Bonjour à tous, voilà un nouveau chapitre. Merci pour vos reviews.
Bonne lecture !
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Le brun arriva débraillé. La cravate rouge défaite et la chemise à demi ouverte, il se précipita en haut de la tour, essoufflé. Draco, lui, était déjà là, assis contre un mur, patientant.
- Tu es en retard, Potter, fit-il remarquer une fois que ce dernier eut jeté son sac sur le sol.
- Oh ça va, Malfoy !
Le ton était agacé et le blond se tendit. Il devait s'efforcer d'être agréable s'il voulait entretenir une conversation avec le Gryffondor. Celui-ci s'assit en face de lui et reprit son souffle. Après un moment de silence entrecoupé par ses respirations, il se passa une main dans ses cheveux désordonnés et questionna un peu sèchement :
- Donc ? Tu voulais ?
Draco se redressa et croisa ses jambes. Il répondit ensuite calmement.
- Je te l'ai déjà dit. Je souhaite mieux te connaître afin de casser les aprioris que j'ai de toi. Bien que le fait que tu m'aies sauvé la vie les ait déjà fendus.
- Tu m'en vois ravi, Malfoy. Si j'avais su qu'une si simple action te ferait agir ainsi, je l'aurais fait bien avant.
- Voyons, je n'ai pas été si horrible que cela, si ?
Potter ricana.
- Hormis tes petites remarques désobligeantes sur mes amis et mes parents, il y a eu l'exécution de Buck, les badges l'année dernière et plein de choses encore.
- Buck ? releva le blond, étonné.
- Il s'agit de l'hippogriffe qui t'a défiguré en troisième année.
Le ton était moqueur et fit froncer les sourcils du Serpentard.
- J'ai véritablement été blessé, Potter. Bien que je reconnais l'avoir provoqué.
Draco savait que des efforts étaient nécessaires. Il avait su dès le moment où il avait mis en place son plan qu'il allait devoir passer par là. Les années précédentes, il s'était amusé à embêter le Gryffondor et à lui faire des crasses, et cela avait été un passe temps très divertissant, à présent, il en payait le prix.
- Buck a failli mourir, Malfoy, s'indigna le Survivant. Et par la faute de ton père !
- Ma vie était plus importante que celle de cette bestiole.
« Malheureusement, chassez le naturel et il revient au galop » pensa le blond.
- Mais tu l'avais cherché !
Soupirant, Draco s'efforça de rester calme.
- Potter. Si je t'insulte, est ce que tu vas forcément me faire une entaille dans le bras ?
- Mais, il a failli mourir !
Sentant que la conversation ne mènerait à rien, le préfet leva les mains face à son interlocuteur, cherchant à l'apaiser.
- Je pense que nous devrions changer de sujet, dit-il donc.
Tournant la tête vers la balustrade et se mettant à fusiller du regard le ciel, Potter haussa les épaules. Il tapa ensuite le sol du pied et marmonna :
- Je t'écoute.
Cherchant à toute vitesse un terrain d'entente ou, au mieux, un sujet neutre, Draco se passa la main dans les cheveux et se décoiffa inconsciemment.
- Tu es prêt pour le match de quidditch de la semaine prochaine ?
- Sérieusement, Malfoy ? s'exclama le Gryffondor en se retournant vers ce dernier. On va parler quidditch ? Tu veux qu'on s'embroche ?
Riant nerveusement, le préfet secoua la tête en négation. Il reprit ensuite :
- Alors, que penses-tu du nouveau poste de Ombrage ?
A bout de nerfs, Potter se redressa d'un seul coup et s'écria :
- C'est bon, je m'en vais !
Il alla chercher son sac mais une main blanche vint retenir son bras. Le Serpentard s'était levé lui aussi.
- Potter, je sais que ça ne va pas être facile avec nos antécédents mais il va falloir que tu m'aides. Là, tu ne fais aucun effort.
- Mais pourquoi s'obstiner alors ? On ne s'aime pas. Point barre.
Raffermissant sa poigne autour du bras du Survivant, Draco dit avec force :
- Cela ne t'agace pas le fait que l'on ne s'aime pas simplement parce que d'autres l'ont décidé ? Tu ne veux pas choisir ta voie pour une fois ?
Potter dégagea son bras d'un mouvement sec mais abandonna l'idée de récupérer son sac.
