Bonjour,
Voilà la suite, j'espère qu'elle va vous plaire.
Merci à Steph pour ses reviews!
Bonne lecture à vous tous !
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Malgré le fait qu'il soit préfet et qu'il puisse se promener autant qu'il voulait dans le château à n'importe qu'elle heure, Draco courut jusqu'au parc. Il ne voulait rencontrer personne et avoir à justifier sa présence, surtout que son parrain devait sûrement veiller.
Sur le chemin, il se désola encore une fois de l'était chaotique du château. Les marécages étaient partout et personne ne voulait les enlever, pas même les professeurs. Au moins, Ombrage ne savait que faire de tout ceci et se retrouvait donc très embarrassée.
Une fois dehors, le blond accéléra encore le pas, pressé de le retrouver et curieux. Harry était en effet dans la clairière, assis en boule avec une simple veste. Il frottait ses mains pour les réchauffer, soufflant dessus parfois.
Draco n'hésita pas une seule seconde en arrivant à son niveau. Il s'accroupit à côté de lui et l'enveloppa de sa cape, la partageant. Sans un mot, le Survivant se colla à lui et cala sa tête dans son cou. Le préfet le laissa faire mais demanda cependant :
- Alors qu'il y a-t-il ?
- Je… Rien, je voulais juste être dans tes bras.
- Potter, tu sais que l'on s'est vus, i peine deux heures et que j'étais parfaitement bien dans mon lit. Au chaud.
Vexé, le brun se recula d'un coup. Sans réfléchir, le blond suivit le mouvement afin de le couvrir toujours de sa cape. Harry, face à lui, une épaule recouverte par le tissu, fronçait les sourcils.
- Tu ne comprends pas.
Sceptique, Draco leva un sourcil.
- Euh… non. Je ne saisis pas…
- Je ne veux pas que tout ceci soit vain !
Le Survivant avait presque crié. Posant une main sur sa bouche, le préfet le fusilla du regard.
- Moins fort !
Harry repoussa sa main d'un geste violent.
- Alors c'est tout ce que c'est pour toi ? Des gestes de temps en temps, dans le silence, cachés ?
- Mais qu'est ce que tu racontes ? On se voit plusieurs fois par jour, on ne fait que de s'embrasser et même… plus. Je te rejoins même dans le froid à minuit passé… et là je ne sais pas du tout ce que je suis censé argumenter… Alors dis moi, que t'arrive-t-il ce soir ?
Les sourcils du brun se relaxèrent tandis qu'il se saisit violemment du visage de son petit ami, le collant au sien. Sa bouche sur la joue, très près des lèvres de celui-ci, chuchota :
- Je ne veux pas ceci n'ait pas de valeur…
Sa bouche dériva. Il laissa ses lèvres effleurer celles de son vis à vis, ses mains toujours de part et d'autre de la tête du blond.
- Tu vois ça… Nous deux… C'est plus qu'une brève rencontre dans un couloir.
Draco plongea son regard dans celui, vert, de Harry. Il essaya de lui faire comprendre par son regard ses sentiments.
- Je sais, répondit-il fermement.
Le Survivant le maintint encore quelques secondes contre lui puis le lâcha.
- Parfait.
Sans hésiter, il se leva ensuite. Perdu, le préfet en fit de même.
- Attends, tu t'en vas ?
- Oui, j'avais juste besoin de vérifier qu'on était clair là dessus.
Puis, frissonnant, il ajouta :
- Il fait froid.
- Et bien moi, j'ai besoin que tu m'embrasses vraiment. Je ne veux pas être venu pour de simples paroles.
Le deux garçons étaient très sérieux. L'un, en face de l'autre, attendant ardemment ce qu'il venait de quémander. Le brun vint alors attraper le visage du blond, le prenant en coupe d'une main afin de coller leurs bouches. Son autre bras s'enroula autour de sa taille et le plaqua contre lui, fortement. Draco se laissa faire, le laissant dominer le baiser. A l'extérieur, le baiser était ferme, de par la prise forte mais aussi de par la pression entre leurs corps fondant l'un dans l'autre, alors qu'à l'intérieur leur langues se caressaient en douceur, rendant leur baiser bien plus ardent que les précédents.
