Bonjour,

Voilà un nouveau chapitre.

Au vu de vos reviews, je peux vous dire que la fin de la première partie (et donc aussi la seconde partie) va (vont) sérieusement vous étonner... Héhé, je me régale déjà de vos réactions! ;)

RaR :

La limace : Ils s'étaient tellement rapprochés... Ne pas le voir aurait été impossible. Des fois, il faut que les choses avancent :) Enfin, je suis contente que cela t'ai plu. Et oui, avec la politique de l'enfant unique (parce que c'est cela, l'héritage n'est pas à diviser ainsi), il est clair que l'homosexualité sera difficilement accepté chez les sangs pur. Merci pour ta review!

Bonne lecture à tous !

OoOoOoOoO

Assis sur le banc de pierre, le dos contre la vitre de la fenêtre, Draco se laissait embrasser avec fougue. Harry dévorait ardemment sa bouche, ses mains présentes au creux de son cou, caressant la peau douce et les mèches blondes. Le rythme de ses doigts était beaucoup plus lent que celui de sa langue qui bataillait avec celle du préfet.

Ce dernier, les pieds ne touchant pas le sol sur son haut perchoir, avait ses bras autour de la taille du brun. Alors que les dents de celui-ci mordillaient doucement sa lèvre inférieure, il le rapprocha doucement de lui, écartant ses cuisses afin de presser la taille de son vis à vis entre elles. Les mains du Survivant dérivèrent ensuite, glissant de la nuque au col de la chemise, puis, plus légèrement, jusqu'au torse, effleurant au passage le tissu blanc. Un frisson secoua alors le blond, sa prise sur la taille se raffermissant. Mais les lèvres qui étaient collées aux siennes se détachèrent, Harry reculant son torse afin de l'observer. Draco, lui, avait les yeux fixés sur sa bouche, reluquant la chair tendre et humide de sa salive. Tenté, il se rapprocha à nouveau, ignorant le souffle qui lui affola le grain de peau, et vint titiller à l'aide de sa langue les lèvres entrouvertes, se glissant jusqu'aux dents. Tendrement, ses dernières se refermèrent sur elle, l'empêchant de repartir. Le préfet qui avait fermé ses yeux les rouvrit alors et regarda le Survivant. Ce dernier affichait un air narquois. Il exerça ensuite une pression un peu plus importante sur la langue, puis, finalement, il la libera pour se pencher dans le cou pâle.

Ses mains, à présent collées à la poitrine du blond, remontèrent jusqu'au boutons du haut, toujours dans une caresse. Il sentit alors dans la poitrine le cœur s'affoler mais ne s'en préoccupa pas. Ses doigts jouèrent avec le premier bouton. Sa bouche, toujours dans le cou de Draco, mordit doucement la chair tandis qu'il ouvrait délicatement ce dernier. Le souffle de celui-ci se coupa, attendant la suite.

Tout aussi tranquillement, deux autres boutons furent ouverts tandis que les baisers dans son cou descendaient vers l'avant. Paniquant légèrement, le préfet lâcha la taille du brun et le repoussa à l'aide de ses mains. Il souffla :

- Que fais-tu ?

Souriant légèrement, Harry répondit sur le même ton :

- Et bien, je déshabille mon petit ami.

- Ton quoi ?

- Je… Je suis ton petit ami, non ? C'est pour cela que l'on s'embrasse.

Draco écarquilla ses yeux, pas sûr du terme.

- Vraiment ? Ton petit ami… ?

Ne pouvant s'en empêcher, le brun lâcha un petit rire.

- Comment nous qualifierais-tu, toi ?

- Je…

Lui adressant un sourire encourageant, Harry lui fit un signe de tête pour l'inviter à poursuivre.

- Nous… avons une relation.

Se reculant et essayant de garder un air sérieux, le Survivant coupa tout contact entre eux.

- Oui. Mais de quel type ?