- C'est toi qui as commencé, Malfoy. Tu as insulté Ron. C'est pour ça que j'ai refusé ta main.
- Potter, j'avais onze ans et je ne faisais que répéter ce que me disait mon père. Tu aurais fait mieux à ma place ?
Le Survivant sembla abattu d'un seul coup et retourna s'asseoir à sa place. Souriant intérieurement, Draco en fit de même. Finalement, le brun dit :
- Non, je n'aurais pas fait mieux et c'est vrai que nous nous haïssons parce que d'autres l'ont décidé, mais pourquoi je voudrais changer cela ? J'ai déjà des amis, je n'en ai pas besoin d'autres. De plus, une amitié entre nous deux pourrait poser des problèmes, nous ne sommes pas dans le même clan.
- Je ne fais parti d'aucun clan, Potter.
- Bien sûr que si ! Tu l'as dit toi même, tu répètes ce que fait ton père et il est avec Voldemort, je le sais.
Draco tressaillit en entendant le nom honni.
- Le fait que je sois venu vers toi prouve le contraire.
« Ou pas » pensa-t-il ensuite. Potter, qui regardait précédemment ses chaussures, releva la tête d'un seul coup.
- Tu ne nies pas le fait que ton père soit du côté de Voldemort ?
- Arrête de prononcer ce nom, siffla le blond en frissonnant à nouveau.
- Réponds ! claqua le Survivant un peu trop durement.
Le Serpentard fronça les sourcils et lui lança un regard noir. Gigotant légèrement, le Gryffondor reprit :
- Pardon. Donc ?
- Pourquoi devrais-je nier quelque chose que tu as vu de tes propres yeux ? demanda de façon rhétorique le préfet.
- J'en étais sûr ! s'exclama Potter. Tu le sais ! Et pourtant, tu ne dis rien.
- Évidemment. Je suis à Serpentard et le fils de Lucius Malfoy, pourquoi défendrais-je Harry Potter ?
- Mais tu veux être mon ami ! s'écria le brun. Dis leur à tous !
Soupirant, Draco se passa à nouveau la main dans ses cheveux blonds, créant l'anarchie.
- Tu ne voulais pas être discret ? De plus, je tiens à ma vie.
Le Survivant perdit de suite son enthousiasme et se renfrogna. Le blond sourit gentiment, cherchant à l'apaiser.
- Enfin, tu vois bien que je ne peux rien dire…
Haussant les épaules, le Survivant fuit son regard et se leva. Le rattrapant de suite, Draco gronda, lui rappelant :
- Potter, des efforts.
- Tu n'en fais pas ! s'exclama le brun en plongeant ses yeux dans les siens. Tu refuses de leur dire.
- Ce ne sont pas des efforts que tu me demandes, mais ma mise à mort. De plus, tu veux être discret, je ne pourrai donc en faire qu'entre nous.
S'échappant de la prise, le brun haussa à nouveau les épaules et alla chercher son sac. Le voyant partir, Draco alla se placer au niveau de la sortie afin de l'empêcher de passer.
- On se revoit quand ? demanda-t-il.
- Je te le dirais, marmonna Potter. Laisse moi passer.
Le blond ne bougea pas, forçant le Survivant à le regarder dans les yeux. Ce dernier reprit en le poussant à l'aide de son bras :
- Laisse moi passer.
Le préfet obtempéra finalement et regarda le Gryffondor se faufiler dans les escaliers et disparaître. Il se laissa alors aller contre le mur en poussant un profond soupir. Les choses allaient être vraiment compliquées.
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Le soir même, Draco décida de lire dans son lit afin d'oublier la mésaventure. Il avait dû être agréable avec le Gryffondor ainsi qu'aller vers lui à plusieurs reprises et il n'aimait pas cela. Il ne supportait pas de devoir se rabaisser devant lui, accepter les coups bas qu'il avait pu commettre et, surtout, voir qu'en retour Potter n'était toujours pas satisfait.
Il retourna dans sa salle commune, grognon. Pansy ne remarqua pas cependant sa mine sombre. Lorsqu'il arriva, elle était en train de rire avec Blaise et se leva directement à sa vue, allant vers lui avec un grand sourire.
- Draco, ronronna-t-elle en se saisissant de son bras. Où étais-tu ?
