Bonjour à tous,

RaR :

JulialoveKuro : Ouah ! Quel enthousiasme ! Je suis flattée :) Et oui, Draco s'inquiète… Merci pour ta review !

Merci à Steph pour ses reviews !

Bonne lecture à tous !

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Un événement qui vint par la suite provoqua chez Draco une brusque méfiance envers le Survivant. Depuis quelques jours, il venait chercher ce dernier à la sortie de ses punitions, lui ramenant à chaque fois l'essence de Murlap afin de le soulager. Les deux amis passaient alors de véritables bons moments, parlant comme jamais et se rapprochant encore plus.

Mais alors qu'ils étaient une énième fois dans la salle du quatrième étage, se moquant de la chinoise qui était revenue voir le brun suite à l'article apparu dans le Chicaneur, Potter lui annonça ne pas être disponible le lendemain soir.

Le préfet s'était tout d'abord étonné, ne sachant pas ce que pouvait faire son ami après une punition en soirée, et resta coi devant la réponse.

- Des cours de rattrapage de potions avec le professeur Rogue en personne ? s'écria le blond. Sérieusement ?

- Mais oui ! s'exclama Harry.

Le brun se tortilla cependant malgré sa conviction.

- Mais arrête, rigola Draco. Je t'aide depuis bientôt trois mois. Tes notes n'ont jamais été aussi bonnes. Qu'est ce qu'il se passe ? C'est Chang ? Tu vas la voir et tu n'oses pas me le dire de peur que je me moque ?

- Mais non ! C'est terminé avec elle.

- C'est tes amis alors ? Ils te demandent ce que tu fais le soir ?

- Ils ne me pistent pas. Ecoute, si tu ne me crois pas, viens deux heures plus tard que d'habitude, tu verras, je sortirai du bureau de Rogue.

Ahuri, le préfet regarda son ami se lever et envelopper sa main dans un mouchoir préalablement trempé dans le bol d'essence. Puis, soupirant, le brun se tourna à nouveau vers son ami et lui jeta un regard amusé.

- Ferme la bouche, tu vas gober les mouches.

- Mais… Mais…

- Bon, du coup, on se dit à demain après le fameux cours, ou non ?

- Ouais… D'accord.

Le blond n'ayant pas bougé d'un pouce depuis la révélation, Harry se rapprocha, posa délicatement sa main sur son épaule et le secoua légèrement.

- Ca va aller ? demanda-t-il, moqueur.

Reprenant contenance, Draco hocha la tête et se mit debout.

- J'ai hâte de voir cela.

- Bien, à demain donc.

Croisant le regard du Survivant, le préfet acquiesça.

- Oui.

Le brun hésita quelques secondes puis s'en alla.

Et, lorsque le lendemain soir, Draco termina sa ronde, il se dirigea vers le bureau de son parrain et fut sidéré de voir en effet Harry en sortir.

Jamais le maitre de potions ne donnait de cours particuliers, et encore moins pour un Gryffondor. Le brun lui cachait quelque chose, le blond en était sur. Ce fut donc sans un mot que les deux garçons se rendirent dans leur lieu de rendez-vous quotidien.

Une fois dans la salle, le préfet prit place, sortit le flacon de sa poche. Il observa ensuite le Survivant conjurer un bol et enlever le pansement de fortune qui entourait sa main afin de tremper cette dernière dans la solution calmante. Poussant un soupir de soulagement, Harry prit une chaise et l'amena en face de celle de Draco, emportant le bol avec lui. Une fois assis, il regarda enfin son ami qui boudait les bras croisés.

- Qu'il y a-t-il ? demanda-t-il.

- Je ne te crois pas.

- Mais… Tu as vu pourtant.

- Je t'ai vu sortir du bureau de mon parrain, oui, pas assister à des pseudos cours de rattrapage de potions.

Harry baissa la tête. Après un moment de silence, il marmonna :

- Moins tu en sauras, Draco, mieux ce sera.

Pas démonté du tout, le blond fronça les sourcils.

- Qu'est ce que vous faîtes ? Il te donne des cours de quoi ? Certainement pas de magie noire, Dumbledore ne le permettrait pas.

Le Gryffondor soupira.

- Tu es lourd, tu sais.

- Dis.

- Ce sont des cours d'occlumancie.

Perdant d'un coup les couleurs présentes sur son visage, Draco décroisa les bras, ouvrant grand les yeux.

- Tu rigoles ?

- Euh… Non. Pourquoi ?

- Je sais comment on donne des cours d'occlumancie, Potter. On est obligé de passer par la legilimencie !

- Et alors ? interrogea Harry, perdu.

- Alors, mon parrain pourrait voir nos rendez vous ! Notre amitié !

Se grattant la tête de sa main libre, le brun fronça les sourcils.

