arrivée de Potter et sa clique dans la classe ne réussit pas à gâcher sa joie.

En effet, à l'instar de chaque cours de potion depuis leur première année, les Gryffondor faisaient la tête et se préparaient à perdre des points ou, encore mieux, à recevoir des retenues. Il s'agissait du seul moment où le Survivant faisait profil bas et essayait de disparaître dans son chaudron. Heureusement, Severus ne le loupait jamais.

Ce dernier ne tarda pas à arriver. D'un tournoiement de cape, il pénétra dans la salle. Après l'avoir parcourue du regard froidement, il s'avança jusqu'au tableau et s'y arrêta. Un coup de baguette plus tard les consignes étaient inscrites dessus et la classe s'activait.

Draco fut le premier à aller chercher ses ingrédients et à commencer sa potion. Du coin de l'œil, il vit Granger agir tout aussi frénétiquement que lui. Fronçant les sourcils, le blond se repencha alors sur sa potion et se concentra. Il devait exceller.

Une heure plus tard, sa potion était parfaite. Son parrain passa alors à son niveau et lui accorda une vingtaine de points. Un sourire apparut sur les lèvres pâles de son filleul tandis que le professeur se dirigeait ensuite vers la table de Potter. Comme d'habitude, des points furent retirés et la préparation de la sang de bourbe ne réussit pas à les récupérer.

Draco et ses amis sortirent donc de la salle de classe le cœur léger. Un cours de divination suivit, partagé lui aussi avec les Gryffondors. Pour ne pas changer, Trelawney prédit la mort de Potter et ce fut le seul événement marquant de l'heure. Ce fut donc un peu plus morose que le groupe de Serpentards quitta ce cours suivant.

Le déjeuner arriva ensuite et ils retrouvèrent, à leur table, Crabbe et Goyle déjà en train de manger. Une grimace de dégout apparut le visage de Théo quand il vit une cuisse de poulet disparaître totalement dans la bouche d'un des deux gaillards et il s'assit donc à une distance certaine.

A la fin du repas, Draco repoussa sa fourchette et annonça :

- Bon, moi je vais travailler à la bibliothèque pour la pause.

- Je t'accompagne, dit aussitôt Pansy.

- Non, asséna fermement son ami. Tu as déjà prévu une partie d'échec avec Blaise.

- Mais… Tu es souvent seul en ce moment…

- Laisse le respirer, Pansy, murmura doucement Théo.

Draco remercia son ami du regard et se leva sans attendre la réponse de la jeune fille. Il fila vers les cachots. Une fois dans sa chambre, il se saisit du journal de son père et le cacha dans son sac.

Contrairement à ce qu'il avait annoncé, le blond ne se rendit ensuite pas à la bibliothèque. Il se dirigea vers le parc et retrouva l'arbre qui était devenu son nouveau lieu de lecture.

Une fois assis confortablement, il ouvrit le journal avec impatience et reprit sa lecture.

Severus était à présent intégré à notre groupe. Bien que nous soyons en cinquième année et lui en première, il venait souvent nous rejoindre à la bibliothèque pour travailler…

« - Oh ! Severus arrive ! s'exclama Parkinson.

Les têtes se relevèrent des cahiers et regardèrent le nouveau venu se faufiler entre les rayons de livres afin de rejoindre leur table. Helena sourit mielleusement et murmura :

- Il est vraiment mignon avec son petit air innocent sur le visage.

- Il a onze ans ! la réprimanda férocement Lucius.

- Et alors ? Je chasse le gibier en avance. S'il ne me croit pas inaccessible maintenant, quand il sera mûr dans quelques années, je pourrais le croquer.

- Ce n'est pas un fruit, ricana Goyle.

- Oh si, c'est tout comme. Regarde cette fine peau blanche, encerclée de ses cheveux si sombres… Et ses yeux, vraiment profonds…

- Tu es vraiment inquiétante, frissonna Crabbe.

- Que dirait Thomas s'il t'entendait ? demanda sarcastiquement le préfet.