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Malgré la fatigue qui l'accompagna durant toute la journée suivante, Draco se sentait joyeux comme jamais. Il ne souriait pas de façon exagérée, cela aurait été trop suspect, mais se montra beaucoup plus ouvert et aimable avec ses amis. Le Survivant avait eu raison de le rappeler dans la nuit, ils avaient ainsi pu se rassurer l'un l'autre. Avec tout ce qui les attendait dans le futur, savoir que cette relation qu'ils partageaient était véritablement importante à leurs yeux les réconfortait. Cela avait été nécessaire.
Ce fut donc les cernes aux yeux mais de bonne humeur que le préfet se rendit à son rendez vous pour son orientation avec son parrain. Une rencontre avec le directeur de maison pour parler de son futur métier était obligatoire. Le professeur Rogue l'avait convoqué à la fin d'un de ses cours pour lui en parler. Il lui annonça que habituellement, cela n'aurait pas été nécessaire, tous les deux sachant parfaitement ce qui l'attendait, mais la Grande Inquisitrice devait être présente. Ils allaient donc devoir faire semblant.
Une fois devant le bureau professoral, le blond frappa, attendant l'autorisation d'entrer. Lorsque celle-ci lui fut accorda, il ouvrit la porte et alla s'asseoir face au bureau de son parrain. Ombrage, assise dans un coin de la pièce, prenait des notes.
- Bien, Draco, commença le maitre de potions, je suppose que tu sais pourquoi tu es là. As-tu une idée de ce que tu voudrais faire dans le futur ?
- Pas exactement, non, répondit honnêtement le préfet.
Le professeur Rogue lui accorda un bref sourire. Il vint ensuite croiser ses mains sur son bureau.
- Tu es bon dans la plupart des matières, tu as donc de nombreux choix. Une matière en particulier te plait-elle plus que d'autres ?
- Et bien… J'apprécie beaucoup les potions et les sortilèges…
- Hum, hum, coupa la Grande Inquisitrice.
Le regard noir, le maitre de potion tourna lentement sa tête vers elle.
- Vous vouliez dire quelque chose ?
- En effet, minauda Ombrage. Avec les nombreux talents qu'a montré Monsieur Malfoy, je pense qu'un poste au ministère serait tout à fait convenable.
- Vous pensez à un travail en particulier, peut être ? questionna le professeur Rogue, froidement.
La femme rose rit.
- Tout à fait. Je suis persuadée que Monsieur Malfoy ferait un parfait auror. Beaucoup ont souhaité devenir auror dans les différents rendez vous auxquels j'ai assisté et aucun ne convenait mieux que lui.
Crispant sa main recouverte de bagues sur son bloc note, elle ajouta :
- Potter, par exemple, a fait une pareille demande. Ce serait une honte qu'un tel menteur puisse y parvenir.
Elle se tourna vers le préfet avec un sourire mielleux aux lèvres.
- En revanche, vous, je ne doute pas une seule seconde que vous puissiez y parvenir.
Le blond se força à sourire en retour. Il n'avait qu'une envie : sortir sa baguette et jeter n'importe quel sort de torture à cette vieille folle. Il se retint cependant. Personne dans la salle ne devait connaître son attachement pour le Survivant.
- Et bien, Draco, fit le professeur Rogue calmement. Qu'en penses-tu ?
- J'y réfléchirai, répondit simplement celui-ci.
- Parfait, je pense que nous en avons terminé.
D'un geste de la main, il lui désigna la sortie. Le préfet se leva.
- Mme Ombrage, je pense que vous pouvez quitter mon bureau aussi. Monsieur Malfoy était mon dernier élève.
La Grande Inquisitrice prit encore deux minutes afin de terminer d'écrire puis se leva. Elle ne prit pas la peine de saluer le maitre de potion et entraina le préfet vers le sortie. Une fois dans le couloir, elle agrippa son bras.
- Ma proposition était tout à fait sérieuse, Monsieur Malfoy, réfléchissez-y avec attention.
- Bien, professeur, fit Draco en détachant son bras de la main potelée.
Ombrage lui accorda un dernier sourire puis se détourna et partit en sautillant. Le préfet retint une envie de vomir alors qu'il nettoyait sa manche d'un revers de main. Lorsqu'elle eut disparu au bout du couloir, le blond se détourna et s'apprêta à rejoindre sa salle commune.
- Elle me donne la nausée à moi aussi, dit alors une voix.
Regardant partout autour de lui, le préfet ne vit personne. Il avait cependant reconnut la voix de son petit ami.