Perdu et pas sûr de vouloir y répondre, le préfet marmonna :

- Et bien, nous avions une relation amicale…

- Et maintenant ?

- Euh… plus qu'amicale ?

Riant franchement à présent devant l'air désorienté du blond, le brun hocha la tête.

- Oui. Cela s'appelle être en couple.

Il s'approcha à nouveau et vint déposer un baiser sur ses lèvres.

- Regarde, je peux t'embrasser ici…

Sa bouche dériva dans son cou.

- … Là aussi…

Puis, ses mains se posèrent sur les boutons ouverts.

- … Et je peux même te déshabiller.

Draco hocha la tête mais vint accrocher ses bras autour de la nuque du brun afin de le coller tout contre lui. Comprenant son geste, celui-ci le saisit par la taille et déposa sa tête sur son épaule. Le préfet murmura alors :

- C'est tout n'importe quoi tout cela, n'est ce pas Harry ?

- Oui, confirma sur le même ton ce dernier. Mais cela n'empêche pas que c'est bon.

- Comment on en est arrivé là ? Il y a peine six mois, on se détestait.

- C'était ton idée d'être mon ami. Ensuite, je suppose que cela s'est fait naturellement.

- Tu m'allumais, accusa le préfet.

- Pardon ?

- Oui. Tu me touchais tout le temps, te rapprochais de moi et me taquinais avec tous tes petits gestes. C'est pour cela que j'ai craqué.

- Je ne le faisais pas exprès.

- Menteur.

- C'est vrai. J'aimais juste… être proche de toi. Je ne me l'explique pas.

Resserrant son étreinte, Draco murmura :

- Il n'y a pas d'explication possible.

- Donc ? Que proposes-tu ?

Fronçant les sourcils, le préfet demanda :

- Comment cela ?

- Et bien, qu'est ce qu'on fait maintenant ?

Repoussant le Survivant, le blond répondit, légèrement agacé :

- Nous sommes un couple. Ce sont tes mots, non ?

Harry sourit. Se penchant à nouveau, il embrassa avec tendresse la moue de Draco.

- Oui. Je vérifiais juste.

OoOoO

Il venait de le quitter. Après une longue soirée passée dans les bras du Survivant, Draco rentrait dans sa salle commune, déjà sombre et silencieuse. Sans un bruit, il alla se coucher, ignorant Blaise bougonnant dans son sommeil à côté. Une fois les rideaux tirés, la tête bien reposée sur l'oreiller et ses jambes recouvertes par le drap fin, il ferma les yeux. Les souvenirs de leur entrevue lui revinrent un à un, chaque baiser, chaque mot échangés.

Lorsqu'il était dans les bras du brun, le préfet arrivait à oublier l'incongruité de leur relation mais, une fois seul, le visage de son père lui revenait. Jamais ce dernier n'accepterait une telle relation, sans même parler du fait qu'il était avec l'ennemi. Alors à quoi bon la poursuivre ? Mais il était trop tard, il était attaché à présent. Même s'il savait que cela serait uniquement éphémère, il voulait la vivre jusqu'au bout, jusqu'au maximum de temps qui leur serait offert.

Se tournant dans son lit, Draco songea à nouveau à son père. Depuis plusieurs semaines, il se montrait distant avec lui dans ses lettres, ne racontant que des anecdotes sans importance, mais ce dernier ne semblait pas s'en rendre compte. Il devait être véritablement pris par le travail donné par le seigneur des ténèbres. Quel était-il ? Harry était-il la cible ou il s'agissait encore de tuer des moldus et des né-moldus ? Jamais Lucius accepterait de lui en parler, il avait trop peur lui même du courroux de son maitre. Dès ses quinze ans, il avait été endoctriné et assujetti. Son père avait donné sa vie à un fou.

Crispant ses mains sur sa couverture, Draco se dit qu'il valait mieux qu'il pense au brun qu'au futur que Lucius avait choisi pour lui.

