Blabla de l'auteur : Salut à tous. Désolée de ne poster que maintenant, j'ai eu pas mal de problèmes avec mon ordinateur. Merci à Pims10, Hana Malowdya, Jessy (Salut miss. Ravie que ça te plaise. J'espère que ça continuera. Bisoulles), AngeleJ, Emelyne (Salut miss. J'aime ta réaction, elle semble… Spontanée ! :p Oui Mitchie n'a pas froid aux yeux dans cette fic... Espérons juste que ça va continuer ! mdrr Bisouilles), Jessica54300 (Salut miss. La suite arrive ce soir… Enfin ! L'ordi est réparé mdrr. Bisouilles), Marine (Coucou toi. Qui reste plus qu'à attendre pour voir si Mitchie reste en vie parce que bon… Anthony a tiré sur quelqu'un. Bisouilles), Butterfly Fictions, viso66 et Marina (Salut miss. Ah ben j'espère que tu vas l'aimer cette fiction. Ouais elle est timide mais aussi protectrice. Ce qui explique pourquoi elle se dresse contre Anthony. Euh ses motivations, je ne sais pas si on le sait dans ce chapitre ou dans le prochain mais bon, promis tu sauras tout. Oui enfin Mitchie s'y connaît autant que moi en accouchement. C'est-à-dire très peu ! mdrrr Euh désolée pour cette coupe de chapitre mais c'était tellement tentant mdrr Bisouilles) pour leurs reviews.
Disclaimer : Alors les personnages de Camp Rock ne m'appartiennent (hélas) toujours pas. J'ai beau demander l'exclu à Disney, ils me répondent toujours non mdr. Sinon l'idée est de moi, ainsi que les personnages secondaires. Sauf Anthony. Lui c'est juste l'ex qu'on déteste toutes. Celui qui nous a quitté : pour une autre, parce qu'on refusait de céder à sa demande (quel qu'elle soit) ou simplement parce qu'on était trop bien pour lui (Même s'il n'a pas utilisé cette excuse pour prendre le large mdr) Bref, c'est l'homme à abattre !
Partie II
« - Maman, je vais à la banque, déposer mon chèque, cria Mitchie avant de sortir dans un claquement de porte.
« - N'oublie pas que ta tante arrive, cria Connie inutilement. Espérons qu'elle sera là ce soir. Puisque ta sœur, dit-elle à son mari, a décidé de nous honorer de sa présence !
« - Pourquoi n'aimes-tu pas ma sœur, demanda-t-il amusé. Je sais qu'elle est dictatrice, cassante, vulgaire avec des manières à faire pâlir ta mère. Qu'elle se conduit mal et qu'elle a toujours besoin de donner son avis sur tout. Qu'elle passe son temps à critiquer tes merveilleux repas, ou la musique de Mitchie. Qu'elle n'a toujours pas accepté l'idée que notre fille veut être médecin et non femme au foyer et qu'on ait refusé d'inscrire Mitchie dans un pensionnat privé pour jeune fille, qui apprend à d'innocentes filles à se conduire comme des femmes des années mille huit cent vingt, mais quand tu la connais bien, je t'assure qu'elle est… Pire que ça, rit-il devant les gros yeux de sa femme.
Elle ne répondit pas, préférant lui lancer son torchon à la figure avant de rire avec lui. Elle n'aimait pas Bailee, mais elle savait qu'elle ne pouvait malheureusement pas faire autrement. Quand celle-ci avait une idée en tête, personne ne pouvait la faire changer d'avis. Soupirant, Connie se remit à la préparation du repas. Habituellement, quand ils recevaient, elle faisait toujours un effort mais aujourd'hui, elle avait l'intention d'en faire le moins possible, puisqu'elle avait passé commande chez un pâtissier.
Bailee arriva à quatorze heures trente, comme convenu et commença aussitôt à critiquer la nouvelle décoration. En effet, Steve et sa femme avaient offert à leur fille, un piano droit pour noël et l'avait mis dans le salon qu'il avait donc fallu réorganiser. Certains objets décoratifs avaient donc émigré dans une autre pièce voir dans un carton au grenier. De plus, ils avaient changé le papier peint et avait retapissé leur canapé afin que l'harmonie de la pièce soit gardée.
« - Et pourquoi bleu vert ? Non un salon doit être orange, c'est très chaud. Voir rose, mais pas bleu ou vert. C'est des couleurs de chambres ça !
