Voilà un nouveau chapitre. Rectification : il y avait bien un morceau de journal dans le précédent, c'est dans celui-ci qu'il n'y en a pas.

RAR :

Guest : Haha, oui, il ne pouvait que l'accepter.. :) Merci pour ta review!

Et merci à Steph pour sa review!

Bonne lecture !

OoOoOoOoO

Draco passa le reste de ses vacances dans la tranquillité, il put souvent retourner lire dans son coin favori du parc, ne croisant son père que très rarement. Paré d'un long manteau, de gants et d'une écharpe en cachemire, il réussit à rester plusieurs heures sur son banc, seul dans sa clairière.

Il termina aussi tous ses devoirs. Pendant un moment, il songea à envoyer ceux de potions à Potter mais il pensa que ce serait beaucoup trop simple pour le Gryffondor et s'abstint donc.

Puis la fin des vacances arriva et le blond fut heureux de reprendre le Poudlard Express.

Lorsqu'il vit Pansy pour la première fois depuis Noël sur le quai de la gare, il y eut un moment de malaise pendant lequel la brune croisa son regard et rougit. Puis, elle baissa la tête, honteuse. Le préfet prit alors son amie en pitié, il passa un bras autour de ses épaules et l'emmena en direction du train. Ensemble, ils rejoignirent Blaise et Théo dans un compartiment. Pansy reprit alors sa jovialité et ils ne reparlèrent plus jamais de l'événement.

Une fois de retour à Poudlard, il y eut le diner traditionnel dans la Grande Salle puis, les élèves retournèrent dans leurs salles communes. Draco aurait voulu s'y installer pour lire la suite du journal, mais il devait faire sa ronde. Il ne put donc que rester que peu de temps avec ses amis. Il accepta cependant la partie d'échecs proposée par Théo. A côté d'eux, Pansy les regardait et Blaise travaillait.

- Je ne comprends pas comment tu as pu ne pas finir tes devoirs pendant les vacances, s'étonna le préfet en déplaçant un de ses pions.

- Ma mère a été affreusement collante, elle ne m'a pas laissé un moment à moi…

- Oh ! s'exclama Théo. Elle était donc seule avec toi pour le vingt cinq décembre.

Le noir poussa un profond soupir.

- Oui, et je crois que j'aurais préféré qu'elle ramène quelqu'un…

Ses amis rigolèrent à sa remarque.

- Et bien, il faut savoir ce que tu veux, se moqua Pansy.

Blaise lui lança un regard noir puis se repencha sur son devoir.

- Le professeur Rogue nous a vraiment assommé sous le travail. Tu ne pourrais pas lui glisser un mot, Draco ? En tant que préfet ou filleul…?

- Non. Je ne peux pas et je n'en ai pas envie.

- Echec ! s'écria Théo.

Le blond fronça les sourcils et se pencha sur l'échiquier. La brune s'exclama alors :

- C'est quoi cette chaine, Draco ?

La voix était moqueuse. Le châtain releva la tête du jeu et observa lui aussi le pendentif.

- Pansy a raison, depuis quand tu mets des choses aussi laides ?

Agacé, le préfet rangea l'objet sous sa chemise et grogna :

- Ce n'est pas si laid que cela.

- Oh que si ! rigola Pansy. Je t'en ai pourtant offert une magnifique. Elle ne t'a pas plu ?

- Si, elle était très belle, en effet, répondit calmement Draco.

- C'est un cadeau d'une jolie fille ? intervint Blaise.

- Retourne travailler ! claqua le blond. Et non ! Ce n'est pas le cadeau d'une fille.

- C'est de qui alors ? questionna Théo.

- Mais mêlez vous de vos affaires, s'énerva Draco. Bon, je vais faire ma ronde.

Les laissant le regarder étrangement, il se leva et abandonna la partie. Une fois dans le couloir, il ressortit la chaine et l'observa. Potter n'avait certes pas beaucoup de goût, mais elle n'était pas si moche que cela, ses amis exagéraient. Exaspéré, le blond rangea à nouveau le pendentif et se mit à arpenter les couloirs.

Une heure et demie plus tard, alors qu'il allait retourner dans sa salle commune, il remarqua un mouvement au bout d'un couloir. Pressé d'enlever des points, le préfet accéléra le pas et se rapprocha.

Appuyé contre un mur, le Survivant l'attendait, les bras croisés. Quand le blond arriva, il se détacha de la pierre et vint à lui.