OoOoO

Lorsque le weekend arriva, Harry lui annonça qu'il devait passer un peu de temps avec Granger et Weasley, ces derniers lui faisant remarquer son absence répétitive. Draco ne le vit donc pas du samedi, ils devaient se retrouver juste le dimanche. Le blond accepta sans rechigner mais se surprit à rechercher la présence du brun pendant toute la journée. Ils ne se voyaient pas pendant vingt quatre heures et déjà Harry lui manquait, cela n'était pas normal. Il ne devait pas autant s'attacher, ils ne seraient pas toujours ensemble.

Le préfet tenta donc de penser à autre chose qu'aux lèvres de son petit ami et accompagna ses propres amis à la bibliothèque. Les BUSE approchaient et les séances de révisions se multipliaient. De loin, il vit le Gryffondor avec ses deux comparses, assis à une table, travaillant eux aussi. Les deux garçons échangèrent à peine un regard puis le Survivant se replongea dans son livre et Draco s'installa avec ses amis. Ils passèrent ensuite la journée à réviser, s'interrogeant de temps en temps et faisant à peine une pause pour le déjeuner.

A la fin de la journée, les Serpentards se retrouvèrent dans leur salle commune, Théo continua à travailler tandis que Blaise et Pansy se lancèrent dans une partie d'échecs. Draco en profita donc pour aller chercher le journal et s'installer dans son fauteuil afin de poursuivre sa lecture.

Lorsque la fin des vacances arriva, je retournais au Poudlard express et rejoignit mes amis. Je fus heureux de revoir Narcissa et nous passâmes le trajet, seuls dans un wagon. Bien plus tard, après le dîner traditionnel dans la Grande Salle, nous nous retrouvâmes tous dans la salle commune…

« Lucius tenait sa petite amie contre lui, assis sur un canapé, discutant de ses vacances avec ses amis. Helena, Severus et John étaient présents. La jeune fille semblait s'être trouvé un nouveau petit ami.

- Celui-ci est parfait, assura-t-elle. La fortune de sa famille est phénoménale et il est vraiment galant. Une parfaite éducation.

- Que comptes-tu faire alors ? demanda Parkinson.

- Je l'ignore. Il serait un parfait mari… Peut être devrais-je le quitter doucement pour être libre dans les deux prochaines années à venir et ensuite revenir vers lui…

- Une rupture normale, sourit le préfet. En es-tu vraiment capable ?

- Tout à fait, affirma la black. Il serait tout à fait ridicule de le faire fuir alors qu'il possède des atouts si convaincants.

Narcissa soupira, désespérée, puis se tourna vers Severus.

- Et toi ? Comment se sont passées tes vacances ?

- Très bien, répondit le première année en levant la tête de son livre.

- Qu'as-tu fait ?

- Je… Je suis retourné chez moi, j'ai passé Noël en famille.

Lucius comprit alors qu'il avait revu son amie la sang de bourbe. Il devait sérieusement lui parler, jamais le Lord n'accepterait un membre dans son groupe avec de telles fréquentations.

- Et vous ? questionna John.

- Oh, fit Narcissa. Nous nous sommes vus dans son Manoir. Les Malfoy possèdent un parc absolument magnifique.

- Ce n'est pas une des plus grosses fortunes d'Angleterre pour rien, soupira Helena. Tu as tiré le gros lot, ma jolie.

- Tout le monde ne s'intéresse pas qu'à cela ! siffla la blonde, furieuse des insinuations émises.

- Doucement, murmura le préfet en resserrant sa prise sur la taille de sa petite amie. Allez viens, on va se coucher.

Narcissa acquiesça et se leva, la tête haute. Mais la Black en fit de même et attrapa le bras du préfet.

- Lucius, il faut que je te parle.

La blonde la fusilla du regard puis se tourna vers son petit ami, espérant du soutien. Seulement celui-ci se pencha vers elle et l'embrassa sur le front avec de lui chuchoter à l'oreille.

- Vas-y, je te rejoins dans quelques instants.