- Hum, hum, toussota doucement la black. Nous avons rompu ce matin.

Severus arriva à ce moment là à leur table et releva la tête vers Helena en l'entendant. Cette dernière lui adressa un sourire carnassier.

- Tu veux dire que tu l'as royalement plaqué ? questionna de façon rhétorique Parkinson.

- Peut être… Il devenait lourd à la fin.

Severus qui avait prit un siège entre la fille et Lucius, commença à sortir ses parchemins. Le préfet, lui, se pencha par dessus la table vers son amie, gardant son sourire moqueur.

- Dis moi, par « à la fin », tu entends quoi ? questionna-t-il. Parce que vous êtes restés ensemble à peine une semaine. Donc, si on part du principe que les deux premiers jours furent le début, le milieu ne compta ensuite que les troisième et quatrième jours. Ce qui fait que logiquement, la fin fut… Les deux derniers jours ?

Tous les hommes attablés rigolèrent, même le première année qui esquissa un sourire. Helena ne se départit cependant pas de son sérieux.

- En réalité, nous avons commencé à coucher ensemble, il y a de cela deux semaines…

Elle ne put finir sa phrase car Severus toussa fort, s'étouffant avec sa salive. Lucius donna de gentilles tapes dans le dos du garçon choqué et réprimanda son amie :

- Voyons, Helena !

- Oh ! Severus ! s'étonna la jolie noire.

Elle déposa une main sur son épaule.

- Pardonne moi, j'oublie souvent que tu es aussi innocent.

Parkinson se racla la gorge tandis que le première année se décalait légèrement vers le préfet.

- Bref, reprit ce dernier en se réinstallant dans son siège. Quoiqu'il en soit, Slughorn a prévu une petite soirée samedi.

Etonné, Severus se tourna vers lui, interrogateur.

- Oh ! C'est vrai, tu n'es pas au courant, dit Lucius. Notre professeur de potions organise des soirées en petits comités. Il trie sur le volet parmi ses meilleurs élèves. Helena et moi sommes conviés. Je ne pense cependant pas que tu pourras venir, il ne choisit jamais de première année. Bien que… Apparemment, tu as de très bonnes notes dans cette matière.

Le brun hocha la tête, le blond poursuivit donc :

- Je lui demanderai en cours d'année, si tu te révèles toujours aussi excellent.

Le jeune garçon sourit en remerciement puis se pencha sur son parchemin. Helena, elle, afficha une moue boudeuse.

- Lucius… Tu y vas avec Narcissa ?

- Bien sûr, confirma celui-ci en se replongeant dans son cahier.

- Je n'ai personne avec qui y aller, soupira la jeune fille alors.

Puis, d'un mouvement de tête gracieux, elle se tourna vers Parkinson pour lui sourire innocemment.

- John… Tu veux venir avec moi ?

- Je ne pense pas que ce soit une bonne idée, répondit simplement son ami en rougissant.

- Bon… Ce n'est pas grave, souffla Helena en feignant une grande peine. Je trouverai quelqu'un d'autre… »

Draco releva la tête, rêveur. La mère de Blaise avait l'air d'être un véritable phénomène. Son regard se perdit dans le vide. Son père semblait vraiment porter son parrain en haute estime.

Après un moment d'égarement, il se ressaisit et leva sa baguette afin de jeter un tempus. Voyant que l'heure de la pause était terminée, il se leva et retourna au château. Il avait cours.

OoOoO

Cela faisait bientôt cinq minutes que Draco tenait sa fourchette levée, à quelques centimètres du pudding présent dans son assiette, quand Blaise finit par soupirer. Assis à côté du blond, il avait remarqué son absence d'activité et son regard rêveur. Curieux, il se pencha vers lui et murmura :

- Tout va bien, Draco ?

- Hum ? fit celui-ci, sortant de ses pensées. Oui. Dis moi, Blaise, elle devient quoi ta mère ?

- Pas grand chose, marmonna le noir, replongeant dans son repas.