- Salut, Draco.

- Harry. Que fais-tu là ? Tu veux que je t'enlève des points ?

Un sourire désabusé se dessina sur les lèvres du brun.

- J'aimerais bien que tu t'abstiennes, s'il te plait.

- Alors ?

- C'est tout ce que tu as à me dire ? Cela fait deux semaines que l'on ne s'est pas vus et toi, en soi disant ami, tu n'as pas l'air content de me voir.

Ce fut au tour du préfet de sourire.

- Oh mais si, je suis heureux !

Il se rapprocha du Gryffondor.

- Je ne m'attendais juste pas à te voir dès le premier soir.
Puis, il se pencha et son nez vint effleurer le cou de Potter. Son sourire s'agrandit lorsqu'il sentit la fragrance qu'il avait lui même choisie.

- Je vois que mon cadeau t'a plu.

Le brun se recula, un peu gêné.

- Il sent bon, en effet. Merci. Tout le monde m'a complimenté. Et toi ? La chaine ?

Draco ne put s'empêcher de faire la grimace et Harry fronça les sourcils.

- Tu as vraiment passé une après midi à le chercher ? questionna le blond.

- Euh… Oui, fit le Gryffondor, craintif.

- Alors, merci.

Il lui tendit la main et quand le Survivant s'en saisit, il poursuivit sur un ton légèrement moqueur.

- De toute manière, c'est l'intention qui compte.

L'autre lâcha de suite sa main et se servit de celle-ci pour le frapper sur la tête.

- Méchant !

Draco rigola, échappant à la tape.

- Désolé, mais tu ne voulais pas que je mente.

- Pourquoi la porte-tu alors ? s'étonna Harry en se saisissant de la chaine afin de faire sortir le pendentif.

Le blond haussa les épaules. Puis, il changea de sujet.

- Sinon, tu voulais quelque chose ?

La main du brun laissa échapper le bijou d'un seul coup et ce dernier recula, un peu gêné.

- Euh… Je voulais…

- Potter, parle.

- Bah tu sais, on a potions demain…

Ouvrant grand les yeux, Draco hallucina.

- Tu n'es pas sérieux ? Mais comment veux-tu que je t'aide alors qu'il est vingt trois heures ?

- Et bien, il y a une salle vide au troisième étage, jamais occupée. On pourrait s'installer là. J'y ai déjà déposé une feuille et un parchemin.

- Mais tu oublies que je n'ai pas mon devoir sur moi.

- Tu peux aller le chercher.

- C'est ça. Je vais retourner dans ma salle commune, aller chercher un devoir et repartir ni vu ni connu, se moqua le blond. Normal.

Harry afficha un grand sourire.

- Je peux te passer ma cape d'invisibilité.

La stupéfaction du préfet augmenta. Il savait que le brun possédait un objet dans ce genre là mais n'en avait jamais eu la confirmation.

- D'accord ! dit-il, tout excité.

Le Survivant sortit alors de sa robe de sorcier un tissu fluide, presque transparent. Draco s'en saisit de suite et admira le toucher délicat.

- Tu me le rendras, hein ? eut soudain peur Harry.

- Bien sûr, ricana le blond. Je suis un Serpentard.

Puis, il enfila le vêtement et disparut des yeux de son ami. Il marcha ensuite, l'embrouillant. Celui-ci se mit alors à regarder partout dans le couloir, une lueur d'inquiétude dans les yeux.

- Draco ? appela-t-il.

Un rire lui répondit puis ce fut le silence.

OoOoO

Un quart d'heure plus tard, le préfet arriva dans la salle poussiéreuse du troisième étage. Potter l'attendait, se tortillant les mains, plus inquiet que jamais.

Draco avait la cape sur lui lorsqu'il poussa la porte et entra, faisant sursauter l'unique occupant. Puis, il referma le battant et se retourna. Le brun s'était rapproché de l'entrée et regardait dans une direction vague, vers lui. Le blond enleva alors le tissu, réapparaissant d'un seul coup.

Harry poussa un soupir soulagé.

- Ouf ! C'est bien toi… J'ai eu peur à un moment.

- Tu es stupide, Potter.

Le préfet lui tendit sa cape que le brun s'empressa de prendre en lui tirant la langue. Les deux amis s'installèrent ensuite à une table et le Survivant entreprit de recopier le devoir.

- Tu es un cas vraiment désespéré, Harry. Tu avais toutes les vacances pour faire ce travail.

