Bonjour,

Je ne posterai pas mercredi. Vous m'avez quasiment rattrapé et je n'aurai pas beaucoup le temps d'écrire cette semaine, donc la suite sera là vendredi.

Bonne lecture à tous !

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La marque des ténèbres apparaissant dans le ciel, au dessus d'une maison modlue dont tous les membres avaient été tués, provoqua un vent de panique. Le ministère savait que les différents meurtres éparpillés étaient d'origine sorcière mais aucun n'imaginait qu'ils avaient été commis par la même personne ou, en l'occurrence, le même groupe de personnes. Le seigneur des ténèbres leur en donna la confirmation. A peine trois séries et trois sorts lancés dans le ciel plus tard, le ministre appelait à la plus grande prévention et engageait de grandes mesures. A Poudlard, les suppositions et les interrogations allaient bon train…

« La Grande Salle était en effervescence. Dans le journal du matin, le ministère avait mentionné le terme de mage noir. Les réactions étaient très diverses suite à cela. Certains pensaient que cela était impossible puisque le meurtrier ne s'attaquait qu'aux moldus tandis que d'autres imaginaient déjà le pire.

Lucius, la Gazette du Sorcier à la main, lisait tranquillement, ignorant les racontars autour de lui. Une fois l'article terminé, il plia soigneusement son journal et parcourut la table du regard. Rodolphus retint quelques instants son attention mais il revint bien vite vers son assiette. En face de lui, Narcissa ne le lâchait pas des yeux. Sa main blanche était crispée sur le papier imprimé et elle n'avait encore rien avalé. Le préfet ne tarda pas à s'en rendre compte. Posant sa main sur la sienne, il la caressa doucement dans un geste tendre, espérant calmer sa tension, et lui sourit gentiment :

- Ma chérie, nous allons bientôt avoir cours, tu devrais manger quelque chose.

La blonde le fixa pendant un long moment puis obéit, retirant cependant sa main de celle de son petit ami. Abandonnant l'idée de lui parler, Lucius se tourna vers son voisin. Severus le regardait aussi avec intensité. Les yeux sombres du première année voyagèrent entre le journal froissé de Narcissa et le préfet, une lueur d'interrogation à l'intérieur. Soupirant légèrement, le blond hocha imperceptiblement la tête. Severus comprit aisément le message et retourna à son repas, la mine cependant plus sombre.

Après le petit déjeuner, les élèves se dirigèrent vers leur salle de classe. Narcissa qui marchait silencieusement à côté de son petit ami s'arrêta d'un seul coup en plein milieu du couloir. Puis, jetant un regard significatif au préfet, elle prit la direction des toilettes.

Un peu inquiet à la perspective de l'affrontement, Lucius la suivit cependant. Une fois à l'intérieur, la blonde alla vérifier que toute les cabines étaient vides puis se tourna vers le préfet qui était planté devant la porte fermée.

- Tu n'as pas quelque chose à m'expliquer ?

- Narcissa, soupira Lucius en s'approchant d'elle.

- Non ! cria celle-ci. Pas cette fois-ci, tu ne t'en sortiras pas comme cela.

Elle recula et le pointa du doigt avant de poursuivre.

- C'est toi qui fais tout cela, n'est ce pas ?

- Je...

- Réponds ! ordonna-t-elle.

S'agaçant à son tour, le préfet s'avança et ignora son avertissement. Il vint se saisir de ses bras pour la plaquer contre le mur derrière elle.

- Tu ne comprends pas ! siffla-t-il. Tout ceci a un but !

- Je ne vois pas en quoi tuer des moldus peut être à la base de quelque chose ! répondit-elle sur le même ton.

Fermant les yeux afin de se calmer, Lucius reprit plus calmement.

- Il a un plan, tout se passe comme prévu à présent, tout va pour le mieux.

Puis, rouvrant ses paupières, il murmura :

- Ne disais-tu pas que tu ne voulais plus de sang de bourbe dans cette école et parmi nous ? Ne crois-tu plus en la supériorité de notre sang ?

- Si, mais…

- Ecoute moi ! cria le préfet. Il va le faire, à sa manière, il est l'héritier de Salazar lui-même, il est le plus disposé à faire tout ceci !

- Mais pourquoi tuer ?

- Fais moi confiance ! claqua encore plus fort Lucius.

Voyant les yeux écarquillés de sa petite amie, il se reprit bien vite et lâcha ses bras. Il l'attira ensuite contre lui et vint murmurer à son oreille.

