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Draco n'alla jamais au rendez vous à la bibliothèque le jeudi avant les vacances. Deux jours avec que celui-ci n'arrive, Potter disparut. Le mardi matin, une grande effervescence secoua l'école, comme à chaque fois que quelque chose arrivait au Survivant. Des rumeurs folles parcoururent tout Poudlard, faisant imaginer toutes sortes de choses à qui s'y intéressait. Mais une chose était sûre, le brun avait quitté l'école. Peu s'en rendirent compte, mais il n'était pas le seul à avoir pris des vacances précoces. Toute la famille Weasley avait désertée.

Le préfet s'en montra particulièrement curieux. Il était rare qu'un élève quitte l'école pendant les périodes scolaires, mais alors une dizaine de personnes, cela frôlait l'impossible. Cependant, leur absence était bien réelle.

Aucune explication ne fut bien sûr donnée et c'est pourquoi les pires ragots se mirent en place. Dans la salle commune de Serpentard, les verts et argent s'en donnaient à cœur joie, spéculant et ricanant.

Draco, plus terre à terre, alla chercher des informations auprès de son père. Il le prévint de l'absence inattendue du Survivant et Lucius lui racontait ce qu'il savait sans que le blond n'ait besoin de demander quoique ce soit. Le préfet garda les précieuses informations pour lui, laissant ses amis imaginer ce qu'ils voulaient.

Arthur Weasley avait été attaqué par un mystérieux serpent et étaient à présent à Ste Mangouste. Draco ne comprenait cependant pas pourquoi Harry était parti lui aussi. Il n'aurait sûrement pas sa réponse, n'osant pas écrire au brun de peur que le papier tombe entre de mauvaises mains. Il décida donc de patienter jusqu'à la fin des vacances.

Ces dernières arrivèrent ensuite rapidement. Draco savait qu'il ne pourrait pas lire pendant celles-ci. Il ne voulait surtout pas être surpris avec le journal chez lui. Cependant, il voulait absolument terminer de lire la rencontre avec Voldemort avant de devoir patienter pendant deux semaines. C'est pourquoi, il trouva un moment pour s'isoler, un soir après le dîner. Il monta en haut de la tour d'astronomie afin de s'assurer de la tranquillité. Prenant sa place habituelle, assis contre le mur, mais avec personne en face de lui, il ouvrit le livre de cuir abimé et poursuivit sa lecture.

Le seigneur des ténèbres me fit entrer dans une pièce adjacente…

« La salle ressemblait à une sorte de salon, remplie de canapés en cuir où étaient assis plusieurs de mes connaissances. Rodolphus, installé à côté de Bellatrix, se leva en voyant son ami entrer.

- Lucius, bienvenue.

Lord Voldemort pénétra juste après le préfet et le devança.

- Mes amis, voilà Lucius Malfoy.

Puis, il se tourna vers Lucius et lui désigna un par un les occupants de la pièce.

- Tu connais déjà Rodolphus et Bella, mais voici Simon Avery, Alecto et Amycus Carrow, Igor Karkaroff et Walden Macnair. Tu peux leur faire confiance.

Il enjoignit ensuite Lucius à s'asseoir. Ce dernier obéit mais choisit une place proche de son ami. Lord Voldemort sourit et s'installa au centre.

- Bien, nous pouvons donc reprendre ce que nous disions la dernière fois. Ma chère Bella, tu nous proposais quelque chose, il me semble.

La brune hocha la tête, se sépara légèrement de son petit ami et sourit dangereusement.

- Dans notre quartier, à Cissy et moi, nous avons une famille moldue atroce… Le fils s'amuse à torturer les animaux et les parents sont les pires personnes que je n'ai jamais vues… Je pensais qu'ils seraient une bonne cible.

- Y a t-il d'autres familles sorcières dans ce quartier, Bella ? demanda Lord Voldemort, très sérieusement.

- Evidemment, s'offusqua la jeune fille. A peu près la moitié. Nous ne vivons pas dans un quartier moldu !