Steve hochait patiemment la tête, sans même chercher à expliquer leurs choix, puis sa sœur s'inquiéta de ne pas entendre « la musique de barbare » de sa nièce et Connie lui expliqua que leur fille était à la banque.
« - Elle revient sous peu !
« - Tu devrais l'appeler. Il va bientôt être quinze heures. A quelle heure est-elle partie ? Et c'est quoi sa banque ?
« - Je vais l'appeler, souffla Connie en cherchant à garder son calme.
S'éloignant, elle prit son portable et appela sa fille. Seulement à la troisième sonnerie, son appel fut rejeté et intriguée, elle recommença et tomba directement sur le répondeur. Sans prendre le temps de laisser un message, elle raccrocha et réitéra son appel. Même résultat, elle tomba sur le répondeur avant même la première sonnerie et raccrocha avant de poser son téléphone sur le buffet du salon les sourcils froncés. Son mari l'interrogea mais elle éluda ses questions préférant retourner dans la cuisine terminer le repas du soir. Pour que sa fille rejette son appel et coupe son téléphone, il en fallait beaucoup. « Même si elle est avec des amis, elle ne l'aurait pas coupé, songea-t-elle, non il y a autre chose. Mais quoi ? Peut-être est-elle en rendez-vous avec son conseiller ? Non elle ne l'aurait pas éteint. Elle ne l'éteint que dans les hôpitaux ou bien quand on le lui demande ! Or je ne vois pas qui pourrait lui demander un truc de genre dans une banque. Ou alors, elle n'a simplement plus de batterie ? Oui c'est probablement ça. » Rassurée par cette explication bancale, elle reprit le repas quand Steve lui demanda, pour la troisième fois, quand leur fille comptait rentrer.
« - Elle ne doit plus avoir de batterie, je passe systématiquement sur son répondeur.
Il acquiesça et continua d'écouter sa sœur se plaindre que de moins en moins de personnes la recevaient chez eux. La plupart de ses amis préféraient sortir en boite ou dans un restaurant, ce qui n'étonna pas Steve et fit sourire Connie.
Durant plus d'une demi-heure, ils l'écoutèrent sagement se plaindre de tout et de tout le monde puis elle s'éloigna pour se rafraîchir et Steve soupira. S'excusant auprès de sa femme, il alluma la télé et mit les informations. « Oh non, soupira la mère de famille, je vais l'avoir dans les pattes. » Elle fut cependant coupée dans ses pensées par le retour de Bailee qui lui demanda si elle avait besoin d'aide.
« - Non, je te remercie. Je te rappelle que je gère mon propre service traiteur, souligna-t-elle.
« - Justement. Ecoute je te l'ai jamais dit parce que je t'aime bien Connie, mais tes recettes sont fades ! Et…
Elle ne put aller plus loin puisque Steve mit plus fort. Sa femme allait s'en plaindre quand elle entendit une phrase qui lui glaça le sang.
« - Nous sommes pour le moment sans nouvelles des otages présent dans les locaux de la Bank of America depuis onze heures trente à présent. Il y a quelques minutes à peine, le commissaire Gray est entré en contact avec celui qui retient quinze otages dont une femme enceinte.
« Mitchie, fut la seule pensée de Connie. » Regardant son mari, elle blanchit en comprenant que lui aussi semblait avoir compris qu'elle était toujours dans les locaux. « Voilà pourquoi elle ne répond pas, songea-t-elle la seconde suivante. Il a du l'obliger à couper son téléphone quand je l'ai appelée. » L'invitée se plaignit d'entendre les informations et demanda à son frère de couper mais il refusa. Durant plus de dix minutes, ils fixèrent l'écran sans rien dire puis Connie se reprit. Eteignant, four et gaz, elle enfila son manteau se débarrassant de son tablier au passage, rapidement rejointe par son mari qui expliquait à Bailee que sa nièce était dans les locaux. Quelques secondes plus tard, ils partirent en direction de la banque afin d'avoir des nouvelles. Silencieusement, Connie pria que tout soit terminé lorsqu'ils arriveraient. Malheureusement, ils n'y avaient pas de nouvelles. Prenant place avec les autres badauds, ils fixèrent les locaux espérant voir, à tout moment, les otages sortir. Steve dut jouer des coudes mais ils parvinrent à se rapprocher des policiers et Connie demanda des informations.
« - Désolée madame, mais…
« - Ecoutez ma fille est à l'intérieur et j'aimerai savoir si elle va bien. A-t-on des nouvelles ?