- Elle en est à son combientième mari déjà ? poursuivit le blond, ne semblant pas se préoccuper du trouble de son ami.

- Septième. Je crois qu'elle est en Italie actuellement avec lui. Pourquoi cet intérêt soudain ?

- Comme ça. J'ai appris récemment qu'elle était déjà aussi prédatrice lorsqu'elle était à Poudlard.

- Bien sûr, confirma Blaise. Seulement à l'époque, elle n'empoisonnait pas ses amants.

Un silence accueillit sa réponse puis le blond leva sa main afin de la déposer sur l'épaule du noir.

- Je suis désolé, dit-il, compatissant.

- Je ne lui en veux pas vraiment tu sais… Après tout, je n'ai jamais connu mon père, alors il ne peut pas me manquer. Et puis ce n'est pas comme si elle ne m'apportait pas à chaque fois une nouvelle figure paternelle.

Les deux amis se regardèrent avec sérieux puis, quelques secondes plus tard, éclatèrent de rire. A la fin de leur fou rire, chacun se replongea dans son repas. Pansy, qui les avait écoutés, prit ensuite la parole :

- Vous savez quoi ?

- Non, mais on va bientôt savoir, soupira Théo, blasé.

- Daphné sortirait avec un Gryffondor !

- Vraiment ? s'écria Blaise, tout d'un coup intéressé.

- Oui ! Un quatrième année en plus ! Il s'appelle Trevor.

- Je lui aurais cru plus de goût, fit Draco.

- Moi aussi, confirma le noir. Après tout, elle avait des vues sur toi l'année dernière.

L'excitation de Pansy présente sur son visage s'affaissa soudain. Le blond fit mine de ne rien voir mais Blaise fronça les sourcils.

- Il n'est pas si moche que ça ce Trevor, souleva doucement Théo.

- C'est un Gryffondor ! claqua Draco, comme si cela expliquait tout.

- Daphné est assez ouverte, répondit simplement le châtain.

- Hum, hum, ricana Blaise. Dans quel sens du terme, Théo ?

- Tsss, répondit simplement son ami.

Le repas se termina ensuite sur les raisons qui auraient pu pousser la Serpentarde à sortir avec le fameux Trevor et Draco se désintéressa vite de la conversation. Pour lui, il était tout simplement impossible de sortir avec une Gryffondore ou, encore pire, une Poufsouffle.

Dès qu'ils eurent quitté la grande salle, ils rejoignirent leur salle commune. Draco réussit à inciter Blaise à travailler leur devoir de potion tandis que Théo emmenait Pansy dans sa chambre afin de lui montrer un de ses romans favoris. Une fois les deux partis, le noir se pencha vers son ami et demanda :

- Tu n'es pas jaloux ?

- De quoi ? questionna tranquillement le blond.

- De Théo qui vient d'emmener Pansy dans sa chambre.

- Ils vont simplement parler lecture. De plus, je ne vois pas pourquoi je serais jaloux.

- Elle te drague.

- Je sais, soupira Draco.

- Tu n'es pas intéressé ?

- C'est mon amie, Blaise.

- Et alors ? Elle semble vraiment vouloir te plaire, à ta place j'en profiterais pour tester de nouvelles choses…

- C'est mon amie, Blaise ! répéta un peu plus fort le préfet.

- Oui, oui… Mais elle serait consentante donc il n'y aurait pas de problème…

- Non.

La phrase coupa court à la discussion et le blond se repencha sur son parchemin. Il vit du coin de l'œil le noir tenter d'en faire autant. Il ne tint cependant pas cinq minutes et se pencha alors de nouveau vers son ami.

- Tu n'as pas envie de tester de nouvelles choses ?

- Blaise !

- Moi, j'ai bien envie de profiter de cette année pour me dépuceler.

- Tant mieux pour toi !

Draco n'avait pas levé la tête de son parchemin. Quand le noir l'interrompit dans son travail une troisième fois, il fut obligé de le faire.

- Et toi ?

- J'ai d'autres choses en tête, grinça-t-il alors, fusillant du regard son ami.

