Bonjour,

RAR (Sarah) : C'est vrai ? Pourquoi tu n'aimes pas le journal ? Merci en tout cas pour ton compliment ! Bonne lecture pour la suite !

Merci à Steph pour sa review !

Bonne lecture à tous !

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Il courait. Il voulait le retrouver. Maintenant.

Pour la première fois de sa vie, la discrétion n'était plus de mise. De toute façon, tous les élèves se préparaient pour leurs épreuves.

Heureusement, il arriva rapidement à l'étage et dans le bon couloir. Mais, le brun n'était pas seul. Son ami le rouquin le collait.

Draco fronça les sourcils. Cela allait être plus ardu que prévu. Regardant tout autour de lui, le préfet chercha un moyen d'attirer l'attention de son petit ami sans que Weasley ne s'en rende compte.

Il ne trouva rien. Désespéré, il songea un instant à jeter un sort discret mais ce ne fut pas assez tôt. Le professeur sortit de la salle d'examen et appela :

- Monsieur Potter. C'est votre tour.

Harry se leva de suite et suivit l'homme de petite taille. Il était trop tard.

Le blond eut l'impression de perdre toutes ses forces d'un seul coup. Il l'avait senti, il savait qu'il aurait dû lui parler avant la dernière épreuve. Le brun lui avait manqué toute la journée et lorsqu'il avait lui même passé son dernier examen, il avait voulu le voir. Cette sensation d'urgence n'était bien sûr pas logique, mais son instinct lui avait crié d'y répondre. Alors il avait couru, abandonnant toute dignité devant ses amis qui l'attendaient à la sortie. Mais Harry était rentré dans la salle et ils n'avaient même pas pu échanger ne serait-ce qu'un regard.

Dépité, le préfet fit demi-tour la tête basse. Par la suite, il décida qu'errer dans les couloirs serait une bonne idée. Croisant quelques élèves par ci, par là, il les ignora tous et avança sans but.

Bien plus tard, alors qu'il se demandait sérieusement ce qu'il était en train de faire, il décida de retourner dans les cachots. De toute manière, il avait un rendez vous avec Harry plus tard, dans la nuit. Ils pourraient alors discuter.

Cependant, sa mauvaise humeur n'était pas passée et quelqu'un en fit les frais. Sur son chemin, il croisa Neville Londubat, non loin du bureau de la Grande Inquisitrice, directrice à présent. Le Gryffondor à l'air niais furetait un peu partout et tremblait. Draco se sentit toute de suite mieux, il allait pouvoir un peu l'ennuyer.

Se rapprochant silencieusement, il l'interrompit dans sa réflexion assez brusquement :

- Londubat ! claqua-t-il fermement. Que fais-tu là ?

L'adolescent rondouillet sursauta et se tourna vers lui. Il paraissait terrifié. Le préfet attendit une réponse mais perdit vite patience.

- Alors ? Tu as perdu ta langue ?

- Je… Je…

- Il semblerait que oui.

Le blond se saisit du bras de Londubat.

- Allez viens, je suis sûr que Ombrage sera très intéressée de savoir ce que tu mijotes à côté de son bureau.

- Non…

Mais Draco ne l'écouta pas. Fier de sa trouvaille, il traina derrière lui ce garçon nul en potions qu'il ne pouvait pas supporter. Il leur fallut peu de temps pour atteindre leur but. Le préfet leva alors le bras et frappa. Puis, il entra, le Gryffondor toujours derrière lui. Ce qu'il y vit ne lui plut pas du tout. La pièce était remplie. La famille Weasley résidant encore à Poudlard, Granger et Loufoca Loovegood étaient tous maintenus par ses amis contre les murs de la pièce. Mais ce qui s'annonçait de mauvais augure était la présence de Harry, avachi contre le mur, Ombrage lui faisant face avec sa baguette. Draco échangea brièvement un regard avec son petit ami. Celui semblait particulièrement inquiet.

- Monsieur Malfoy ! Vous m'en rapportez un autre ! Voilà qui est parfait ! roucoula la Directrice.

Ne sachant que faire, le préfet hocha brièvement la tête et fit comme à ses amis. Il plaqua Londubat contre un mur, une main sur son cou. Ombrage se tourna à nouveau vers le Survivant.

- Alors, Potter, qui était-ce ? Qui avez vous essayé de joindre ? Etait-ce Albus Dumbledore ? Ou l'hybride Hagrid ?

