Bonjour,
Voilà la suite.
Merci à Steph pour sa review !
Bonne lecture !
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Au fur et à mesure de nos différents raids, je voyais que Bellatrix tentait d'obtenir une place importante auprès du seigneur des ténèbres. Même lorsque Rodolphus était là, elle se faisait mielleuse et insistante. Visiblement le refus du lord noir que j'avais surpris n'avait pas suffi. Une fois, cependant, elle alla trop loin…
« Le Lord avait choisi un couple de maisons, plutôt qu'une seule famille. Occupé essentiellement par des familles sangs de bourbe, il était une cible parfaite. Les uns étaient des parents moldus d'enfants étudiant à Poudlard et les autres un couple de jeunes adultes.
Lorsqu'ils arrivèrent, lui, Lucius, Bellatrix et Avery, la plupart tentèrent de fuir. Ils furent cependant rattrapés aisément et exécutés. Il s'agissait des moldus. Puis, le préfet trouva la maison du jeune couple. De suite, Lord Voldemort apparut à ses côtés, Bellatrix le suivant. Le mari les attendait derrière la porte. Baguette levée, il lança quelques sorts. Tous furent balayés par la main du lord noir, réduisant à néant ses chances de survie.
Le préfet vit alors un sourire cruel courber les lèvres de son maître. D'un geste, ce dernier lui demanda de reculer afin qu'il puisse s'avancer. Cela ne signifiait qu'une chose : il allait s'amuser avant de le mettre à mort. Bellatrix s'éloigna elle aussi, mais avec plus de résistance.
Mais alors qu'un sort de torture faisait vibrer les cordes vocales du jeune homme à présent à terre, sa femme se présenta. Des larmes sur les joues, la voix tremblante, elle essaya de jeter le sort de mort à Lord Voldemort. Sans hésitation, Bellatrix se plaça devant son maître. De la baguette de l'inconnue ne sortit que des maigres filets verts. Elle avait échoué. Le lord noir repoussa alors violemment sa fidèle et la projeta à terre par la même occasion.
Quelques secondes plus tard, le couple était mort et c'était Bellatrix qui se tortillait sur le sol. D'une voix sifflante, Lord Voldemort questionna en douceur :
- Ma très chère Bella, qu'était-ce que ceci ?
- Maître…, gémit celle-ci, incapable de prononcer d'autres mots.
Le sort fut levé. Elle marmonna alors :
- Je voulais vous protéger, maitre…
- Me crois-tu trop faible pour le faire moi-même ?
- Non ! nia la jeune femme.
Elle tenta de dire à nouveau quelque chose mais à nouveau le sort de torture lui fut lancé. Tenant négligemment le fin morceau de bois, l'homme se tourna ensuite vers le blond.
- Mon cher Lucius… Qu'en penses-tu ?
Le préfet baissa la tête et prononça fermement :
- Je suis certain que vous ne craigniez rien, maître. Cette sale sang de bourbe n'avait pas la moindre chance contre vous.
Le rictus fou s'accentua sur la bouche du seigneur des ténèbres.
- Enfin quelqu'un qui comprend. Je devrais te récompenser pour savoir si bien dire les choses, mon cher Lucius.
Il leva sa baguette, stoppant ainsi la torture, et fit mine de réfléchir. Soudain, il s'exclama, presque content de lui même :
- Oh ! J'ai trouvé ! Fais le toi même. Inculque lui ta façon de penser. Montre lui, montre nous.
D'une main, il lui désigna la brune gémissante sur le sol. Lucius hésita un instant mais s'avança tout de même, il n'avait pas le choix. Fuyant le regard désespéré de Bellatrix, il prononça ensuite avec force :
- Endoloris !
A nouveau les cris emplirent la maison, sans fin. Le son désagréable crissait aux oreilles des occupants. Seulement, personne ne sourcilla. Heureusement pour le préfet qui voyait cependant sa volonté fléchir, Lord Voldemort leva bientôt une main.
- Assez.
La torture cessa tout de suite.
- Bien, fit l'homme. Lève toi, Bellatrix, le message semble être bien passé. Nous devons rentrer à présent, les aurors ne vont pas tarder.
