Coucou,

Je crois qu'il est temps que je vous annonce que cette fiction sera en deux parties bien découpées. Contrairement à mes précédentes fictions, je pense mettre la seconde dans une nouvelle ifction, afin de bien marquer la coupure, le titre changera aussi sûrement. Bref, voilà.

RaR :

JulialoveKuro : Il ne vaut mieux pas penser à Lucius tuant des gens, en effet, c'est assez horrible. Pour Draco, il est clair qu'il ne retournera plus dans cette clairière :) En tout cas, le chapitre est là, j'ai trouvé le temps. J'espère qu'il va te plaire. Bisous

Merci à Steph pour sa review !

Bonne lecture à tous !

OoOoOoOoO

A la fin de la semaine, les interrogations menées par le Grande Inquisitrice avaient débuté. De nombreux élèves étaient passés dans son bureau et s'étaient vus offrir un thé. Ombrage n'apprenait cependant rien d'intéressant et cela semblait l'enrager. Elle demanda à sa Brigade le dimanche matin de lui apporter encore plus d'élèves, et plus spécialement des Gryffondors.

Pansy se réjouissait à cette idée ainsi que Blaise. Seul Théo partageait l'avis de Draco. Ce dernier avait emmené quelques élèves durant la semaine, voulant sauver les apparences, mais son ami n'avait rien fait. De sa part, on ne s'en étonna cependant pas, sa discrétion et son pacifisme étaient ses principales caractéristiques.

Le soir, le blond rejoignit Harry dans le parc. Il avait hâte de le voir et surtout de le prévenir de la présence de la potion dans le thé rose proposé par la Grande Inquisitrice.

Pour une fois, le Gryffondor était déjà là. Il regardait un parchemin, assis sur l'herbe, et souriait. Intrigué, Draco s'approcha de lui et jeta un coup d'œil par dessus son épaule. Il s'agissait d'une sorte de carte.

- Je t'ai vu arriver, dit alors le brun sans lever la tête de son papier.

- Pardon ?

Souriant de toutes ses dents, le Survivant releva la tête et lui tendit le parchemin.

- Regarde, ton nom est jute à côté du mien.

Le préfet se saisit de la feuille et observa. Etonné, il reconnut la carte de Poudlard sur laquelle le nom de ses habitants bougeait.

- Cela donne vraiment la position des personnes ? questionna-t-il, soufflé.

- Oui, fit Harry en se levant.

Émerveillé, le blond regarda plus attentivement le parchemin. Un doigt se posa dessus.

- Regarde, là, il y a Dumbledore qui fait les cent pas, comme d'habitude. Ombrage est dans son bureau, elle interroge encore quelqu'un. Et nous, on est là.

Il désigna le parc du château exactement à l'endroit où ils se trouvaient. Leurs noms étaient inscrits, l'un juste à côté de l'autre.

- Où as-tu eu cela ? interrogea le blond.

- C'est mon père et ses amis qui l'ont fabriquée quand ils étaient à Poudlard.

- C'est vrai ? C'est super pratique…

Harry hocha la tête, heureux que cela plaise à Draco, puis il récupéra la carte.

Les deux amis s'assirent ensuite sur le sol. Et, le préfet se rappela.

- Oh ! Il faut que je te dise, enfin, tu dois t'en douter…

- De quoi ?

- Ombrage met du véritaserum dans son thé. Il ne faut surtout pas le boire quand elle va t'interroger.

- Comment tu le sais ?

- Oh, c'est la Brigade. Elle croit toujours que tu fais un groupe de je ne sais pas quoi…

Le Survivant hocha la tête. Puis, le silence s'installa. Draco piocha dans l'herbe quelques brins et se mit à les triturer. Harry le regarda faire, et demanda finalement :

- Tu ne m'interroges pas ?

- Pardon ? questionna le blond en relevant la tête.

- Et bien, normalement, tu poses tout plein de questions. Pour savoir.

- Si tu veux me dire quelque chose, tu me le diras toi même, je n'ai pas à demander.

Le brun le regarda avec de grands yeux.

- Sérieusement ?

Le préfet haussa les épaules.

- Victoire ! s'exclama Harry en levant les bras au ciel. Draco a enfin compris ! Il est devenu sage !

Rouge de honte, le blond le poussa, le faisant s'allonger au sol.

- Tais toi, abruti.

Cependant, le Survivant affichait un sourire moqueur. Il s'installa sur ses coudes et le regarda narquoisement.

- Mais, je suis fier de toi !

Draco s'approcha, s'avançant sur ses genoux et vint lui taper sur la tête.