- Je vais où je veux sans avoir à te faire un conpte rendu, Pansy.
- Ne le prends pas comme ça, dit-elle sans se départir de son sourire. Nous discutions avec Blaise d'Ombrage. On imaginait déjà l'horreur qu'elle allait faire subir à Potter et sa clique.
Un rictus se forma sur les lèvres du blond tandis qu'il se laissait entrainer vers un fauteuil. Le noir lui offrit un grand sourire et ricana :
- Imagine, elle a tous les pouvoirs !
- Qui vous dit qu'elle ne va pas nous embêter nous aussi ? demanda Théo qui travaillait à une table non loin de là.
- Théo, soupira la brune. Ne sois pas pessimiste. Elle n'a rien contre nous. En revanche, comme elle représente le ministère et que Fudge en a après Potter, cela risque d'être difficile pour lui par la suite.
Le ton était faussement étonné et il fit rire ses amis. Théo, lui, se contenta de lever un sourcil sceptique avant de se remettre à son travail. Le préfet se leva ensuite, pressé de retourner découvrir le journal de son père.
- Bon, j'y vais. Bonne nuit.
- Tu vas déjà te coucher ? s'étonna son amie.
- Non, il va lire, répondit à sa place le noir.
- Oh ! fit la jeune fille. Tu lis quoi ?
- Un roman. Pas connu. A plus.
Sans laisser le temps à la brune de renchérir, il fila et grimpa les escaliers en vitesse. Un quart d'heure plus tard, il était en pyjama dans son lit, le livre au cuir abimé ouvert devant lui.
Les vacances de la Toussaint passèrent sans événement important. Severus devenait de plus en plus proche de Helena, John et moi. Il ne parlait quasiment avec aucune première année, bien que je sache qu'il avait quelques escapades avec une rousse de Gryffondor. Cette sang de bourbe était son amie et je voyais qu'il faisait tout pour que nous remarquions pas leur relation. Je n'étais cependant pas sans le savoir. Mais je ne disais rien. Après tout, il était jeune et ce n'était qu'une amie d'enfance. Je savais que tôt ou tard, il s'en détacherait.
Rodolphus, lui, était parti rejoindre sa famille pendant les vacances, c'est pourquoi nous ne l'avions plus revu durant deux semaines.
Lorsqu'il revint, à la rentrée, je vis que quelque chose avait changé.
Il vint nous voir un soir alors que je discutais avec mes amis dans la salle commune, Narcissa dans mes bras.
« Rodolphus semblait plus sûr de lui lorsqu'il arriva dans leur coin. Ignorant royalement la présence de Helena, il vint s'asseoir en face du préfet et lui sourit.
- Lucius. Comment se sont déroulées tes vacances ?
- Elles ont été parfaites, répondit le blond en caressant le dos de sa petite amie. Narcissa a accepté de rester à Poudlard avec moi. Et toi ?
- Fort bien.
- Les choses se sont bien passées avec Bella ? questionna la blonde.
Rodolphus hocha la tête.
- Oui, nous sommes enfin ensemble.
- C'est, en effet, ce qu'elle m'a écrit dans une de ses lettres.
Helena, qui jusque là n'avait rien dit, se leva et annonça :
- Je vous laisse. Mon homme m'attend.
Sur un mouvement gracieux de la tête, elle s'en alla, disparaissant hors de la salle commune.
- Qui est-ce cette fois-ci ? demanda Parkinson.
- Un Serdaigle, sixième année, annonça laconiquement Severus sans lever la tête de son livre.
- Comment le sais-tu ? s'étonna le préfet.
Soupirant, le première année ferma son roman et répondit :
- Elle l'embrassait hier dans un couloir. Je crois qu'ils ont disparu dans les toilettes ensuite.
- Et bien ! s'exclama Parkinson. On dirait que Helena a réussi à te débrider, tu en parles beaucoup plus facilement.
- Haha, c'est vrai, rigola Lucius. Il n'y a pas si longtemps, il s'étouffait dès que l'on parlait de sexe.
Haussant simplement les épaules, Severus se tourna vers Rodolphus.
- Et sinon, tu as fait autre chose pendant tes vacances ?
- En effet, sourit le septième année. Toujours aussi perspicace, Severus. Mais je ne suis pas sûr que ma conversation puisse plaire à tout le monde.