- Bien, il ne faut pas éveiller les soupçons sur ta famille. Ce sera parfait. Faisons cela samedi prochain. J'irai avec Lucius et Rodolphus.

La sœur de la petite amie du préfet afficha une moue déçue qui fit sourire l'homme.

- Ne sois pas triste, ma Bella, la prochaine fois tu en feras partie.

Puis, il se leva, signant la fin de l'entrevue. Lucius s'apprêta à se lever, lui aussi, mais Lord Voldemort lui enjoignit de rester assis. Une fois les autres occupants partis, il vint près du blond.

- Tu dois te demander ce que signifie tout cela. Il faut pour cela que je t'explique mon plan. Malheureusement, je ne sais pas si je peux te faire totalement confiance. C'est pourquoi, samedi sera un test. Sois à la hauteur et tu sauras tout.

Le préfet se leva.

- Mais, je ne sais même pas ce que je devrai faire.

- Oh, mais si tu sais, dit mielleusement l'homme. Je veux voir jusqu'où va ton aversion pour les moldus…

Puis, il se détourna et alla ouvrir la porte :

- Bien, ce sera tout. Présente toi devant cette auberge samedi à dix huit heures.

Lucius se dirigea vers la sortie, appréhendant déjà leur prochaine entrevue. Alors qu'il passait devant Lord Voldemort, ce dernier le retint par le bras et lui murmura doucement :

- Ne me déçois pas, Lucius. Je crois vraiment en toi…

Puis, il le poussa et referma la porte derrière lui. »

Draco eut du mal à refermer le journal avec ses mains engourdies. Il avait oublié ses gants. Posant le livre au sol, il se mit à les frictionner.

Son père allait-il vraiment tuer un modlu ? Obéirait-il si facilement au lord noir ? En tout cas, il ne faisait aucun doute que Bella était déjà folle dans sa jeunesse, elle qui faisait peur au blond à chaque fois qu'elle venait au Manoir, lui envoyant des frissons glacials dans le dos avec ses sourires sadiques.

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Le journal était resté à Poudlard, caché dans un endroit que seul le préfet connaissait. Ce dernier retournait à présent chez lui,

Le Poudlard express était pratiquement complet. Peu d'élèves n'avaient voulu rester à l'école, la présence d'Ombrage n'aidant sûrement pas. Draco se retrouva donc avec tous ses amis présents.

Lorsque le train arriva en gare, ils descendirent tous et le blond rejoignit ses parents. Ceux-ci le ramenèrent ensuite au Manoir en transplanant. Lucius disparut ensuite, ayant des affaires à régler. Narcissa, elle, l'embrassa sur le front, lui indiqua que des cadeaux l'attendaient dans sa chambre puis fila. Ses amies l'attendaient.

Ce fut donc un préfet soupirant qui monta dans sa chambre. Comme à chaque retour de vacances, elle était remplie de confiseries, d'un nouveau balai et de nouveaux habits. Seulement une chose l'attendait en plus. Un hibou qu'il ne connaissait pas se trouvait au bord de sa fenêtre.

Curieux, Draco s'approcha et détacha la lettre présente à la patte de l'oiseau. Il la déplia ensuite rapidement et lui :

Draco,

J'ai emprunté un hibou pour t'écrire, Hedwige est beaucoup trop reconnaissable.

Je suis désolé d'être parti ainsi sans te prévenir, annulant ainsi notre rendez vous. Tu dois sûrement le savoir mais le père de Ron a été mortellement blessé, j'ai donc eu un contretemps.

Voilà, je voulais simplement te prévenir. On se revoit à la rentrée.

Passe de bonnes vacances et un Joyeux Noël,

Harry

PS : Puisqu'on est passé aux prénoms, faut-il aussi s'offrir des cadeaux ? J'ai peur de ne pas pouvoir t'offrir quelque chose que tu n'as pas déjà…

Le blond sourit en voyant le post-scriptum. Potter faisait de l'humour maintenant. Puis, il se dirigea vers son bureau et se dépêcha d'écrire une réponse.

Harry,

Cela fait vraiment étrange de t'appeler ainsi.

