Bonjour,
Je dois dire que je suis impressionnée par le nombre de reviews que j'ai reçues… Sérieusement, il faut que je fasse des cliffhangers beaucoup plus souvent ! Non, je rigole… Ou pas.
Bref, merci à vous !
RaR :
JulialoveKuro : Héhéhé, merci pour ta review ! Bisous
Guest : Hihihi, désolée. La suite est là ! Bisous
La limace : (sérieux, j'adore ton pseudo :p) Si la progression est bien faite, alors c'est bien ! Merci ! Pour la suite, oui Draco va ressentir un peu de honte… En même temps, faut oser. Mince, j'ai parlé. Lol. Allez, bonne lecture !
biancadu13 : -_- Je suis désolée, mais je me rattrape dans ce chapitre! :) En tout cas, il ne faut pas abuser du chocolat ! ;) Merci pour ta review! Gros Bisous
Bonne lecture à tous !
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Draco passa une nuit particulièrement agitée suite à son rendez vous avec le Gryffondor. Après être rentré tel un zombie dans sa salle commune, avoir snobé ses amis qui discutaient dans celle-ci et être rentré dans sa chambre comme un automate, il avait à peine retiré ses chaussures, défait sa cravate verte et s'était glissé dans ses draps, rideaux tirés. Un nœud au creux du ventre, sa main s'était ensuite crispée sur le tissu de sa couette tandis qu'il s'était remémoré l'entrevue, espérant la voir sous un meilleur angle.
Malheureusement, il y avait encore lui, embrassant le brun sans réaction. Au moins, le baiser avait été bon, les lèvres avaient été très douces et il avait eu envie de mordiller leur chair. Cependant, après réflexion, ce point n'était pas positif. Il ne devait pas aimer embrasser les lèvres d'un autre garçon. Un sang pur se mariait avec une sang pur et ils concevaient un enfant ensemble. Cela se déroulait ainsi. Au pire, si une règle devait absolument être contournée, un deuxième enfant était conçu, chose cependant impensable chez les Malfoy. Il n'y avait que les Weasley pour tolérer deux hommes ensemble, avec Dumbledore peut être.
Le préfet avait donc enfoui sa tête dans l'oreiller. Il aurait dû le voir venir, après tout ce n'était que la suite logique de leur rapprochement. Mais alors, pourquoi Harry n'avait-il pas réagi ? Bien sûr, le brun aimait les filles, il était sorti avec la chinoise. Sans s'en rendre compte, le blond avait alors ressenti de la jalousie envers elle. En avait-il ressenti précédemment ? Peut être, cela expliquerait son acharnement à se moquer d'elle. Draco avait alors poussé un long gémissement de désespoir en s'en rendant compte. Cela était pire que ce qu'il pensait : il était vraiment attaché.
Mais, il avait tout brisé. Il s'était sûrement imaginé les gestes du Survivant et ce dernier n'allait plus vouloir être son ami. Pourquoi l'avait-il embrassé déjà ? Ah oui, ses lèvres avaient eu l'air délicieuses. Et, elles l'avaient été.
Soupirant longuement, le blond s'était ensuite retourné dans son lit et avait fermé les yeux, sombrant dans un sommeil perturbé.
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Le petit déjeuner fut tout autant chaotique. Après un réveil difficile et une longue douche sous l'eau froide pour se remettre les idées en place, le préfet suivit ses amis dans le Grande Salle. Durant le trajet, il se plaça derrière Blaise qui était légèrement plus grand que lui, espérant se cacher du Gryffondor en cas d'arrivée de celui-ci. Heureusement, il ne le croisa pas de tout le chemin. Puis, une fois assis devant son assiette de toast, le blond se pencha sur la table, calant un coude sur la table afin de se dissimuler. Sa tentative était vaine mais il ne pouvait s'en empêcher.
Blaise qui était habitué à voir son ami toujours droit, sans coude sur la table, l'observa étrangement.
- Draco ?
- Hum…
- Tout va bien, ce matin ?
- Oui, oui. Je suis juste un peu fatigué.
Draco coupa ensuite court à la discussion en buvant d'un seul coup son thé brûlant. Il manqua alors de s'étouffer mais réussit à masquer subtilement sa légère toux. Puis, mâchonnant un toast, il surveilla l'entrée de la Grande Salle, voulant fuir dès que le Survivant se montrerait. A ses côtés, le noir avait abandonné et était parti dans une discussion avec Pansy et Théo.
Soulagé d'échapper à un interrogatoire, le préfet relâcha légèrement la tension. Mais, Harry choisit ce moment là pour arriver dans la Grande Salle, riant avec ses amis. Le blond le regarda s'asseoir à sa table et se décida alors à bouger.
