Bonjour,
RAR aux anonymes :
Miruru : Oui, ils se rapprochent, et de plus en plus, tu vas voir :) Merci pour ta review !
Julialovekuro : Haha, j'espère que tu n'es pas trop fatiguée tout de meme! ;) Je suis contente qu'elle te plaise à ce point en tout cas. J'espère que la suite en fera de même! Bisous
Merci à Steph pour sa review!
Bonne lecture à tous !
OoOoOoOoO
Le weekend de la saint Valentin arriva trop tôt selon Harry. La veille de la sortie à Pré-au-lard, Draco et lui s'étaient vus à la bibliothèque pour travailler sur un énième devoir de potions. Le préfet devait reconnaître que le brun avait fait des progrès dans la matière, mais ceux-ci n'avaient malheureusement pas été visibles ce soir-là, l'esprit du Gryffondor étant beaucoup trop préoccupé.
- Harry ! gronda le blond. Tu n'es pas sérieux ? C'est une question de troisième année.
- Mais je ne sais pas ! râla le Survivant en se prenant les cheveux de ses mains. Aie pitié de moi…
Plus qu'amusé, Draco lâcha sa plume et croisa ses bras.
- Je ne comprends pas. Tu devrais être excité, heureux de la voir demain. Pas mort de peur.
Blessé dans sa fierté, Potter se releva et fronça les sourcils.
- Je ne suis pas mort de peur.
- Vraiment ? questionna son ami, sceptique.
- Oui. Mais comprends moi, nous n'avons jamais vraiment parlé… Alors…
Soupirant, le blond pencha la tête sur le côté.
- De toute manière, tu verras bien demain. Bref, réponds à la question !
Son ton était redevenu autoritaire.
- Bon, réfléchit Harry en se grattant la tête. Des yeux de limaces ?
Eclatant de rire, le préfet secoua la tête, désespéré.
- Mais ne te moque pas, se vexa le brun.
- Harry ! Tu vas la faire exploser ainsi ta potion. Tu veux rivaliser avec Finnigan ?
- Non, se renfrogna son ami. Bon, une écaille de dragon ?
- Ce n'est pas au pif ! Réfléchis un peu !
Mordillant ses lèvres, le Survivant tenta à nouveau de réfléchir. Mais, au bout d'un moment, il craqua et laissa tomber son poing sur la table.
- Bon ! J'en ai marre. Je ne le finis pas. Peut être dimanche. On se revoit hein, dimanche ?
- Si tu veux, fit Draco en haussant les épaules.
- D'accord. Je te raconterai le massacre. A plus.
Rigolant malgré lui, le blond acquiesça et le regarda ranger ses affaires en éparpillant la moitié. Après avoir menacé de renverser trois fois son pot d'encre en tentant de le fermer avec ses mains fébriles, il réussit à partir sans rien oublier.
OoOoO
Le jour arriva finalement. Draco et ses amis se rendirent à Pré-au-lard, sans aucune intention de fêter la saint Valentin. Le préfet remarqua tout de même que Pansy avait fait un effort vestimentaire. Théo la complimenta sur sa jolie robe mais le blond s'abstint, ne voulant pas créer de malentendus.
Alors qu'ils se dirigeaient vers la sortie du château. Blaise qui était à côté de lui fit remarquer :
- Hé ! Astoria ne te lâche pas des yeux.
La blonde de Serpentard marchait en effet avec ses amis, un peu plus loin, et jetait fréquemment des regards dans leur direction. Draco, pas convaincu, dit :
- Si ça se trouve, c'est toi qu'elle observe.
- Non, j'ai déjà tenté mon coup, cela n'a pas marché.
- Ah, fit platement le préfet. Et, il y en a une autre qui t'intéresse ?
- Oh ! fit le noir, ouvrant grand les yeux. On peut en parler maintenant ?
- Euh… oui, enfin…
- Parfait, le coupa son ami. Et bien, j'ai tenté le coup avec sa grande sœur, tu sais Daphné. Mais, elle est malheureusement trop cruche. Je te jure, j'ai vraiment voulu faire un effort. Du coup, cela n'a duré que une semaine avant que je ne rompe. Puis, ensuite, j'ai tenté avec…
Draco décrocha bien vite. Blaise monologuait tout seul, racontant ses aventures que le préfet n'avait même pas remarquées. Il n'avait posé la question que par politesse. Finalement, le noir conclut :
- Donc voilà, je ne suis pas sûr. Tu crois que je devrais tenter le coup ?
- Euh… Oui, bien sûr.
Le préfet ne savait pas du tout de quoi Blaise parlait.