Sache que je suis sûr que tu peux trouver quelque chose que je n'ai pas déjà. Pour ma part, je t'ai déjà trouvé un cadeau. Et oui, maintenant, nous sommes amis. Encore un mot bizarre mentionné dans ce contexte, avec toi.

J'aimerais bien te dire que je suis désolé pour ton ami, mais ce serait un mensonge alors je vais me taire.

Passe aussi de bonnes vacances,

Draco

Il s'agissait d'un mensonge, il n'avait rien acheté. Il voulait simplement impressionner le Gryffondor mais, à présent, il allait vraiment devoir réfléchir à un présent. Soupirant, le blond accrocha sa réponse à l'hibou et le regard disparaître au loin.

Pour plus de précaution, il brûla ensuite la lettre de Potter, non sans un petit pincement au cœur, et entreprit d'ouvrir ses nombreux cadeaux.

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Draco descendit ensuite, allant saluer les amis de sa mère. Il s'agissait de ses habituelles fréquentations. Puis, il se dirigea vers le bureau de son père. Après avoir frappé et avoir entendue une sèche autorisation, il ouvrit la porte et pénétra dans la pièce. Comme d'habitude, Lucius était penché sur des dossiers et signait toute sorte de papiers. Il releva à peine la tête en voyant son fils rentrer.

- Que puis-je pour toi ? demanda-t-il.

- Je voudrais savoir si ma dernière lettre vous est parvenue, étant donné que je n'ai pas reçu de réponse…

Son père leva enfin les yeux vers lui et lâcha sa plume.

- Bien sûr, répondit il. Je suis ravi de voir que tu as pu obtenir de si bons résultats. Pour Ombrage, il est bon que tu te sois mis dans ses petits papiers. Le ministère souhaite tout mettre en œuvre pour renvoyer Dumbledore, elle prendra alors sa place.

- Mais… Vont-ils réussir ?

- Je l'ignore, soupira l'ainé. Dumbledore est coriace. Quoiqu'il en soit, j'ai obtenu des nouvelles de Weasley père. Il est en vie, mais ce qui est étrange c'est que l'on ignore comment il a été retrouvé, il était dans un coin désert du ministère…

- En tout cas, le lendemain matin toute la famille avait quitté l'école ainsi que Potter.

- Vraiment ? Mais pourquoi est-il parti avec eux ?

- Je ne sais pas.

- Hum, réfléchit Lucius.

Après de silence, il reprit.

- Peu importe. Laisse moi, j'ai du travail.

- C'est le lord noir ? osa questionner son fils.

Il ne reçut en réponse qu'un regard noir et un geste dédaigneux vers la sortie. Draco obéit alors prestement. Une fois la porte fermée, il s'appuya contre le mur face à celle-ci et réfléchit. Le seigneur des ténèbres avait-il donné une mission à son père ? Il semblait vraiment préoccupé. Le blond ragea de ne pas pouvoir lire la suite du journal, il aurait aimé savoir si Lucius avait réellement tué ce moldu.

Il retourna ensuite auprès de sa mère et passa le dîner avec elle et ses amies. Puis, il retourna dans sa chambre dans lequel le hibou de Potter l'attendait.

Etonné d'avoir une réponse aussi rapide, le préfet se dépêcha d'aller ouvrir la lettre.

Draco,

Crois moi, j'ai tout autant du mal à écrire ce prénom que toi.

Vraiment ? Un cadeau….? Moi qui te croyais assez gâté pour ne rien demander, mais si tu as acheté le mien, alors je n'ai pas le choix.

Dis moi, il n'est pas empoisonné au moins le mien ?

Harry

PS : Ron te remercie.

Le blond ricana. Puis, il s'empressa de répondre.

Harry,

Tu réponds vraiment rapidement. Attends-tu mes lettres avec autant d'impatience ?

Je n'ai pas pour habitude d'offrir de la nourriture au gens. Je trouve que c'est un véritable manque de classe. Seuls les chocolats ont une véritable valeur à mes yeux, mais ils ont aussi une signification trop romantique. Ce ne sera donc pas empoisonné car non comestible, rassure toi.