- J'ai fini de manger. Il faut que j'y aille.
Sans attendre de réponse de ses amis, il se leva et traversa rapidement la salle jusqu'à la sortie. Une fois dehors, il accéléra encore le pas.
- Draco ! entendit-il alors derrière lui.
Sans se retourner, il reconnut la voix du brun et marcha encore plus vite. Il courait presque lorsqu'il fut intercepté. Une main s'accrocha à son bras et la plaqua violemment contre un mur. Le Survivant apparut alors devant lui, légèrement essoufflé. Ce dernier le regarda curieusement quelques instants puis jeta des coups d'œil autour d'eux. Voyant que le couloir avait des risques d'être emprunté, il les emmena plus loin, tirant le blond derrière lui. Tremblant un peu, celui-ci se laissa faire, ayant peur de la suite. Le brun leur dénicha une alcôve, semblable à celle où ils s'étaient cachés une fois précédente, et le poussa à l'intérieur.
Les deux garçons se retrouvèrent alors face à face. L'un craintif, l'autre partagé. Finalement, le préfet tendit la joue vers son ami. Perplexe, ce dernier demanda :
- Que fais-tu ?
- J'attends le coup, souffla-t-il en fermant les yeux.
Seulement, aucun poing ne vint rejoindre sa joue tendue, une paire de lèvres s'y déposa doucement. Etonné, le blond se recula, rouvrant ses paupières.
- Mais…, tenta-t-il.
Il fut coupé par une bouche se posant sur la sienne. Sans attendre, Harry l'embrassa, accrochant ses bras autour du cou de Draco et le rapprochant de lui. Ce dernier n'hésita pas et répondit au baiser. Il laissa la langue du brun envahir sa bouche et venir caresser la sienne. C'était bon. Bien meilleur lorsque le brun participait. Se laissant aller contre le mur derrière lui, le préfet colla son torse contre celui de son vis à vis, passant ses bras autour de sa taille.
Le baiser dura longtemps, leurs langues bataillaient, leurs dents mordillaient la chair et les lèvres bougeaient ensemble. Dans le cou du blond, une main caressait les mèches, étonnamment tendre, faisant fondre ce dernier. Puis finalement, le Gryffondor s'écarta, les joues rougies et les lèvres humides. Draco voulut parler, il ouvrit sa bouche et prit une inspiration. Encore une fois, il fut coupé par un baiser, bien plus court cependant, et Harry murmura :
- Ne dis rien…
Comprenant, le préfet referma sa bouche et attira à nouveau le brun près de lui, enfouissant sa tête dans le cou et respirant l'odeur qui y était cachée.
OoOoO
Les deux garçons décidèrent de se revoir dès le soir même, dans le parc. Ils eurent du mal à se séparer. Après ne s'être échangés que quelques mots, leurs lèvres s'étaient à nouveau retrouvées pour ne plus se lâcher. Et, il valait mieux ne pas parler. Draco ne voulait pas mettre de nom sur ce qu'il se passait, pas de désignation, ni même de durée. Il voulait juste profiter pour l'instant, attendant le moment où l'impossibilité de l'affaire leur reviendrait en pleine figure.
Après de longs baisers et quelques soupirs murmurés, le brun caressa une dernière fois la joue du blond et s'en alla. La réalité était à nouveau là avec leurs cours et leurs amis.
Le préfet passa ensuite la journée l'esprit ailleurs, se ressassant sans cesse leur brève rencontre de la matinée. A chaque fois que la scène se déroulait à nouveau dans sa tête, il s'étonnait de voir le Survivant engager le baiser et, lui, répondre avec ardeur. Mais ensuite, la douceur des lèvres de son ami occultait tout le reste, tout comme ses mains qui n'avaient eu de cesse de caresser sa nuque, son visage, ses cheveux.
Lors du dîner, Draco jeta sans cesse des coups d'œil à la table des Gryffondors. Il intercepta plusieurs fois le regard de Harry, ce dernier semblant faire la même chose que lui. Une fois son assiette terminée et celles de ses amis aussi, le préfet ne retourna pas dans sa salle commune. Il s'arrêta à mi-chemin d'un seul coup, stoppant les autres Serpentards au passage. Pansy, perplexe, se tourna vers lui.
- Draco, quelque chose ne va pas ?
- Je… Je viens de me souvenir que je dois aller voir mon parrain.
Compréhensifs, ses amis hochèrent la tête. Blaise sourit :
- Bien sûr, vas y. A tout à l'heure.
Acquiesçant, le blond fit demi-tour, faisant semblant de se diriger vers le bureau du professeur Rogue. Puis, quand les Serpentards eurent disparu, il fila en direction du parc. Courant sur la fin, il arriva dans leur lieu de rendez vous. Le Survivant était déjà assis dans l'herbe. Un grand sourire se dessina sur les lèvres du blond.
