Bonjour. Je suis en retard. Je sais.
Mais bon, ça fait pas si longtemps que ça, hein, si on y réfléchit, ça fait juste...
Ah oui, plus de trois mois, quand même...
Oui mais bon, vous savez, avec les fêtes, tout çaaaaa, puis après le brevet blaaaaanc, puis la maladiiiiiie, bah...
Voilà quoi.
Mais bon, je suis de retour, c'est pas génial, ça ?
Avec un nouveau chapitre en plus !
(En même temps, je ne pense pas que ça vous aurez intéressé si ça n'avait pas été le cas.)
Alors on va vite passer aux RARA, comme ça, vous le lirez plus vite (mais vous pouvez quand même passer si ça ne vous intéresse pas) :
Grammaria : Je dirais plus "bonbon fantôme", vu qu'on est dans Bleach. Mais ça reste un bonbon quand même. Je suis pas sûre pour le goût, par contre.
Iiiirk, j'ai l'impression que mes yeux vont crever avec toutes ces erreurs. Dont des fautes de frappes. Et je préfère prévenir : le "teindre le shikai" n'était absolument pas volontaire. Même si ça pourrait être cool de changer la couleur de son arme.
Merci de me corriger, même si ce n'est pas vraiment le rôle d'une lectrice, du coup ça m'embête un peu... En tout cas, j'espère faire moins de fautes dans ce chapitre-ci.
Chapitre 13 : Parlons à une épée !
Sora
Parler... à notre zanpakuto ?
《 Je suis pas sûre d'avoir bien compris.
- Vous devez communiquer avec votre zanpakuto. 》
Mais il est sérieux le chat ?!
《 Bon bah... d'accord... 》
Je sors le zanpakuto de ma ceinture, et le tiens en face de moi. Je prends une grande inspiration.
《 Bonjour monsieur le zanpakuto ! Ça va ? J'espère qu'on va être de très bons amis, je vous aime beaucoup moi ! 》
Je n'ose pas regarder ni en face, ni à côté. Je sens déjà les regards consternés sur moi.
《 Mais pas comme ça voyons ! feula le chat.
En guise de punition, il me saute dessus et me griffe le bras.
- Aïeuh !
- Il faut que vous fassiez le vide dans votre tête.
- Ça ne devrait pas être si difficile pour toi, Sora... ricana Mizore.
Je lui donne un coup de coude.
- Tu peux parler.
- Concentrez-vous plutôt ! 》
Je ferme les yeux et tente de faire le vide.
...
...
RAAAH mais pourquoi j'ai cette foutue image d'un hamster en tutu qui fait du vélo ?!
《 J'y arrive paaas ! geint mon amie.
- Moi non pluuus ! 》
Yoruichi saute et nous griffe la joue à toutes les deux.
《 Soyez plus concentrées !
- Mais-euh ! Je peux pas faire le vide dans ma tête, je pense toujours à quelque chose moi ! OH ! Mince ! Il est super tard, je dois rentrer chez moi ! s'affola Mizore.
- Bon, on va arrêter pour aujourd'hui. Je veux qu'on se retrouve tous les jours ici.
- Mais on a école, nous ! s'exclama la brune.
- Après les cours.
- Ça marche ! Au revoir alors ! 》
Mizore se lève, époussette son kimono et marche droit devant. Elle regarde à droite puis à gauche.
《 Euh... c'est par où la sortie ? 》
OooOOooO
《 Quelle journée, soupira Mizore.
- Ouaip. C'était cool, hein ? Je suis contente, on a rencontré plein de gens sympas !
- Dont un chat qui parle. Remarque, j'ai déjà vu un chien géant parler à la Soul Society, alors ça ne m'étonne même plus.
- C'est vrai ? Je l'ai pas vu, moi... 》
Un silence s'installe. Sur le chemin du retour, peu de personnes sont présentes. Nous marchons tranquillement vers chez nous. Le soleil a déjà commencé à ce coucher, cette journée est passée tellement vite, je n'ai pas vu le temps passer. Je décide de combler le vide :
《 Notre vie a bien changé par rapport à avant, tu trouves pas ?
- C'est sûr. Mais je ne regrette pas. C'est bien mieux qu'avant. On n'est plus seulement coincées à l'école, avec notre quotidien monotone. Non, vraiment, je suis contente d'avoir rencontré Ichigo et d'être devenue shinigami.
- Pareil. Même si on a failli mourir le jour de notre rencontre... je pense que ça valait le coup.
- Quand j'y pense... si on était morte avant d'avoir connu tout ça, je crois que je n'aurais pas pu rester en paix. Avoir juste passé quatorze ans à travailler à l'école pour un avenir que je n'aurais jamais eu...