Si m'acheter un cadeau te cause trop de soucis, oublie cela, je me ferai une joie de ne pas recevoir une babiole que je détesterai mais que je te dirai tout de même que j'aimerai car telle le veut la convenance. Epargne donc toi cette peine.

Je suis sûr que Weasley s'est fait une joie de me témoigner de la reconnaissance.

Draco

Satisfait de sa missive, le blond la ferma et la rendit au hibou. Puis, il alla prendre sa douche et se coucha tôt, le lendemain une séance de shopping l'attendait.

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Narcissa fut enchantée de la proposition de son fils de l'accompagner faire ses achats de Noël. Elle accepta un grand sourire aux lèvres en sirotant son thé du matin. Lucius, lui, déclina aimablement et disparut en vitesse quelques instants plus tard.

Draco monta donc ensuite dans sa chambre pour se préparer. Le hibou présent au bord de la fenêtre le fit sourire.

Draco,

Moi qui comptais t'offrir des chocolats… Je vais devoir m'abstenir de peur que tu prennes cela comme une déclaration d'amour… Tu m'en vois navré.

Et, si je vais bien t'acheter quelque chose et sache que je n'offre pas des babioles. Tu auras un très beau cadeau qui va te plaire et tu n'auras pas à mentir.

Ah oui, Ron était tout rouge à ce moment là…

Harry,

PS : Juste pour information, Malfoy, tu réponds avec la même vitesse…

Le préfet serra les dents. Puis, il se dépêcha de se saisir de sa plume.

Harry,

Bien sûr que je suis ton rythme d'envoi, question de respect.

Et bien, je te mets au défi de trouver quelque chose qui va me satisfaire. Je ne te souhaite pas bonne chance, je suis sûr que tu ne vas pas en avoir besoin.

Weasley rougissant comme une midinette, quel triste spectacle que j'ai manqué !

Plus sérieusement, depuis quand acceptes-tu que je me moque de ton ami ?

Draco

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Les achats leur prirent toute la journée. Le préfet peina à bien choisir tous ses cadeaux et quand il vit qu'il prenait beaucoup de temps pour choisir celui de Potter, il se fustigea intérieurement. Non pas qu'il doute de ses goûts mais lui aussi souhaitait satisfaire son nouvel ami. Seulement pour que son plan se déroule dans les meilleures conditions, bien sûr.

Il lui trouva un parfum pour homme, créé par le plus grand parfumeur du monde sorcier. Personnellement, il trouvait la fragrance magnifique. Narcissa approuva son choix et lui demanda pour qui était celui-là. Il répondit au hasard le nom d'un Serpentard que sa mère ne rencontrerait jamais.

Quand ils retournèrent au Manoir, un message l'attendait.

Draco,

Défi relevé !

Pour Ron, ce n'est pas foncièrement méchant. C'est juste un peu de taquinerie, je suis sûr qu'au fond tu es soulagé que Arthur soit en vie. Tu le caches juste bien sous ton masque de Serpentard arrogant.

Je te propose d'écourter cette correspondance maintenant, mes amis se demandent à qui sont adressées toutes ces lettres. Du coup, j'ai du répondre qu'il s'agissait de Cho. Seulement, on se moque déjà assez de moi à ce sujet là, donc…

Enfin, tu recevras ton cadeau à Noël, comme prévu.

Amitiés,

Harry

Le blond s'abstint donc de répondre à la missive et brûla la lettre. Il avait hâte que le vingt cinq décembre arrive.

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Une grande fête fut organisée chez les Parkinson pour Noël. Habituellement, elle avait lieu au Manoir Malfoy, mais cette année Lucius avait refusé. Narcissa qui devait alors s'occuper de l'organisation n'avait étrangement pas rechigné. Draco comprit à ce moment là que son père était réellement occupé et que ce qu'il devait faire lui avait été demandé par le lord noir. Sa mère ne se serait jamais tue sinon.

Lorsque le grand soir arriva, le blond se prépara pour la soirée et envoya ses différents cadeaux, ceux-ci seraient alors reçus le lendemain matin. Puis, il descendit et rejoignit ses parents dans le salon. Un par un, ils utilisèrent la cheminée et arrivèrent dans celui des Parkinson.