- J'en étais sûr, murmura-t-il.
Puis, il se jeta presque sur son ami, le fit renverser sur le sol, l'allongeant, et l'embrassa à pleine bouche. Harry n'attendit pas un seul instant pour le serrer contre lui et glisser à nouveau une main dans les cheveux blonds. Se décollant légèrement, il chuchota :
- Tes cheveux sont si doux, j'adore les ébouriffer.
- C'est quoi le rapport entre leur douceur et ton envie défaire ma coiffure ? demanda Draco, agacé mais flatté.
- Aucun, sourit son ami en utilisant ses deux mains pour l'ébouriffer totalement.
Le souffle du blond se coupa, il était choqué.
- Tu n'as pas osé ? s'exclama-t-il, outré.
Le Survivant éclata de rire, se tordant sous le préfet. Celui-ci se servit de ses coudes pour ne pas appuyer sur le corps et fronça les sourcils. Entre deux éclats, Harry réussit à dire :
- Désolé… Mais ton air offusqué avec tes cheveux tout défaits, c'est vraiment excellent !
Le préfet se renfrogna encore plus. Il leva une main dans le but de frapper son ami mais ce dernier s'en saisit et s'en servit pour inverser les rôles, se mettant sur lui. Puis, un sourire légèrement sadique se dessinant sur ses lèvres, il laissa ses doigts dériver vers les côtes du blond. De suite, celui-ci se tortilla sous lui, essayant d'échapper aux chatouillements.
- Haha… Arrête…
Après de nombreux échecs, Draco réussit à intercepter les mains traitresses et mettre fin à sa torture. Harry, le sourire toujours aux lèvres, en profita alors pour se pencher et l'embrasser légèrement. Juste une douce pression, puis une langue qui passe, écartant les lèvres voisines, et qui investit la bouche de l'autre. Docile, le blond se laissa faire, rendant le baiser sans hésitation. A la fin de celui-ci, le brun soupira et plongea son visage dans le cou offert.
- Pourquoi on a tant attendu avant de faire cela ?
Draco lâcha ses mains et vint croiser les siennes derrière le dos du Survivant.
- C'est toi qui es sorti avec Chang la dépressive.
Relevant d'un seul coup sa tête, Harry demanda, une lueur malicieuse dans les yeux.
- Jaloux ?
- Jamais !
Le brun rit doucement puis l'embrassa à nouveau.
- Tu as raison, c'était une perte de temps. C'est tellement mieux d'embrasser quelqu'un qui ne pleure pas.
Taquin, Harry lui offrit un clin d'œil. Le préfet sourit alors, satisfait, et vint quémander un nouveau baiser.
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Après son rendez vous avec le brun, le préfet retourna dans sa salle commune. Il y trouva ses amis en pleine discussion près du feu. Curieux, il ne monta pas directement dans sa chambre et les rejoignit, s'installant sur son fauteuil. Les Serpentards arrêtèrent de parler en le voyant arriver. Pansy lui sourit gentiment.
- J'interromps quelque chose ? demanda-t-il alors.
- Non, répondit Blaise. Enfin si. Nous discutions de toi.
Sans monter l'inquiétude qui montait en lui quant à l'idée que ses amis aient découvert sa relation avec Harry, le préfet croisa ses mains sur son ventre et leva un sourcil interrogateur. Théo expliqua :
- Cela fait plusieurs semaines que nous te voyons peu, tu es tout le temps en train de t'isoler et d'avoir l'esprit ailleurs…
- Je… tenta le blond, voulant se justifier.
Mais la brune le coupa.
- Ce que nous voulons te dire, c'est que nous comprenons. On sait ce que tu vas devoir faire pour le seigneur des ténèbres. Théo en a aussi eu vent par son père, alors… voilà, c'est normal que cela t'occupe l'esprit.
Comprenant que ses amis faisaient totalement fausse route quant à ses occupations, Draco fit semblant d'être touché. Il hocha la tête et souffla :
- Je vois. Je suis… flatté.
Le dernier mot avait été prononcé sur un ton légèrement moqueur. Ses amis sourirent et ils échangèrent un sourire amusé. Puis, cassant l'ambiance complice, Blaise se leva et questionna :
- Une partie d'échecs ? Cela tente quelqu'un ?
Pansy accepta avec joie et le blond en profita pour monter se coucher. Ce soir, il devait lire.