- Mais je n'y arrivais pas !

- Dis plutôt que tu avais la tête remplie par Cho Chang ! se moqua Draco en se penchant vers lui.

Rougissant, le brun releva la tête d'un seul coup.

- Pas du tout !

Le préfet ricana, se recula dans son siège et regarda ses mains.

- Personnellement, je ne vois pas ce que tu lui trouves.

- Elle est jolie, rétorqua le Survivant.

- Et mièvre. Il paraît qu'elle est en dépression depuis la mort de Diggory.

Potter frissonna à l'entente du nom mais continua d'écrire.

- Elle a des raisons d'être triste, la défendit-il cependant.

- Et tu veux bien sortir avec une fille qui passe son temps à pleurer la mort de son ex ?

- Oh tais toi, Malfoy ! Occupe toi de Parkinson.

Draco fronça les sourcils.

- Pansy et moi sommes juste amis.

Le brun abandonna son écriture et lui prêta enfin de l'attention.

- Et bien dis moi comment elle s'appelle alors, Draco.

- Qui devrait s'appeler comment ? s'étonna ce dernier.

- La fille qui t'intéresse.

Le préfet éclata de rire, faisant froncer les sourcils du Survivant.

- Aucune ne m'intéresse, Harry, rigola encore le blond.

- Ah ! J'oubliais. Tu es un Malfoy. Ce seront tes parents qui choisiront ta future femme, non ?

Tapant d'une main la table, Draco se calma de suite.

- Pas du tout !

- Ah bon ? Alors aucune fille ne trouve grâce à tes yeux ? C'est vrai que si tu cherches dans les sangs purs, le choix est vite limité.

- Je ne choisis pas en fonction du sang, Potter, j'évite juste les sangs de b…

Le préfet se coupa dans sa phrase, conscient du regard inquisiteur du Gryffondor sur lui. Il reprit ensuite.

- Peu importe. Occupe toi de ce devoir, je ne veux pas rester ici toute la nuit.

Hochant la tête, le Survivant se repencha à nouveau sur sa feuille.

Les deux garçons n'échangèrent plus un mot jusqu'à que la dernière phrase soit écrite. Potter se leva alors et rangea ses affaires.

- Merci, Malfoy.

- Draco, le reprit celui-ci.

Harry hocha la tête et se dirigea vers la sortie. Une fois face à la porte, il attendit que le préfet le rejoigne, puis passa sa cape sur ses épaules. Sa tête flotta alors dans l'air.

- Bon, on se revoit une prochaine fois.

- Oui, bientôt. Que j'aie une raison de porter cet affreux collier.

Le blond réussit enfin à faire sourire le brun qui hocha la tête puis disparut totalement.

- Je t'envoie une lettre bientôt, entendit Draco avant que la porte ne s'ouvre et ne se referme sur le vide.

OoOoO

Le préfet n'eut pas le temps de lire à nouveau le journal de son père avant de recevoir la missive du Survivant. Ce dernier souhaitait le rejoindre dans un endroit différent de d'habitude, lui proposant une promenade un soir dans le parc. Draco faillit halluciner en recevant la lettre. Harry semblait ne pas aller bien, son mot étant particulièrement sombre voire même désespéré. Même s'ils risquaient de tomber malade en plein hiver, le blond ne protesta pas. Il était curieux de voir pourquoi le brun était triste et aussi ravi de constater que celui-ci souhaitait se confier à lui.

Comme d'habitude, il abandonna ses amis en début de soirée, alors que la nuit s'était installée, et s'habilla chaudement pour se préparer à la fraicheur de l'air extérieur. Il arriva ensuite en premier au lieu de rendez vous dans la sorte de clairière improvisée par quelques arbustes, près du lac.

De loin, il observa le château, admirant les différentes lumières des pièces éclairées de celui-ci. Cependant, il se mit vit à bouger, frictionnant ses mains et marchant un peu afin de se réchauffer. Potter avait intérêt d'avoir une bonne raison de vouloir sortir.

Heureusement, il n'attendit pas longtemps et bientôt, il entendit quelques craquements des brindilles présentes sur le sol. Il regarda alors ce dernier et vit l'herbe être écrasée par endroits, les pas invisibles se rapprochant au fur et à mesure de lui. Une fois à un mètre, la personne s'arrêta et la tête du Survivant apparut.

- Salut, murmura celui-ci.