- C'est vrai ? fit ce dernier. Tu as raison, si elle est consentante, je ne devrais pas me gêner, mais cela ne fait que deux jours quand même…
- Tu fais comme tu veux, Blaise.
- Parfaitement, je vais avoir seize ans dans un mois, il faut absolument que je me dépucelle. C'est décidé.
Amusé, Draco hocha la tête. Lui n'avait pas vraiment les mêmes préoccupations, mais il comprenait son ami.
Ils arrivèrent bientôt au village. Les couples étaient de plus en plus nombreux et occupaient la place principale. Soudain, Pansy s'exclama :
- Beurk ! Chang et Potter ! ricana-t-elle.
Le préfet se tourna alors et vit son ami, tout rouge, accompagné de la chinoise, tout aussi gênée.
- Franchement, je ne sais pas comment tu as fait pour tomber aussi bas, Chang ! Au moins, Diggory était plutôt beau garçon.
Draco adressa un regard compatissant à Harry qui le lui rendit par un air désespéré. Le blond dut se retenir de ne pas éclater de rire, puis le Survivant entraina sa petite amie plus loin. Blaise se pencha alors vers le préfet.
- Eux, c'est sûr, ils ne l'ont pas fait, ils sont frustrés, cela se voit.
- Ne raconte pas de bêtises, Blaise ! Tout le monde ne pense pas qu'à ça !
Agacé, le blond se détourna et s'en alla vers un magasin.
OoOoO
Le lendemain de la saint Valentin, Draco retrouva Harry comme prévu. Le parc étant devenu leur lieu de rendez vous, le préfet s'y rendit en début de soirée. Malgré lui, il devait s'avouer pressé de s'y rendre. Il avait hâte de savoir comment s'était terminée l'après-midi entre son ami et la chinoise. Il sentait déjà la catastrophe venir et ne pouvait s'empêcher d'en sourire. L'affaire était vraiment amusante.
Lorsqu'il arriva, le Survivant n'était pas là. Encore une fois, il était le premier. Le blond ne s'en énerva cependant pas et s'assit tranquillement sur la souche d'arbre qui était devenue sienne. Observant de loin le lac sur lequel se reflétaient les derniers rayons de soleil, il se mit à réfléchir sur la situation.
Depuis un moment déjà, il se rendait compte qu'il appréciait vraiment Harry. Il était véritablement devenu son ami. Même s'il savait que cela n'était pas une bonne chose, il avait compris pourquoi les lettres qu'il envoyait à son père ne contenaient plus les éléments qu'il apprenait sur le Survivant, il ne voulait pas le trahir. Alors, depuis peu, il faisait semblant, ignorant qu'à la base il y avait un plan.
Il savait que cela était sans but et surtout sans finalité, que cette amitié ne rimait à rien pour lui, mais il le prenait ainsi. Il ne réfléchissait qu'au jour le jour, appréciant simplement les moments passés en compagnie du brun et ne se posait pas plus de questions. Draco savait que s'il commençait à s'interroger, il se rendrait compte qu'ils fonçaient, Potter et lui, droit dans le mur.
Sa réflexion s'arrêta donc là, comme à chaque fois. Sans solution.
Heureusement, il n'eut pas le temps de penser plus, quelqu'un accourait vers lui.
Se levant, le blond vit son ami venir rapidement, un air catastrophé sur le visage. Une fois à son niveau, Harry se saisit de ses bras.
- Désolé pour le retard. Mais, Draco… C'était un massacre !
- Vraiment ? rigola le préfet.
- Mais ne ris pas ! Elle a fini en larmes…
N'obéissant pas, Draco rit aux éclats. Il fut cependant vite rejoint par son ami. Une fois calmés, le blond le fit asseoir à côté de lui sur l'herbe et demanda, un grand sourire toujours présent sur ses lèvres.
- Bon, raconte.
- Et bien, nous sommes allés chez Mme Pieddodu.
- Qui ?
- Ouais ! Moi non plus, je ne connaissais pas. C'était affreux. Il y avait du rose partout. Une décoration totalement guimauve. Et là, j'ai essayé de combler les blancs avec le quidditch et Ombrage.
- Ombrage ? Sérieusement ? Tu n'as pas trouvé mieux comme tue l'amour ?
- Mais… Tu sais, on aime bien la critiquer…
- Bref, peu importe. Et ensuite ?
