HELLO-OOOO !
Non, vous ne rêvez pas, c'est bien moi !
En chair et en os !
La magnifique, géniale, intelligente-oui j'arrête.
Je suis reviendue, quoi.
Je vous avais dit que je ne mettrais pas deux ans cette fois. Je suis sûre que vous n'y aviez même pas cru.
BREF, j'ai tout juste fini mon bac, maintenant j'ai plus qu'à attendre deux semaines pour enfin savoir si je l'ai ou si j'ai un gros stop avec un "try again" MDR-tuez-moi.
(La SVT a grillé mon cerveau, pardonnez, je mise un peu mon bac là-dessus)
Ceci dit, AS-TU VU ? L'image de la fic ! Elle a changé ! Depuis le temps que je devais faire ça, je vous jure.
C'est chose faite.
Bon par contre c'est juste hyper mal cadré mais c'est pas ma faute, c'est celle du site. Je suis déçue que vous ne puissiez pas voir nos protagonistes dans leur intégrité mais bon.
Bon, on passe aux RARA, puis je ne vous retiens pas plus et je vous laisse le chapitre, vous êtes là pour ça après tout.
Li'life : HELLOW TOI ! :3
Waaaaah ça fait tellement de compliments d'un coup, ça me fait juste tellement plaisir !
Disons que moi-même je suis toujours triste de voir des fanfics géniales qui n'ont pas de suite, donc j'essaie de ne pas faire la même chose et de fournir une suite (même si elle prend toujours beaucoup de temps). A part ça, c'est aussi une histoire que je prends toujours beaucoup de plaisir à écrire, donc elle ne s'arrêtera pas comme ça (je rigole devant mes propres conneries faut dire).
Brefouille, merchi beaucoup pour ton commentaire qui m'a fait très plaisir, et à une prochaine fois (je l'espère ? J'adore les compliments, reviens s'te-plaît).
Chapitre 16 :
Mizore
Assise à côté de Orihime, Bambi -celle qui garde mon corps je rappelle- me masse les épaules dans un vain geste de réconfort. Je reste muette. J'aurais bien sorti une bêtise comme j'en ai l'habitude, mais une grosse boule coincée dans ma gorge m'en empêche. Pourtant, les hollows ont été battus. La ville n'a pas été - trop - détruite, et grâce aux soins d'Orihime, tout le monde va bien. Et pourtant je me sens juste horriblement mal.
Je n'arrive pas à réaliser à quel point j'ai été inutile. Ça me rappelle les cours de handball, ou je touche le ballon une fois ou deux pendant tous les matchs.
Et là, en l'occurrence, je n'en ai touché aucun.
Je n'ai vraiment servi à rien.
Un autre hollow, que je n'avais pas vu malgré sa grande bedaine avait menacé Matsumoto alors qu'elle était à terre.
Ce que j'ai fait ? J'ai tenté de lui mettre un coup de zanpakuto dans la jambe, mais il m'avait envoyée valdinguer en me donnant une claque avec sa main qui devait faire la taille de mon buste.
J'étais encore consciente à ce moment-là, mais j'avais tellement peur que je n'avais plus bougé. Mais le capitaine, Matsumoto et un autre - un Ronji nan ? - avaient libéré une quantité considérable de reiatsu. Du coup bah... j'ai pas supporté, et je suis tombée dans les pommes, je crois.
Et je n'ai rien vu du combat. Rien du tout. Même rester consciente avait été trop compliqué pour moi.
Je serre mes mains sur mon bas de kimono et fixe mon zanpakuto accroché à ma taille.
Je me rends vraiment compte à quel point je n'ai pas le niveau par rapport aux autres.
Voir tout ce sang me pétrifie encore. Je crois que je n'en ai jamais vu autant. Et c'est vraiment vraiment vraiment flippant. Alors que d'habitude, je suis plutôt gore, je dois dire. Mais bon, entre le film et la réalité , il y a quand même un grand fossé.
Tout le monde s'est rassemblé sur le toit d'une maison, et Orihime vient juste de finir de soigner Rukia qui a été salement arrangée.
Orihime, qui au passage, a un bras dans le plâtre. Quand je lui en ai demandé la cause, elle m'a répondu qu'elle s'était juste vautrée dans les escaliers.
Un peu violent comme chute, je trouve.
Remarque, Sora a déjà réussi à se fissurer le coccyx en faisant la conne sur son balcon, et son orteil dans mes escaliers. Alors je ne juge pas.
D'ailleurs, en parlant d'elle...