- Pas un mot de plus sinon je te harcèle de questions jusqu'à que tu craques.

- Je ne craquerai pas.

- Oh si !

Le regard de Harry changea, d'un coup il se fit intéressé. Le brun se redressa, se plaçant au même niveau que son ami et le regarda droit dans les yeux.

- Vraiment ? Comment ?

Le souffle coupé par leur proximité, le blond ne sut répondre. Le Survivant le scrutait, leurs visages à quelques centimètres l'un de l'autre seulement.

- Je…, tenta le préfet.

Il ne put non plus terminer, Harry se détourna et se rallongea sur le sol en concluant :

- Tu vois.

Il plaça un coude sur ses yeux, se cachant de la vue de Draco et ne bougea plus. Ce dernier s'allongea alors à ses côtés.

- J'aurais trouvé un truc, marmonna-t-il.

Le silence lui répondit. Il poursuivit donc :

- J'aurais sûrement…

Soudain, le brun se saisit de sa main posée entre eux deux et la serra, mêlant leurs doigts.

- Merci de m'avoir prévenu, Draco, le coupa-t-il. Merci de l'avoir fait sans ne rien chercher en retour.

Le préfet ne répondit pas. Il laissa simplement sa main là où elle était, son cœur battant à tout rompre.

OoOoO

Après quelques jours d'attente pendant lesquels il préféra passer toutes ses soirées avec le Survivant, Draco finit par sentir la curiosité monter en lui de plus en plus. Il voulait connaître la suite du journal.

Le blond profita donc du fait que Harry avait une leçon d'occlumancie avec le professeur Rogue pour s'isoler dans un coin du château, le journal avec lui.

Le lundi suivant, je revis le seigneur des ténèbres à la taverne. Tout le monde était présent…

« Lorsque le préfet arriva à la taverne, il trouva Rodolphus présent pour le recevoir. Le septième année lui offrit un sourire amical.

- Bonjour, Lucius. Ton weekend s'est bien passé ?

- Parfait, et toi ?

- Bon aussi. Le Lord a été très fier de toi. La plupart du temps, un sortilège de mort n'est pas réussi du premier coup…

- Vraiment ?

- Oui. Allez viens, tout le monde t'attend.

Rodolphus l'entraina dans la pièce adjacente. Elle avait été réaménagée depuis la dernière fois. Un énorme bureau se trouvait au fond, Lord Voldemort assis derrière. Les autres étaient installés sur des fauteuils placés en cercle autour de celui-ci. Le septième année poussa le blond vers l'un d'eux puis s'installa à côté de sa petite amie.

L'homme qui n'avait rien dit jusqu'à présent sourit alors.

- Bienvenue, Lucius. J'ai raconté tes exploits de samedi dernier à nos amis. Ils ont tous été impressionnés.

Le préfet hocha la tête en signe de remerciement. Lord Voldemort poursuivit donc :

- Je vais donc pouvoir t'expliquer de quoi il en retourne. Un serment inviolable me semble cependant une bonne chose pour être sûr que tu ne divulgues rien par mégarde. Les autres s'y sont pliés aussi.

Le blond se crispa un instant, peu désireux de commettre un acte aussi important, pesant ainsi sur sa vie. Seulement, le Lord se leva et vint en face de lui. Il fit signe à Lucius de se lever. Comme hypnotisé, le préfet ne put alors qu'obéir et regarder l'homme relever sa propre manche afin de libérer son avant-bras. Instinctivement, le blond en fit de même et accepta la poigne de Lord Voldemort.

Rodolphus se mit debout alors lui aussi et vint près d'eux. Il leva ensuite sa baguette vers leurs mains jointes et murmura un sort. De suite, un fil argenté en sortit et se glissa autour de l'union, scellant l'ensemble. Le septième année parla alors :

- Lucius Abraxas Malfoy jures tu de ne rien révéler de ce que tu vas apprendre par la suite de la bouche de Lord Voldemort ?

- Je le jure, répondit machinalement le préfet.

- Jures-tu que quelques soit les circonstances, tu lui seras fidèle ?

Ouvrant grand les yeux, le blond sentit son souffle se couper. Quelle était cette histoire de fidélité ? A propos de quoi parlait Rodolphus ? Instinctivement, Lucius eut un mouvement de recul. Seulement sa main, bien ancrée dans celle du Lord, fut écrasée par cette dernière. Le blond leva alors les yeux vers ce dernier. Le regard était glacial et menaçant. Le préfet compris donc. Il n'avait pas le choix. Ne pouvant faire rien d'autre, il murmura :

- Je le jure.