- Je n'avais pas pensé à cela…

- A-t-il vu quelque chose ?

- Non… Il se concentre sur autre chose.

- Pas pour l'instant ! Mince !

Paniquant, Draco plongea sa tête dans ses mains et se décoiffa à l'aide de ses doigts. Le rassurant, Harry posa une main sur son épaule.

- Hé ! C'est bon, je ferai attention pour le cacher. Tiens d'ailleurs… Je crois qu'il nous a vus avec Cho.

Riant malgré lui, le préfet releva la tête.

- Le pauvre, il a du avoir une vision d'horreur. Elle pleurait ?

- Oui, rit Harry.

- Catastrophe ! ironisa le blond.

Puis, se calmant, il demanda :

- Et pourquoi te donne-t-il des cours d'occlumancie ?

- C'est Dumbledore qui le souhaite.

- Mais encore ?

- Mais encore, tu n'en sauras pas plus.

Frustré, Draco se mit à bouder, sa bouche se pliant en une moue. Le Gryffondor afficha alors un sourire attendri.

- Ne fais pas la tête… Tu sais que c'est mieux ainsi.

- Oui, soupira Draco en se penchant à nouveau pour cacher son visage.

Après un instant de silence, il ajouta :

- J'en ai assez de ces secrets.

Le blond entendit alors un raclement de chaise et vit les genoux de Harry se rapprocher des siens jusqu'à les toucher. Il sentit ensuite un poids arriver sur le haut de son dos et un bras se poser en travers de celui-ci. Puis, la tête du brun se déposa sur son épaule.

- Je sais. Moi aussi, je te l'ai déjà dit. Mais nous n'avons pas le choix, la situation nous l'impose.

Draco ne répondit pas et laissa faire dans cette étreinte, étonné. Puis, après un moment de partage, il se releva, le poids reposant sur ses bras devenant trop important. Sentant le mouvement, le Survivant en fit de même. Ils se retrouvèrent alors au même niveau, à une vingtaine de centimètres l'un de l'autre. Ne sachant que dire, Draco chuchota :

- Tu portes toujours mon parfum.

Harry pencha sur la tête sur le côté et sourit gentiment.

- Et toi, mon collier.

Gêné, le préfet acquiesça puis, d'un coup, se leva.

- Bon. Je dois y aller. Il commence à se faire tard.

Sans attendre de réponse, le blond alla vers la porte. Puis, avant de partir, il se retourna et tomba sur le Gryffondor toujours assis.

- Tes punitions sont finies donc…

- On se revoit ce weekend ? Dimanche dans le parc ?

Draco hésita à peine puis accepta. Une fois dehors et la porte fermée, il prit une grande inspiration et passa une main sur une de ses joues. Ces dernières chauffaient, rouges sans aucun doute.

OoOoO

La salle commune des Serpentards était silencieuse. Le préfet avait demandé le calme après avoir observé pendant un long moment d'un mauvais œil le chahut des premières années. Blaise, qui avait été alors à ses côtés, l'avait regardé, amusé, perdre lentement son calme jusqu'à qu'il se lève et menace quiconque se trouvait dans la pièce des pires représailles si un autre bruit se faisait encore entendre.

Alors, sagement, les jeunes adolescents avaient obéi et avaient commencé à sortir leurs devoirs. Un sourire satisfait s'était ensuite installé sur les lèvres du blond tandis qu'il était retourné s'asseoir dans son fauteuil près du feu. Puis, il allongea ses jambes et ferma les yeux.

- Tu sais que tu ressembles à un grand père comme cela ? demanda son ami.

Outré, Draco se redressa d'un coup.

- Tu n'es pas sérieux ?

- Si. Déjà, tu as des petites habitudes, un fauteuil favori près du feu. En plus, tu cries sur les plus jeunes.

Fronçant les sourcils, le préfet croisa les bras.

- Et alors ? Cela n'explique rien. De plus, j'ai fini mes devoirs, j'ai bien le droit de m'installer confortablement sur un fauteuil.

- Mais, je ne te demande pas de te justifier, Draco, sourit narquoisement Blaise.

Plissant ses yeux, le blond siffla :

- Parle moi plutôt de ta dernière conquête au lieu de te moquer de moi… As-tu conclu ?

- Oui !

Oubliant tout le reste, le noir s'emballa de suite :

- J'ai passé une après-midi magnifique. Si tu savais comment elle avait la peau douce, et quand j'ai…

- Mais tu es encore avec elle ? coupa le blond, peu intéressé d'entendre le reste.

- Oh ! Non… Romilda est trop… mièvre pour moi.

- Romilda ? s'étouffa Draco. La Gryffondor ?