Comprenant que l'on parlait d'elle, Narcissa embrassa légèrement son petit ami et se leva :
- Je vous laisse entre hommes.
Une fois qu'elle fut partie, Lucius se redressa sur son fauteuil et enjoignit Rodolphus à parler. Celui-ci leur fit signe de se rapprocher et ils obtempérèrent rapidement. Il murmura alors :
- J'ai un ami très puissant qui souhaiterait vous rencontrer.
- Qui est-ce ? demanda le préfet.
- Il se fait nommer Lord Voldemort. Il est vendeur chez Barjow et Beurk. C'est en allant voir Bella qui travaille dans une taverne non loin de là que je l'ai rencontré. Je n'ai jamais vu une personne avec une telle puissance magique…
- Et pourquoi est-il intéressé par nous ? questionna Parkinson.
- Je... Je ne peux pas tout vous révéler mais sachez qu'il partage les mêmes idéaux que nous et souhaite les voir à l'œuvre.
- Cela fait un moment que tu le connais, n'est ce pas ? demanda Lucius.
- Oui, avoua Rodolphus. En vérité, Bella l'a rencontré avant même de travailler dans l'Allée des Embrumes. Elle est cliente chez Barjow et Beurk et me l'a présenté. Je pense sincèrement que vous devriez le rencontrer, c'est une personne exceptionnelle.
Lucius hocha la tête et se réinstalla dans son fauteuil afin de réfléchir. Rodolphus se tourna alors vers Severus.
- Il ne te rencontrera que dans quelques années. Tu es encore trop jeune.
Le première année acquiesça mais demanda cependant :
- Quel est son but ?
- L'application des idéaux de Salazar Serpentard.
Severus montra alors le livre qu'il avait dans la main. Il s'agissait de l'Histoire de Poudlard.
- Serpentard avait des idées bien précises sur la place des sang purs par rapport aux nés moldus, confirma-t-il.
Lucius revint vers eux un moment plus tard.
- J'accepte de le rencontrer. Je suis curieux. A-t-il parlé d'une date ?
- Prochain weekend à Pré-au-lard. Il sera là.
- Parfait, sourit le préfet.
Il se leva ensuite et alla rejoindre sa petite amie qui lisait un livre de potions dans un canapé près de feu. L'attirant près de lui, il se mit à réfléchir. Rodolphus était impressionnable, il le savait, ayant remarqué que le septième année avait mis du temps pour se remettre de sa rupture avec Helena. En revanche, la sœur de Narcissa ne l'était pas. Bellatrix avait un fort caractère et était difficile à convaincre. Ce Voldemort avait quelque chose.
Il se demanda cependant pourquoi cet homme avait changé son nom et surtout d'où venait son titre de Lord… »
Draco referma le livre à l'aide de ses mains tremblantes. Il était extatique et impatient, son père allait enfin rencontrer le lord blond avait hâte de savoir comment avait été le Seigneur des Ténèbres du temps de Lucius car ce dernier, non plus, n'était pas impressionnable…
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Le lendemain matin, alors que Draco et Blaise se rendaient à leur petit déjeuner, un grand remue ménage les interrompit dans leur marche. Un groupe de personnes s'agglutinait autour d'une affiche dans le couloir qui menait à la grande salle. Curieux, Draco poussa son ami, l'enjoignant à aller regarder. Sans s'en offusquer, le noir se précipita, joua des coudes et poussa les élèves afin de pouvoir lire le texte. Il revint quelques secondes plus tard, la mine sombre.
- Théo avait raison. Ordre de la Grande Inquisitrice de lui demander son avis avant de former un groupe ou association. Je suppose que cela implique l'équipe.
Draco sourit.
- Ne t'inquiète pas. J'irai la voir après le repas.
- Bonne idée, approuva Blaise en retrouvant son entrain.
Une fois assis à table, il fit remarquer cependant :
- C'est dingue quand même ! Dumbledore ne peut rien faire ?
Le préfet jeta un coup d'œil au directeur qui prenait son petit déjeuner comme si de rien n'était. Il beurrait sa tartine, ses yeux brillant toujours de façon horripilante.
- Je ne crois pas, répondit-il ensuite. Sinon, il l'aurait déjà fait. Lui non plus n'a plus de crédit auprès du ministère.