- On doit vraiment une fière chandelle à Ichigo et Orihime. Même si maintenant, j'ai l'impression qu'il ne fait que s'inquiéter pour nous. Je me sens un peu coupable. Mais quand on sera super fortes, on lui montrera qu'on sait se débrouiller ! Ok ?
- Oui ! Et il arrêtera de nous traiter comme des enfants ! 》
Je lui tends une main. Elle me sourit et frappe dedans, avant de me lancer un regard sournois.
《 Mais je suis sûre que j'atteindrai le bankai avant toi !
- Pff... on parie ?
- Si tu veux ! On parie quoi ?
- Hummm... je sais ! 》
Je lui annonce mon idée. Elle lève les sourcils, mais finit par approuver.
《 D'accord, ça me va. 》
Nous continuons notre chemin, mais les passants semblent me regarder en souriant. Heureuse que certaines personnes puissent être polies, je leur rend leur sourire. Ce qui les fait éclater de rire. Je me demande pourquoi. Ma tête n'a rien de drôle, pourtant. J'ai un truc sur le visage ?
《 Les gens sont sympas dans cette ville ! Ça fait plaisir de voir ces têtes souriantes. 》
Je me tourne alors vers Mizore qui me sert un grand sourire.
《 Oui, c'est sûr. 》
Puis je la vois détourner le regard et émettre un petit rire. Mais qu'est-ce qu'ils ont tous à me regarder comme un clown ?
Imagine une fille avec un visage couvert de dessins ridicules, faire coucou aux passants avec un sourire niais scotché sur sa face.
Je me foutrais de sa gueule !
Bah c'est ce que font ces gens.
Hein ? De quoi tu-
《 Eh mais attends ! 》
Je sors mon portable de ma poche et regarde mon reflet dans l'écran.
《 QUE ?! 》
Mon regard se pose sur Mizore. Elle a le temps de lâcher un "ouups" avant de détaler. Je la poursuis, la haine dans le regard.
《 Reviens là tout de suite !
- Hiiiiiiiiiiii ! Heeeeeelp please !
Le lendemain du côté de Sora...
La jeune fille s'étirait tranquillement avant de se laisser retomber sur son lit. Elle tourna sa lourde tête vers son réveil et attrapa ses lunettes avant de pousser long soupir à la vue de l'heure un peu trop matinale à son goût.
- Bon allez, dans cinq minutes je me lève.
Cinq minutes plus tard.
- Ouais mais c'est encore trop tôt, en fait. Bon, encore cinq minutes.
Cinq minutes plus tard.
- Han mais ça va, j'suis encore laaarge...
Cinq minutes plus tard.
- Bon, je me lèverai dans cinq minutes, pour de vrai cette fois.
Cinq minutes plus tard.
- Nan mais en fait je crois que je vais dormir un peu, j'ai le temps...
Cinq minutes plus tard.
- Il est quelle heure... han mais ça v- PUTAIN JE SUIS EN RETARD !
Sora
《 Ouvrez vos livres pages cinquante-huit.
Tous les élèves ouvrent leur cahier en discutant un peu. La brouhaha s'interrompt d'un simple rappel du professeur.
Les cours. Eh oui, je suis retournée à l'école. Non, en fait, même avec mes pouvoirs de shinigami, j'y suis suis toujours retournée. Et le soir, après les cours, je me rends chez Urahara pour que Yoruichi nous fasse cours. Que des journées chargées. Et en plus, j'ai vu des shinigamis ce matin ! Qui c'était, déjà... ah oui, le petit là... Hitsugaya. Puis il y avait un chauve avec du maquillage (du maquillage, quoi !), un autre avec des cheveux rouges et des sourcils chelou (franchement, les gens savent plus quoi inventer) un autre avec des plumes ou je ne sais quoi accrochés à un de ses sourcils (c'est peut-être un concours pour savoir qui a les plus beaux sourcils en fait) puis... le travesti. Celui qui m'a volé des bonbons. C'est sûr que je risque pas de l'oublier lui.
Je crois qu'il m'a reconnu aussi. Mais je me demande comment il fait pour avoir une telle poitrine si c'est un mec. C'est bien fait je veux dire, on dirait des vrais.
Remarque avec la chirurgie on fait de tout.
Bref. Je sais plus trop pourquoi ils sont venus sur Terre. En tout cas, Mizore avait l'air assez intriguée par leur venue.
Perdue dans mes pensées, je joue distraitement avec mon badge de shinigami remplaçante que je cache sous ma table. Qu'est-ce que je donnerais pour l'entendre sonner ! Enfin quitter cette classe et courir me défouler sur des hollows !
Ça fait vraiment du bien, parfois.
Alors que j'allais pousser un énième soupir d'ennui, mon vœu se réalise. Le badge se met à biper. À côté de moi, Mizore s'agite, le sien a dû sonner aussi. L'avantage, c'est que personne d'autre que nous ne peut les entendre, ni même les voir.