- Et bah… Je ne sais plus trop comment, on en est venu à parler de Cédric… Et moi, je ne lui ai dit que je voulais pas. Et c'est là qu'elle a pleuré. Elle ne comprenait pas pourquoi je ne souhaitais pas en discuter et qu'elle, elle avait besoin de le faire…
Perdu dans ses souvenirs, Harry ne finit pas. Draco dut le secouer.
- Et ?
- Elle est partie. En larmes et fâchée.
A nouveau, le préfet rit.
- Arrête ! s'agaça le brun. Ce n'est pas ma faute si je ne veux pas revivre sa mort continuellement, déjà que j'en fais des cauchemars…
De suite, Potter se tut, étonné de s'être autant dévoilé. Le rassurant d'une main sur l'épaule, Draco lui sourit :
- Je comprends parfaitement. De plus, discuter d'un ex, ce n'est jamais une bonne idée.
- Voilà ! approuva le brun.
- Et ensuite, qu'à tu fais ?
- J'ai rejoint Hermione. Oh d'ailleurs, tu vas voir, il y aura une surprise demain matin.
Haussant un sourcil perplexe, le préfet demanda :
- De quelle ordre ?
- Je ne te dis pas.
- Bon, très bien.
Le blond s'allongea dans l'herbe, se cala confortablement et poussa un profond soupir de bien être. Le voyant faire, Potter en fit de même, s'installant à ses côtés. Finalement, Draco demanda :
- Tu es triste ?
- Comment ?
- Pour Chang.
- Non. Visiblement, cela ne devait pas marcher. C'était juste un béguin qui datait de la troisième année.
- La troisième année ? s'exclama le blond.
- Oui. Lors d'un match de quidditch, je l'ai trouvée particulièrement jolie sur son balai.
- Ah, fit platement son ami. Elle ne vole pas particulièrement bien…
- Oui, c'est sûr que comparé à toi ou moi, mais… Enfin, je ne sais pas. C'est vrai que c'était un peu étrange. Je ne me sentais pas très à l'aise.
Encore une fois, Draco ne put s'empêcher de lâcher un rire amusé. Harry le suivit.
- Et toi ? Pas de béguin ?
- Non.
Croisant ses jambes allongées, le préfet plia ses coudes afin d'appuyer sa tête sur ses mains. Le brun tourna ensuite la sienne vers lui afin de le regarder.
- Vraiment ?
Le blond l'observa à son tour, plongeant ses yeux dans les siens. Finalement, il haussa les épaules et détourna la tête, contemplant à nouveau le ciel. Le Survivant en fit alors de même, calant son crâne sur le bras replié de Draco, profitant de l'appuie tête. Ce dernier ne le repoussa pas et profita du silence.
OoOoO
La surprise fut de taille le lendemain matin. Le Chicaneur, journal que absolument aucun Serpentard ne lisait, se retrouva dans toutes les mains de l'école, maison des verts et argent comprise. Le Survivant se dévoilait, racontait tout et, en particulier, le retour du lord noir. L'école fut donc ébullition au cours du petit déjeuner, chacun commentant avec enthousiaste.
- Je n'arrive pas à croire qu'il ait eu le culot ! s'exclama Pansy.
- C'est un Gryffondor, répondit simplement Théo.
Draco, lui, lisait l'article, avide. Il connaissait déjà l'histoire mais en connaître les détails était vraiment intéressant. Soudain, un remue-ménage en provenance de la table des rouges et or le tira de sa lecture.
- Une interview ? Que voulez vous dire ? s'exclama Ombrage, furieuse.
- Je veux dire qu'une journaliste m'a posé des questions et que j'y ai répondu, dit Harry. Voilà…
Le brun donna le Chicaneur à son professeur. Cette dernière lut la première page et devint écarlate.
- Quand avez vous fait cela ?
- Pendant ma dernière sortie à Pré-au-lard.
- Il n'y aura plus de sortie à Pré-au-lard pour vous. Comment avez vous pu ? J'ai pourtant essayé de vous apprendre à ne plus dire de mensonge mais, apparemment, le message n'a pas pénétré. Cinquante points en moins pour Gryffondor et une nouvelle semaine de retenue.
Puis, elle s'en alla, serrant fermement le journal dans sa main.
- C'est bien mérité ! fit alors Pansy.
Draco se retint de lui jeter son regard le plus noir et reprit sa lecture. Il n'était plus concentré cependant. Harry allait encore avoir la main pleine de sang. Un frisson parcourut l'échine du blond tandis qu'il s'inquiétait pour son ami.
OoOoO
Le journal fut bien sûr interdit à toute l'école. Draco ne put s'empêcher cependant de sourire lorsqu'il vit encore plus d'exemplaires, dissimulés par les élèves et même les professeurs. Potter avait été intelligent sur ce coup là. L'interdiction avait encore plus attisé la curiosité.