« - Je… Je vais voir le commissaire, attendez-là, répondit le brigadier avant de s'éloigner rapidement.
Steve le fixa et le vit discuter avec un homme avant de les montrer du doigt. Celui-ci posa son porte-voix et vint à leur rencontre.
« - Bonjour messieurs dames. Je suis le commissaire Gray. Vous dites que votre fille est à l'intérieur ? Quel âge a-t-elle ?
« - Dix-huit ans, elle doit entrer en faculté de médecine dans quelques jours.
Ils virent très nettement le commissaire blanchir puis il leur dit qu'ils l'avaient entendu peu de temps avant. Elle leur expliquait qu'une femme allait accoucher et leur résuma la situation sans entrer dans les détails. A plusieurs reprises Connie eut peur pour sa fille et lorsqu'il eut terminé son récit, le fixa.
« - Vous allez faire tout ce qu'il faudra n'est-ce pas ?
« - Rassurez-vous madame, nous allons faire tout ce que nous pourrons pour que tous les otages aillent bien. Et ce ne sont pas des paroles en l'air. J'ai un fils de l'âge de votre fille et je…
Il fut coupé par un coup de feu. Durant une seconde, tout le monde regarda la banque en cessant de respirer. Ils redoutaient tous le prochain bruit. Dans la foule, les familles des otages étaient figées sur place priant tous que leur proche aille bien quand un cri se fit entendre.
…
Quelques minutes plus tôt…
Les camions de presse étaient arrivés depuis deux heures à présents et tous attendaient de voir ce qui allait se passer. Ils avaient résumé la situation mais sans nouvelles informations sur le preneur d'otage, ils ne pouvaient rien dire de plus. Il ne faisait que résumer l'état d'inquiétudes des familles et des badauds venus assistés à la scène afin de pouvoir se vanter d'avoir été présent et d'en parler lors des longues soirées d'hivers. Le journaliste demanda au cameraman de filmer les visages des badauds tandis qu'il observait la foule évoluer. Certains partaient, d'autres arrivaient créant une sorte de renouveau. Soudain, alors qu'il allait se re-concentrer sur la porte de la banque, il fut frappé par l'inquiétude qu'il lut sur le visage d'une femme. Son instinct lui assura qu'elle faisait parti des proches des otages. Elle discutait avec un brigadier, puis un homme, qu'il supposa être son mari, intervint dans la conversation qu'il ne parvenait à entendre. L'homme de loi s'excusa alors et alla voir le commissaire à qui, il sembla donner une nouvelle importante, puisqu'il lâcha son mégaphone pour rejoindre les nouveaux arrivés.
« - Tu penses qu'il se passe quelque chose, lui demanda un de ses collègues d'une chaîne rivale.
« - Honnêtement ? Je pense qu'ils sont de la famille d'une des victimes, soupira-t-il, mais je ne me risquerais pas à aller les voir tout de suite.
« - Moi je paris sur une personne plus haute dans la hiérarchie du commissaire Gray… Et je donnerais cher pour être une petite souris là !
Jonathan le regarda mais ne fit aucun commentaire. Lui aussi aurait aimé savoir ce qu'il se passait. Il sentait bien que c'était un moment important mais il ne pouvait se résoudre à aller déranger ce nouveau groupe. Même si son badge de journaliste le lui permettait, il avait un cœur et ne voulait pas aller déranger une famille qui s'inquiétait. « Et vu leur âge, je paris que c'est un enfant qui est à l'intérieur. Probablement leur fille ou un neveu. » Il soupira et fit signe à son cameraman qui avait posé sa machine.
« - Tu me fais un plan de la banque et tu zoomes sur les fenêtres ou la porte, histoire d'avoir d'autres images. Et…
Il n'alla pas plus loin dans sa phrase. Une détonation venait de retentir et il sentit sa respiration se couper comme toutes les personnes présentes. Tous redoutaient que ce coup de feu ait blessé quelqu'un, et il ne fit pas exception. Malgré lui, il se mit à prier, et à espérer une fin joyeuse avec arrestation du preneur d'otage. De plus, il savait qu'il y avait une femme enceinte à l'intérieur et que le fameux Anthony avait menacé de la tuer en premier. Enfin un cri se fit entendre allégeant légèrement l'atmosphère.
« - Shane, hurla une voix de jeune femme.
…
Maintenant…
« - Mitchie, souffla sa mère en posant la main sur son cœur.