Je revins souvent à la taverne du Serpent Enfourché où nous nous donnions rendez vous. Nous nous voyions essentiellement pour parler des futures attaques, des lieux et des cibles. Mais la fin des vacances approchait, moi et Rodolphus devions bientôt retourner à Poudlard. D'ici les vacances suivantes, nous ne pourrions donc pas participer à aucun des plans prévus. Le seigneur des ténèbres nous en fit part la veille de notre départ…
« Lord Voldemort était comme d'habitude au centre, assis sur son fauteuil, son bureau le séparant de ses fidèles. Ils avaient à présent choisi la prochaine cible et la réunion se terminait. Cependant, aucun ne se levait, l'homme n'en avait pas donné le signal. Les mains croisées et le regard dans le vide, il semblait réfléchir. Autour de lui, le silence se fit, attendant la suite. Finalement, il se décida.
- Lucius, Rodolphus, je dois m'avouer déçu.
Ouvrant grand ses yeux, le préfet voulut répliquer mais alors qu'il allait ouvrir sa bouche, le Lord le fixa d'un regard perçant.
- Vos vacances se terminent, non ?
N'osant parler, le blond hocha la tête.
- Et bien, que pensiez vous faire pour poursuivre ce que nous avons entrepris ?
Balbutiant, le septième année, tenta :
- Mais, nous ne pouvons pas quitter l'école…
- Je sais très bien comment fonctionne Poudlard ! claqua Lord Voldemort. Mais je vous pensais plus débrouillards pour trouver quelque chose afin de sortir et de venir accomplir ce qui est devenu votre devoir envers la société.
Lucius sentit de la sueur venir couler le long de son cou. C'était la première fois qu'il voyait l'homme en colère contre lui. Malgré lui, il se mit à trembler. La main du Lord alla se poser sur sa baguette qui était posée sur son bureau. Son doigt caressa doucement le bois en une menace à peine voilée. Mais alors que le préfet s'apprêtait à recevoir un sort de plein fouet, la main se retira et l'homme sourit froidement.
- Heureusement, j'y ai pensé pour vous.
La tension descendit légèrement dans la salle. Il poursuivit.
- Je suppose que vous avez entendu parler de la salle sur demande.
Rodolphus et Lucius hochèrent la tête, hâtivement et violemment.
- J'y ai déposé une armoire à disparaître à l'intérieur lorsque j'étais moi même élève, annonça l'homme. Elle est reliée à celle présente chez Barjow et Beurk. Ainsi vous pourrez nous rejoindre pour le samedi ou le dimanche afin d'accomplir votre tâche.
Se décrispant, Lucius baissa la tête et murmura :
- Merci, maître. Nous le ferons.
- Oui, maître, confirma Rodolphus.
Le sourire présent sur les lèvres de Lord Voldemort s'agrandit. Il dit :
- Bien, ce sera tout pour aujourd'hui. Bella reste, s'il te plait, j'ai à te parler.
Hochant la tête frénétiquement, la brune acquiesça. Son petit ami et les autres quittèrent ensuite la salle. Mais alors qu'ils avaient atteint l'extérieur de la rue, Lucius se rappela qu'il avait oublié sa longue cape. Revenant sur ses pas, il entendit des murmures. Jetant un coup d'œil à travers la porte à demi ouverte, il aperçut Bellatrix debout à côté de son maitre. Sa main fine était posée sur le bras de ce dernier.
- Maitre, je pourrais vous contenter… Pourquoi refusez-vous ?
Le sous-entendu glaça le préfet. Il avait conscience de l'admiration de la sœur de sa petite amie pour le Lord mais n'imaginait pas que cela allait aussi loin. Ferme, l'homme la repoussa.
- Je te l'ai déjà dit, Bella, et ce sera la dernière fois, je ne suis pas intéressé par tout ceci. De plus, tromper Rodolphus n'est vraiment pas respectable.
Baissant la tête, la brune abdiqua. Sans un mot, elle s'approcha de la porte. De suite, Lucius recula et se plaça dans l'ombre. Il la vit passer devant lui et se dépêcha de la suivre en silence, ne voulant pas attirer l'attention sur lui. Seulement une main se plaqua sur son épaule et le stoppa. La voix glaciale du Lord retentit alors.
- Je suppose que tu as oublié ceci.
D'un geste ferme, il tendit la cape noire au préfet. Tremblant légèrement, le blond hocha la tête et s'en saisit. Seulement la main de l'homme ne voulait pas la lâcher.
- Tu oublies ce que tu viens de voir.
Sans hésiter, Lucius hocha la tête. Lord Voldemort accepta alors de rendre le tissu, puis il disparut.
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Et voilà ! Je vous rassure, pas de Bella/Voldy pour la suite ! :)
Qu'en avez-vous pensez sinon ? Satisfaits de la réaction de Harry ?
A mercredi.
Une review ?
