Bonjour, voici un nouveau chapitre,
RaR :
JulialoveKuro : En effet, ils sont de plus en plus proches! Et cela va continuer :) Je suis contente que cela te plaise toujours autant! Bisous
Guest : Haha, oui, Lucius est une andouille, c'est le cas de le dire! Merci pour ta review!
La limace : J'espère que mon titre n'a fait que te faire de l'oeil ;) Amourachée? Vraiment tant que ça? C'est gentil, merci ! Je voulais faire ce moment intense (celui où il lui annonce l'interdiction de quidditch), je suis ravie de voir que c'est réussi! Merci encore! Bisous
Bonne lecture à tous !
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Harry et Draco étaient tous deux allongés dans l'herbe. Ils fixaient le ciel sombre, essayant de repérer les étoiles cachées par les nuages. La main du brun était posée sur celle du blond. Elle s'était installée là en début de soirée et n'y avait plus bougé, l'autre ne l'ayant pas repoussée. Cela faisait à présent un moment que le silence avait envahi le parc. Les deux garçons profitaient du calme.
Le préfet en profita donc pour fermer les yeux et ne penser à rien. Cela se solda par un échec, son esprit ne voulant pas se détacher de cette paume déposée sur sa main et de ces doigts effleurant à peine les siens. Il ignorait quand le rapprochement avait eu lieu, mais il n'y avait pas de doute, cela lui semblait normal, naturel. Pour rien au monde il aurait voulu repousser la main de son ami, elle était à sa place.
Mais, à présent, quelle était la démarche à suivre ? Devait-il laisser ses petits attouchements continuer d'avoir lieu, en sachant parfaitement qu'ils devenaient de plus en plus précis ? Sa raison lui guidait de faire le contraire, mais l'avait-il écoutée une seule fois quand il s'était agi de sa relation avec le Survivant cette année ? La réponse était bien sûr non, sinon, il n'en serait pas là, à se demander ce qu'il se passait.
Comme s'il avait senti son doute, Harry resserra sa poigne sur ses doigts et poussa un soupir. Tournant légèrement la tête vers lui, le blond l'observa. Son ami avait les yeux fermés et semblait aller au mieux, il était apaisé. La réponse vint alors à Draco. Non, il ne changerait rien, car c'était cela qu'il aimait entre eux. Ils étaient bien ensemble, détendus et surtout naturels.
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Un événement vint bousculer le calme qui s'était installé entre eux. Le samedi qui suivit, alors que les deux amis n'avaient prévu de se voir que le lendemain, Draco et les autres membres de la Brigade Inquisitoriale furent appelés par Ombrage. Le message se propagea au sein des Serpentards par l'intermédiaire de Pansy qui arriva, tout excitée, dans la salle commune et cria que Potter allait enfin se faire prendre.
Le préfet, qui était alors occupé à finir un devoir de métamorphose avec Blaise, sentit son cœur se serrer d'angoisse. Il savait que le brun cachait quelque chose, celui-ci l'avait sous entendu plusieurs fois, mais il n'avait pas connaissance de ce qu'il faisait réellement. Avant qu'il n'ait plus le temps de se poser des questions, la jeune fille enchaina, toujours à la cantonade :
- Tous les membres de la Brigade doivent aller de suite chercher Potter et ses amis.
Blaise se leva, fourra ses affaires dans son sac et rejoignit son ami, un grand sourire aux lèvres. Draco le suivit, pas aussi enthousiaste mais avec la même rapidité.
- On y va, dit-il ensuite.
Théo les rejoignit et ensemble ils quittèrent la pièce. Ils furent suivis par d'autres élèves, eux aussi membres. Une fois dehors, le préfet demanda :
- Quels sont les détails ?
- Je l'ignore, répondit Pansy en haussant les épaules. On s'en moque, ce qui compte c'est qu'il faut l'attraper.
Calmant sa colère avant qu'elle n'ait eu le temps de monter, le blond prit une grande inspiration puis proposa :
- Il vaut mieux se séparer. Je vais voir les étages du haut, fouillez le reste.
Blaise hocha la tête et partit en direction des profondeurs du château. Théo, lui, attrapa le bras de la brune et annonça :
- On va fouiller le parc. A tout à l'heure.