La maison de Pansy était beaucoup moins impressionnante que celle des Malfoy, mais elle restait tout de même spacieuse et joliment décorée. Une fois sur place, le préfet quitta ses parents et alla rejoindre ses amis déjà présents. La brune, tout joyeuse, vint le saluer en premier, lui déposant une bise sur chaque joue.

- Draco, roucoula-t-elle, je suis contente que tu sois venu. Je t'ai acheté un superbe cadeau, j'espère qu'il va te plaire.

- Et bien, je verrai cela demain matin, sourit le blond tout en la repoussant légèrement afin de saluer Blaise.

Le noir lui offrit un grand sourire.

- Je ne suis pas sûr que mon cadeau devra autant te plaire… Enfin, qui sait ?

La remarque fit ricaner Théo, rougir Pansy et soupirer Draco. Ce dernier serra finalement la main du châtain.

- Et toi ? Ce cadeau ?

- Oh… Tu me connais, sourit gentiment Théo, ce sera sûrement un roman.

Le préfet hocha la tête puis se tourna afin de se saisir d'une coupe de champagne sur le plateau qui flottait non loin de là. Il remarqua alors la présence d'une grande et magnifique femme à la peau tannée.

- Blaise, ta mère est venue ? s'étonna-t-il.

- Oui, soupira le noir. Malheureusement, elle s'est encore séparée de son nouveau mari. Il a été retrouvé dévoré par les requins à la suite de leur voyage de noces.

- Charmant, fit Théo.

- Il faut qu'on aille la saluer, intervint la brune en regardant la mère de Blaise avec vénération.

- Laisse tomber, Pansy, ricana Blaise. Jamais tu n'arriveras à son niveau.

- Mais je n'en ai pas envie. Je veux une relation stable, moi.

Tout en disant cette phrase, elle observa du coin de l'œil Draco. Cela n'échappa à personne et ce dernier se dépêcha de finir sa coupe.

- Allons-y, dit-il ensuite.

Le soutenant, Théo se dirigea lui aussi vers Helena, vite suivi par les deux autres. Cette dernière discutait avec Lucius et Narcissa. Elle sourit en voyant son fils arriver avec ses amis.

- Blaise ! Comment vas-tu mon chéri ? Je n'ai pas pu te voir depuis cet épuisant voyage de noces.

Sans pitié, elle prit son fils dans ses bras et lui déposa un baiser sur le front. Celui-ci rougit légèrement et fusilla du regard ses amis qui ricanaient.

- A quand sera le prochain, hein ? demanda Narcissa, amère.

Draco se tourna vers sa mère, étonné. Précédemment, il n'avait jamais remarqué que cette dernière n'aimait pas Helena mais, depuis qu'il lisait le journal, cela lui semblait de plus en plus évident. Voulant éviter toute catastrophe, Lucius glissa son bras sous celui de sa femme et l'emmena plus loin, saluant d'un hochement de tête les adolescents. Helena reprit alors :

- Comment allez vous les jeunes ? Pas trop de travail à Poudlard ?

- Non, ça va Madame, répondit poliment Draco.

- Oh ! Ne m'appelle pas Madame… Je ne suis pas si vieille. Helena ira très bien.

Elle lui offrit alors un sourire enjôleur.

- Maman ! la réprimanda Blaise.

Se tournant innocemment vers son fils, la jolie noire questionna :

- Mais qu'il y a-t-il mon chéri ? Je sais très bien que ton ami est pris.

Ouvrant grand les yeux, Draco s'étouffa :

- Pardon ? Mais je suis libre ! Je ne suis avec personne.

- Vraiment ? questionna Helena en louchant vers Pansy.

Cette dernière avait baissé la tête. Une leur de compassion passa dans les prunelles de la mère de Blaise mais elle se reprit rapidement.

- Bon, je vais vous laisser entre jeunes.

Elle se tourna ensuite à nouveau vers son fils et le prit encore dans ses bras.