- Ne me fais-tu pas confiance ?

- Je… Si…

- Alors laisse moi t'offrir un monde meilleur, un monde où nous serions rois et où notre sang si pur serait maitre…

Narcissa trembla dans ses bras.

- Cela me fait peur, Lucius…

Ce dernier sourit légèrement et s'écarta d'elle. L'embrassant délicatement sur les lèvres.

- Tu ne devrais pas, je te protègerai…

Narcissa s'éleva un peu, se mettant sur la pointe des pieds, et vint lui rendre son baiser. »

Poussant un profond soupir, Draco referma le journal. Son père se berçait d'illusions. Il se pliait face à un fou mais criait cependant à sa future femme qu'il maitrisait les choses. Comment son père pouvait-il se tromper à se point ?

Rangeant soigneusement le livre de cuir noir dans sa table de nuit, le préfet ferma ensuite ses rideaux et s'allongea sous ses couvertures. Il ferma les yeux et voulut oublier. Pour l'instant tout ce qu'il comptait était sa relation avec Harry, celui-ci l'embrassant, rigolant avec lui et le prenant dans bras. Il ne pouvait pas penser au reste.

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Harry lui offrit un grand sourire en le voyant arriver dans la salle sur demande. Celle-ci était devenue leur lieu de rendez vous favori. Personne ne pouvait les y retrouver là car personne n'oserait imaginer ne serait-ce qu'une amitié entre eux. A l'intérieur, ils étaient à l'abri de monde extérieur, de son père pour Draco et du lord noir pour eux deux.

La salle était comme d'habitude remplie d'une table avec ses deux fauteuils, d'une cheminée pour les réchauffer et d'un lit dans un coin. Le préfet ne prit pas la peine de la regarder en entrant et se jeta de suite sur son petit ami, les renversant sur le sol. Celui-ci rit face à son enthousiasme et le laissa s'accrocher à lui.

La tête dans le cou du brun qui était allongé sur le sol, les bras encadrant sa tête et les genoux enserrant sa taille, il resta un long moment ainsi. Les rires du Survivant se calmèrent et les mains qui étaient attachées dans le dos du blond remontèrent pour aller caresser les cheveux de celui-ci. Lorsque leurs respirations commencèrent à ralentir et leurs membres à s'alourdir, Harry se ressaisit et demanda :

- Quelque chose ne va pas, Draco ?

Ce dernier sourit, toujours au creux du cou, puis l'embrassa doucement avant de se redresser sur ses coudes. Son visage à quelques centimètres de celui du brun, il souffla :

- Non, tout va bien maintenant.

Il se pencha ensuite et l'embrassa délicatement. Harry ne perdit pas de temps avant de lui rendre son baiser. A la fin de celui-ci, il répondit, un peu rouge :

- Moi aussi, tu m'as manqué.

Le préfet sourit.

- Nous sommes ridicules, cela ne fait même pas vingt quatre heures…

Le Survivant fronça les sourcils. Puis, habilement, il inversa leurs positions d'un coup de bassin et allongea son petit ami sur le sol afin de le recouvrir de son corps. Une main caressant la joue du blond, il répondit :

- Cela n'a rien de ridicule, c'est normal lorsque l'on aime quelqu'un.

Le souffle du préfet se coupa. Balbutiant, il tenta de calmer son cœur qui battait la chamade.

- On… S'aime ? Quoi ?

Harry rougit mais acquiesça.

- Et bien, oui.

L'embrassant sur les lèvres, lui caressant les cheveux d'une main et de l'autre la cuisse, il continua :

- Ce sont des amoureux qui font cela. Regarde.

La main sur la cuisse remonta. Ce fut au tour de Draco de prendre des couleurs tandis que le brun souriait :

- J'espère que tu n'as pas ce genre de réaction face à tes amis…

- Non… Mais…

Le coupant d'un baiser, Harry poursuivit :

- Tu vois. Nous sommes un couple d'amoureux.

Sa main commença à déboutonner le pantalon et à caresser plus sérieusement son petit ami. Lorsqu'il vit que le blond commençait à prendre du plaisir grâce à l'attouchement, il s'immobilisa.

- Mais si ce n'est pas le cas, je peux aussi arrêter…

Draco fronça les sourcils et inversa à nouveau leurs positions. D'une main vive, il détacha ensuite le pantalon de son petit ami et murmura :

- Idiot.