Puis, il s'en alla avec elle. Draco commença alors à avancer doucement puis quand il vit qu'ils étaient hors de vue, il se mit à courir, grimpant les escaliers en direction du septième étage. Il ne croisa pratiquement personne et arriva bientôt en haut. Une fois là, il alla vers l'endroit où il avait déjà vu Harry disparaître par une porte dissimulée. Malheureusement, il n'y avait personne dans ce couloir et aucun mouvement. Commençant à sérieusement à s'inquiéter, le préfet marcha de plus en plus rapidement et décida de parcourir tout l'étage. Au détour d'un couloir, il finit cependant par apercevoir quelqu'un. Draco se stoppa alors. De loin, il reconnut son ami qui était devancé par deux autres personnes. Ces dernières semblaient pressées et disparurent rapidement. Le blond reprit alors sa course et approcha le Gryffondor. Attrapant son bras, il l'interpella :
- Harry.
Ce dernier se tourna alors vers lui, inquiet, mais quand il le reconnut il poussa un soupir de soulagement.
- Oh ! C'est toi, tu m'as fait peur.
- Tu es recherché, Ombrage sait.
Soupirant, le brun passa une main dans ses cheveux.
- Je suis au courant.
- Que se passe-t-il ? Qu'a-t-elle contre toi ? Qu'as-tu fait ?
- Je… Attends, tu es là pour m'arrêter ?
Les yeux verts se fixèrent sur l'insigne accroché à la robe du Serpentard. Confus, Draco marmonna :
- Euh… non…
- Si.
Le ton était ferme et les yeux de son ami étaient à nouveau fixés sur le blond. Celui-ci baissa les siens.
- En fait, je suis là pour te prévenir, mais oui, je suis censé te ramener à elle.
- Et bien, qu'attends-tu ?
Etonné, le préfet observa à nouveau son ami.
- Tu n'es pas sérieux ?
- Si.
- Mais, je ne vais pas t'amener à elle… Je…
- Draco, soupira le Survivant. Si elle a quelque chose pour le prouver, je ne peux de toute manière pas fuir, dans le cas contraire, je ne risque rien.
Le blond lâcha le bras et recula.
- Je ne ferai pas ça.
- Mais si ! C'est ton rôle.
- Non. Elle va à nouveau te blesser…
Le préfet fixa la main de son ami, l'angoisse oppressant toujours sa poitrine. Cette dernière vint se saisir de son bras et l'entraina.
- Ne sois pas ridicule, j'irai de toute manière.
Sans attendre de réponse, Harry commença à marcher en direction du bureau de la Grande Inquisitrice. Sans autre argument, Draco se laissa faire. Le trajet se passa en silence, le brun entraina le blond. Finalement ce dernier se détacha de sa poigne et inversa les rôles lorsqu'ils arrivèrent dans le couloir du bureau d'Ombrage. Il ralentit aussi le pas, peu pressé d'arriver. Malheureusement, ils furent bientôt devant la porte et il fut obligé de frapper le bois de celle-ci.
De suite, le battant s'ouvrit, la Grande Inquisitrice.
- Monsieur Malfoy ! roucoula-t-elle. Vous m'avez amené Potter, c'est parfait, je n'en attendais pas moins de vous.
Puis, elle fusilla du regard le Survivant.
- Vous ! Dans le bureau du directeur, maintenant.
Se saisissant à son tour du bras du brun, elle dit mielleusement au préfet.
- Je prends la relève. Cinquante points pour Serpentard.
Sans attendre, elle s'en alla ensuite, Harry à sa suite. Ce dernier se retourna et jeta un dernier regard à son ami. Le blond lui offrit un pauvre sourire, de la peine dans les yeux. Le Survivant le lui rendit avec la même gentillesse, puis il se retourna, regardant droit devant lui.
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Après leur départ, Draco ne rentra pas de suite dans sa salle commune. Il marcha un moment dans le château, peu pressé de retrouver ses amis qui se réjouiraient du malheur de Harry.
Même s'il était inquiet pour celui-ci, il était aussi curieux. Qu'avait donc fait le Gryffondor pour mériter un rendez vous chez le directeur ? Avait-il vraiment fondé un groupe ? Et si oui, de quoi ? Le préfet ne connaissait aucun détail et il avait hâte d'interroger son ami, peut être qu'à présent que cette affaire avait été découverte, il voudrait bien lui en parler et lui raconter.
Après une longue promenade, le blond se rendit compte que le soleil s'était couché, il alla donc dans la Grande Salle pour le dîner. Ses amis étaient déjà là et dès qu'il fut assis, il se fit interroger.
- Tu étais où ? demanda Blaise.
- J'ai trouvé Potter et l'ai amené à Ombrage.
- Oh ! C'est toi ! s'exclama Pansy. Tu as de la chance ! Et alors ?
- Je ne sais pas, ils sont allés voir le directeur ensuite.
- Mince…
- En tout cas, les Gryffondors ne sont pas là, fit remarquer le noir.