Narcissa faillit répliquer mais le regard du blond l'en dissuada. Obéissant finalement, elle monta dans le dortoir des garçons. Lucius emmena alors Helena dans un endroit plus tranquille de la salle commune et l'enjoignit à parler.

- Je t'écoute, dit-il.

- Je voulais savoir, sourit mielleusement son amie, je t'avais demandé de parler de moi à ton influent ami. Qu'en est-il ?

- Oh, fit le préfet. Ecoute, je ne pense pas que ce soit une bonne idée…

Il avait pris un air sérieux et la jeune fille s'en étonna.

- Comment cela ?

- Fais ce que je te dis. Abandonne tout de suite cette idée. Fais moi confiance.

Helena hocha la tête, voyant que son ami semblait légèrement inquiet. Il lui offrit alors un sourire soulagé puis, quand il la vit s'éloigner la retint par le bras.

- Attends, arrête d'embêter Narcissa.

- Oh, rigola son amie. Je la taquine juste, elle est si sensible quand il s'agit de toi.

- Helena !

- Bon, bon, je te promets de faire un effort.

Elle lui offrit un sourire carnassier avant de se libérer de sa prise et de rejoindre John qui discutait avec Severus. Lucius soupira face à son comportement puis rejoignit sa petite amie. »

Un éclat de rire un peu trop fort sortit Draco de sa lecture. Tournant la tête, il vit que Pansy venait de gagner la partie et donnait un gage à Blaise. Se désintéressant de cela, il referma le journal et s'enfonça plus confortablement dans le fauteuil. Ainsi son père n'était pas si aveugle et stupide que cela. Au moins, il avait protégé la mère de Blaise. Malheureusement, il n'en avait pas fait de même pour Narcissa…

OoOoO

- Pousse toi ! chuchota l'un.

- Non, toi, pousse toi ! répondit l'autre sur le même ton. Il arrive.

- Il n'y a pas assez de place là dessous, ronchonna le premier.

- Tais-toi ! C'est mieux que rien.

- Je trouve cela ridicule, je suis préfet, je peux très bien me promener comme je veux dans les couloirs.

Poussant un soupir, le second plaqua encore plus le blond contre le mur à l'aide de son corps, plaquant son dos contre le torse de celui-ci, et vérifia que la cape les recouvrait bien tous les deux. Il murmura ensuite.

- C'est vrai, mais c'est Rusard. Il ne vaut mieux pas le chercher en ce moment, depuis qu'Ombrage règne ici, et puis, c'est plus intime.

Draco alla entourer la taille de son petit ami de son bras afin de le serrer contre lui, grognant cependant.

- Tu n'étais pas obligé de placer le mot intime et Ombrage dans la même phrase, ça me donne envie de vomir.

Amusé, Harry rit. Il fut cependant vite coupé par l'arrivée du concierge au bout du couloir. Le vieil homme parlait à sa chatte qui trottinait devant lui. Cette dernière s'arrêta un bref instant lorsqu'ils passèrent au niveau des deux garçons mais reprit vite sa course. Une fois qu'ils eurent disparu, le préfet poussa un profond soupir.

- J'ai cru que ce sale animal nous avait sentis.

Le brun les libéra de la cape et sourit.

- Cela se voit que tu n'as pas l'habitude d'enfreindre les règles.

- Bien sûr ! Tu m'as pris pour qui ? Un Gryffondor ?

Vexé, Harry plissa les yeux et rangea violemment le tissu transparent. Draco sourit et se rapprocha de lui, passant un bras autour de ses épaules.

- Mais cela ne veut pas dire que je ne les aime pas…

Se rendant compte de ce qu'il venait de dire, le blond se ravisa et retira son bras.

- Enfin, disons que j'en apprécie un parmi les autres…

Le Survivant observa, amusé, son petit ami regarder ses chaussures, légèrement rouge. Prenant pitié de lui, il changea de sujet.