- Mais comment tu peux ne pas en avoir envie ? La nuit, tu n'as pas des…

- Blaise, je te jure que si tu continues cette phrase, je me débrouillerais personnellement pour que tu termines ton année en retenue.

- Oh ! fit le noir qui baissa la tête, déçu. Mais je n'ai personne avec qui en parler, moi. Théo passe sa vie à rêver, Crabbe et Goyle, je n'en parle même pas, et Pansy… Et bien, c'est une fille, ce n'est pas pareil.

- Tu m'en vois désolé, fit ironiquement Draco avant de se lever. Je te laisse, ma ronde m'attend.

OoOoO

Comme lors d'un de ses précédents tours de garde, le préfet croisa le Survivant. Cependant, cette fois-ci il n'en fut pas étonné et s'approcha gaiement de la silhouette qui se détachait de la pénombre, pressé de l'embêter.

- Alors Potter, comment elle va cette main ?

Le ton ironique fit se tourner le brun contrairement aux pas précédents qui avaient annoncé l'arrivée de Draco.

- Va voir ailleurs si j'y suis, Malfoy.

- Tout doux, Potter, tout doux. Je suis ton préfet, tu me dois le respect. Dis moi, combien de temps va durer cette petite retenue, histoire de savoir si je serais encore obligé de supporter ta vue pour mes prochaines rondes ?

- Il y a d'autres couloirs à explorer, Malfoy.

- J'emprunte ceux que je veux, le balafré !

Potter grinça des dents et fronça les sourcils. Puis, prenant sur lui même, il se détourna, ignorant le sourire vainqueur du Serpentard. Une fois qu'il eut disparut au détour d'un couloir, le blond reprit sa marche, avançant lentement. Bientôt, il arriva au niveau du bureau d'Ombrage.

Sentant la curiosité monter en lui, Draco éteignit d'un coup de baguette les torches du couloir. Il put voir alors l'absence de lumière dans la pièce, celle-ci ne filtrant pas sous la porte.

D'une main tremblante, il alla alors se saisir de la poignée et tenta d'ouvrir la porte. Ne pas respecter les règles n'était pas dans ses habitudes et la peur lui rongea l'estomac lorsqu'il ouvrit le verrou à l'aide de sa magie.

Eclairé par le simple lumos de sa baguette, le bureau lui sembla bien sombre. Il ne put cependant pas ignorer la profusion de rose sur les murs et le sol. Des petits chatons dormaient, dessins présents sur des assiettes accrochées au mur. Le préfet eut peur de les réveiller mais aucun n'ouvrit un œil. Il projeta alors sa lumière vers un autre endroit et aperçu une petite table placée devant le bureau. Elle était recouverte d'une légère nappe rose, tout comme le bureau. Draco s'approcha alors et vit une feuille vierge ainsi que des plumes présentes sur celle-ci. D'une main il se saisit d'une et l'étudia à la lumière. Il comprenait mieux à présent.

Pendant un court moment, il imagina Potter assis à cette petite table. Fusillant, sans aucun doute, du regard la femme en rose et écrivant sur la feuille vierge avec son sang. Le cœur de Draco se serra un instant. L'image qui lui revenait d'Ombrage était vraiment cruelle.

Reposant la plume à son emplacement, il se dit que tant que cette légère torture n'était destinée qu'à Potter, ce n'était qu'un moindre mal. Puis, il quitta la pièce en fermant bien la porte et reprit sa ronde.

OoOoO

Deux semaines passèrent après cet événement. Les vacances approchaient. Contrairement à d'habitude, Draco allait les passer à Poudlard, son père lui ayant annoncé qu'il avait trop de travail et que sa mère était partie avec une de ses amies à l'étranger. Il en fut légèrement déçu lorsqu'il l'apprit dans une des lettres de son père, mais la présence de courtes félicitations, suite à la série d'excellentes notes qu'il avait reçues, lui réchauffa le cœur.