- Vous n'avez pas à savoir à qui je parlais, ça ne vous regarde pas, gronda le brun.

Le visage de la directrice se durcit.

- Très bien, répliqua-t-elle d'une voix menaçante et doucereuse, très bien, Monsieur Potter... Je vous ai donné une chance de me répondre librement. Vous avez refusé. Je n'ai maintenant plus d'autre choix que de vous forcer à parler. Monsieur Malfoy, allez chercher le professeur Rogue.

Draco se tendit et il resserra inconsciemment sa prise sur Londubat qui commença à suffoquer. Le blond chercha ensuite le regard de Harry. Mais celui-ci fixait la vieille femme. Perdu, il obéit à celle-ci et fila. Il lui fallut ensuite peu de temps pour trouver son parrain qui le suivit sans hésiter. Ils retournèrent donc dans le bureau. Crabbe, lui aussi membre de la Brigade Inquisitoriale, avait repris le relais avec Londubat qui avait à présent le visage violacé.

- Vous vouliez me voir, madame la directrice ? demanda Rogue en regardant avec une totale indifférence les élèves qui se débattaient.

- Ah, professeur Rogue, dit Ombrage qui se releva en souriant largement. Oui, je voudrais un autre flacon de véritaserum, aussi vite que possible, s'il vous plait.

- Vous avez pris mon dernier flacon pour interroger Potter, répondit Rogue en l'observant d'un regard froid. Vous ne l'avez sûrement pas utilisé entièrement ? Je vous avais dit que trois gouttes seraient suffisantes.

Ombrage rougit.

- Vous pouvez m'en préparer encore, n'est ce pas ? dit-elle.

- Mais certainement. La potion doit mûrir pendant un cycle complet de la lune, elle sera donc prête dans un mois environ.

- Un mois ? couina la directrice. Mais j'en ai besoin ce soir, Rogue ! Je viens de surprendre Potter qui se servait de ma cheminée pour communiquer avec une ou des personnes dont il n'a pas voulu me révéler le nom !

- Vraiment ? Je n'en suis pas surpris. Potter n'a jamais manifesté un goût très prononcé pour le respect du règlement de l'école.

- Je veux l'interroger ! s'écria Ombrage. Je veux que vous me fournissiez une potion qui le forcera à me révéler la vérité !

- Je vous ai déjà dit, répondit Rogue avec douceur, qu'il ne me reste plus de veritaserum. A moins que vous ne souhaitiez empoisonner Potter – et je puis vous assurer qu'une telle tentative m'inspirerait la plus grande sympathie -, il m'est impossible de vous aider. Le seul ennui, c'est que la plupart des venins agissent trop vite pour laisser à la victime le temps de dire tout ce qu'elle sait.

Draco sentit son cœur se serrer. Harry empoisonné ? Cette pensée le révulsait. Seulement ses amis ricanèrent et il n'eut d'autre choix que d'esquisser un rictus. Il ne lâcha pas pour autant son petit ami du regard. Ce dernier ne lui prêtait cependant pas la moindre attention. Il fixait Rogue.

- Vous êtes mis à l'épreuve ! hurla Ombrage.

Le maitre de potion qui avait porté un instant son attention sur le Survivant se tourna vers elle, sourcil levé.

- Vous refusez de coopérer ! J'attendais mieux de votre part. Lucius Malfoy parle toujours de vous en termes très élogieux. Et maintenant, sortez de mon bureau !

Rogue s'inclina en un salut ironique et s'apprêta à partir. Mais Harry s'écria :

- Il a pris Patmol ! Il a emmené Patmol là où la chose est cachée !

Yeux ronds, Draco fut interloqué. Mais de quoi parlait-il ? Ce qu'il disait n'avait aucun sens.

- Patmol ? s'exclama Ombrage en regardant successivement Harry et le maitre de potions. Qui est Patmol ? Où est cette chose cachée ? Que veut-il dire, Rogue ?

Ce dernier se tourna vers le Survivant, le visage insondable.

- Je n'en ai aucune idée, répondit-il d'un ton glacial. Potter, quand j'aurai envie de vous entendre crier des paroles sans queue ni tête, je vous donnerai une potion de Babillage. Crabbe, desserrez un peu votre prise. Si Londubat meurt étouffé, il faudra remplir tout un tas de paperasse et en plus, j'ai bien peur d'avoir à le mentionner dans vos références quand vous chercherez un emploi.