Steve la soutint aussitôt alors que le commissaire perdait quelques couleurs. Son fils s'appelait ainsi. Soudain, il quitta son rôle de coordinateur des opérations et appela sa femme, pour savoir si leur fils était chez eux.
« - Non mon chéri, répondit-elle en riant signe qu'elle n'avait pas allumé la télé, il est parti à sa banque pour régler un problème avec son relevé de compte… Pourquoi ?
« - Pour rien Magalie, pour rien.
Il raccrocha aussitôt et ferma les yeux quelques secondes afin de faire le vide. Certes, son titre de commissaire l'obligeait à reprendre les négociations afin que tout se passe pour le mieux pour les otages mais il ne pouvait s'empêcher de penser que son fils était à l'intérieur. Avec un fou qui n'avait d'autre but que celui de faire souffrir. « Concentre-toi Marc, s'intima-t-il. »
« - Chef, on fait quoi ?
« - Les forces d'interventions sont prêtes à intervenir, lui signala son lieutenant. On les envoie ?
« - Je... Deux secondes, souffla-t-il avant de prendre son mégaphone. Anthony, ici le commissaire…
« - Foutez-moi la paix, répondit l'homme. Et ne vous approchez pas de cette banque, ou la prochaine fois, je tire sur la femme enceinte !
« - Est-ce que tous les otages vont bien ?
Le commissaire fixa les vitres espérant voir un mouvement quand une voix se fit entendre.
« - Je… Commissaire, pleura une jeune femme. Annie va mal. Est-ce que le docteur Petterson est encore là ?
« - Je suis là mademoiselle. Comment va la jeune femme enceinte ?
« - Elle est sur le point d'accoucher, pleura-t-elle. Mais je n'ai pas ce qu'il faut pour l'aider à accoucher.
« - Calmez-vous, lui suggéra-t-il. Vous allez retourner la voir et me dire de combien est la dilatation de son col.
« - Ouvert au maximum, répondit-elle quelques secondes plus tard. L'accouchement a commencé.
Ils purent tous l'entendre paniquer et le docteur lui dicta la marche à suivre puis la voix d'Anthony leur parvint les prévenant qu'il leur dirait ce qu'il voulait dans l'heure qui allait suivre.
Connie se mit à sangloter de bonheur en entendant la voix de sa fille. « Elle va bien, songea-t-elle rassurée. Elle va bien. » Durant de longues minutes, elle ne pensa pas à autre chose alors que Steve la serrait dans ses bras, lui chuchotant à l'oreille que leur fille n'était pas blessée.
…
Quelques minutes plus tôt…
« - Shane, hurla Mitchie en voyant son nouvel ami au sol.
Lorsqu'il avait vu Anthony braquer son arme sur elle, il n'avait pas réfléchi et s'était jeté sur elle pour l'empêcher d'être touchée. Annie avait besoin d'elle et Shane n'était pas certain de pouvoir supporter de la voir mourir. « Qui plus est par la faute d'un imbécile, songea-t-il en tenant son épaule. » La brunette se jeta à ses côtés et tout en pleurant lui dit comment placer son bras puis compressa la blessure afin qu'il perde le moins de sang possible. Elle savait, grâce à des cours de premiers secours, qu'il allait avoir besoin de soin et qu'elle devait faire un garrot si elle voulait pouvoir s'occuper d'Annie. Cependant, elle ne pouvait se résoudre à lui en faire un. « Les toxines se développeront plus vite, se rappela-t-elle, et ça risque d'empoisonner son sang et de se diffuser dans son corps. »
« - Venez m'aider, dit-elle à la personne qui était devant elle dans la queue.
« - Tu bouges, je te tue, la prévint Anthony en fixant son revolver vers elle. Quant à toi, docteur, tu retournes voir ta patiente et tu l'aides à faire sortir son mioche de ses intestins !
« - Vous n'avez aucun cœur, décréta-t-elle en le fixant.
« - Et toi, plus personne pour voler à ton secours ! Ton mec est à terre et ne rêve pas, personne dans cette salle ne risquera sa peau pour sauver celle d'une femme dont ils ignorent presque tout !
« - Anthony, ici le commissaire…
« - Foutez-moi la paix, cria l'interpellé. Et ne vous approchez pas de cette banque, ou la prochaine fois, je tire sur la femme enceinte !
« - Est-ce que tous les otages vont bien ?
Anthony regarda autour de lui. Seule Mitchie le fixait avec rage, tout en compressant la plaie de Shane.