Tendant son bras à Lucius, il lui murmura ensuite tout bas :
- Je suis fier de toi, mon cher Malfoy, pour l'instant, tu es celui qui ne m'a jamais déçu, j'espère que ce sera toujours ainsi.
Le préfet hocha la tête en remerciement et agrippa la manche noire. »
Regardant autour de lui afin d'être sûr que personne ne l'observait, Draco rangea le journal dans sa robe de sorcier et se laissa aller dans son fauteuil. Tous les élèves travaillaient autour de lui, de même que ses amis. Les BUSEs approchaient grandement.
Aucune personne ne lui prêtant de l'attention, le préfet poussa un profond soupir et se frotta le visage d'une main. Les passages du journal étaient de plus en plus éprouvants. D'un côté, il ressentait le dilemme face auquel se trouvait son père et d'un autre, il se demandait si au final, Lucius n'aimait pas tous ces raids. Certes, il disait qu'il n'aimait pas torturer et tuer, mais il voyait bien à quel point celui-ci aimait l'attention que lui portait le lord noir. La fierté qu'il ressentait face à ses phrases envoutantes.
Draco pressa ses paupières et secoua sa tête. Non, son père était sous serment inviolable et il n'avait que quinze ans, comme lui. Le lord noir était juste un monstre de l'avoir enrôlé si tôt et coincé ainsi.
Se persuadant ainsi, le préfet se leva et se rendit dans sa chambre. Une fois le livre de cuir noir rangé, il retourna dans sa salle commune et se dirigea vers la table de ses amis. Blaise leva la tête vers lui en le voyant arriver et lui sourit :
- Tu reviens travailler avec nous ?
- Non. Je vais faire un tour.
- Tu ne travailles pas beaucoup, fit remarquer Théo.
- Je suis bien plus prêt que vous, affirma le blond. J'ai travaillé tout au long de l'année, moi.
Pansy lui tendit sa langue avant de retourner à ses parchemins. Elle était celle qui était le plus en retard. Draco les salua puis sortit. Il voulait trouver Harry, espérant que celui-ci ne serait pas avec ses amis. Ces derniers temps, ils se voyaient moins. Granger le retenait pour ses BUSEs et le Survivant avait de plus en plus de mal à fuir pour le retrouver.
Le préfet le trouva finalement à la volière. Le brun accrochait une lettre à un hibou gris qui appartenait à l'école. S'asseyant à côté de lui, Draco sourit puis remarqua :
- Tu n'envoies pas Hedwige… Qui est le destinataire ?
- Mon parrain.
Une fois le parchemin accroché à sa patte, l'oiseau accepta la caresse sur sa tête puis prit son envol.
- Il est toujours en cavale ?
- Oui, soupira le brun en retournant s'asseoir à ses côtés. Le ministère croit toujours qu'il a vendu mes parents à Voldemort.
- Potter ! siffla le préfet. Pas son nom.
- Mais pourquoi je ne dois pas le dire ? s'agaça celui-ci. Tu as peur de lui ?
- Oui ! claqua Draco.
Le Survivant se leva afin de s'accroupir face à lui.
- Tu ne devrais pas…
Tendrement, il lui prit la main et la mena à ses lèvres. Le blond l'observa, fixant la bouche qui déposait un baiser sur sa paume.
- Vraiment ? Et comment je devrais faire cela ?
- Il nous tient tous ainsi, souffla Harry. C'est ridicule de ne pas pouvoir dire un nom. Ce ne sont que des sons. Il règne ainsi, en semant la terreur. C'est la peur qui paralyse le ministère et qui l'aveugle.
Draco reprit brusquement sa main et se mit debout.
- Tu crois que je l'ignore ? Tu me prends pour qui ?
- Calme toi, soupira le brun en se levant à son tour. Si tu le sais, pourquoi refuses-tu de dire son nom ?
Le préfet fronça les sourcils. Il n'aimait pas l'air affirmé de son vis à vis. D'un ton ferme et dur, il claqua :
- Je ne suis pas le Survivant, moi. Je suis au courant de choses que tu ignores et qui te ferait retourner dans les jupons de Dumbledore. Le seigneur des ténèbres est capable du pire, je le sais, je l'ai…
Le préfet se coupa d'un seul coup. Il avait failli parler du journal. Se mordant les lèvres, il jeta un coup d'œil à son petit ami qui fronçait les sourcils, le regard sombre.