Nous nous regardons avant de nous adresser chacune un grand sourire.
《 C'est le moment ! 》 lui chuchotai-je.
Nous sortons discrètement nos candy soul de nos poches, et nous apprêtons à les avaler.
《 Sora ! Mizore ! Vous mangez en classe ?! Quel toupet !
Par réflexe, je jette le bonbon dans ma gorge, alors que Mizore se fait confisquer sa pillule.
Mon corps et mon esprit se séparent et je me retrouve dans mes vêtements de shinigami.
- Sora ! Recrachez ce bonbon dans la poubelle immédiatement !
Mon corps, pour l'instant sans vie, ne bouge pas. Après quelques secondes de silence, il relève la tête qui s'était brutalement cognée contre la table.
- Gné ? demande-t-il, ne comprenant rien à la situation.
- Votre bonbon ! À la poubelle ! cria le professeur.
- J'vois pas de quoi vous parlez, j'ai pas de bonbons, moi.
- Vous venez d'en mettre un dans votre bouche, ne me prenez pas pour un idiot ! Je vous ai vue !
Pour contredire le prof, Racaille ouvre grand la bouche.
- 'ous 'oyez ! 'En ai 'as ! (Vous voyez ! J'en ai pas !)
- Quel manque de respect ! J'en toucherai un mot à vos parents ! 》
Le professeur tourne les talons, toujours le soul candy de Mizore dans la main.
《 Monsieur ! l'arrêta cette dernière. Ce n'est pas un bonbon !
- Et bien tu viendras le récupérer plus tard. Maintenant on a cours ! 》
Il ouvre le tiroir de son bureau d'un geste sec et balance la bille dedans. Mizore ouvre la bouche, les sourcils froncés et les yeux grands ouverts. Elle se tourne vers moi affolée.
Je lui souris, et lui fait un coucou de la main alors que je me dirige vers une fenêtre ouverte. Elle me siffle un "tu restes là, ne me laisse pas toute seule ici", furieuse.
Je vais me gêner.
Je pose le pied sur le rebord de la fenêtre... avant de me rendre compte que je suis au troisième étage. Je suis courageuse, mais pas débile. J'ai oublié de demander à Ichigo comment voler. Ou marcher dans les airs, je sais pas trop comment il fait. Et être shinigami ne signifie pas être superman, si je saute d'ici je peux très bien me casser les deux jambes, au mieux. Je tourne la tête, et voit un tuyau de canalisations passer juste à côté de la fenêtre et descendre tout en bas.
Toujours accrochée au mur je tends la main pour attraper le tuyau. Je me décale légèrement et lâche le mur pour attraper le tube de mes deux mains. J'accroche mes jambes et entame ma descente en me laissant glisser. Il me faut quelques minutes pour arriver tout à fait en bas, mais au moins je ne me suis rien cassé.
Je lève la tête vers le bâtiment, et vois la tête de Mizore face à une fenêtre. Je lui fait un dernier coucou et pars à la recherche du hollow.
《 Wouhooouuu, le holloooow, t'es oùùùù ?! Viens-là un peu que je te défonce ! 》
Pourquoi il répond pas ?
Soudain, un bruit m'interpelle. Je me retourne.
《 Ah bah te voilà ! 》
Une sorte de yéti sans poil me fait face. Enfin, plutôt un yéti nain. Il ne fait même pas ma taille. Au moins ce sera vite réglé.
Je lève mon arme au dessus de ma tête et l'abat sur le monstre de toutes mes forces. Bon, c'était pas super puissant, mais je vois toujours pas comment je suis sensée me battre avec ce truc tout retourné, là, c'est un peu embêtant, je dois dire. Mais bon, il n'en faut pas plus pour qu'il s'effondre sans un cri, et commencer à fondre. Attendez... un hollow purifié ne se change pas en poussière normalement ? Je hausse les épaules. Bah, il est désintégré, c'est tout ce qui compte.
Je fais demi-tour, mais me stoppe lorsque j'entends mon badge m'alerter de la présence de hollows. Encore ? Au moins, ça me fera des minutes de cours en moins !
Je pose mon pied devant moi.
Splatch !
...
Pitié, dites moi que ce n'est pas ce à quoi je pense. Je risque un œil vers ma chaussure.
Ah bah non, c'est pas du caca. Mais ce sont les restes du hollow que je viens de détruire. On dirait de la pâte à modeler. J'essaie de retirer mon pied.
Oups. C'est coincé. Je tire sur ma jambe de toutes mes forces, mais en vain. Et si j'essayais de trancher cette pâte ? Je me baisse, et scie cette matière non identifiée comme je peux. Enfin, essaie de scier. Parce que contrairement à ce que je pensais, ce n'est pas dur mais au contraire, très flexible. Je réussis néanmoins à en détacher un bout, l'attrape avec ma main, et le jette.