- Je pense que nous serons juste tous les deux demain matin, mon chéri.

Gêné, le noir lui rendit brièvement son étreinte.

- Tu ne vas pas te trouver quelqu'un d'ici là ?

- Non. Je peux bien faire un effort pour Noël et rester avec toi.

Elle lui déposa un dernier baiser sur le front puis s'en alla. Blaise remit alors en place son costume, plissant les plis.

- Je n'y crois pas, soupira-t-il.

- Laisse lui le bénéfice du doute, suggéra Théo avec un sourire compatissant.

Pansy, elle, avait toujours la tête baissée et Draco regardait ailleurs, conscient d'avoir blessé son amie.

La soirée continua et se déroula ensuite tranquillement. Lucius partit tôt mais Narcissa décida rester avec son fils. Puis quand l'heure vint de se dire au revoir, Pansy vint voir Draco. Ce dernier discutait avec Astoria Greengass.

Timidement, elle demanda :

- Draco, je peux te parler en privé quelques instants ?

Astoria, mécontente, fronça les sourcils et se saisit du bras du préfet.

- Nous discutions.

Mais le blond lui adressa un sourire d'excuse et se dégagea afin de suivre son amie. La brune l'emmena alors dans une salle déserte. Draco se laissa faire et une fois qu'elle eut fermé la porte, attendit qu'elle s'exprime. La jeune fille se rapprocha donc de lui. Une fois proche, elle se tortilla les mains, baissa les yeux et prit des couleurs.

- Euh… Draco… Je…

Le préfet qui avait parfaitement compris ce qu'elle voulait ne dit rien cependant et la laissa s'embrouiller. Finalement, à court de mots, Pansy releva la tête, parcourut les derniers mètres et l'embrassa légèrement. Le blond attendit quelques secondes avant de la repousser. Il se saisit alors de ses poignets et l'éloigna de lui.

- Pansy, je suis désolé… Je ne suis pas intéressé.

Les larmes venant à ses yeux, la brune demanda d'une voix faible :

- Mais pourquoi ?

Soupirant, Draco l'attira contre lui.

- Parce que tu es mon amie et c'est tout. J'aimerais juste que cela reste ainsi. Pour très longtemps.

La brune se laissa aller contre lui et sanglota. Le préfet essaya alors d'oublier que sa chemise risquait d'être mouillée et pensa simplement à consoler son amie. Finalement, cette dernière se détacha et essuya ses yeux.

- Joyeux Noël, Draco, finit-elle par dire, une fois calmée.

Le blond sourit, se pencha et lui embrassa la joue.

- Joyeux Noël, Pansy.

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Le lendemain matin, le blond se réveilla tard. Quand il ouvrit les yeux, une montagne de cadeaux l'attendait au pied de son lit. Comme à chaque vingt cinq décembre, il entreprit d'abord d'aller se doucher et de s'habiller. Puis, il ouvrit un à un les paquets cadeaux, faisant une pile à gauche de ceux qu'il garderait et une autre, à droite, de ceux qui disparaitraient.

Pansy lui avait offert une chaine pour le cou en or blanc. Fine et raffinée, elle était de très bon goût. Draco l'aima de suite et la mit dans la pile de gauche. Comme prévu, Théo lui avait offert un livre et Blaise un complet de quidditch. Puis, ce fut au tour de celui de Potter. Un petit mot l'accompagnait.

Draco,

Je ne devrais pas te le dire mais j'ai passé toute une après midi à chercher ton cadeau, j'espère donc qu'il va te plaire.
Joyeux Noël,

Harry

Curieux, le blond ouvrit le paquet cadeau en vitesse et tomba sur une petite chaine en argent avec pour pendentif, un serpent enroulé sur lui même. Ne pouvant s'en empêcher, il éclata de rire. L'objet manquait vraiment de goût et Potter était vraiment parti dans le cliché. Il n'hésita cependant pas une seconde et le plaça dans la pile de gauche.

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Pauvre Harry... J'espère que ce chapitre sans journal vous a quand même plus et que les petites lettres vous ont diverties :)

A mercredi.

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