- Tu commences, chuchota Harry.
- Pardon ?
- Tu l'appelles le seigneur des ténèbres, comme ses fidèles.
Draco ouvrit grand les yeux. Pour lui, ce terme était normal, son père ne nommait le lord noir qu'ainsi. Le Survivant s'avança ensuite vers lui et se saisit violemment de son bras gauche. Relevant la manche de la robe noire, il entreprit de détacher le bouton de la chemise blanche. Draco le laissa faire, murmurant tout de même :
- Tu m'as vu nu pas plus tard qu'hier, Harry. Je ne suis pas devenu mangemort pendant la nuit.
Le brun ne l'écouta pas et dévoila l'avant bras pâle. Malgré lui, il lâcha un soupir de soulagement et ferma les yeux douloureusement. Le préfet contempla son visage peiné. La douleur qu'il ressentit alors dans la poitrine le força à lever sa main et venir caresser de ses doigts la joue en face de lui. Les paupières s'ouvrirent à nouveau, dévoilant les yeux verts, et Harry lui rendit son regard. Sa main qui tenait toujours le poignet du préfet ramena ensuite celui-ci vers sa bouche et tout doucement, il baisa la peau pâle de l'avant bras.
Draco ne bougea pas, reluquant simplement la langue qui sortait afin de le lécher. Lorsqu'elle eut parcouru toute sa peau découverte, ce fut au tour des dents du Survivant de venir la mordiller. Une fois cela fait, le brun utilisa sa poigne pour rapprocher leur corps. De son autre main, il prit en coupe le visage de son petit ami. Puis, avant de l'embrasser, il murmura :
- C'est à moi, maintenant, il n'aura pas intérêt à y poser sa marque. Je serais obligé de le tuer alors.
Le blond clôt ses paupières tandis que les lèvres se déposaient enfin sur les siennes. Des larmes furent ainsi libérées et roulèrent sur ses joues. Harry les essuya de son pouce et approfondit le baiser.
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La fin de l'année arriva trop rapidement à mes yeux. Le seigneur des ténèbres avait décidé d'accélérer les raids une fois les vacances arrivées et je savais que ceux-ci m'empêcheraient de voir Narcissa aussi souvent que je le voudrais.
A la veille des BUSEs, elle se montra d'ailleurs excessivement possessive et attentive. Elle avait compris que cette fin d'année marquerait un changement…
« La tête dans son livre de potions, Lucius ne vit pas sa petite amie arriver. Il était dans la bibliothèque, seul. C'est ainsi qu'il travaillait le mieux et à présent qu'il ne restait plus qu'une semaine avant les épreuves, il ne voulait pas de perdre de temps. Le Lord avait pris la décision de faire un raid juste avant la première matière. Le préfet n'avait osé protester, de même que Rodolphus qui devait passer ses ASPICs.
La blonde se glissa silencieusement jusqu'à la chaise de Lucius et se plaça derrière lui. Elle leva alors ses mains et les plaça devant les yeux du préfet. Se penchant, elle lui murmura ensuite à l'oreille :
- Qui est-ce ?
Il sourit.
- Ma tendre chérie.
Satisfaite de la réponse, la jeune fille enleva ses mains et s'assit à ses côtés. Le blond se pencha alors vers elle et cueillit délicatement ses lèvres.
- Tu m'as manqué, souffla-t-il.
Puis, sans attendre, il retourna à ses parchemins. Narcissa ne voulut cependant pas perdre son attention. D'une main douce, elle vint lui caresser la joue.
- Lucius, murmura-t-elle.
- Ma chérie, je travaille…
- Je sais, je suis juste venue te proposer quelque chose.
Levant enfin la tête, le blond lui fit signe de poursuivre.
- La dernière fois à Pré-au-lard, je suis passée dans une petite boutique pour fille. J'y ai acheté quelques huiles de massage. Que penses-tu de m'accorder ta soirée de la veille de tes BUSEs pour que je puisse m'occuper de toi et te détendre… Hum ?
Le préfet sentit son cœur se serrer à cette nouvelle. Son visage s'assombrit tandis qu'il répondait.
- J'aurais bien voulu mais… Je ne pourrais pas.
- Mais pourquoi ? De toute manière, tu ne comptes pas encore étudier la veille, ce serait absurde. Tu…
- Non, coupa-t-il. Je ne peux pas.