Le préfet leva la tête de son assiette et regarda la table située à l'opposé de la leur. Il ne trouva en effet ni Harry ni ses amis.
- Il n'y a eu aucune nouvelle ? questionna-t-il alors. Ils ont été punis ?
- Non… On saura sûrement demain. Peut être qu'ils vont être renvoyés, sourit la brune.
- Ne dis pas de bêtises, la rabroua Théo. On parle de Potter, tant que Dumbledore sera à son poste, il ne lui arrivera rien.
- Il a raison, soupira Blaise, l'air triste.
Pansy sembla elle aussi déçue. Elle soupira et plongea la tête dans son assiette. Draco, lui, les ignora. Il avait prévu de lire à nouveau le journal de son père ce soir-là, mais il était trop stressé et inquiet, il n'en aurait pas le courage. Il espérait simplement que le lendemain, il pourrait voir Harry, comme cela était prévu.
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PAR ORDRE DU MINISTERE DE LA MAGIE
Dolores Ombrage (Grande Inquisitrice) remplace
Albus Dumbledore à la direction de l'école
de sorcellerie de Poudlard
Conformément au décret d'éducation
Numéro vingt-huit
Signé : Cornelius Oswald Fudge, ministre de la Magie
- Whoua, fit Blaise, les yeux fixés sur l'écrit, la bouche grande ouverte.
Draco lisait lui aussi la feuille, ses sourcils se fronçant, il ne comprenait pas pourquoi Dumbledore était inculpé de quoi que ce soit.
- La vache ! s'exclama Pansy en arrivant derrière eux.
- Elle fait fort ! confirma le noir.
- Je ne sais pas si c'est une bonne chose, marmonna Théo. Elle ne va pas réussir à tenir l'école.
- Mais tout de même ! C'est Dumbledore ! s'écria la jeune fille. Il en faut pour le renvoyer… Que s'est-il passé ?
- J'ai entendu dire qu'il devait aller normalement à Azkaban, expliqua Blaise, mais qu'il a réussi à mettre à terre deux aurors ainsi que le ministre. Il a disparu depuis.
- C'est dingue, conclut la brune.
Elle se tourna ensuite vers le blond et lui demanda :
- Tu en penses quoi ?
- J'aimerais bien savoir pourquoi, mais il est clair que Fudge ne fait pas le poids et qu'Ombrage risque d'être dépassée. Cela va être amusant.
Le noir sourit, hochant la tête.
- Je suis d'accord.
- Bon, moi je vais à la bibliothèque, annonça Théo.
- Allons-y, confirma Blaise.
Laissant la place à ceux derrière qui désiraient lire à leur tour le décret, les Serpentard prirent la direction de la bibliothèque. Draco n'avait rendez vous avec Harry que le soir, il décida donc de les suivre afin de terminer ses devoirs.
Ils prirent tous place à une table et entamèrent sans plus attendre leur travail. Autour d'eux, les élèves ne parlaient que du départ du directeur. Même si la plupart étaient choqués de la nouvelle, ils étaient fiers de lui et racontaient son départ avec enthousiasme.
Le préfet prêta une oreille attentive aux élèves discutant autour d'eux et apprit que le Survivant et une fille, Marietta, avaient été les seuls élèves présents dans le bureau directorial. La deuxième se trouvant à l'infirmerie pour une raison inconnue, les élèves avaient obtenu leurs informations de Potter lui-même. Etrangement, personne ne se demandait pourquoi Ombrage avait pris le poste de Dumbledore, cela semblait être dans la continuité des choses suite à ses nombreux décrets et aux changements apportés à l'école cette année-là. Draco savait cependant qu'il y avait une raison bien précise et avait hâte de l'entendre de la bouche de son ami.
Le blond termina rapidement son travail, étant déjà en avance sur certains devoirs, et ce bien avant ses amis. Voyant que ceux-ci n'allaient pas les finir de suite, il décida de s'en aller et retourna dans sa salle commune. Ses amis firent la moue en le voyant partir mais ne dirent rien.
Une fois arrivé, il monta dans sa chambre et vint récupérer le journal. Récemment, depuis qu'il avait lu le meurtre commis par son père, il n'avait plus envie d'ouvrir le carnet de cuir noir mais la curiosité était plus forte. De plus, le préfet imaginait que le pire était passé. Après tout, à présent son père était lié pour toute sa vie à un mage noir qui souhaitait la mort de milliers de personnes, que pouvait-t-il y avoir de pire ?
Soupirant, le blond s'installa dans son fauteuil près du feu et poursuivit sa lecture.