- Bon, on fait quoi maintenant ? Visiblement, cette salle n'était pas si inutilisée que cela…

- On pourrait peut-être aller dans la salle sur demande… Tu sais, là où tu donnais des cours de baston à des mioches.

- Je te ferais remarquer que toi aussi tu es un gamin dans ce cas là, ricana Harry.

- Justement, et j'essaye pas de sauver le monde !

Levant les mains devant lui, le Survivant coupa court à la discussion et reprit :

- Pour te répondre, oui on peut y aller.

- Parfait.

Souriant, Draco attrapa le bras de son petit ami et l'entraina avec lui vers le septième étage. Une fois devant le pan de mur, ce dernier se détacha et commença à faire les cent pas devant celui-ci. Il fut cependant arrêté.

- Attends, dit le préfet, tu fais quoi ?

- Et bien, je choisis une salle.

- Non ! s'écria le blond. Surtout pas ! Elle va être toute rouge et sans le moindre goût. Laisse moi faire, déjà que je dois porter ton collier… euh… pas très beau.

Harry s'était renfrogné durant toute la phrase de Draco, allant jusqu'à croiser les bras et fusiller du regard celui-ci.

- Et bien fais le ! s'exclama-t-il, agacé. Et je ne t'ai jamais obligé à le mettre.

- Oui, mais tu as fais tellement d'effort pour le trouver. Bon, je passe trois fois devant en pensant très fort à ce que je veux, c'est ça ?

Toujours furieux, le Survivant hocha à peine la tête et se détourna. L'ignorant, le préfet entreprit de choisir une pièce puis sourit franchement lorsqu'une porte apparut. Sans attendre, il se saisit du bras de son petit ami qui boudait et l'emmena dans la pièce. Curieux, ce dernier oublia vite sa moue et observa les lieux. Il s'agissait d'un salon confortable avec un tapis à mèche, bien moelleux, un long canapé en cuir noir et une cheminée. D'un sort léger, le préfet l'alluma et poussa le brun vers le tapis. Obéissant, Harry s'assit sur celui-ci, le dos contre le canapé, face au feu. Il fut vite rejoint par Draco qui se colla à lui et posa sa tête sur son épaule.

- C'est parfait, murmura le blond. On aurait du faire cela avant.

Souriant légèrement, le brun lui répondit ironiquement.

- C'est dommage, je m'attendais à tomber sur une chambre.

Se relevant d'un coup, le préfet tourna sa tête vers lui et le scruta.

- C'est ça que tu voulais choisir ?

- N'aies pas l'air si intéressé, ricana Harry.

- Je ne suis pas intéressé !

Le Survivant sourit largement et poussa son petit ami vers le centre du tapis, le faisant s'allonger sur celui-ci. Sans hésitation, il s'installa à califourchon sur lui et vint murmurer à son oreille :

- Menteur !

Puis, sans attendre de réponse, il l'embrassa. Draco répondit à son baiser et entoura son cou de ses bras. Sans briser leur échange, le Survivant rechercha ensuite une position plus agréable et vint s'allonger sur le corps sous lui. Il se sépara ensuite de la bouche afin de chuchoter :

- Mais, ce n'est pas grave. Regarde, on peut quand même être allongés l'un à côté de l'autre et s'embrasser.

Souriant moqueusement, le blond répliqua :

- Je ne suis pas sûr qu'un lit soit fait pour ne faire que cela.

Une lueur brilla dans les yeux du brun.

- Vraiment ? Quoi d'autre ?

Le cœur battant fort dans sa poitrine, Draco hésita. Un regard à la bouche entrouverte de son petit ami le convainquit cependant. Une main blanche et tremblante quitta la taille du Gryffondor pour remonter et se poser sur le haut de la chemise de celui-ci. Délicatement, elle détacha les premiers boutons. Les doigts effleurèrent alors le torse en douceur.

- Quelque chose comme cela, souffla-t-il ensuite.