« Ichigo, pourquoi Sora n'est pas là ? » demandai-je d'une voix rauque. « Elle n'était pas avec toi ?
- T'inquiète, elle va bien. »
Je suis déjà un peu plus rassurée.
C'est pas parce que je passe mon temps à la menacer de mort et qu'on se met sur la gueule que j'ai envie qu'elle meure.
Parce que bon, on a un devoir à présenter ensemble la semaine prochaine, alors c'est franchement pas le moment de mourir. Si elle m'avait laissée seule à l'exposé, je l'aurais ramenée d'entre les morts, juste pour la tuer une seconde fois.
Bon, pour le coup ce serait plus intelligent de la faire vivre au moins le temps de l'exposé, mais je pense que mes pulsions meurtrière prendraient le dessus.
Je lève la tête. Le ciel est dégagé et la lune magnifique. Ironique vu le sale moment qu'on vient de passer. Mais ça reste apaisant.
« Ichigo... » commença Rukia. « Tu as parlé de ton hollow à Urahara ? »
Hein ? Son hollow ? On peut adopter des hollows pour de vrai ?
Pas que j'ai déjà essayé... enfin si, j'ai essayé, mais le con m'avait mordue du coup j'ai fini par le tuer.
RIP Cookie. Je t'aimais bien quand même avec tes trois yeux et tes six pattes.
« Pas besoin... Il doit déjà être au courant, je n'ai même pas besoin de lui dire. Et s'il ne m'a rien dit, c'est tout simplement car il n'a pas de solution. »
Ah, donc on ne peut pas adopter de hollow. À moins que je sois totalement à côté de la plaque. Du coup je vais quand même demander, juste pour être sûre.
« Tu as un hollow, Ichigo ? »
Il semble enfin capter que je suis là, et se frotte la tête.
« Ah ouais, t'étais pas au courant, toi... Bah, t'as pas besoin de savoir non plus.
- Si je veux savoir. »
Il sait très bien à quel point je suis têtue. Je le stalkerai pendant des semaines s'il le faut.
Il semble très bien s'en rendre compte, se remémorant une certaine araignée sournoisement planquée dans son bento, puisqu'il lâche :
« J'ai un hollow à l'intérieur de moi, oui.
- La claaaaasse.
- Non, c'est pas la classe non !
- Comment t'as fait ? T'as essayé de le manger ? »
Non, je n'ai pas tenté l'expérience. Sora l'a fait par contre. Et elle n'a pas réussi, donc c'est pour ça que je demande.
« Tu as de ces questions toi ! Sache que ce n'est pas voulu !
- Oh. »
Il soupire bruyamment.
« Le mieux pour l'instant est de rentrer se reposer », dit soudain le roux.
Après avoir récupéré mon corps, en face ma maison, je me tourne vers Hitsu-je-sais-plus.
« Essaie d'avoir l'air aimable », lui dis-je.
« Hm...
- Souris au moins ! Je te signale qu'il va falloir que je convainque ma mère de t'héberger alors qu'il fait nuit et qu'elle ne te connaît pas, alors le mieux est de faire bonne impression ! Déjà qu'avec tes cheveux décolorés ça va pas être facile...
- C'est ma couleur naturelle.
- Oh ? »
Donc il n'y a vraiment que moi qui ai des cheveux normaux, ici ?
« Et tu m'as proposé de venir alors même que tu n'as pas son autorisation ?
- Bah... oui. Mais je vais y arriver, faut juste que tu ne tires pas une gueule d'enterrement. »
Je lui étire les joues pour essayer de lui arranger un sourire, mais ne réussis qu'à lui déformer le visage en une grimace plutôt drôle. Trouvant ceci assez distrayant, je continue, mais il m'arrête presque aussitôt en retirant mes mains de son visage.
« Si c'est ça, je ne viens pas.
- Mais naaan, reste je te dis ! De toute façon, comme t'as pas d'amis chez qui aller, t'as pas le choix. »
Je me retourne avant de voir l'expression qu'il aurait pu avoir face à ma remarque et pousse la porte d'entrée.
Je demande au capitaine de me suivre dans la salle à manger où ma mère finit de ranger les quelques jouets éparpillés par les enfants qui venaient de rentrer chez eux.
« Maman ? Je te présente un ami, Tisho...
- Toshiro, souffla le garçon derrière moi en un soupir.
- Ouais, voilà. »
Si c'était un ami, le mieux aurait été que tu te souviennes de son nom, au moins, non ?