- Oui, mais je te l'ai déjà dit que c'était elle, l'autre jour à Pré-au-lard.

- Mais… Mais…, ne sut que dire le préfet.

- Ne t'inquiète, elle a un sang tout à fait pur. De toute manière, c'était juste pour me dépuceler.

- Fais attention, marmonna le blond en se renfonçant dans son fauteuil. Tu vas finir comme ta mère.

- C'est elle qui justement se moquait de moi. Apparemment, elle a perdu sa virginité en troisième année, avec un septième année.

Un frisson parcourut Blaise.

- Crois moi, poursuivit-il. Il y a des détails que j'ai appris que je n'aurais jamais voulu savoir de toute ma vie… Mais bon, au moins comme ça, elle ne m'embêtera plus.

Draco sourit, amusé.

- Je compatis.

Mais alors que Blaise allait répondre, Pansy rentra en trombe dans la salle commune, arrivant presque en criant.

- Blaise ! Draco !

Derrière, plus discret, Théo la suivait. Le préfet fronça les sourcils en voyant les premières années lever la tête de leurs parchemins.

- Moins fort, Pansy ! Pourquoi es-tu toujours aussi peu discrète ? s'agaça-t-il.

- Oh mais…

Son enthousiasme tomba un peu mais elle se reprit bien vite en s'asseyant sur le canapé à côté du noir.

- J'ai des nouvelles de Ombrage.

- Comment cela ? demanda Blaise.

- Elle nous a donné des instructions, répondit Théo en poussant Pansy pour s'asseoir à côté d'elle. A propos de Potter.

Réprimant un froncement de sourcils, le préfet questionna :

- Mais encore ?

- Apparemment, elle est de plus en plus sûre que le balafré a monté un groupe et veut interroger tous les élèves dans son bureau. Elle a posé un décret ce matin.

- Encore cette histoire ? s'étonna le blond. Je suppose que ce sera sous véritaserum.

- Oui, enfin ce ne sera pas dit. Seule la Brigade sera autorisée à ne pas y passer, mais nous devons lui amener les élèves. Je trouve cela est n'importe quoi.

- Mais ne sois pas rabat-joie, Théo, s'écria la brune. Cela va vraiment être marrant.

- Je ne pense pas que Potter cache quelque chose, affirma Draco. Nous l'aurions découvert avant et il a raison. C'est contre la loi de faire cela à des élèves.

- Sérieusement, Draco ? s'exclama Blaise. Et ton père, ce qu'il fait, ce n'est pas hors la loi ?

Fusillant du regard son ami, le blond persifla :

- Ce sont des choses différentes. Il s'agit d'élèves, de personnes mineures, certains sont encore des enfants. Vous avez bien vu comment elle donne ses punitions !

- Je suis d'accord, confirma Théo. Cette femme est cruelle.

- Peut être, admit la jeune fille. Mais si cela embête Potter, alors cela ne me dérange pas.

Draco lui offrit un sourire, montrant son accord, mais intérieurement, il bouillonnait. Là, tout de suite, il avait envie de frapper son amie et de défendre son autre ami. Harry ne méritait pas cela. Il se contenta cependant de détourner la tête et de regarder le feu, coupant court à tout autre tentative de discussion.

Il entendit par la suite des chuchotements en provenance du canapé. Il s'agissait de Blaise et de Pansy qui ricanaient. De son côté, Théo avait sorti un livre qu'il dévorait littéralement.

Le préfet ressentit alors le besoin de lire. Dans un pincement au cœur, il songea au journal qui l'attendait en haut dans chambre, bien caché dans sa table de nuit. Malgré lui, il ressentait le désir de lire la suite. Il voulait connaître le plan du lord noir, savoir comment son père avait réagi par la suite, face à ce meurtre. Sa mère avait-elle été au courant ? Avait elle approuvé ? Intérieurement, il espérait le contraire. Narcissa était beaucoup trop douce pour réagir ainsi.

Cependant, le malaise qu'il avait ressenti suite à sa lecture lui revint. Heureusement que Harry avait été là sinon il ne s'en serait toujours pas remis.

Soupirant, Draco se passa la main dans ses cheveux. Il n'avait pas le cœur de reprendre une telle lecture. Il ferma donc les yeux et profita de la chaleur du feu.

OoOoO

Le préfet finit cependant par ouvrir à nouveau le journal. En discutant avec Théo, dont le père était aussi mangemort, de leur futur, il voulut savoir. Même si cela l'effrayait, il souhaitait découvrir ce qui l'attendait. Après tout, cela ne tarderait pas à arriver.

Un soir, donc, il fit comme il avait pris l'habitude. Après s'être enfermé derrière les rideaux de son lit, il posa un sort de silence et entrouvrit le livre de cuir noir. Une grande inspiration plus tard, il lisait à nouveau.