Après l'après midi passée à la taverne et le serment inviolable que je prononçai pour le seigneur des ténèbres, les futurs mangemorts quittèrent la pièce et quand je voulus en faire de même, le Lord me retint…
« - Lucius ! appela l'homme sans se lever.
Le blond qui avait commencé à se diriger vers la sortie s'arrêta dans sa marche et tourna la tête vers lui. Son esprit était encore plein des nouvelles idées que celui-ci venait de leur annoncer et même s'il était encore perturbé par le serment qu'il venait d'accepter, il était toujours autant fasciné.
Bellatrix se stoppa elle aussi, regardant le Lord avec vénération. Ce dernier lui sourit, presque gentiment.
- Ma Bella, laisse moi seul avec lui. Je dois lui parler, nous nous reverrons très bientôt, ne t'inquiète pas.
La brune lui rendit son sourire, seulement le sien semblait légèrement fou, une dangereuse lueur se mettant à luire dans ses prunelles. Puis, elle hocha la tête et rejoignit son petit ami qui l'attendait au niveau de la porte. Une fois celle-ci fermée silencieusement, Lord Voldemort se leva et rejoignit le préfet qui était toujours planté au milieu de la pièce. Passant un bras autour de ses épaules, il lui murmura :
- Je te sens perturbé, Lucius, quelque chose ne va pas ?
- Non, Monsieur, tout va bien…
- Monsieur, s'exclama l'homme en se mettant à rire.
Le son était glacial et un frisson désagréable parcourut l'échine du blond. Lord Voldemort semblait cependant réellement amusé. Après un moment, il se calma cependant et reprit :
- Je ne pense pas que ce soit très approprié comme désignation, tu ne trouves pas ?
- Je…
Perdu, le préfet ne sut que répondre.
- Je vais te dire comment tous les autres m'appellent, mais tout d'abord, il faut que je te raconter quelque chose. Assieds toi, Lucius.
Le libérant de son bras, l'homme lui désigna un fauteuil. Quand le blond assis, il tourna un siège afin de s'installer en face de lui. Une fois cela fait, il se pencha en avant, posant ses coudes sur ses genoux et croisant ses mains.
- Bien. Vois-tu, je ne suis pas un fils de grande famille sang pur comme toi, Lucius. J'ai été élevé dans un orphelinat moldu. Ma mère, Merope Gaunt, est morte à ma naissance et mon père l'était déjà bien avant. Dès ma plus tendre enfance, j'ai compris que j'étais différent et pour cela je fus exclu. Mais ces moldus n'avaient pas compris, ils ignoraient tout de moi et de mes capacités et c'est pour cela qu'ils me rejetaient. Ils étaient tellement inférieurs, tellement inutiles… Alors que la plupart moururent de maladies communes et banales aux moldus, j'ai grandi et je me suis imposé, je les ai vaincus. C'est pour cela que lorsque je suis allé à Poudlard, j'ai de suite haï les sangs de bourbe. Ces gens étaient des imposteurs, comme le disait mon ancêtre Salazar, ils ne méritaient pas leur place ici. Par la suite, j'ai excellé sans difficulté dans chaque matière et me suis distingué des autres. Autour de moi, je voyais que les adolescents se préoccupaient de choses futiles tandis que moi, je voyais tellement plus grand. Déjà alors je m'imaginais un monde parfait, sans sang de bourbe et sangs mêlé, un monde où les moldus seraient soumis aux vrais sorciers. Et je le vois toujours ce monde, Lucius, je suis persuadé que j'y arriverai et que, encore une fois, je les vaincrai tous. Alors, voilà, je te repose la question, me suivras-tu ? Seras-tu avec moi lorsque ce monde sera installé ?
Hypnotisé et perdu dans les rêves de l'homme, le blond se vit hocher la tête, sans lâcher une seule seconde le regard profond de Lord Voldemort. Ce dernier s'autorisa à nouveau un rictus.
- Je n'en ai pas douté une seule seconde. Ne t'inquiète pas pour le futur, je te guiderai, je vous guiderai tous et vous serez mes fidèles. Ce monde sera parfait.
Il se leva ensuite et s'approcha du préfet. Ce dernier, toujours assis, le regarda du bas. Le Lord questionna alors :
- Sommes nous d'accord, mon cher Lucius ?
Ebloui par la puissance de l'homme, le blond baissa la tête sans hésiter et murmura :
- Oui, maître.
Une main se posa sur sa chevelure blonde tandis qu'un sourire victorieux dévoilait les dents blanches de Lord Voldemort.
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Je ne poste pas mercredi, sûr. Peut être vendredi, je verrai.
Bref, alors ? Pas trop perturbé ? :)
Une review ?