Enfin, c'est ce que j'aurais voulu faire, mais le truc visqueux y reste collé. Je cligne des yeux, puis secoue mon bras pour tenter de le décrocher.
Mais c'est tenace, ce truc !
Avec mon autre main, je tire sur le bout collant. Mais bien sûr, comme c'est collant, et ben... je me suis collé l'autre main.
Bravo. T'aurais pas pu y penser avant ?
C'est bon, hein. C'est comme les pièges doigts, je devrais m'en sortir.
J'aurais vraiment voulu que ce ne soit qu'un piège doigt. Mais l'espèce de pâte à modeler collante se durcit, et mes doigts et ma jambe sont vraiment collées.
Je pourrais crier, mais personne ne m'entendrais, de toute façon. Et bien sûr, mon zanpakuto est tombé par terre, comme ça, si un hollow se pointe, il a plus qu'à tendre la patte.
Tu ne crois pas si bien dire.
Hein ?
《 Pauvre petite idiote ! Tu es tombée dans mon piège !
Je tourne la tête. Ah d'accord. Un hollow. Ça tombe bien, je suis coincée et j'ai plus mon zanpakuto.
Je vous dis pas la joie.
Mais réfléchis, un peu ! Tu ne vois pas que ce n'est pas un hasard ? Il avait tout calculé ! À tout avis, pourquoi ce hollow était si facile à battre ? Pourquoi il ne s'est pas désintégré comme il aurait dû le faire ? Pourquoi pile quand tu es démunie, un hollow apparaît ?
C'est vrai que ça ferait pas mal de coïncidences.
《 Hahaha, tu vas bien gentiment te laisser faire, maintenant ! rigola le monstre.
- Oui, mais ça dépend de ce que tu veux faire, en fait. Si c'est pour un câlin, ok, mais si c'est pour me manger, t'attends pas à des miracles. Et encore pour le câlin, c'est pas sûr, parce que vu ta tête...
Je suis méchante, quand même. Si ça se teouve c'est juste un gentil hollow qui ne veut que me délivrer de ce piège. Mais bon, vu la manière dont il me regarde - à savoir "poulet rôtiiiii mangeeeer"- je ne pense pas que ce soit possible.
Zut de zut de zut, il s'approche de plus en plus, je fais quoi ?! Ichigo va venir me sauver, hein ? Comme d'habitude, il va se pointer quand je serai sûre de mourir, histoire que je le bénisse encore plus ?
Le hollow se rapproche toujours, et toujours pas de Ichigo.
Ichigoooo, mais qu'est-ce que tu fouuuus ? Mais viens me sauver ! Me dis pas que tu t'es paumé ! Je te donne dix secondes pour arriver ! Enfin non, dans dix secondes, je serai déjà probablement déjà dans le gosier du hollow, mais on va dire deux secondes ? Ou même avant, ce serait bien, aussi. Viiiite !
Cette fois le hollow est juste en face de moi, la gueule grande ouverte, prête à m'accueillir.
J'ai le meilleur réflexe de survie qu'il soit possible de faire : fermer les yeux.
...
...
Bon il attend quoi, le hollow ?
Je risque un œil. Bah il est passé où ? Je regarde à droite et à gauche. Il a disparu ? Non mais ça veut dire quoi, ça ?! Que je n'ai pas l'air assez apétissante pour être mangée, c'est ça ?! Je suis vexée, là.
De quoi tu te plains, t'es vivante.
Oui mais c'est blessant, quand même. Je ne pue pas, pourtant ? Bon, je sens encore un peu la cuisine de ma mère, mais pas à ce point ? Hein ? Et au passage, ma mère cuisine très bien, sauf que comme il y a beaucoup d'épices dans ses plats -que j'adore- bah je prends l'odeur, du coup je sens la cuisine épicée. Très épicée. Mais voilà quoi, je sens pas mauvais. Et encore, ma mère n'a rien préparé de piquant depuis ce matin, donc je sais pas trop pourquoi il ne veut plus me manger.
Bah regarde derrière toi, alors.
Je me retourne. OH ! Il y a un monsieur, là ! Je sais ! Le hollow s'est transformé en humain ! Ça doit être ça.
Ou alors, c'est justement cet humain qui t'a sauvé la vie.
Ah... c'est possible aussi, en effet...
Pour me faire pardonner du retard, je vais essayer -et je dis bien essayer- de poster le prochain la semaine prochaine.
Je suis trop gentille.
Qui a rigolé ?!
Bon, dans ce cas je vous dis à la prochaine fois, et...
Review ? Vous savez, on se nourrit de ça, nous, auteurs de fanfictions.