Entre amis on est censés s'appeler par des petits noms affectueux !
Oui, sauf que là c'est quelqu'un que tu connais à peine, et dont tu ne te souviens même pas du nom.
« Oh, un ami ? » s'exclama ma mère. « C'est rare que tu en invites, à part Sora... »
En même temps, t'as pas d'amis faut dire.
C'est pas vrai ! J'en ai pleins ! Y'a Sora, Yori... euh... et d'autres... de toute façon, ce n'est pas le sujet !
« Et du coup, maman, je voulais te demander si on pouvait l'héberger... quelques jours... ?
- Quelques jours ? » s'insurgea ma mère. « Mais, et ses parents ? Ils sont bien au courant au moins ? »
Je jette un regard au petit aux cheveux blancs.
Va falloir sortir le grand jeu.
Je plante mon regard en larmes dans les yeux de ma mère, une main sur la poitrine, et commence d'une voix brisée :
« Son père est mort dans un grave accident de voiture quand il avait trois ans, et sa mère a été tuée dans un pays en guerre dans un cadre pour la protection de l'enfance quand il avait cinq ans. Il a dû apprendre seul à survivre dans le froid, sans nourriture et avec pour seuls amis, ses chaussettes. Il travaille admirablement, même s'il ne sait ni lire, ni écrire ! Il est frappé à l'école quand il peut y aller à cause de sa petite taille, sa vie est nulle, tu comprends ? Il est sans cesse rejeté par les autres mais je sais qu'il a un bon fond. Il ne sait pas ce qu'est un lit, une douche, du coup c'est pour ça qu'il sent un peu bizarrement, mais c'est mon ami et je veux l'aider ! Faut pas le juger à cause de ses cheveux ! »
D'accord. Donc tu viens juste de lui inventer une vie.
Non, une vie de merde, comme ça ma mère aura pitié, et c'est obligé qu'elle l'accepte.
Et tu crois réellement qu'elle va y croire ?
Bah... ouais.
« Comment ça je sens bizarre ?! » chuchote le garçon derrière moi. « Et je sais lire et écrire je te signale !
- Bon, disons que tu as appris la semaine dernière grâce à un autre clochard, alors. »
Je soutiens mon regard sur ma mère qui me regarde hébétée.
Ça marchera pas, je te dis... C'est tellement gros que c'est grillé d'avance que c'est juste un mensonge.
Puis, elle essuie une larme au coin de ses yeux humides.
« Oh le pauvre petit... Bien sûr qu'il peut séjourner ici autant de temps qu'il le souhaite ! »
Mais la stupidité, c'est de famille chez vous ?!
Toshori qui n'a pas l'air de trop le croire non plus, se contente d'articuler un vague "merci" à l'intention de ma mère.
Mais pourquoi tout le monde doute de mes talents d'oratrice et de comédienne ?
« Mizore qu'est-ce que tu fais encore là ? Va vite préparer la chambre pour notre invité ! Il occupera la chambre de ton grand frère à l'étage. »
Je marmonne une vague réponse, entre le grognement et le soupir, et m'affaire à la tâche. J'emmène Toshi-truc dans la chambre de mon frère le plus âgé afin qu'il y dépose son sac et lui fait une rapide présentation de la maison.
« Ça c'est ma chambre, si t'as besoin de mon aide, par exemple pour atteindre l'étage d'une armoire qui fait plus d'un mètre cinquante de hauteur...
- Qu'est-ce que c'est censé vouloir dire... ? » me demande-t-il, une veine palpitant sur son front.
« Mais rien, c'était juste un exemple ! »
Même de dos, je peux sentir son regard assassin sur moi.
« Donc là t'as la salle de bain », continuai-je comme si de rien n'était. « Vu qu'officiellement tu es un clochard, t'en auras peut-être besoin. »
Et donc c'est comme ça que tu traites tes invités, toi ?
Bah oui, je ne vois pas le problème...
« En bas, il y a la cuisine, le salon et... bah au pire tu n'as pas besoin de savoir, tout l'étage du bas est occupé par les enfants que ma mère garde la journée. Ils sont bruyants, chiants et bavent partout, donc je pense pas que tu veuilles les rencontrer.
- Pour ce qui est bruyant et chiant, j'ai ma dose, merci », marmonna le petit.
Je ne sais pas à qui il fait allusion, mais ne pose pas de question.
C'est de l'ironie, n'est-ce pas ?
Non pourquoi ? Il peut juger qui il veut tant que c'est pas moi, alors... attends mais tu crois qu'il parle de moi ?!