Sans attendre de réponse, il l'embrassa à pleine bouche et descendit pantalon et boxer. Après en avoir fait de même pour lui, il colla leurs bassins et se saisit de leurs érections. Il détacha ensuite sa bouche de celle du Survivant pour lui chuchoter à l'oreille.

- Je te l'avais dit, tu passes ton temps à m'allumer.

Harry gémit et mordit sa lèvre inférieure. La main accéléra alors le mouvement. Le blond voulait voir son petit ami craquer dans bras, pour lui. Cela ne tarda pas. Celui-ci poussa un gémissement plus fort et rejeta sa tête en arrière. Le cou offert attira le préfet qui vint le picorer.

- Oh, Draco…

Ce dernier trembla en entendant le soupir de plaisir. Son cœur s'accéléra tandis qu'il avait de plus en plus chaud.

- C'est bon… Harry…

- Oui…

Un instant plus tard, ils venaient et le corps du blond retomba lourdement sur celui de son petit ami. Respirant fortement, le brun rouvrit ensuite ses yeux. Le poids sur lui se fit alors trop important et il poussa le préfet sans ménagement.

- Tu m'étouffes.

- Pardon, marmonna faiblement celui-ci.

Il se laissa atterrir à côté du Survivant. Une fois leurs respirations redevenues normales, Draco voulut se rhabiller mais sa main salie l'en empêcha. L'élevant au dessus de lui afin d'observer les dégâts, il la laissa cependant bien vite retomber sur le sol. Ses forces l'avaient abandonné. Un rire se fit entendre alors sur le côté. Tournant vivement la tête, le préfet vit son petit ami se tordre de rire. Vexé, il pointa du doigt l'entrejambe de celui-ci.

- Tu peux rire, t'es tout aussi à poil et dégoutant !

Cela ne fit que rajouter à l'hilarité du Survivant. Draco fut outré un instant mais éclata finalement de rire à son tour. Quand ils furent calmés, le brun se rapprocha afin de se coller à lui et l'embrassa. Le préfet répondit d'abord au baiser mais le repoussa bien vite.

- Ne me touche pas. Attends deux secondes… Elle est où ma baguette ?

Avec seulement une main, il commença à chercher dans sa cape.

- Dans ton caleçon habituellement, mais là, je dirais à l'air.

Harry souriait comme un gamin lorsque Draco se tourna vers lui pour vérifier qu'il avait bien entendu. Une moue se forma sur ses lèvres.

- Très fin, Potter, vraiment !

Il trouva ensuite le bout de bois et se lança un sort de nettoyage en poussant un soupir de soulagement avant d'en faire de même pour le brun. Puis, le pouvant à présent, il se rhabilla et se releva.

- Bon… On a du travail, je crois, non ?

- Non, désespéra Harry. Pitié…

- Jamais, allez debout.

Obéissant avec difficulté, le Survivant vint s'accrocher à son petit ami.

- Mais regarde le lit, on ne l'a toujours pas utilisé pour faire… tu sais quoi.

- Non, Harry. Les BUSEs sont…

- Chut, coupa ce dernier.

Il l'embrassa ensuite à pleine bouche pour l'empêcher de parler et l'entraina sans difficulté vers le matelas. Draco abandonna aisément, après tout, c'était vrai, ils n'avaient jamais inauguré les draps…

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Malgré le fait que les examens approchaient et que ses rendez vous avec Harry étaient de plus en plus fréquents, Draco lisait aussi plus souvent le journal. Il voyait l'horreur dans laquelle s'était engagé son père et sa curiosité morbide le poussait à en savoir plus. Il voulait voir jusqu'où irait tout ceci. Il avait beau en connaître la fin, les détails étaient importants. Ainsi, le préfet arrivait à mieux cerner son père, le lord noir et surtout son futur. Un avenir où son aventure avec le brun n'avait pas de place.

Ainsi donc, il se retrouva un soir tard, après une rencontre rapide mais efficace avec le Survivant, à lire dans son lit.

Alors que le seigneur des ténèbres voyait son plan se mettre doucement en marche, il nous convoquait de plus en souvent. Nous n'allions pas toujours dans les maisons moldues poursuivre notre dessein. Des fois, nous nous retrouvions dans l'auberge et discutions des projets futurs.

Un jour, après un raid particulièrement violent, le Lord nous somma de rester alors que d'habitude il nous laissait partir… Cela avait été un échec pour lui.