« - Tu leur fais un topo sur la poule pondeuse, dit-il en lui tendant le mégaphone. Ecarte-toi du sujet et ta cervelle ira tapisser les murs, c'est clair ?
Pour seule réponse, elle prit l'objet et inspira longuement. Son regard croisa celui souffrant de son ami et elle sentait sa colère disparaître alors qu'Annie avait une nouvelle contraction.
« - Je… Commissaire, pleura-t-elle. Annie va mal. Est-ce que le docteur Petterson est encore là ?
« - Je suis là mademoiselle. Comment va la jeune femme enceinte ?
« - Vas aider Annie, souffla Shane en mettant sa main valide sur son épaule.
« - Je reviens dès que possible, c'est promis, souffla-t-elle avant d'aller voir sa première patiente.
Elle observa le col et se mit à paniquer en le voyant dilaté. S'éloignant, elle reprit la parole :
« - Elle est sur le point d'accoucher, dit-t-elle des larmes pleins la voix. Mais je n'ai pas ce qu'il faut pour l'aider.
« - Calmez-vous, lui suggéra le médecin. Vous allez retourner la voir et me dire de combien est la dilatation de son col.
« - Ouvert au maximum, répondit-elle quelques secondes plus tard. L'accouchement a commencé.
« - Très bien, dit-il. Alors premièrement, vous allez inspirer profondément et vous calmer, dit-il. Cette femme compte sur vous pour l'aider à mettre son enfant au monde.
Mitchie acquiesça dans le vide et écouta le médecin lui dire quoi faire. La jeune femme se concentra et l'écouta attentivement. Quand elle fut sûre de ce qu'elle devait faire, elle voulut les prévenir mais leur ravisseur lui reprit le mégaphone.
« - Je vous dicterais mes conditions dans une heure !… Et toi, ajouta-t-il pour la brunette, je te conseille de t'occuper exclusivement de ta patiente. Parce que personne ici n'osera bouger pour venir te sauver une seconde fois !
« - Je vous hais mais vous avez raison. Personne dans cette salle n'a assez de cran pour aider une autre personne sauf Shane et moi, dit-elle avant de fixer les otages. Restez bien tranquillement dans votre coin et faites-vous dessus en espérant que quelqu'un d'autre bougera pour vous ! Après tout, vous avez raison, il ne faudrait pas que vous vous fouliez un muscle… Bande de lâches ! Je n'ai que dix-huit ans mais j'ai plus de courage à moi seule que vous tous réunis !… Accroche-toi Shane, ajouta-t-elle avec douceur pour le jeune homme qui hocha la tête.
Sans un mot, elle retourna voir la femme enceinte tout en pestant contre les autres otages qui avaient trop peur pour oser faire quoique ce soit.
« - Je n'en reviens pas, bougonna-t-elle. Tous des flipettes qui tremblent en voyant leur ombre. Même pas assez de courage pour donner un sens à leur vie. Ils préfèrent vivre pépère en priant pour être rentrés chez eux à temps pour se voir dans le journal télé ! Bon, souffla-t-elle en regardant Annie à qui elle sourit, vous êtes prête ?
« - Non, dit-elle avant de serrer les dents.
« - Tant pis, votre bébé semble pressé de sortir, pouffa-t-elle malgré elle. Inspirez doucement et poussez, lui dit-elle avec sérieux.
Annie obéit, remettant sa vie et celle de son futur bébé entre les mains d'une adolescente qui n'y connaissait presque rien. Pourtant, elle n'avait pas peur. Jusqu'à présent, Mitchie avait fait preuve d'un courage exemplaire. Au fond d'elle, la future maman se surprit à espérer que son enfant ferait preuve d'autant de courage que cette jeune femme qui ne savait rien d'elle mais qui allait l'aider à accoucher.
Durant une demi-heure, elle poussa, souffla au rythme des ordres de la brunette qui ne semblait plus rien voir d'autre. Quand le bébé poussa enfin son premier cri, Mitchie sentit son cœur exploser de joie. Elle venait de réaliser qu'elle avait aidé une femme à mettre son enfant au monde. Se reprenant, elle essuya du dos de sa main, la larme qu'elle versa et posa l'enfant sur le ventre de sa mère qui lui caressa le dos, le regard débordant de tendresse. La brunette hésita quelques secondes entre les laisser ainsi et les faire risquer une infection ou bien couper le cordon et risquer bien pire puis se rappela de son sac. Elle alla le chercher et fouilla à l'intérieur alors que leur ravisseur lui demandait ce qu'elle faisait.