- Fudge a peur qu'il lui prenne son poste, ricana Blaise.
- Entre nous, je ne pense pas que ce serait mieux, rit Draco.
Son ami rigola avec lui, hochant la tête.
Après leur petit déjeuner, le préfet se dirigea ensuite vers le bureau de la femme rose. Une queue était déjà présente, les gens patientant avant d'aller parler à leur professeur. Draco reconnut, dans le devant de la file, un Serpentard membre de leur équipe. Il se dirigea alors vers lui, ignorant les regards outrés des personnes qui attendaient.
- Laisse moi faire, lui dit-il.
L'élève ne protesta pas et hocha la tête, puis il s'en alla. Draco arriva donc vite dans le bureau d'Ombrage. Claquant la porte derrière lui, il alla ensuite se poster devant le bureau, soutenant le regard de la femme rose.
- Professeur, dit-il de sa voix la plus mielleuse. Je viens d'apercevoir votre nouveau… décret. Bien qu'une telle initiative de votre part me parait excellente, elle me pose tout de même souci. Voyez vous, un match de quidditch s'annonce en fin de semaine et je serais ennuyé de ne pas pouvoir le jouer.
- Il n'y a pas de problème, Monsieur Malfoy, minauda-t-elle. Je vais de suite vous signer mon accord.
Prenant un parchemin, elle griffonna à l'aide d'une plume une missive rapide. Son écriture petite et pas soignée rappela à Draco les retenues de Potter. Inconsciemment, il tourna la tête vers la petite table recouverte d'un napperon rose qu'il avait aperçue la dernière fois et la trouva à sa place. Dessus les plumes emplies de magie étaient toujours déposées, ainsi qu'une feuille vierge. Le préfet tressaillit en se demandant quel élève serait le prochain à subir cette torture.
La voix nasillarde de son professeur le fit cependant revenir à la réalité.
- Voilà pour vous, Monsieur Malfoy. Passez le bonjour à votre père. J'ai eu le plaisir de travailler avec lui, c'est un homme charmant.
Lui offrant un sourire forcé, le blond hocha la tête, se saisit du parchemin et s'empressa de sortir de la pièce toute rose. Une fois dehors, il respira une grande bouffée d'air. Puis, il aperçut Angelina Johnson, la capitaine de l'équipe de Gryffondor. Un sourire mauvais se dessina alors sur ses lèvres. La jeune fille aurait plus de mal à obtenir ce qu'il tenait dans sa main.
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Draco patienta trois jours. Après cela, il décida d'agir. Il se rendit donc à la volière le jeudi en fin d'après midi. Empruntant un hibou à l'école pour plus de discrétion, il envoya une missive au Survivant.
Potter,
Je ne compte pas patienter encore deux semaines comme la dernière fois.
Dis moi quand nous pourrons nous voir.
DM
PS : J'ai posé un sort sur la lettre pour que tu puisses être le seul à la lire. Fais en de même, nos courriers sont surveillés.
Satisfait de lui, le préfet alla ensuite dîner et sourit en voyant l'oiseau apporter la lettre au brun pendant le repas. Il le vit froncer les sourcils suite à sa lecture puis se lever et quitter la grande salle. Draco soupira alors. Il espérait au moins que le Gryffondor prendrait la peine de lui répondre.
Et il reçut une lettre le lendemain au petit déjeuner.
Malfoy,
Je vois que tu commences à t'impatienter. Rendez vous ce soir. Même endroit, même heure.
HP
PS : Je sais, je suis le premier dont ils lisent les lettres.
- Qui est ce qui t'écrit, Draco ? demanda Pansy.
- Une admiratrice, répondit simplement le blond en mettant le feu au papier.
La brune se renfrogna et ne répliqua pas. Satisfait, Draco finit son petit déjeuner dans le calme.
Le soir, il se rendit encore une fois en avance en haut de la tour d'astronomie. Intérieurement, il stressait. Il n'avait toujours pas trouvé de terrain d'entente. Une fois sur place, il s'avança et se posta au niveau de la balustrade. Les mains sur la rambarde, il regarda le ciel qui s'assombrissait. Puis, il se pencha, curieux de la hauteur de la tour.
- Si tu veux sauter, Malfoy, ne te gêne surtout pas pour moi.
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Merci d'avoir lu.
A vendredi.
Une review ?