Le fil disparut alors et Rodolphus rangea sa baguette. Le blond baissa la tête, se libérant de la poigne de l'homme. Mais ce dernier posa une main sur son épaule et annonça bien fort :

- Je suis fier de toi. Maintenant, tu fais vraiment partie de nous. Félicitations.

Hochant faiblement la tête, Lucius retourna s'asseoir alors que Lord Voldemort en faisait de même. Au fond de lui, il se demandait ce qu'il venait de faire, ce que cela engendrerait sur sa vie, car c'était important et non négligeable. Un tel serment fait à une personne avait le pouvoir de bouleverser un futur. Mais extérieurement, il se sentait fasciné. Il l'avait fait, il avait eu le courage et à présent il allait savoir. Et, en effet, Lord Voldemort parla. Pendant de longues heures, il expliqua son plan. Après avoir raconté comment il détestait les moldus qui se mélangeaient à eux, comment il avait horreur de ce sang mêlé au leur, combien sa haine était grande, il décrivit ses idées et éclaira ceux qui étaient devenus ses fidèles.

Son plan était d'abord d'agir lentement, de tuer quelques moldus par endroits, sans aucune logique, afin de ne pas éveiller les soupçons trop rapidement. Puis d'accélérer les choses d'un seul coup afin de créer un vent de panique, l'idée principale étant de faire comprendre à la société sorcière qui elle devait accepter parmi elle. Les moldus ne seraient pas les seuls visés donc, les sangs de bourbe allaient aussi être éliminés, terrorisés, afin de leur rappeler où était leur place. Lord Voldemort voulait que le ministère soit dépassé et qu'il ne puisse rien faire.

L'homme parla ainsi durant toute une après-midi, les personnes en face de lui buvant ses paroles, et, à la fin, tous furent d'accord et pressés de passer à l'acte. Il avait réussi à les dompter. »

Une sueur froide coulait le long du dos de Draco. La peur glaçait ses os, hérissait ses poils, rongeait son cœur. Le lord noir était vraiment effrayant, son plan horrible, mais le pire n'était malheureusement pas là.

Le blond n'en revenait pas. Son père avait vraiment fait un serment inviolable afin de jurer sa fidélité au pire mage noir de tous les temps. Voilà pourquoi depuis le retour de celui-ci, il était à cran et constamment enfermé dans son bureau à travailler. Ce jour-là, Lucius Malfoy avait ruiné sa vie, la rendant dépendante d'un fou. De plus, il avait emmené sa femme avec lui, et maintenant son fils, car comme l'avait dit Harry, bientôt cela serait son tour.

Peinant, Draco se leva ensuite. Il s'était assis sur la corniche d'une fenêtre. Une fois debout, il marcha faiblement, son livre sous le bras, en direction de nulle part. Ses pas le guidèrent et il se laissa entrainer. Un moment, il se demanda pourquoi il avait continué sa lecture mais au final, il préférait savoir, même si la vérité était horrible.

A marcher sans but, il ne s'en rendit pas compte de suite, mais arriva bientôt au bureau de son parrain d'où Harry devait bientôt en sortir. Comprenant que son instinct l'avait guidé vers le seul réconfort qu'il pouvait avoir, Draco se laissa aller contre le mur au bout du couloir et se roula en boule. En fermant les yeux, il s'imagina le sourire du brun, espérant que celui-ci calme le rythme effréné de son cœur.

Il commençait à s'enfoncer dans un état comateux lorsqu'il entendit la porte s'ouvrir. Relevant la tête, il vit le Survivant sortir, l'air perdu et marcher rapidement dans la direction où se trouvait Draco. La porte se retrouva ensuite brusquement claquée derrière lui.

Lorsque le brun passa à son niveau, il se rendit enfin compte de sa présence et s'arrêta, étonné :

- Draco ? Que fais-tu là ? On devait se voir aujourd'hui ?

- Euh…

Le blond avait toujours un air effrayé sur son visage. Il ne sut que dire mais murmura finalement :

- Je voulais te voir…

- Oh ! D'accord. Mais là, je ne suis pas trop d'humeur, je suis un peu…

Puis, Harry vit alors l'air désespéré qu'affichait le blond. Il se coupa donc dans sa phrase et s'accroupit face à lui pour demander :

- Draco ? Tout va bien ?

Le préfet se mordit les joues afin de retenir les larmes qui menaçaient de couler. Sa gorge s'était nouée en voyant l'air inquiet du brun. Il ne put donc que secouer la tête, montrant son désarroi. Le Survivant posa une main sur les bras qui entouraient les genoux du blond. Doucement, il murmura :

- Qu'est ce qu'il y a ?