Chaque semaine, il continuait d'envoyer à Lucius un compte rendu de ce qu'il passait au château. Ne croisant presque plus Potter seul – les retenues de ce dernier étaient terminées – il ne lui en parlait plus. Heureusement, son père semblait avoir d'autres choses en tête et ne lui faisait pas de remarque quant à ce sujet. De toute manière, Draco ne voyait pas comment il pouvait surveiller le Survivant alors qu'il ne pouvait pas lui parler sans l'insulter et le mépriser.

De son côté, le préfet continuait sa lecture du journal. Depuis, il n'avait pratiquement rien lu d'intéressant, hormis un passage.

Lorsqu'il l'avait lu, il avait réussi encore une fois à quitter la compagnie de ses amis et s'était trouvé une salle vide. Tranquille, il s'était installé sur une chaise et avait profité du calme pour se pencher sur les lignes manuscrites.

La soirée organisée par Slughorn ne tarda pas à arriver. Accompagné de Narcissa, plus belle que jamais dans une robe pervenche, je m'y étais rendu.

« Oh ! Lucius, bienvenue ! dit le professeur de potions.

Le préfet s'avança, sa petite amie au bras, et vint le saluer en retour. Du coin de l'œil, il vit que son amie, Helena, était déjà là. La belle fille à la peau sombre faisait les yeux doux à un septième année de Serpentard que Lucius ne connaissait que de vue, Rodolphus Lestrange. Le personnage était assez discret malgré son statut de sang pur.

Lucius s'approcha du couple, emmenant avec lui Narcissa.

- Helena, bonsoir ! dit-il.

- Lucius, le salua-t-elle. Laisse moi te présenter Rodolphus, il est en septième année.

- Je sais, répondit simplement le préfet.

Helena ignora son intervention et se tourna vers sa nouvelle proie.

- Rodolphus, voici Narcissa Black. C'est la petite amie de Lucius.

- Bonsoir, Narcissa, dit le jeune homme.

Galant, il vint se saisir de la délicate main de la jeune fille afin de la porter à ses lèvres. Puis, il se tourna vers le préfet et lui serra la main.

- Helena m'a parlé de vos charmantes idées… Je suis intéressé, il faudra plus m'en dire.

- Vraiment ? releva Lucius, platement.

- Oui, j'ai un ami qui...

- Rodolphus ! le réprimanda Helena. Pas de cela maintenant, viens, allons dîner. Slughorn nous attend.

Hochant la tête, le septième année la suivit. Narcissa se tourna alors vers son petit ami et demanda :

- Quelles idées ?

- Oh, je suppose que Helena a simplement dû lui parler de notre répugnance quant aux moldus et autre. Elle parle trop des fois.

Son regard se dirigea alors vers la jeune black qui était de dos. Inconsciemment, il dévia ensuite en direction de la chute de rein parfaite, dévoilée par la robe échancrée. La blonde à ses côtés fronça les sourcils.

- Je n'aime pas quand tu la fréquentes, Lucius.

- C'est une amie, Narcissa.

- Elle souhaite tous vous mettre dans son lit.

Le préfet sourit et se tourna vers sa petite amie. Du bout des doigts, il vint caresser la joue pâle.

- Tu n'as pas à t'en faire, ma chérie, toi seule compte.

Délicatement, il posa ensuite ses lèvres sur celles, douces, tendues vers lui. »

Par la suite, malheureusement, Lucius n'avait plus parlé avec Rodolphus de la soirée. Le début de conversation intéressante avait donc coupé court. Tout comme la lecture de Draco, ensuite, lorsque son père avait expliqué comment il avait prouvé à sa future femme qu'elle seule avait de la valeur à ses yeux.

Le blond avait été étonné de trouver cela dans le journal qui était censé à la base expliquer pourquoi Lucius avait hérité d'un objet important du seigneur des ténèbres. Peut être que son père s'était souvenu de la nuit suivant la rencontre qui avait dû être mémorable à ses yeux. Draco avait alors senti son estomac se retourner à cette pensée. Il avait donc filé vite hors de la salle de cours et avait rangé en vitesse le livre à sa place, loin de lui.