Il referma la porte derrière lui. La directrice qui semblait désespérée se ressaisit alors :

- Très bien, dit-elle en sortant sa baguette magique. Très bien… Je n'ai plus d'autre choix… Il ne s'agit plus seulement de discipline scolaire... C'est une question qui concerne la sécurité du ministère… Oui… Oui…

Elle se dirigea vers Harry. Draco craignit le pire.

- Vous m'y efforcez, Potter… Ce n'est pas moi qui le veux. Mais parfois, les circonstances justifient qu'on y ait recours… Je suis certaine que le ministère comprendra que je n'avais pas le choix. Le sortilège Doloris devrait vous délier la langue.

- Non ! s'écria soudain Granger en écho avec le cœur du préfet. Professeur Ombrage… C'est illégal !

La directrice leva sa baguette.

- C'est contraire à la loi, professeur Ombrage, tenta à nouveau la jeune fille. Le ministre ne vous approuvera sûrement pas !

- Ce que Cornélius ignore ne peut pas lui porter tort, rétorqua celle-ci. Endol…

- Non ! hurla Granger. Non… Harry… Il lui faut lui dire !

- Certainement pas ! protesta celui-ci.

- Il le faut, Harry. De toute façon, elle t'y forcera, à quoi ça servirait de s'entêter ?

Elle se mit à pleurer. Ombrage l'enjoignit alors à parler, s'approchant d'elle. Granger bégaya :

- Nous voulions joindre le professeur Dumbledore…

- Vraiment ? s'exclama la directrice, très intéressée. Vous savez donc où il est ?

- Oh non… Mais on avait quelque chose de très important à lui dire !

- Ah oui ? Et qu'est ce que vous vouliez lui dire ?

- Nous voulions lui dire que c'est prêt ! sanglota la jeune fille.

- Qu'est ce qui est prêt ?

- L'arme…

- Quelle arme ?

- Celle que nous devions lui préparer mais…

- Montrez la moi ! s'écria la directrice.

- Je ne peux pas, il faut vous emmener…

- Très bien !

Elle se saisit du bras de Potter, le levant.

- Vous deux, venez à avec moi.

Draco décida alors d'agir. Il devait lui aussi venir, il devait l'aider.

- Madame la directrice, en tant que membre de la Brigade Inquisitoriale, je pense qu'il serait sage que je…

- Non ! coupa Ombrage. Vous restez là. Je suis représentante du ministère, je saurais très bien me défendre contre ces deux là !

Harry leva enfin les yeux vers lui. Le préfet y lut une lueur de trahison cachée derrière son inquiétude mais aussi du recul. Il ne voulait pas de lui. Il ne souhaitait pas que Draco vienne. Recevant un coup au cœur, celui-ci baissa la tête et recula. Ils partirent alors.

OoOoO

A la suite de cette entrevue plus qu'imprévue, le préfet laissa le soin à ses amis de s'occuper des autres Gryffondors et fila. Il avait besoin d'être seul.

Ne sachant où aller, il se réfugia dans une des alcôves à l'intérieur de laquelle Harry et lui s'étaient retrouvés. S'asseyant sur le rebord, ses pieds balançant dans le vide, il laissa sa tête s'appuyer contre le mur derrière lui. Il était perdu.

D'un côté, il s'inquiétait énormément pour le brun, ayant peur de ce que pourrait dévoiler Granger et surtout de ce que lui réserverait Ombrage et le ministère. Mais de l'autre, lui aussi se sentait trahi. En à peine quelques minutes, il s'était rendu compte qu'il ne savait rien de son petit ami. Il ignorait tout de ses plans, de son avenir. Le Survivant lui avait tout caché. A lui, celui qu'il embrassait, celui qu'il avait touché intimement alors que ces amis étaient au courant de tout.

Poussant un profond gémissement, Draco mit sa tête dans ses mains. Toute cette histoire remettait en cause leur fragile relation. Les motivations du Survivant avaient-elles vraiment été les mêmes que les siennes ?

Les larmes se mirent à couler lorsqu'il se rendit compte qu'il se pouvait que tout n'ait été que tout n'ait été que du vent. Au fond de lui, il le savait, la relation n'était basée sur rien de sérieux, ils se l'étaient dit, aucun sujet sérieux n'était abordé.