Mais Draco ne pouvait toujours pas parler. Une larme coula sur sa joue, traitresse, et il se mordit alors la lèvre afin d'empêcher les autres de faire de même. Harry le regarda faire, de plus en plus inquiet, puis quand le sang coula de la blessure causée par la pression trop forte, il décida d'agir. Se saisissant de son bras, il le força à se lever :

- Allez viens, on va aller autre part, il ne faut pas que l'on se fasse attraper.

Le préfet résista un instant puis finalement obéit. Faiblement, il se mit sur ses jambes. Le brun remarqua alors le livre qu'il tenait serré contre lui.

- Qu'est ce que c'est ?

Il voulut s'en saisir mais Draco eut un brusque mouvement de recul. Comprenant, le Survivant l'apaisa :

- C'est bon, je ne vais pas regarder. Viens.

Passant un bras autour de ses épaules, il l'entraina. Instinctivement, le blond se colla à lui. Harry les emmena donc. Il ne sut où aller au départ mais trouva finalement l'alcôve où ils s'étaient cachés une fois précédente. Celle-ci était assez dissimulée et contenait un petit banc de pierre. Le brun fit donc asseoir son ami qui se cramponnait à lui. Puis, il le prit dans ses bras, la tête blonde reposant dans son cou, et tenta des cercles relaxants dans le dos de Draco. La crispation du corps de ce dernier mit un moment avant de disparaître. Et, quand finalement elle disparut, le Survivant osa à nouveau parler.

- Ca va mieux ?

Le préfet n'ouvrit pas la bouche mais hocha la tête doucement. Harry poursuivit donc :

- Que s'est-t-il passé ?

- Rien, murmura faiblement Draco.

- Mais…

- Chut, Harry. Je veux juste que tu sois là, comme ça. Ne bouge surtout pas.

- D'accord. Je reste là.

Instinctivement, le brun déposa un baiser sur la chevelure blonde et reprit ses caresses, apaisant son ami.

Un long moment de partage plus tard, celui-ci se releva finalement. Son visage à quelques centimètres de celui du Gryffondor, il chuchota :

- Et toi ? Tu n'avais pas l'air bien non plus…

- Mes cours avec Rogue sont terminés.

- Ah bon ? Pourquoi ?

Le souffle de Harry atteignait sa joue, il était agréable, doux.

- J'ai découvert quelque chose sur son passé avec mon père qu'il ne voulait pas que je sache.

- Oh ! fit simplement le préfet. Et bien comme cela, il ne pourra plus savoir pour nous.

- Oui, murmura le brun.

- J'espère que tu as pu progresser tout de même.

Harry lui sourit faiblement, puis il l'embrassa sur la joue et le ramena contre lui, la tête blonde dans son cou et des mèches le chatouillant.

OoOoO

Les deux garçons n'étaient rentrés que tard dans la nuit après leur discussion. C'est pourquoi, Draco peina le lendemain matin à se lever. La tête encore pleine des idées haineuses du lord noir, il resta plus longtemps qu'à son habitude la tête dans la couette, essayant vainement d'échapper à tout ceci. Ce fut malheureusement sans espoir et très bientôt, il se retrouva levé de force par Blaise qui craignait pour son petit déjeuner. Puisant dans le peu de volonté qui lui restait, le préfet se mit donc debout et se prépara rapidement.

Une fois dans la Grande Salle, il n'ouvrit pas la bouche et laissa ses amis parler pour lui. Il remarqua cependant l'air inquiet de ceux-ci en le voyant ne rien avaler, c'est pourquoi il se força à boire du thé avec un toast. Du coin de l'œil, de l'autre côté de la salle, il aperçut Harry. Le brun semblait aussi préoccupé et fixait sans vraiment voir sa tasse de chocolat.

Alors que le blond allait détourner la tête, le Survivant releva la sienne plongea ses yeux dans les siens. A travers la Grande Salle, ils échangèrent un regard qui en disait long sur leur état. De loin, ils se comprirent et compatirent l'un pour l'autre. Draco se sentit alors mieux, un souffle de bien être le traversa en contemplant les prunelles vertes de son ami. A l'intérieur, il y voyait ce qu'il recherchait : de la chaleur.

Malheureusement, ils durent finalement détourner les yeux, ne voulant pas attirer l'attention sur eux. Mais, ils le savaient, ils se reverraient dès le soir même.

OoOoOoOoO

Et bien, et bien, on peut dire que Lucius s'est mis dans une merde noire (pardonnez moi la vulgarité...) J'espère que ce passage vous a plu.

A lundi.

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