« Dès leur arrivée, Lucius lâcha le bras de l'homme. Celui-ci était furieux, la rage se lisait dans ses yeux sombres. Rodolphus et Bellatrix ne tardèrent pas à leur suite. Le septième année avait la tête basse tandis que sa petite amie lui jetait un regard méprisant. Il n'avait pas pu. Cela avait été trop pour lui. Le doloris était un sort horrible, non destiné à un enfant selon lui.

Dans le silence pesant de la pièce, une tension régnait. Elle ne s'abaissa pas par la suite et augmenta même lorsque la baguette de Lord Voldemort se leva et pointa vers Rodolphus.

- Incapable, siffla l'homme. Ce sort que tu as prononcé n'est pas là pour rien… Tu m'as juré fidélité et si mon ordre avait été explicite, tu serais mort… C'est cela ce que tu veux ?

Le septième année n'osa ni répondre ni le regarder en face.

- Réponds ! Cria Lord Voldemort.

- Non, maitre.

- Peut être voulais-tu le sort pour toi ? Et bien, je vais te donner satisfaction. Endoloris !

Il fallut à peine deux secondes à Rodolphus avant qu'il ne se retrouve sur le sol, à terre, se tordant et criant. Le préfet se crispa mais n'osa bouger. Le sort pouvait très bien se retourner contre lui. Il attendit donc sagement que les cris cessent. Lorsque le silence se fit, l'homme reprit la parole :

- Que cela te serve de leçon. A vous tous. Maintenant suivez-moi.

Les deux autres obéirent alors que le septième année peinait à se lever. Lucius vit alors que la brune n'alla pas une seconde l'aider mais suivit son maitre avec dévotion. Il n'en fit cependant pas plus.

Une fois tous les trois assis autour du bureau. Le Lord posa sa baguette ostensiblement sur le bureau en face de lui et poussa un soupir.

- Je ne peux m'entourer d'incapables. Il est prévu que les prochains ne reçoivent que la marque et cela ne changera pas parce que je l'ai décidé, mais croyez moi, je ne laisserai passer aucune bavure. Pour quiconque !

- Oui, maitre, murmurèrent ses fidèles.

- Bien. Pour la suite, je pense qu'il est temps de frapper plus fort encore. Les prochaines cibles sont les sangs de bourbe. Le ministère, même s'il est incompétent, doit comprendre la valeur de nos actes. La population sorcière doit savoir quel notre but.

Il s'interrompit une seconde, puis reprit :

- Je pense qu'il serait aussi temps que le monde sache qui nous sommes, qui je suis. Il faudra donc laisser des témoins. Ce ne sera pas difficile de trouver des familles sorcières composées, malheureusement. Nous épargnerons donc les sangs mêlés.

Il sourit cruellement en voyant leurs airs inquiets.

- Je vois que dès qu'il s'agit de s'exposer, vous craignez. Fort heureusement pour vous, je suis d'accord avec le fait que votre identité doit être secrète. Bella, tu vous fabriqueras des masques. Pour moi, la population sorcière doit connaître et mon nom et mon visage. Ils devront me craindre. Est-ce clair ?

- Bien sûr, maitre, sourit la brune.

- Parfait. Ce sera tout.

Sans la moindre hésitation, les deux élèves se levèrent et quittèrent la salle. Le programme s'annonçait chargé. »

Draco referma le journal. Les choses avançaient dans celui-ci. Le lord noir montrait enfin son vrai visage mais il était trop tard pour son père, il était piégé. Heureusement, enfin selon le point de vue, il se faisait bien voir par celui-ci et ne recevait pas de doloris. Mais à quel prix ?

Lorsque le blond ouvrit ses rideaux afin de ranger le cahier de cuir noir, il vit une feuille pliée posée sur sa table de nuit. Curieux, il s'en saisit et la lut rapidement.

D,

J'espère que l'elfe t'a bien apporté le mot à toi.

Je suis dehors, là où tu sais… Je… Tu voudrais bien venir ?

Je sais que l'on vient de se quitter mais… J'ai besoin de toi.

Viens, s'il te plait.

Le message n'était pas signé, mais le préfet n'eut aucun mal à reconnaître l'expéditeur. Inquiet, il rangea rapidement le journal et s'habilla silencieusement. S'enroulant ensuite dans sa cape, il se dirigea vers la sortie, le papier au creux de la main. Il n'avait pas hésité une seule seconde.

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Qu'ai-je dit au précédent chapitre ? Là, les séances de torture commencent vraiment. Ouille.

A vendredi.

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