« - Mon possible pour sauver cette femme et son enfant, répondit-elle froidement en sortant une petite bouteille de désinfectant d'une trousse de secours.
Sous le regard perplexe de certains otages qui pouvaient voir certain de ses gestes, elle désinfecta la paire de ciseaux qu'on lui avait apporté un peu plus tôt et imbiba deux chouchous. Elle les utilisa en guise de pinces en les enroulant autour du cordon ombilical qu'elle coupa quelques secondes plus tard. Elle cessa de respirer durant quelques secondes puis se reprit. Elle mit l'enfant dans la veste de Shane et mit la sienne sur la jeune maman qui la remercia à multiples reprises.
« - Je n'ai rien fait d'extraordinaire, souffla-t-elle en la rassurant.
« - Vous avez permis à mon bébé de naître et vous avez fait votre maximum pour la préserver des infections.
« - J'espère, souffla-t-elle.
Après avoir conseillé à Annie de se reposer, son bébé dans ses bras, elle retourna voir Shane à qui elle demanda comment il se sentait.
« - J'ai connu des jours meilleurs, avoua-t-il en serrant les dents.
Mitchie se remit à appuyer sur la blessure, le libérant quelques secondes tout en l'observant. Tout son visage était crispé et il transpirait à grosses gouttes signe qu'il souffrait bien plus qu'il ne le laissait penser. La jeune femme se mit à espérer qu'il allait s'en sortir tout en observant l'horloge. L'heure allait se terminer.
« - Hey le docteur, tu vas prendre l'enfant et l'apporter à la police. Si tu ne reviens pas aussitôt, j'achève ton copain et la mère de famille, c'est clair ?
« - Limpide, fit-elle en le fixant.
« - Tu leur dis simplement que tu apportes l'enfant.
La jeune femme acquiesça et prit le bébé dans ses bras en promettant à Annie qu'elle allait l'amener à un médecin spécialisé.
« - Il travaille dans le service maternité, rappelez-vous, souffla-t-elle. Votre petite fille ne risque rien.
« - Merci Mitchie, chuchota-t-elle.
La jeune femme sourit simplement puis sortit alors qu'Anthony reprenait son mégaphone.
« - Elle vous apporte l'enfant et elle revient dans les trente secondes sinon je tire sur la mère du mioche. Je vous dicterai mes conditions à son retour dans la banque.
Mitchie se rapprocha lentement et parla dès qu'elle put être entendue.
« - Il a blessé un jeune de mon âge et menace de le tuer si je ne reviens pas. J'ai fait ce que j'ai pu pour cette petite mais les conditions étaient affreuses.
« - Ne vous en faites pas, assura le médecin, on a tout prévu, dit-il sans bouger les lèvres.
« - Fouillez dans la poche de la veste, chuchota-t-elle en leur donnant le bébé.
Elle n'ajouta rien et retourna dans la banque, le cœur battant à la chamade. Elle avait croisé le regard inquiet de sa mère. Malheureusement, elle ne pouvait pas rester avec elle, elle ne voulait pas que Shane meurt. Lorsqu'elle ferma la porte de la banque, elle laissa échapper quelques larmes puis revint près du jeune homme qui s'était interposé pour la sauver. Elle le soulagea en recommençant elle-même à compresser la plaie qui risquait de s'infecter.
« - Je veux une voiture avec le plein d'essence, sans chauffeur. Un des otages sera le mien. J'irais directement à l'aéroport où un avion m'attendra avec le réservoir plein.
« - Une voiture et un avion, répéta le commissaire. C'est tout ?
« - Pour le moment !
Tandis qu'ils parlementaient, Annie rangea tant bien que mal la trousse de secours et la fit glisser jusqu'à Mitchie qui la remercia d'un sourire. Elle désinfecta la plaie et la pansa du mieux qu'elle put tout en intimant à Shane de ne pas bouger. Il obéit et la remercia alors que leur ravisseur se rasseyait.
« - Qu'est-ce que tu fais, dit-il en voyant Mitchie.
« - J'empêche la blessure de s'infecter. Je ne peux rien faire d'autre !
Et voilà un autre de bouclé. J'espère qu'il vous a plu ? Ok je ne suis pas drôle mais bon, au moins on sait que Mitchie n'est pas blessée, qu'elle a aidé une femme à accoucher et qu'elle soigne Shane qui l'a sauvé donc… A la semaine prochaine pour la suite.
Miss Tagada (L)