- Harry ? chuchota-t-il.
Un rire lui répondit.
- Où es-tu ?
- Suis moi, fit simplement le brun.
Draco entendit alors des pas qui s'éloignaient. Il alla donc dans la même direction que le bruit. Pendant un moment, il se dit qu'il devait avoir l'air ridicule, l'oreille tendue, marchant l'air perdu. Heureusement, le Survivant s'arrêta bientôt. Ils étaient face à l'alcôve où ils s'étaient embrassés pour la première fois, sans compter la première tentative du blond. Sans hésitation, il y entra. Un coup de vent le suivit et bientôt un corps se colla au sien, un torse toucha son dos et une tête se posa sur son épaule.
- Harry, sourit-il. Enlève ta cape.
- Hum… Non.
Joueur, le brun glissa une main autour de lui et alla caresser son ventre au travers de sa chemise. Draco voulut alors se saisir du tissu transparent qui recouvrait celle-ci mais des dents mordillèrent son cou.
- Pas touche ! fit le Survivant.
- A quoi tu joues ? questionna Draco, amusé malgré lui.
- Comment s'est passé ton rendez-vous d'orientation ? questionna Harry, omettant de répondre.
- Bien. Enfin, Ombrage a été horrible, comme d'habitude.
- Que veux-tu faire ?
- Je n'en sais rien. De toute manière, mon avenir est déjà tracé.
- Que veux-tu dire ?
- Harry… Tu sais très bien.
Ce dernier, visiblement contrarié, le retourna d'un coup sec et retira sa cape aussi violemment. Son visage montrait sa colère.
- Tu veux parler de ton futur maitre ? demanda-t-il, amère.
- Harry, prévint le préfet.
- C'est donc déjà écrit ? Toi, un mangemort ?
- Je n'ai pas le choix, tu le sais bien.
- On a toujours le choix !
- Pas pour ça ! claqua le blond qui commençait à perdre patience. Ma famille…
- Alors c'est cela ? La si fière famille Malfoy qui s'incline devant son maître ?
Le ton était moqueur, voire méprisant. Furieux, le blond se saisit du col de la chemise de son petit ami et le plaqua contre le mur :
- Ne parle de ce que tu ne sais pas ! Tu ne sais rien, Potter, tu entends ? Rien !
Le préfet voulut ensuite partir, à présent furieux, mais le Survivant lui attrapa le bras.
- Attends… Ne pars pas, s'il te plait.
Draco tourna sa tête vers lui et vit son air désolé. La tête basse et sa lèvre inférieure mordillée par ses dents le firent craquer. Dans un mouvement fluide, il l'attira contre lui et plaqua leurs bouches l'une contre l'autre. Il dévora ensuite les lèvres rougies tandis que Harry se laissait faire. Finalement, le blond s'écarta et murmura tout contre lui :
- Ne parlons plus de cela. C'est sans fin. Il n'y a pas de solution, tu le sais.
- Pourquoi on fait cela, alors ? demanda le brun, tout bas.
- Je ne sais pas…
Puis, taquin, le préfet colla leurs bassins et glissa une de ses mains contre les fesses du Survivant. Puis, après avoir joué de sa langue avec la lèvre inférieure, il sourit :
- Pour cela, peut être…
Harry sourit et se laissa aller contre le mur derrière lui, sa tête posant contre la pierre. Les hanches du préfet avaient entamé des mouvements de balancier et la bouche s'était ensuite déposée contre son cou.
- Oui, soupira-t-il, c'est cela…
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Une fois les masques fabriqués par Bellatrix, nous pûmes donc nous rendre dans des maisons sorcières. Les sangs de bourbes qui y vivaient furent tués et les autres laissés pour témoins, comme prévu.
Lord Voldemort ne se cachait pas, il n'avait pas honte de ce qu'il faisait et bien vite son nom fut sur toutes les bouches. La menace d'un nouveau mage noir se concrétisa et la présence d'hommes à ses côtés inquiéta. Le plan du seigneur des ténèbres se déroulait comme prévu. La presse ne parlait plus que de nous. Elle nous avait même donné un nom…
« - Les mangemorts, fidèles compagnons du nouveau mage noir, inquiètent les autorités. Le ministère ne sait plus que faire de ses réformes et la panique règne. Qu'elle sera la prochaine cible de Lord Voldemort donc même le nom n'ose plus être prononcé ?