Draco hocha la tête puis vint se saisir de la cape, libérant le reste du corps de son ami.

- C'est perturbant sinon. Tu sais, ta tête qui flotte.

Il réussit à décrocher un sourire amusé au Gryffondor qui récupéra son habit. Il alla ensuite s'asseoir dans l'herbe. Le préfet le rejoignit, s'installant à côté de lui, mais grogna :

- Ce n'est pas une bonne idée. On va finir congelés sans bouger. D'ailleurs pourquoi tu nous as donné rendez vous ici ?

Potter haussa les épaules et resserra son écharpe autour de son cou.

- J'en ai assez de la tour d'Astronomie.

Le blond leva un sourcil perplexe mais ne contra pas. Il se laissa ensuite aller sur le sol froid, s'appuyant à l'aide de ses coudes.

- Bon, alors qu'est ce qui ne va pas ?

- Comment ? s'étonna Harry en tournant sa tête vers lui.

Draco pencha la tête sur le côté.

- Et bien, tu avais l'air… triste sur ta lettre.

Le Survivant tomba allongé à côté de lui et plaça son coude sur ses yeux.

- Oh rien… Tu ne veux sûrement pas entendre mes problèmes.

- Potter, je t'ai rejoint dans ce froid glacial sans rechigner parce que tu n'avais pas l'air bien, alors dis moi. Ne te fais pas désirer.

Un rire nerveux secoua le brun mais il se calma cependant bien vite.

- J'aimerais bien t'en parler, Draco, mais… Tu sais, tu es quand même le fils de l'ennemi.

Le préfet poussa un profond soupir.

- Et bien, essaye de raconter dans les grandes lignes. Ou par métaphores, je ne sais pas…

La bouche du Survivant fit une moue, ce dernier semblant réfléchir et hésiter. Puis finalement, il dit :

- D'accord.

Il se tortilla alors dans l'herbe, s'installant plus confortablement. Après un moment de silence, il se mit ensuite à raconter.

- Tu dois sûrement le savoir, je suis le Survivant.

Eclatant de rire, Draco rejeta la tête en arrière.

- Sérieux ? se moqua-t-il.

Harry leva son bras de ses yeux et le fusilla du regard.

- Laisse moi finir, j'ai du mal à trouver mes mots.

Le préfet se calma rapidement et hocha la tête. Son ami se cala alors à nouveau et poursuivit :

- Disons que Voldemort…

- Harry, grinça le blond.

- Oh ça va ! Bon, Tu-Sais-Qui veut me tuer.

- Gros scoop, le coupa à nouveau Draco.

Potter se redressa d'un seul, s'asseyant.

- Mais tu es insupportable ! Laisse moi finir !

- D'accord, d'accord, l'apaisa son ami en posant sa main sur son épaule pour le rallonger.

Le Survivant soupira puis reprit :

- Donc, il veut ma mort et a déjà tenté plusieurs fois de me tuer. Pour faire simple, il voudra sûrement recommencer et personne ne sait pourquoi. Enfin pourquoi moi ? Je suis un simple étudiant et le fait que j'ai une cicatrice ne me rend pas plus intéressant.

- Je me pose tous les jours la question, Potter, ricana Draco. Mais apparemment, cet éclair sur ton front te rend exceptionnel aux yeux de la presse et de la gente féminine.

- Pas du tout ! s'outra Harry en s'asseyant finalement en tailleur. Si tu savais comment j'ai eu du mal pour trouver une cavalière l'année dernière…

- Peu importe. Donc ?

- Donc, je voudrais savoir pourquoi ! C'est tout ! Pourquoi cet acharnement ?

Le préfet s'assit à son tour et croisa les bras.

- Bien et pourquoi cette interrogation seulement maintenant ? Pourquoi n'es-tu triste qu'aujourd'hui ? Enfin, c'est l'histoire de ta vie tout ça.

- Parce que en ce moment mes amis me voient différemment. Même Ron et Hermione ne me trouvent plus normal.

- Je ne saisis pas, confessa Draco. Pourquoi ce changement maintenant ?

- C'est parce que tu ne sais pas tout ! s'agaça Harry en levant les bras.

- Et bien, dis moi.

- Je ne peux pas !

Vaincu, le blond le calma :

- D'accord, d'accord. Et c'est tout ?

- Non.

Draco sourit.

- Et bien, je t'écoute pour la suite.

- Je n'aime pas ce qui se passe entre nous, claqua Potter, froid.