Mais non, t'inquiète, il parle du voisin d'en face.
... Ah bon bah ça va alors.
J'entends ce qui s'apparente à un facepalm dans ma tête.
Après ce petit aparté intérieur, je lui offre tous les objets nécessaires à son confort telle une hôte d'exception, et rejoins ma mère afin de préparer le dîner.
Toshiro n'avait pas faim, je mange donc seule en tête à tête avec ma mère qui ne se prive pas pour m'assaillir de questions .
« Depuis quand tu invites d'autres personnes que Sora ?
- Mais j'ai d'autre amis quand même ! » m'indignai-je. « Et puis tu râles tout le temps parce que je n'invite personne et que je reste dans ma chambre, alors pourquoi tu te plains ?
- Je ne me plains pas. Je trouvais ça juste bizarre. »
Un petit silence s'ensuit.
« Il ne t'a pas harcelée pour venir ici, quand même ?
- Mais non ! »
J'ai l'air d'une asociale à ce point ? On dirait tellement que je n'ai pas d'amis au point de demander si les gens que j'invite ne m'ont pas forcée ?
Oui.
Je t'ai pas demandé ton avis à toi.
Je n'ai pas besoin de ton accord pour te dire mon avis. La liberté d'expression, ça te dit un truc ?
La liberté d'expression, elle s'applique pas dans ma tête ! J'ai le droit d'avoir envie d'être seule dans mon propre esprit, quand même !
Je continue de manger en grommelant sous le regard médusé de ma mère. En même temps, elle ne peut pas savoir que la seule chose qui me harcèle, c'est cette fichue voix dans ma tête ! Si je lui disais ça, elle me prendrait pour une schizo.
Mais attends...
Dis, est-ce que je suis schizophrène ?
Mais non t'inquiète. C'est normal.
Voilà qui me rassure. Je ne sais pas en quoi c'est censé être normal, mais ça me rassure quand même.
Une fois mon repas terminé, et après avoir certifié à ma mère que Tishoro est bien vacciné contre la rage - un peu paranoïaque sur les bords-, je remonte pour me préparer à dormir.
Parce que oui, malgré tout ce qui peut me tomber sur la tête en ce moment, je reste une écolière "normale". Parce que de toute façon, je ne suis pas sûre que mes parents acceptent que je joue les justicières au péril de ma vie entre deux heures de maths.
Mais bon, j'ai choisi ce style de vie en connaissance de causes, alors maintenant que j'y suis, je ne peux plus reculer.
OooOOooO
J'aurais bien aimé dire que ma nuit s'est passée à merveille, mais ce n'est pas vrai. Ça aurait pu l'être si je n'avais pas rêvé de morts, de membres volants séparés de leur corps, de types avec des katanas ensanglantés et de leur sourire sadique.
Sinon, entre deux déchiquettage de bras, j'ai quand même réussi à rêver de poney. Ne me demandez pas comment j'ai fait, je n'en sais rien. Parce qu'en plus, je crois que c'est ce qu'il y avait de pire dans mon rêve.
En baillant, j'attends devant le portail de la maison de Sora, en compagnie de Toshi-truc.
Ce serait bien que tu retiennes le nom des gens, de temps en temps.
Ce serait bien que tu arrêtes de me rabaisser de temps en temps.
« Rappelle-moi pourquoi je suis venu, déjà... ? » demanda le capitaine avec lassitude.
« On attend Sora pour aller au collège. Tu crois quand même pas qu'on te prendrait pour un lycéen avec ton mètre trente ? »
Je le vois ouvrir la bouche en grand pour m'enguirlander royalement mais je continue.
« Et puis dis-toi que c'est un choix stratégique, aussi. Comme ça, il y a des lieutenants au lycée, puis un capitaine au collège, ça équilibre un peu nan ? Niveau couverture de territoire ? Puuuuurement stratégique ! »
Face à mon implacable logique, le petit ne peut que m'envoyer un regard assassin.
Et voilà comment se sauver la peau d'un nain de jardin agressif !
Après se l'être mis soi-même à dos.
Tu ruines tous mes exploits, c'est pas drôle.
Il faut bien quelqu'un pour veiller sur la taille de tes chevilles.
Je soupire d'agacement. Comment une voix dans ma tête peut gagner un débat contre moi ?
Au même moment, la porte de la maison de Sora s'ouvre brutalement, laissant apparaître une binoclarde avec un regard torve.
Tiens, je ne suis pas la seule à avoir passé une sale nuit.