En tant que préfet et membre de la Brigade Inquisitoriale, le blond aurait pu interdire les Chicaneur qu'il voyait cachés, mais au final, il était plutôt fier de son ami. Il s'abstint donc et laissa ses amis s'en occuper.
Puis, quand le soir vint, il sortit afin de faire sa ronde, emportant avec lui un petit flacon. Il parcourut rapidement les couloirs et arriva bientôt dans le couloir du bureau d'Ombrage.
Potter mit un moment avant de sortir. Visiblement, la Grande Inquisitrice ne se gênait pas pour le garder le plus possible, charcutant sans aucun doute sa main. Le poing de Draco se crispa. La femme était réellement cruelle.
Finalement, Harry apparut, ouvrant la porte. Avant qu'il ne la referme, le préfet entendit :
- A demain, Monsieur Potter. A la même heure.
Le Survivant ne répondit pas et termina de fermer la battant. Le blond apparut alors. Un doigt sur la bouche pour lui dire se taire, il se saisit de son bras et l'entraina avec lui. En silence, ils parcoururent les couloirs et montèrent jusqu'au quatrième étage. Une fois arrivés dans la salle où le brun avait recopié le devoir de potion du blond, ce dernier referma derrière eux et poussa son ami sur une chaise. Puis, il conjura un bol et y versa le contenu d'un flacon qu'il sortit de sa poche.
- De l'essence de Murlap. Tu ne connais sûrement pas, vu ton niveau de potions, mais cela va apaiser la douleur.
- Détrompe toi, fit Harry en souriant largement à la vue du liquide. Hermione a eu la même idée que toi.
Puis, sans hésiter, il plongea sa main ensanglantée à l'intérieur et poussa un soupir de soulagement. Draco s'assit alors à côté de lui.
- Je ne sais pas comment je dois le prendre.
- Bien, dit le brun, légèrement moqueur. Tout simplement.
Ne répondant pas, le préfet se laissa aller contre son dossier et croisa les bras.
- Bon. Je suppose que tu es fier de toi.
- Pardon ?
- La surprise.
- Ah oui, sourit Harry. Qu'en as-tu pensé ?
- J'étais curieux. Je ne connaissais pas tous les détails.
- Et ?
Gêné, Draco s'avança, se pencha et appuya ses coudes sur ses genoux. Mettant sa tête dans ses mains, il murmura :
- Je suis admiratif.
- Pardon ? demanda le brun en se penchant lui aussi pour entendre.
- J'ai dit que j'étais admiratif, marmonna le blond, agacé.
Comprenant enfin, le Survivant se redressa.
- Il n'y a pas de quoi, tu sais. Certes, c'était vraiment effrayant mais… Je n'ai rien fait. Je n'ai même pas sauvé Cédric.
Draco lui adressa un clin d'œil en répliquant :
- Si tu l'avais fait, jamais tu aurais eu Chang.
Riant nerveusement, Harry lui donna une tape sur la tête.
- Tais toi, tu es horrible.
Le préfet sourit simplement. Puis, il repassa sa main dans ses cheveux qui avaient été décoiffés et se redressa.
- En tout cas, tu as bien fait enrager Ombrage. Un point pour toi.
- Oui, sourit le brun.
Le Survivant enleva ensuite sa main de l'essence, regardant les blessures.
- Fais voir, dit le préfet.
Son ami lui tendit sa main et le blond s'en saisit. Observant délicatement les coupures, il fronça les sourcils. Puis, il sortit un mouchoir en tissu de sa poche et le trempa dans le bol. Délicatement, il nettoya alors la blessure, enlevant le sang qui continuait de couler cependant.
- Ta main est vraiment charcutée. Quand je pense que tu dois y retourner demain…
- Tu t'inquiètes pour moi ? demanda Harry, légèrement moqueur.
Il ne reçut en réponse qu'un geste un peu trop violent sur une de ses coupures.
- Aie ! s'écria le brun, outré.
- Pardon, je n'ai pas fait exprès, mentit ouvertement Draco.
Le brun voulut reprendre sa main, mécontent, mais le préfet la retint et retrempa le tissu dans l'essence. Ainsi, il continua de nettoyer la blessure, jusqu'à que le sang ne coule plus.
OoOoOoOoO
Voilà, c'est tout pour aujourd'hui. Il n'y a pas de journal, mais de véritables rapprochements entre nos deux amis. J'espère que vous avez aimé. La suite, mercredi.
Une review ?