Harry avait du faire cela pour rechercher du réconfort, comme lui. Mais peut être qu'il ne s'était pas laissé emporter par ses sentiments, contrairement à lui.

La réalité rattrapa le préfet qui ne put rien faire d'autre que libérer ses sanglots.

OoOoO

La nuit approchait lorsque le blond se décida à rentrer. Ses yeux étaient tellement rouges et gonflés qu'il dut se jeter un sort de dissimulation pour les cacher. Il se sentait vidé, n'ayant plus la force pour rien. Il ne se raccrochait qu'à l'espoir de pouvoir parler à nouveau au brun. Il voulait que celui-ci le console et lui prouve que toute leur histoire avait bien été réelle.

Le préfet ne tarda pas à atteindre sa salle commune. Ses amis étaient assis à une table. Ils semblaient sombres. Pansy se leva dès qu'elle l'aperçut et le rejoignit rapidement.

- Draco… Ceci est arrivé pour toi il y a quelques minutes par hibou express.

Elle lui tendit une lettre. Il s'en saisit, remerciant vaguement son amie d'un geste de la main. Le parchemin provenait de sa mère.

Draco,

Ton père a été arrêté. Une mission au ministère s'est mal terminée. Il a été envoyé à Azkaban directement. J'essaye d'user de toutes mes relations pour aller le voir.

De ton côté, j'aimerais que tu rentres à la maison le plus rapidement possible. Le ministère va vouloir fouiller le Manoir.

Ta mère.

Sans qu'il s'en aperçoive, la feuille glissa de sa main et alla choir sur le sol. Pansy se pencha alors et s'en saisit. Après un rapide coup d'œil, elle poussa une exclamation choquée mais se ressaisit rapidement. Elle posa ensuite une main sur son bras.

- Draco, murmura-t-elle.

D'un geste brusque, le préfet échappa à la poigne. Il reprit vite sa lettre et rentra dans sa chambre. Là, il resta un instant planté au milieu.

Puis, méthodiquement, il se déshabilla et plia ses habits. Il rangea ensuite la lettre dans sa table de nuit, sous le journal, et se coucha. Une fois les rideaux fermés et son corps sous la couverture, il ramena sa main tremblante contre lui afin de la calmer. Chassant toutes ses pensées, il ferma les yeux. Sans attendre, le sommeil l'emporta.

Le lendemain matin, il se réveilla tard d'une nuit agitée et tourmentée. Des cauchemars avaient envahi son esprit tout du long, ne lui laissant pas le moindre répit.

Fourbu, il quitta son lit avec difficulté. Ignorant son état, il sortit ensuite de sous son matelas sa valise. Il devait rentrer chez lui pour aider sa mère. Il ignorait comment mais il la rejoindrait.

Plus tard, alors qu'il avait presque terminé de la remplir, Blaise arriva en compagnie de Théo.

- Draco, murmura le noir. Il faut que tu ailles manger, nous sommes déjà allés petit déjeuner. On n'osait pas te réveiller.

- C'est bon, j'irai dans un instant, marmonna le blond.

Hochant la tête, ses amis quittèrent la pièce. Draco poussa alors un profond soupir. D'un coup sec, il referma violemment le battant de sa valise puis quitta la pièce. Dans la salle commune, les élèves arrêtèrent de parler sur son passage. Il ne leur prêta cependant pas d'attention.

Il marcha ensuite rapidement jusqu'à la Grande Salle et l'atteignit bien vite. Une fois assis, il se servit et commença à manger avec un calme qui l'effraya. Depuis la veille, ses tremblements avaient cessé. Un coup d'œil à la table des Gryffondors lui apprit que Harry n'était pas là. Il replongea alors la tête dans son assiette. Pas pour longtemps cependant, une agitation à ses côtés le força à lever à nouveau les yeux. C'est alors qu'il le vit, le gros titre du journal abandonné sur la table.

CELUI-DONT-ON-NE-DOIT-PAS

-PRONONCER-LE-NOM EST DE RETOUR

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Et voilà, je crois que cela répond à beaucoup de vos interrogations…Héhé.

Pour le passage avec Ombrage, une grande partie des dialogues provient du tome cinq... Donc, merci à JKR (sans blague).

Je ne poste pas vendredi par contre, désolée. Donc, un lundi :)

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