Je ne revis le seigneur des ténèbres que pas longtemps après notre escapade. Lorsque j'étais rentré chez moi ce soir-là, après notre petite visite aux moldus, je n'avais ressenti que fierté et soulagement. Je l'avais fait. J'avais tué et cela m'avait plu. Mieux, le lord avait été satisfait. Tellement qu'il m'avait proposé de le revoir dès le lundi, afin de parler de son plan. J'avais réussi son test.

Le dimanche, lorsque Narcissa passa au Manoir, j'avais l'esprit ailleurs. Ma si douce s'en rendit compte et je m'en veux à présent, même si cela était justifiable, de ma fermeté…

« La jolie blonde arriva avec sa mère. Mme Black fut reçue par Abraxas en personne. Le père Malfoy proposa alors un thé à la mère de la petite amie de Lucius. Celle-ci accepta de passer l'après midi au Manoir.

Sans hésiter, le préfet emmena alors Narcissa dans le parc, lui proposant une promenade. Les deux adultes les regardèrent partir en silence. Après tout, ils pouvaient bien s'isoler, tant que cela n'était pas dans une chambre.

Lucius entraina donc sa petite amie vers son endroit secret, pressé de pouvoir l'embrasser de tout son saoul et de profiter de sa peau si… »

Sans hésiter, Draco sauta le paragraphe dédié au souvenir de leur moment intime et passa au suivant.

« Reboutonnant sa chemise, Lucius s'assit sur le banc. De son côté, Narcissa remettait en place sa robe, enlevant l'herbe présente dessus. Puis elle s'installa à ses côtés. Se laissant couler dans ses bras, elle murmura :

- Alors comment se passe tes vacances ? Tu as l'air d'être ailleurs aujourd'hui…

- Comment cela ? s'étonna le blond. Cela ne t'a pas plu ?

- Si. Mais… D'habitude, tu es plus… Enfin, moins expéditif.

- Merci, fit le préfet, outré.

- Oh ! rit la blonde en se retournant pour lui caresser la joue. Ne t'inquiète pas, c'est toujours parfait avec toi… Mais dis moi, quelque chose te tracasse ?

- Non, ma chérie. Tout va bien.

D'une main gentille, il enleva celle de sa petite amie posée sur sa joue.

- Vraiment ?

Le préfet ne répondit pas, la laissant simplement se remettre dans ses bras. Narcissa poursuivit donc :

- Et tu as vu ton ami ? Celui donc vous avez parlé avec Rodolphus ?

- Oh ! Oui.

- Mais, je n'ai pas bien compris, qui est-ce ?

- Un ami.

- Qu'avez vous fait ?

Lucius se tendit légèrement et sa petite amie le sentit. Elle murmura alors :

- Que se passe-t-il ? Les choses ne se sont pas bien passées ? Tu as…

- J'aimerais que tu ne t'occupes pas de cela, la coupa sèchement le préfet.

- Mais… Je veux simplement…

- Narcissa ! gronda le blond. Ce ne sont pas des affaires pour toi !

- Pourquoi le prends-tu ainsi ? s'étonna sa petite amie.

- C'est toi qui le prends mal ! Je t'emmène dans mon endroit favori du parc, je prends soin de toi et toi tu te plains de mes performances et tu critiques mon ami !

Le ton était à présent énervé, Lucius s'était levé, repoussant la blonde. Son visage était rouge, en colère. Comprenant qu'il ne fallait pas insister, Narcissa se leva et vint l'embrasser délicatement, posant une main sur son épaule afin de l'apaiser.

- Lucius, tu as été parfait et je t'aime. Ne t'inquiète pas. De plus, je ne connais pas ton ami, il n'y a donc aucune raison pour que je le critique, mais si tu veux que nous n'en parlions plus, alors faisons comme cela.

Hochant la tête et se calmant enfin, le préfet se rassit et ramena contre lui sa petite amie. Embrassant légèrement son front, il murmura :

- Pardon.

Narcissa ne répondit pas, mais quelques secondes plus tard, elle chuchota :

- Tu as raison, cette clairière est magnifique, on dirait un petit paradis avec ces arbres l'entourant… »

Refermant d'un coup sec le livre, Draco resta la bouche ouverte et les yeux écarquillés. Il était choqué. Son paradis, son endroit de lecture n'était autre que l'endroit où ses parents s'étaient retrouvés pour faire l'amour. Une nausée le saisit et il pâlit. Et dire qu'il avait passé l'été dans cet endroit, croyant être le seul à le connaître…

OoOoOoOoO

Hahaha…! Le pauvre… :)

Voilà pour aujourd'hui, à vendredi. (Enfin ce n'est pas sûr, je ne sais pas si j'aurais le temps…)

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