Se redressant, Harry sourit gentiment puis entreprit de lui faire la même chose. Il hésita un peu mais déboutonna complètement la chemise du blond. En écartant doucement les pans, il fit :

- C'est marrant, jamais je n'aurais imaginé faire ça à un homme.

D'une main légère, il découvrit alors le torse de son petit ami, caressant les muscles fins. Le souffle un peu précipité, Draco lui dit :

- Moi non plus… Encore moins à toi.

Répondant simplement par un baiser sur les lèvres, le Survivant vint ensuite embrasser le cou. Paralysé, le préfet le regard faire, attendant impatiemment que la bouche descende plus bas. Elle ne tarda pas à arriver sur le torse. Le brun commenta alors :

- Tu as la peau si douce…

Cependant, lorsqu'il arriva au niveau de la ceinture, il se releva, incertain. Draco sourit.

- Ne te force surtout pas.

- Je…

- C'est bon, Harry. On peut faire cela doucement.

Ce dernier revint au niveau du visage du blond et planta ses mains aux côtés de sa tête. Il était toujours perdu mais une lueur déterminée brillait dans ses yeux verts.

- On n'a pas le temps.

Puis, sans hésiter, il se rassit sur les cuisses de son petit ami et vint à l'aide de ses mains défaire la ceinture et le bouton du pantalon. Paniquant, Draco se redressa et s'installa sur ses coudes.

- Attends…

- Hum ?

Le brun ne l'écoutait pas, fasciné, et ouvrait doucement le pantalon, faisant apparaître le boxer.

- Potter ! s'écria le préfet.

- Quoi ? fit celui-ci en relevant enfin la tête.

- Tu… Je ne suis pas sûr de… enfin…

Un doigt taquin effleura la bosse présente dans le tissu tandis qu'un sourire moqueur se dessinait sur les lèvres de Harry.

- Vraiment ? Ce n'est pas ce que me dit cela…

- Mais… Enfin, tu sais ce que tu t'apprêtes à faire ?

- Bah… Je suppose que c'est la même chose que je me fais à moi, le soir seul dans mon lit.

Son visage devenant tout rouge, Draco balbutia :

- Mais… Ta bouche, elle…

Piquant un fard à son tour, le Survivant perdit son assurance.

- Oh ! Tu veux que je te…

- Non ! coupa précipitamment le préfet. Je croyais juste… Comme tu m'as embrassé jusqu'en bas… enfin, je…

Comprenant qu'il s'embrouillait tout seul, le blond poussa Harry et se leva afin de refermer son pantalon. Il était affreusement gêné. Assis sur les fesses, son petit ami le regardait faire, réalisant. Se mettant debout, il s'approcha de lui puis se saisit de son bras.

- Attends, tu t'en vas ? Je suis désolé ! Je ne voulais pas… Je suis allé trop vite ! Mince, pardon… Je…

L'embrassant d'un coup, Draco interrompit son monologue ridicule et le serra très fort contre lui. Après un long baiser, il le rassura.

- Non, ne t'inquiète pas, tout va bien. Ecoute…

Prenant une grande inspiration, le préfet prit soin de bien choisir ses mots.

- Ecoute, la prochaine fois, on fera les choses doucement, sur un lit si tu veux, on a le temps. Peut être pas tant que ça, mais assez pour faire cela bien. Enfin, on est pas obligé d'aller jusqu'au bout… Mon dieu ! Non, on pourra simplement… Je ne sais pas…

Perdu, le préfet s'arrêta de parler et se passa la main dans les cheveux. Souriant, le brun reprit à sa place.

- On ira doucement et de façon naturelle. Et si quelqu'un veut stopper l'autre, il le dira sans détour. D'accord ?

Le blond hocha la tête puis l'embrassa à nouveau. Sans hésiter, Harry lui rendit son étreinte. Il avait hâte d'être à la prochaine fois.

OoOoOoOoO

Des petits débuts difficiles que nous avons tous connus... lol.

A vendredi, normalement.

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