- Pardon ? s'étouffa le préfet.

Le brun se leva.

- Tu as raison, il commence à faire sérieusement froid.

Puis, il se mit à faire les cents pas, essayant de se réchauffer. Le blond se leva alors à son tour et l'arrêta en se saisissant de ses bras.

- Attends, qu'est ce qui ne va pas avec nous deux ?

Potter fronça les sourcils.

- C'est pourtant évident, non ?

- Euh… Pas tellement, avoua Draco.

- Je commence à bien t'aimer ! s'agaça le Gryffondor. Alors que je sais que je ne devrais pas, que tu fais sûrement tout ça pour m'embêter ou m'espionner.

Reculant, le préfet secoua la tête.

- Non, c'est faux.

- Peut être, mais je n'en sais rien, et avant même si je t'appréciais ce n'était pas grave. Alors certes, je trouvais nos rencontres amusantes et tes petits cours de potions bien pratiques, mais je maitrisais. A présent, je t'aime vraiment comme un ami. Je veux te raconter mes problèmes et je ne peux pas. Même si tu étais innocent et plein de bonne volonté envers moi, ton entourage m'en empêcherait.

- Je veux écouter tes problèmes, murmura Draco.

Potter secoua la tête.

- Cela ne change rien.

- Je ne sais pas quoi te dire, mais je suis content d'être enfin devenu ton ami.

Le blond lui offrit un sourire sincère, vite rendu par un triste du Survivant. Draco tourna ensuite la tête vers le sol et réfléchit. Puis se souvenant, il retourna ensuite ses yeux vers le Gryffondor d'un seul coup, un grand sourire moqueur aux lèvres.

- Je sais, il y a quelque chose qui va ! Toi et Chang !

Le sourire qui avait commencé à naitre sur les lèvres du brun disparut aussitôt.

- Arrête, on a rendez vous pour la Saint Valentin à Pré-au-lard, j'ai peur.

Puis, il se rapprocha du blond et dit, tout excité :

- Mais tu as raison, je peux te raconter ça.

- Euh… Je ne sais pas si je veux connaître tes déboires sexuels avec la chinoise.

- Sexuels ? s'écria Harry, ouvrant de grands yeux. Mais nous ne sommes juste embrassés.

- Ah. Et ? Pourquoi as-tu peur ?

- Et bien, vois-tu la dernière fois, elle pleurait… A cause de Cédric… Et, je crois qu'elle veut en parler, mais pas moi, alors…

Draco éclata de rire. Son corps fut tellement secoué qu'il dût se tenir à son ami pour ne pas tomber. Entre deux éclats, il réussit à souffler :

- Chang… La dépressive !…

Il reçut une tape sur la tête tandis qu'il rigolait encore. Puis son bras fut saisi violemment. La douleur le calma et il se tourna, furieux, vers le brun affolé.

- Quelqu'un approche, murmura celui-ci.

Dans un seul mouvement, il s'enfouit sous sa cape d'invisibilité. Des petits craquements se firent ensuite entendre et le préfet se tourna vers l'origine du son. Quelques instants plus tard, Ombrage apparut de derrière un arbre.

- Oh ! C'est vous, Monsieur Malfoy. J'ai cru entendre un rire.

- Professeur, salua poliment le Serpentard. J'étais descendu dans le parc parce que j'ai vu un mouvement suspect d'une fenêtre alors que je faisais ma ronde. Il m'a semblé moi aussi entendre ce rire.

- Je suis sûre que des élèves se cachent dans la forêt, murmura alors tout bas la femme en rose. Il faut aller voir.

- Laissez moi m'en occuper, professeur, fit Draco avec un sourire de connivence. Ne vous inquiétez pas, je vous les amènerai dans votre bureau de suite.

Ombrage lui rendit son sourire, hocha la tête puis s'en alla, satisfaite. Lorsqu'elle fut hors de vue, Harry réapparut tout près du blond. Il lui murmura alors à l'oreille.

- J'ai compris, souffla-t-il d'un ton moqueur. En fait, c'est Ombrage la femme qui t'intéressait. Tu avais honte, avoue ! Mais moi, je n'ai pas pu rater votre œillade mielleuse…

Ce fut au tour de Potter de se faire frapper tandis qu'il était secoué par un rire silencieux.

OoOoOoOoO

Ah, vision d'horreur... lol

Prochain chapitre, retour du journal avec le début... des mauvaises choses. A vendredi :)

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