Elle avance vers nous, les pas traînants et le regard sombre... et nous passe juste devant.
« Sora, recadre tes lunettes, on est juste là.
- Mmph. »
Bon, à mon avis, ce n'est peut-être pas uniquement à cause du manque de sommeil. Pas qu'elle soit franchement plus aimable d'habitude, mais au moins, elle salut les gens quand elle les voit.
Je m'empresse de lui demander ce qui ne va pas, plus par curiosité qu'inquiétude, mais elle m'envoie bouler. Et pas la peine de demander de l'aide à l'autre petit, puisque lui semble n'avoir strictement rien à foutre de l'humeur de mon amie.
Je fais donc mine d'abandonner pendant quelques minutes, puis reviens de nouveau à la charge. Je ne supporte pas qu'on me cache des choses.
À force d'insistance, elle finit donc par cracher le morceau.
« C'est rien, c'est juste que Ichigo commence légèrement à m'énerver.
- Hn ? Pourquoi donc ? »
Elle s'arrête en plein milieu du chemin, et Tishiro, qui ne s'en est pas rendu compte, se prend son dos.
« Oh, et bien juste parce qu'il nous prend tous pour des poids incapables de nous protéger nous-même, et que donc, monsieur pense que son devoir est de le faire lui-même, puisqu'on est trop faibles. »
Je reste silencieuse un moment, et observe les mains serrées de mon amie avec un certain détachement. Finalement, les mots sortent tous seuls.
« Mais Sora... c'est vrai. On est faibles. C'est tout », lui dis-je comme une fatalité.
Je me rappelle de la nuit précédente. Rien qu'avec leur reiatsu, je n'avais pas réussi à rester consciente longtemps, cela confirmait bien l'écart de puissance.
Elle fait volte-face.
« Et ça te fait rien, à toi ? Te dire qu'on est des boulets pour tout le monde ?
- Si, bien sûr, qu'est-ce que tu crois ? » m'emportai-je à mon tour. « C'est pour ça qu'on s'entraîne, il me semble ! Mais pour l'instant, on n'est pas d'une grande aide, il faut voir la vérité en face ! Ce n'est pas juste d'en vouloir à Ichigo pour ça, c'est de notre faute, pas de la sienne !
- Ce n'est pas à cause de notre faiblesse, que j'en veux à Ichigo. Je lui en veux parce qu'il ne nous reconnaît pas comme de vraies alliées ! Il n'a pas confiance en nous ! Pour lui, nous sommes de faibles choses à protéger, mais je suis sûre qu'il n'a même pas fait attention aux progrès qu'on a fait ! »
Sora est devenue toute rouge, et ses lunettes commencent à glisser de son nez. Je sais qu'elle ne supporte pas qu'on ne la juge pas à sa juste valeur, mais il est quand même rare qu'elle s'énerve autant.
« Si vous vous qu'il vous considère comme des alliées digne de ce nom, commencez par prendre votre entraînement au sérieux. »
Le capitaine, qui jusque là n'avait pas articulé un mot, passe entre Sora et moi pour continuer sa route, l'air de rien.
« C'est impossible de devenir fort rapidement. Il faut avant tout du temps, un entraînement sérieux et de la réflexion. Si vous vous impatientez à ce point, vous allez tout louper. »
Son regard froid nous transperce. Il a beau avoir l'air d'être complètement inexpressif, son regard reste tout de même d'une profondeur sans nom.
Sora et moi regardons le sol en silence.
Le chemin vers le collège s'est fait dans un silence religieux. Je ne savais pas à quoi pouvait bien penser Sora, mais une nouvelle lueur s'était allumée dans ses yeux.
En espérant que ce ne soit pas pour le pire.
Vous connaissez l'ironie dramatique ?
Nan ?
Vous inquiétez pas. Vous saurez bientôt (ou pas, vu le temps que je mets à poster).
Maintenant vous devez vous dire "mais vu le temps que tu as mis à poster, t'as bien commencé un truc en avance donc ça va".
Et bien sachez que vous avez...
Totalement.
Tort.
Non, j'ai vraiment pas commencé le chapitre d'après.
Faut que je me replonge dans l'univers de Bleach, je sais plus ce qu'il se passe après en fait.
Je compte sur toi Skylark18 pour me ramener les tomes.
Ouais, je te demande pas direct parce que flemme. Mon tel est à deux centimètres, mais voilà.
Bref.
Review ? (paraît que ça motive pour l'écriture et en plus c'est gratuit)