- Oh !
Narcissa comprit enfin. Ses sourcils se froncèrent.
- La veille sérieusement ? Mais qui est-il pour t'imposer cela ? C'est vraiment un…
- Tais toi ! claqua Lucius en se saisissant d'une poignet de la blonde.
La bouche de celle-ci se tordit en une moue.
- Tu me fais mal, lâcha-t-elle.
Le préfet libéra son poignet et baissa la tête, honteux. Narcissa ignora son air coupable. Elle se leva et partit sans un mot. »
Lorsque Draco rangea le journal, il mit toute sa volonté afin d'oublier ce qu'il venait de lire. Le comportement de son père ne méritait même pas d'être commenté. Mais cela démontrait réellement l'emprise qu'avait le lord noir sur lui. Il n'était que l'objet de cet homme.
Après un long soupir, le préfet retourna dans sa salle commune et rejoignit ses amis afin de travailler. Lui aussi avait ses BUSEs.
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Les deux garçons étaient torse nu, le pantalon aux genoux, et avaient la respiration rapide. Ils étaient tête-bêche. Le plaisir avait été particulièrement fort cette fois-là. Ils avaient testé quelque chose de nouveau, un acte plus excitant.
- Et bien, tu es satisfait maintenant ? sourit Harry. J'ai utilisé ma bouche.
- Moi aussi, contra le blond.
- Mmh… Oui, c'est vrai. Et c'était étonnamment bon.
Vexé, Draco se redressa sur ses coudes et l'observa les sourcils froncés. Le brun lui offrit un sourire taquin avant de se mettre dans le même sens que lui. Il l'embrassa alors. Puis, gémissant, il se recula.
- Je n'arrive pas à croire que les BUSEs sont dans deux jours.
- C'est à cela que tu penses lorsque tu m'embrasses ?
Harry rit.
- Hum, non. Je me rappelle juste de nos séances de révisions.
Ce fut au tour du préfet de ricaner.
- En effet, elles ont vraiment été productives.
Un clin d'œil lui fut accordé avant que leurs bouches ne se collent à nouveau. Puis, alors que le Survivant se calait contre l'épaule de son petit ami, ce dernier murmura :
- Dis toi que ne pas avoir de parents peut être un peu positif parfois. Tu n'as pas de pression.
Le brun se redressa afin de le regarder dans les yeux.
- Non, Draco. Ce n'est jamais positif.
Celui-ci haussa les épaules.
- Si tu le dis.
Il le ramena ensuite contre lui. Harry poursuivit cependant.
- Pourquoi tu me dis cela ? Papa Lucius veut que tu aies des bonnes notes ? Je croyais que sa seule préoccupation était de savoir comment mieux servir Vol… Tu-sais-qui.
Le préfet se tendit instantanément.
- Harry, prévint-il doucement.
- Je m'étonne juste, se défendit le Survivant.
Son petit ami fronça les sourcils puis, il poussa un profond soupir.
- Je pense que nous devrions continuer comme nous avons fait jusqu'à présent.
- Pardon ?
Draco assura sa prise sur les épaules du brun avant de chuchoter :
- Ne pas parler des sujets qui fâchent.
A son tour, le Survivant se tendit.
- Mais ce n'est pas possible, tu le sais. Tous les sujets sérieux sont tendus.
- Nous nous en sommes sortis jusqu'à présent, continuons ainsi.
Seul le silence lui répondit. Il insista donc.
- Harry.
- Je ne suis pas d'accord.
- Harry, tu sais très bien que nous sommes dans deux camps différents, que…
- Non, coupa le brun. Je veux dire, c'est faux. Il y a un sujet sérieux qui ne fâche pas.
- Hein ? Lequel ?
Se mettant à nouveau sur son coude, il plongea ses yeux verts dans ceux gris du préfet. Tout bas, il murmura :
- Nous.
Pris d'un sentiment heureux incontrôlable, Draco afficha un grand sourire avant de hocher frénétiquement de la tête.
- Oui. Oui, c'est vrai.
Harry rit puis le serra contre lui, très fort, laissant la tête blonde plonger dans son cou et respirer son odeur.
OoOoOoOoO
Hum…
Bref, à mercredi.
Une review ?