OoOoO

Alors que les vacances approchaient et qu'il ne restait plus que quelques jours avant le départ de ses amis, Draco voulut sortir voler, un soir de beau temps. En vérité, il essayait de fuir Pansy qui se faisait de plus en plus entreprenante. Blaise, le seul qui restait avec lui, sa mère étant occupée à batifoler avec son nouveau mari, lui avait conseillé de lui dire clairement qu'il n'était pas intéressé. Mais le préfet ne voulait pas froisser son amie. Alors il la repoussait juste délicatement lorsque les avances se faisaient trop prononcées.

Une fois arrivé dans le vestiaire de Serpentard, le blond se changea et vint se saisir de son balai. Pendant l'été son père lui avait offert l'Eclair de Feu, celui qu'il avait envié pendant un an au survivant, aucun modèle aussi performant n'étant sorti depuis. Draco était content, il allait pouvoir rivaliser avec le Gryffondor.

Pressé de s'entrainer, il quitta les vestiaires et sortit sur le terrain. Dès qu'il fut dehors, il enfourcha son balai et s'éleva. Ce n'était pas la première fois qu'il le montait, mais encore une fois il s'enthousiasma des sensations.

Mais alors qu'il allait faire le tour du terrain, il vit au loin une personne en train de voler tout comme lui. Cette dernière l'avait repéré aussi et s'approchait. Draco fronça alors les sourcils lorsqu'il reconnut Potter. Le brun semblait mécontent, tout comme lui.

- Qu'est ce que tu fais là, Malfoy ?

- Et bien, je vole, tout comme toi.

- On avait réservé le terrain pour la soirée !

- Ton entrainement est terminé, Potter ! J'ai le droit d'être ici. Mais s'il y a vraiment un problème, on peut tout autant aller en parler au professeur Ombrage…

La menace à peine voilée n'échappa à personne et Potter fit demi tour, allant voler de son côté. Draco sourit en remarquant qu'il avait souvent le dernier mot en ce moment face au Gryffondor. A son tour, il se mit à voler, essayant des figures compliquées.

Au début, les deux garçons restèrent de chaque côté du terrain, regardant tout de même, du coin de l'œil, ce que faisait l'autre. Le Serpentard vit rouge lorsque Potter se mit à exécuter une feinte de Wronski. C'était une des figures des plus compliquées et Draco refusait que le Survivant sache le faire et non lui. Il l'imita donc et se rapprocha de la partie de terrain de celui-ci. Potter le vit faire, observant la feinte exécutée presque parfaitement. Puis, il entama de nouvelles figures, le blond le suivant toujours et essayant de faire mieux. Plusieurs fois, Draco tenta ses propres enchainements, que le Gryffondor imitait aussi.

Les deux garçons volaient toujours plus haut, toujours plus rapidement, enchainant looping, virages serrés et vrilles. Ils furent bientôt collés l'un à l'autre comme lors d'un match, rasant le sol à une vitesse impressionnante. Draco ne contrôlait plus grand chose, profitant simplement des sensations et suivant la masse de cheveux noirs à ses côtés. Potter monta bientôt en chandelle, accélérant encore. Le blond le suivit, impressionné par la façon donc son estomac resta à peu près en place.

Le Survivant tenta ensuite de voler sur le dos, gardant l'altitude atteinte. Draco le suivit, s'installa rapidement à ses côtés et lui adressa un sourire narquois. Seulement ses mains gelées commençaient à s'engourdir et, quelques instants plus tard, lorsque le Gryffondor prenait un virage serré vers la droite, le blond sentit celles-ci lâcher le manche. Inéluctablement, son torse partit en arrière, vers le sol, et sous le choc ses jambes lâchèrent le balai à leur tour.

Le cœur du blond s'affola tandis qu'il se sentait chuter, ses yeux se perdirent dans le ciel quelques instants, jusqu'à que son corps se retourne et qu'il fonce vers le sol, la tête la première.

OoOoOoOoO

Merci d'avoir lu.

A vendredi.

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