Narcissa ferma violemment le journal et jeta un regard furieux à son petit ami. Celui-ci ne baissa pas la tête et soutint son regard. Depuis le temps, il avait espéré qu'elle comprenne mais la blonde continuait de lui reprocher. Lucius n'allait pas céder, ce serait elle qui plierait pour lui.
La jeune fille fronça les sourcils en voyant son air déterminé. Elle soutint son regard un moment et recula dans le fond du canapé. Ils s'y étaient installés seuls après l'avoir décalé près du feu.
Lucius la laissa partir, reprenant son bras par la même occasion. Finalement, la blonde poussa un profond soupir et voulut se lever. Malheureusement, Helena et John arrivèrent à ce moment là. Ils ramenèrent des fauteuils près d'eux et s'installèrent à leurs côtés.
- Vous avez lu le journal ? demanda la jeune fille à la peau tannée.
- Oui, répondit simplement le préfet.
- Tu allais partir, Narcissa ? questionna Helena. Nous ne voudrions pas te retenir avec John. N'est ce pas ?
Elle se tourna vers son ami afin d'avoir son avis. Celui-ci, indécis, hocha vaguement la tête. La blonde fit une moue vexée. Ce fut à ce moment là que Lucius décida de l'aider. Se rapprochant d'elle, il passa un bras autour de ses épaules et la colla d'autorité contre son torse. Puis, désapprobateur, il dit :
- Helena, qu'est ce que je t'ai demandé ?
- Mais…! s'exclama celle-ci, outrée. Je n'ai rien…
- Helena ! coupa le préfet. S'il te plait.
- Bien.
Fière, elle se leva et annonça :
- Si je dérange, je m'en vais.
La tête haute, Helena les laissa et disparut dans le dortoir des filles. Narcissa se tourna alors vers son petit ami et lui offrit un sourire reconnaissant. Le blond le lui rendit puis l'embrassa légèrement sur les lèvres.
- Je te l'ai dit, chuchota-t-il. Je te protégerai.
La jeune fille n'eut pas la force de protester et acquiesça simplement.
- Je… Je vais vous laisser, fit ensuite Parkinson.
- Non ! contra le préfet. C'est moi qui y vais.
Ayant repéré l'arrivée du première année, il quitta ses amis et le rejoignit rapidement à l'entrée de la salle commune.
- Severus ! appela-t-il, fermement.
Le brun s'arrêta dans sa course et se tourna vers lui, étonné.
- Oui ? interrogea-t-il.
- Je peux te parler un instant ?
- Bien sûr.
Le premier année hocha la tête se laissa entrainer dans un coin, nullement impressionné. Mais le préfet ne le voyait pas ainsi, parlant bas mais d'un ton ferme, il lui annonça :
- Je vais être clair, Severus, je ne suis pas aveugle à tous tes petits rendez vous avec la sang de bourbe rousse. Alors si tu ne veux pas qu'il lui arrive malheur, mets y fin tout de suite.
Il posa une main sur l'épaule du brun qui commençait à s'inquiéter et poursuivit :
- Je ne voudrais pas blesser quelqu'un que tu apprécies, seulement si cela continue, sache que je n'hésiterai pas à glisser le nom de Evans à une certaine personne. Tu sais bien de quoi je parle, Severus, tu es intelligent. Fais ce que tu veux avec cela.
Sans attendre de réponse, Lucius le laissa pantelant et retourna vers la cheminée. En passant par celle-ci, il fit :
- Narcissa, je monte me coucher, si tu veux me rejoindre, c'est maintenant.
Sûr que la jeune fille le suivrait, il ne se retourna pas pour vérifier et s'engouffra dans son dortoir. »
Interloqué, Draco laissa retomber le journal sur sa couverture. Assis dans son lit, il tenta de justifier le comportement de son père mais n'y arriva pas. Celui-ci avait été sans pitié. Le blond comprenait à présent, Lucius n'agissait pas seulement par peur, il était d'accord avec le fait de tuer, allant même jusqu'à menacer le futur parrain de son fils parce qu'il était ami avec une sang de bourbe. Que se passerait-il lorsqu'il apprendrait que son fils fréquentait un sang mêlé, sortait même avec lui…?
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Lucius va descendre dans l'estime de beaucoup de personnes, je pense...
A lundi.
Une review ?
